Obligement - L'Amiga au maximum

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David Brunet

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Actualité : Le pari technologique d'Amiga
(Article extrait du New York Times - août 1984)


Note : traduction par David Brunet.

Santa Clara, Californie, 23 août 1984.

Nous voici dans l'obscur quartier général d'une société, créée il y a deux ans, où trône le prototype d'un ordinateur qui a déclenché une bataille rangée entre les deux plus grands concurrents du marché de l'informatique personnelle : Commodore et Atari.

Cet ordinateur et ses puces graphiques sophistiquées, créées par la société Amiga, a gagné l'attention et le respect des analystes et de ses concurrents -plusieurs fois plus grands qu'elle- lorsque la machine a été présentée pour la première fois au salon de Chicago en juin. L'ordinateur de chez Amiga a été annoncé par certains comme un concurrent sérieux pour le Macintosh d'Apple et le PCjr d'IBM.

A la mi-août, Commodore a annoncé qu'il avait acheté Amiga. Mais Atari, qui est maintenant dirigé par l'ancien président de Commodore (NDLR : Jack Tramiel), a affirmé que les puces de l'Amiga appartenaient légalement à Atari à la suite d'un accord antérieur. Atari a d'ailleurs intenté un procès à Amiga pour fraude.

La raison de l'enthousiasme suscité par l'ordinateur de chez Amiga, disent les analystes, est sa capacité graphique (qui inclus un affichage couleur, une capacité d'animation style dessins animés, et une vitesse assez élevée) qui est plus étendue que celle du Macintosh, lequel est dépourvu de couleur. Les graphismes sont devenus un argument de vente essentiel car ils permettent d'élargir l'éventail des applications et des utilisateurs. Un meilleur affichage graphique peut inviter les ingénieurs, les créateurs de publicité ou les architectes par exemple, à franchir le pas vers l'utilisation d'ordinateurs à domicile.

En outre, Commodore a estimé qu'il pourrait vendre la machine pour moins de 1000 $, à comparer aux quelque 2500 $ d'un Macintosh.

"Je désirais faire cette machine depuis six ans", a déclaré Jay Miner, 52 ans, cofondateur d'Amiga, et ancien ingénieur chez Atari, qui a dirigé l'équipe conceptrice de l'ordinateur. Bien que ni lui, ni David Morse (41 ans et président d'Amiga) ne souhaitent révéler leur accord avec Commodore, ces deux hommes sont certainement devenus les derniers millionnaires en date de la Silicon Valley.

"J'ai toujours voulu concevoir une machine dotée des graphismes d'un bon simulateur de vol", a déclaré M. Miner. "Sa capacité à générer des animations à grande vitesse m'impressionne toujours autant. Cela ouvre toutes sortes de possibilités en terme d'éducation."

Cependant, de nombreux défis et questions demeurent : l'Amiga pourra-t-il être vendu au prix prévu ? Quand sera-t-il disponible ? Quel genre d'applications aura-t-il ? Et ces dernières seront-elles compatibles avec les ordinateurs Apple et IBM ?

Des couleurs et des formes

Il n'y a pas de débat sur l'excellente qualité des graphismes de l'Amiga. L'autre jour, les ingénieurs firent une démonstration de ces graphismes dans une arrière-boutique dont les murs étaient recouverts d'équations griffonnées.

L'écran s'est d'abord rempli de triangles rouges, jaunes et bleus qui se déformaient et tournaient sur eux-mêmes, créant des ombres colorées. On vit ensuite un graphique sautillant de couleurs bleu, violet, fuschia, vert et jaune. Puis il y eut une scène animée futuriste se déroulant dans une rue, avec un personnage promenant un chien et une bouche d'incendie changeant de forme. Et enfin, une boule rouge et blanche commença à rebondir, et le son changeait en fonction de la hauteur du rebond.

Les concepteurs de l'ordinateur ont précisé qu'il a été conçu avec le standard de couleur de l'industrie télévisuelle, autrement dit qu'il pourra être affiché de façon nette sur un téléviseur. Sa résolution est environ le double de celle d'un PC IBM.

Les analystes, qui rappellent que de nombreux prototypes d'ordinateurs n'ont jamais été commercialisés, s'accordent à dire que l'ordinateur Amiga vaut le coup.

"Ce que j'ai vu de la machine m'amène à penser qu'elle est suffisamment séduisante pour que l'industrie entière en prenne connaissance", a déclaré Barbara Isgur, une analyste de chez Paine Webber.

"Il est tout simplement exceptionnel", s'est exclamé Tim P. Barajin, un analyste de chez Creative Strategies International, à San Jose. "C'est un Mac avec des capacités graphiques intégrées."

