Obligement - L'Amiga au maximum

Lundi 21 août 2017 - 21:24  

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Test de Music-X
(Article écrit par Nicolas Fournel et extrait d'A-News (Amiga News) - janvier 1990)


Music-X est sans conteste l'événement musical de la fin d'année 1989 sur Amiga. Attendu depuis un bon bout de temps, le dernier bébé de David Joiner, "Talin" pour nos amis les elfes, est enfin disponible en France en version finale.

La boîte

La boîte a du mal à fermer, c'est plutôt bon signe. A l'intérieur, une documentation de 475 pages très bien réalisée mais malheureusement dans la langue de Benny Hill (ce dernier étant ma dernière référence culturelle anglaise en date depuis que ma petite nièce m'a sorti que Shakespeare écrivait en teuton), les inévitables garanties et publicités, et bien sûr les disquettes, qui sont au nombre de trois :
  • Le "program disk".
  • "L'utilities disk" (où vous trouverez de quoi installer tout ce beau monde sur disque dur et faire des conversions de fichiers).
  • "L'examples disk" (note aux fans de The Feary Tale Adventure, les versions MIDI des musiques du jeu s'y trouvent, entre autres).
Allez hop, la disquette programme en le df0: et c'est parti... Les couleurs du Workbench (bleu, vert et fuchsia) rivalisent en discordance avec celles du dernier chapeau de la princesse Anne... Page de présentation qui se limite au logo de Music-X, un petit motif sonore pour dire bonjour à votre synthé, l'écran séquenceur s'ouvre, le concert commence...

Écran 1 : le sec en sueur (écran principal)

Music-X ne comporte pas moins de huit écrans principaux. Je vous propose de les visiter un par un, pour vous y retrouver, suivez le plan.

Music-X

Lorsque vous entrez dans le monde impitoyable de Music-X, vous êtes projetés sans vergogne dans l'écran principal du séquenceur. Ici, vous retrouverez l'ergonomie classique de ce type de produit qui consiste en gros à pousser le plus loin possible l'analogie avec un magnétophone ordinaire.

Cet écran comporte en plus une glissière pour régler le tempo, une horloge en temps réel (heures-minutes-secondes), la mesure, et un compteur bien utile qui vous tiendra constamment au courant du nombre d'événements utilisés par vos séquences. Justement, dans la partie inférieure de l'écran se trouve la liste des séquences (jusqu'à 250) et les renseignements qui leur incombent : le numéro, la mémoire requise, la longueur en mesures, les canaux MIDI utilisés, un indicateur d'évènements propres aux séquences de Music-X, un autre indicateur pour savoir si la séquence a été enregistrée en temps absolu (heures-minutes-secondes) ou relatif (mesures, beats, clocks), le nom, la sortie (canaux MIDI ou échantillons made in Amiga), et éventuellement un délai en mesures avant que la séquence ne soit effectivement jouée.

Écrans 2 et 3 : le sec en sueur (les éditeurs)

Bien que l'on puisse déjà, sur cet écran, jouer de la paire de ciseaux et faire du couper-coller à loisir, il ne s'agit que de la page de garde du séquenceur. Enfonçons-nous plus profondément dans la jungle d'écrans de Music-X pour découvrir deux éditeurs de séquences beaucoup plus complets.

Music-X

Le premier d'entre eux est ce qu'il conviendrait d'appeler un éditeur intuitif de séquences. Il représente les événements (que l'on sélectionne à partir d'un menu) sous forme de barres horizontales colorées. Un piano vertical est disposé à la gauche de l'écran, qui fait correspondre l'ordonnée des barres colorées aux différentes notes de musiques, l'axe des abscisses étant repéré, quant à lui, en battements et mesures ce qui permet d'assimiler la longueur d'une barre à la durée d'une note. Deux gadgets proportionnels perpendiculaires permettent de se déplacer dans la séquence éditée.

Le principe est en gros le même que celui utilisé dans le Master Tracks Pro de Passport et n'est pas sans rappeler sous certains aspects le fonctionnement d'un orgue de barbarie (!). Orgue de barbarie fortement réactualisé tout de même puisqu'il vous sera possible grâce aux nombreuses options situées sur le côté droit de l'éditeur à barres de faire des opérations de couper-coller, de quantifier, de faire jouer des canaux MIDI sans les représenter pour mieux appréhender la partition, d'enregistrer en temps réel, de faire un zoom sur une partie de la séquence etc.

De nombreuses manipulations deviennent alors intuitives : par exemple, pour transposer une séquence, il vous suffira de la couper et de la recoller plus haut ou plus bas, à votre convenance. Je suis personnellement un fervent défenseur de ce style d'éditeur très "didactique" (même si pour les musiciens expérimentés il peut s'avérer moins puissant/précis et plus embêtant pour de longues partitions qu'un éditeur traditionnel) et le fait qu'il soit si bien traité m'a vraiment enthousiasmé.

