Obligement - L'Amiga au maximum

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Test de muFS 39.132
(Article écrit par Laurent Camarasa et extrait d'Amiga News - octobre 1994)


Partageant mon Amiga avec mon frère, je me suis vite rendu compte qu'utiliser une machine à plusieurs comporte certains risques. Tout d'abord, il se peut que quelqu'un efface par erreur des fichiers auxquels on tenait. Ensuite, certaines choses doivent rester privées (des fichiers importants, surtout si l'on travaille sur un projet professionnel et que l'on ne veut pas retrouver son travail chez quelqu'un d'autre).

Connaissant Unix, je me suis dit que le système de protection des fichiers de celui-ci serait parfait pour assurer en même temps souplesse et sécurité sur mon Amiga. J'ai trouvé mon bonheur dans une archive qui contient tout ce qui est nécessaire pour faire fonctionner le MultiUserFileSystem.

L'installation

Le muFS se présente sous la forme d'un correctif au FastFileSystem (système de fichiers présent par défaut sur AmigaOS), que vous devrez créer vous-même à l'aide d'un petit programme et du correctif. Il résultera de cette opération un fichier appelé MultiUserFileSystem que vous devrez mettre dans le répertoire "L:". Il y a aussi une bibliothèque (multiuser.library) et quelques commandes à mettre dans "C:" servant à gérer la protection des fichiers ainsi que leur propriétaire.

L'installation vous fera peut-être froid dans le dos, tant elle est "brutale". En effet, pour installer une partition en muFS, il faut utiliser le programme HDToolbox, créer un nouveau système de fichier, et l'installer sur la partition. Ce genre de manipulation est un peu risquée lorsqu'on bidouille, mais en suivant la documentation pas à pas, il n'y a aucun problème.

Une chose est remarquable : après l'installation, et ce malgré le message de HDToolbox ("Attention toutes les données de la partition seront perdues..."), la partition n'est pas modifiée. Je l'ai testé moi-même sur la partition système : après l'installation, le système redémarre automatiquement, et redémarre exactement comme si rien ne s'était passé. Les fichiers sont toujours là, il n'y a pas d'erreur de lecture, bref ce système de fichier est extrêmement bien réalisé. Voilà un logiciel fort sympathique dont l'installation demande un minimum de manipulations malgré le changement assez radical opéré sur le disque dur.

muFS

Malgré tout, faites attention. Si vous comptez utiliser le muFS sur une partition contenant des données importantes, n'oubliez pas d'effectuer une sauvegarde de vos fichiers les plus précieux. Tout peut arriver, une coupure de courant ou quelque chose d'aussi bête, et alors là... au revoir le disque dur. Les auteurs ne manquent pas de le rappeler dans la documentation.

L'utilisation

Une fois l'installation effectuée, il suffit de taper "MList" dans un Shell pour remarquer la différence : les fichiers ont une ligne d'attributs du style "---rwedrwedrwed" au lieu de l'ancien "---rwed".

L'explication est la suivante : les trois premiers attributs ("---") caractérisent la nature du fichier (script, archive, pur). Les quatre suivants sont plus intéressants, ils concernent les droits du propriétaire du fichier (read, write, execute, delete). En effet, la notion de propriété est introduite par le muFS. Juste après l'installation, les fichiers n'ont pas de propriétaire (ils appartiennent à "nobody"). Il vous suffit de taper "setowner nom_de_fichier root" pour que le fichier devienne la propriété du root, le super-utilisateur, en l'occurrence : vous. Ainsi, une fois que vous aurez protégé ce fichier, il ne sera lisible, selon votre guise, que par vous, par les utilisateurs de votre groupe, ou par tout le monde. C'est l'utilité des huit attributs restants : ils sont similaires à ceux qui concernent le propriétaire, mais concernent respectivement le groupe et les autres.

Ainsi, la commande "MProtect nom_de_fichier flags rwed group re other re" bloquera en lecture seulement pour tout autre utilisateur que vous le fichier choisi. De cette manière, vous êtes sûr que vos fichiers ne seront pas effacés. Un "MProtect flags rwed group "other"", quant à lui, empêchera toute opération sur le fichier si ce n'est pas vous qui êtes derrière le clavier.

