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Point de vue : Payer des logiciels du domaine public ?
(Article écrit par Chorizo Kid et extrait d'Amiga News - novembre 1990)


L'éternel dilemme

Depuis quelque temps, le monde du DP s'agite violemment, sans pour autant résoudre l'éternel dilemme :
  • Les logiciels commerciaux sont vendus trop chers, alors on ne les achète pas, voire on les pirate (si si, il y en a qui font ça !). Mais c'est dommage pour les auteurs qui ont bossé dur et qui ne vont pas gagner grand-chose. "Si seulement on pouvait leur envoyer directement un peu d'argent, bien sûr, on le ferait !".

  • Les logiciels du domaine public (freeware ou shareware) sont une excellente idée. C'est bien, pas cher. Mais dès qu'il faut envoyer 50 ou 100 balles à l'auteur, c'est fini, il n'y a plus personne.
Du DP qui peut coûter cher

Alors d'abord une précision. La légende prétend que le shareware (envoie d'argent aux auteurs de DP) marche bien aux États-Unis. Pouf pouf, dis-je. Bruce Lepper me le disait encore récemment, un article américain prétendait bien le contraire.

Prenons le cas de GNU Emacs, l'éditeur dont Cédric Beust vous parlait le mois dernier. GNU Emacs est en domaine public total : vous ne payez rien pour l'avoir. Mais si vous voulez la doc, 300 pages très denses, il vous en coûtera dans les 300 balles. Et GNU Emacs sans la doc c'est comme trouver le siège social d'A-News sans carte, c'est impraticable (si vous voulez en savoir plus sur GNU Emacs, si vous voulez la doc (version Unix)... écrivez à Free Software Foundation, 1000 Mass Ave, Cambridge, MA 02138, USA. Pour les curieux, GNU veut dire "GNU's Not Unix!" ; récursif n'est-il pas !).

Dans un tel cas, et il en existe bien d'autres pour les DP des machines Unix, peut-on encore parler de domaine public ? Mais qui s'en plaint ? Doit-on renommer ce domaine la "zone grise" du DP (copyright Bruce Lepper) ?

Une troisième voie

Revenons à l'Amiga. Depuis quelque temps, une troisième voie (zone grise !) a là aussi fait son apparition : l'édition de logiciels de qualité commerciale en domaine public. Une des premières et rares expériences fut Tetrix Metallica de MIA Software. Le jeu était excellent, mieux que Tetris, les auteurs ayant purement et simplement réalisé l'adaptation du Tetris arcade. Le jeu devait être vendu 50 FF, prix imbattable, et "commercialisé" par les associations de diffusion de domaine public. Hermès en tête. Manque de chance, l'éditeur de Tetris a interdit la sortie de Tetrix Metallica. Du coup, nous n'avons pas pu savoir si cette "troisième voie" était bonne.

Les questions restent sans réponse. Le public aurait-il acheté le jeu par un tel circuit (envoi d'argent avant de recevoir la disquette) ? Le programme restant évidemment domaine public, c'est-à-dire copiable par n'importe qui sans être hors la loi, les "copieurs" satisfaits auraient-ils envoyé l'argent aux associations de diffusion ? Et si ces "copieurs" n'envoyaient rien, les acheteurs suffiraient-ils à payer convenablement les auteurs ? Et à les payer mieux que par les circuits commerciaux classiques ? Hein ?

Car là est le seul intérêt de la manipulation : que les auteurs gagnent plus en distribuant leurs créations par les associations DP que par les éditeurs. C'est la seule façon d'obtenir des logiciels de grande qualité à des prix DP. Ces logiciels du domaine public payants (je préfère ce terme à "zone grise") seraient le haut de gamme du domaine public, il est normal qu'ils soient vendus plus cher. Ceci n'empêchant évidemment pas la sortie bien plus importante en quantité, des DP "classiques" à 30 FF. On retrouve d'ailleurs ce mécanisme dans le circuit commercial : des logiciels "bon marché" (petits jeux, utilitaires anciens...) et le haut de gamme commercial (gros utilitaires, jeux récents...). Pourquoi refuser de l'appliquer au DP ? Au nom du monopole des éditeurs ? Cela leur pose-t-il un problème moral que d'interdire la sortie d'un DP trop concurrentiel ? Hein ? Il me semble que pour eux aussi la publicité est gratuite : un test de jeu, c'est quoi, hein ?

L'exemple d'Amigatel

Deuxième expérience, Amigatel II. Curieux de connaître les réponses à toutes ces questions, et ayant l'opportunité de récupérer Amigatel pour en faire la version II, l'association de diffusion de logiciels domaine public, A-Link, dans laquelle je m'investis tard dans la nuit, propose donc Amigatel II pour 130 FF. La qualité professionnelle du produit est incontestable. Le prix du produit est lui exceptionnel pour deux raisons :
  • Sept à huit fois moins cher que dans le commerce lors de sa sortie en version I il y a trois ans.
  • Mais prix élevé rarement atteint pour un logiciel domaine public. Car oui, Amigatel II est bien domaine public, c'est-à-dire que vous pouvez le recopier librement, le donner à vos amis, partager les frais... mais n'oubliez pas que dans ces cas, les auteurs ne toucheront rien.
Et le résultat ? En un mois A-Link a vendu plus d'Amigatel qu'il ne s'en était vendu en trois ans de vie commerciale ! Pour les auteurs, toucher un gros pourcentage sur une petite somme est aussi, sinon plus avantageux, que de toucher un petit pourcentage sur une grosse somme !

Vos lettres d'accompagnement redemandent de telles expériences. Le prochain pas sera à faire, à mon avis, avec un logiciel plus "grand public" qu'Amigatel. Je pense qu'un jeu "commercial" serait le test ultime. En effet, le succès d'Amigatel est évident, mais ce genre de logiciel touche un type restreint d'utilisateur (le Minitel coûte cher, de nombreux jeunes n'ont pas l'autorisation des ancêtres...). Un jeu (ou un utilitaire grand public) toucherait un public plus nombreux.

Il ne faudrait donc pas grand-chose pour que les logiciels payants du domaine public s'imposent enfin dans l'édition-distribution des logiciels : des auteurs prêts à prendre un risque et un public prêt à suivre ce risque et à jouer le jeu.


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