Le second éditeur est, quant à lui, beaucoup plus traditionnel. Il s'agit en fait du classique éditeur en mode texte qui représente la séquence sous forme d'une longue suite d'événements très précisément décrits tel qu'on le trouve dans les séquenceurs pro logiciels ou matériels (Roland MC 300 et 500, etc.). Il en possède d'ailleurs plupart des options, donc inutile de trop s'y attarder...

Music-X

Écran 4 : tralalahoupette, agabeuh, zouplaboum et les autres

L'écran "Sample" vous permet d'importer des sons créés avec l'Amiga (jusqu'à 16) pour vous en servir comme sorties à la place des canaux MIDI. Vous êtes évidemment limités ici à quatre voix simultanées. Music-X peut charger ou sauver des instruments, qu'ils soient au format IFF 8SVX (échantillons 8 bits) ou au format Sonix.

Vous pourrez également modifier les paramètres de ces sons et en particulier travailler sur leur enveloppe. Music-X se transforme alors en un super Soundtracker avec des possibilités d'édition et de contrôle hors du commun puisque directement inspirées des séquences MIDI... mais sans replay-routine, du moins du genre de celles qui ont l'habitude d'accompagner Soundtracker et ses clones.

Écrans 5 et 6 : les chefs d'orchestre

Music-X vous propose à travers deux nouveaux écrans. la "Filters Page" et le "Keymap Editor" de rediriger les sorties des canaux MIDI pour les travailler et de transformer votre clavier en station de contrôle MIDI. Le Keymap Editor, en particulier, fait de votre clavier un véritable chef d'orchestre MIDI. Vous pouvez le diviser à loisir : une ligne de basse de la main gauche et quelques notes de piano de la main droite tout en vous réservant par exemple les touches du dernier octave pour lancer des messages MIDI tels que l'enregistrement temps réel, le lancement d'une séquence, ou quelques "program changes" du plus bel effet... Cet écran est très puissant et prendra réellement toute son ampleur si vous devez jouer et agir sur une séquence en direct ou faire des démos au prochain SICOB...

Écrans 7 et 8 : libraire et éditeur de protocoles

Si vous désirez communiquer l'état de votre synthé à l'Amiga, par exemple pour sauvegarder la configuration pour une séquence donnée, c'est l'écran du libraire que vous allez consulter. Il vous permet d'envoyer et de recevoir des informations via les fameux Sysex (system exclusive messages). Mais pour cela, vous devrez connaître le protocole des Sysex de votre synthétiseur, et là croyez-moi, c'est souvent la jungle.

Heureusement, la page libraire vous donne accès à une autre page qui n'est autre qu'un éditeur de protocole. Plusieurs protocoles sont de toutes façons déjà fournis, qui devraient déjà satisfaire pas mal de monde puisqu'il s'agit de ceux du Yamaha DX7, DX100, DX21, Cazio CZ1000 et Roland D50.

J'en ai d'autres...

Là où les gens de chez MicroIllusions ont également fait très fort, c'est que le programme est entièrement modulaire : il appelle les différents modules (écrans) lorsqu'il en a besoin. Chaque écran pourra être mis à jour séparément et d'autres arrivent au galop ! Seront disponibles tout d'abord des éditeurs de "patches" (les possesseurs de M1 Korg et de Roland D110 seront les premiers servis) pour la ridicule somme de 10 £ mais aussi ultérieurement des modules beaucoup plus complexes tels qu'un éditeur/compositeur de canevas rythmiques et un arrangeur (si si, un arrangeur...). Ces modules, plus conséquents, vous allégeront d'environ 50 £.

Conclusion pour ceux qui n'ont pas encore compris : juste avant de conclure, notons qu'un autre des points (très) forts de Music-X est la synchronisation. Il est en effet capable de tout synchroniser dans la maison avec une aisance démesurée ; de l'ouverture automatique de la porte du garage au grille-tout-pain SEB : il peut prendre en compte le MIDI Time Code, le SMPTE, l'horloge interne de l'Amiga, ainsi que celle qui gère le balayage écran (les "vertical blank lines" quoi...) et possède de nombreuses options pour gérer le tout.

Music-X, de par ses possibilités complètes sur le plan de l'édition et de la gestion du MIDI, de par sa structure évolutive ainsi que son ergonomie tirant enfin partie des capacités de l'Amiga (possibilité de rejouer des échantillons, écrans agréables, nombreuses couleurs et gadgets) est réellement un incontournable du genre. En fait, je vous l'avoue, Music-X est de très loin mon programme préféré pour l'instant.

Nom : Music-X.
Développeurs : David Joiner.
Éditeur : MicroIllusions.
Genre : création musicale.
Date : 1989.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, 512 ko de mémoire.
Licence : commercial.


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