Les débuts de la société

La société est née en septembre 1982 et ses deux fondateurs ont commencé par trois mois de recherche. M. Morse, ancien vice-président du marketing et des ventes de Tonka Corporation, focalisait ses recherches sur ce que les gens attendaient d'un ordinateur, alors que M. Miner basait son étude sur les limites des technologies disponibles.

Ils ont constaté que les consommateurs voulaient une machine qui soit facile à utiliser et ait un large éventail d'applications. Et ils ont décidé qu'une bonne qualité graphique satisferait ces deux points.

M. Morse raconta qu'en janvier 1983, ils ont commencé à embaucher des ingénieurs (de chez Apple, Hewlett-Packard, Tandem, Ford Aerospace et d'autres sociétés) pour s'atteler à la conception de la machine. La société était typique des jeunes sociétés de la Silicon Valley : beaucoup d'heures de travail, obsession pour la machine en développement, course pour respecter les délais et les financements.

M. Morse a raconté que le bureau était bordé de matelas quand les ingénieurs travaillaient pour préparer le prototype pour le salon informatique du printemps (CES de juin 1984 à Chicago). Et M. Miner de rappeler les mesures de réduction des coûts : location de matériel au lieu de l'acheter, embauche de personnel à la journée au lieu d'un contrat à durée indéterminée. "C'était de plus en plus drastique" commenta-t-il.

Après le salon informatique de Chicago, les ingénieurs Amiga n'étaient plus inconnus. "Tout à coup", dit M. Morse, "beaucoup de gens connaissaient Amiga". M. Morse ne l'a pas dit (à cause du procès en cours) mais les analystes pensent que Commodore faisait partie de ces gens.

Un rival potentiel pour Apple

Concernant la plainte d'Atari, Leonard Schreiber, l'avocat général d'Atari, soutient qu'Amiga a signé un accord en mars 1984 afin de développer les puces pour le compte Atari. Ce dernier a ensuite fait une avance de 500 000 $ à Amiga. Fin juin, M. Schreiber mentionna qu'Amiga avait remboursé la somme, prétextant que les puces ne fonctionneraient pas. La plainte a été déposée le 14 août 1984, juste avant le communiqué annonçant que Commodore allait racheter Amiga.

M. Morse n'a pas voulu faire de commentaire sur cette plainte.

L'ordinateur Amiga est basé sur le même processeur 32 bits que le Macintosh : le 68000. S'il est fabriqué comme mentionné, il aura la même quantité de mémoire et sera légèrement plus rapide que le Macintosh. Ces similarités, couplées aux faits qu'il devrait être meilleur marché et doté de graphismes plus impressionnants, ont poussé les analystes à désigner l'Amiga comme un concurrent potentiel aux machines de chez Apple.

"Apple s'est fixé comme objectif d'essayer de tirer sur tout le monde", a déclaré Ulric Weil, analyste chez Morgan Stanley. "Commodore a une opportunité pour sortir une machine moins chère, bien avant qu'un Macintosh avec plus de mémoire et de logiciels puisse arriver."

Bien que M. Morse croit que l'Amiga peut être achevé dans quelques semaines, les analystes pensent plutôt qu'il ne sera pas prêt pour une commercialisation avant le printemps 1985.

Commodore ne s'est pas montré bavard à propos de ses plans concernant l'Amiga. On ne sait pas vraiment si l'Amiga vise le même marché (celui des entreprises) que le Macintosh. Andrew Herrington, directeur de l'ingénierie chez Commodore a seulement dit que la société visait traditionnellement le marché de l'informatique familiale et celui de l'informatique entrée de gamme d'entreprise, qui représentent des ordinateurs moins chers et moins complexes.

Les analystes ont toutefois signalé plusieurs obstacles quant à la réussite éventuelle de cet ordinateur. Ils se demandent, entre autres, si l'Amiga pourra rester aussi bon marché et donc concurrencer le Macintosh, et s'il aura des problèmes en matière de distribution et de logithèque.

Donald R. Greenbaum, trésorier de Commodore, affirme que le prix bas de l'Amiga sera atteint grâce à une fabrication à Hong-Kong et à Taïwan, une production en grand volume, et un réseau déjà établi de distribution.

Commodore a toujours commercialisé ses produits sur le sol américain par le biais des gros distributeurs, plutôt que par des revendeurs spécialisés offrant les services nécessaires à l'assistance de ce type de machine. Mme Isgur doute cependant que les clients potentiels de l'Amiga veuillent acheter via un circuit de distribution de masse. En outre, M. Weil a souligné que les relations entre Commodore et les revendeurs sont un peu tendus.

M. Greenbaum a déclaré que Commodore n'a pas encore décidé du mode de distribution de la machine (gros distributeurs ou revendeurs spécialisés). La société n'a pas non plus pris de décision concernant la compatibilité que les logiciels Amiga auront avec ses concurrents.


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