Second point du muFS : la connexion. Fidèle à Unix, le système est livré avec les commandes "Login" et "Logout" (les habitués reconnaîtront) qui, sans entrer dans les détails, permettent de vous identifier auprès de l'ordinateur. Toute personne qui tente d'accéder aux fichiers sans s'être identifiée n'aura accès qu'aux fichiers dont la protection permet la lecture ou l'exécution pour les "autres".

Le muFS étant implémenté au niveau le plus bas, sur le disque dur, il est parfaitement inutile de démarrer sur une disquette, les fichiers sont quand même protégés. Voilà donc un système, qui s'il doit être contournable avec du temps et une grande expérience de "pirate", reste très sûr pour peu qu'il soit correctement installe.

Enfin, chaque utilisateur possède un répertoire privé contenant un fichier ".profile" qui est une sorte de startup-sequence spécifique à chaque utilisateur, ce qui permet de personnaliser totalement les systèmes en fonction de la personne qui l'utilise. C'est donc idéal pour un travail en équipe sur la même machine. A noter qu'il est possible à l'ordinateur de gérer plusieurs utilisateurs à la fois, par exemple sur l'ordinateur lui-même et sur un terminal connecté sur le port série, tout en respectant scrupuleusement les protections d'accès des fichiers.

Pour finir, le muFS offre une gestion des tâches similaires à celle d'Unix. En fait, AmigaOS en est déjà très proche, mais le muFS ajoute la propriété des tâches. Ainsi, plusieurs utilisateurs qui travaillent en même temps sur la même machine auront chacun leurs tâches, que le "root" pourra contrôler (en fait, il ne peut que les bloquer ou les tuer). Chaque tâche ne pourra utiliser que les fichiers qui appartiennent à son propriétaire (éventuellement les fichiers des autres si les attributs le permettent).

La compatibillité

Le MultiUserFileSystem se présentant sous la forme d'un correctif du FFS, il est compatible de façon étonnante avec plusieurs logiciels de gestion de disque dur. J'ai testé avec succès les logiciels suivants : ReOrg 3.11, DiskSalv 2 Rev 11.25, QuarterBackTools 2.2... Les partitions protégées ont été traitées comme des partitions FFS, ReOrg permet même de convertir une partition muFS en l'équivalent du DirectoryCache pour FFS ! Incroyable.

Les petits plus

Le muFS a conquis tant d'utilisateurs que de multiples programmes ont été créés spécialement pour l'exploiter. Une archive contient de nombreux programmes "spécial muFS" :

MLock v1.01 : bloque l'accès à l'ordinateur (mais pas le multitâche) jusqu'à ce que l'utilisateur courant (ou le root - décidément il a tous les privilèges) tape son mot de passe.

DosWedge v1.1 : pour les fanas d'Unix, modifie tous les appels aux bibliothèques DOS pour que la syntaxe des fichiers Unix (., .., /. ~...) soit reconnue par tous les programmes.

MInfo v1.01 : la version muFS de l'option "information" du menu "Icône".

MuMu v1.0 : gestion des utilisateurs et de la configuration du muFS par Intuition. Bien plus convivial que les commandes livrées d'origine (apparemment bogué avec la version testée).

muFS

Et il y en a un bon nombre d'autres...

Bref

Je suis à 100% enthousiaste à propos du muFS. Il est bien ficelé (la majorité des commandes utilisent de jolies fenêtres de requêtes) et très utile, soit pour travailler à plusieurs tout en gardant une "vie privée", soit si l'on est seul pour protéger ses données des espions. Un incontournable du shareware, que vous pourrez récupérer sur Aminet.

Nom : muFS 39.132 release 1.7.
Auteur : Geert Uytterhoeven et Kurt Haenene.
Genre : système multi-utilisateur.
Date : 1994.
Configuration minimale : Amiga 68000, OCS, 512 ko de mémoire.
Licence : shareware.
Prix : 15 $.


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