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Encore une mise à jour du système d'exploitation MorphOS... et la liste des nouveautés de cette mouture 3.20 semble être particulièrement massive à la vue de sa note de publication. Voici mon analyse...
PrésentationMorphOS 3.20 est téléchargeable sur le site www.morphos-team.net/downloads.html depuis le 30 mai 2026. Il fonctionne sur une belle brochette d'ordinateurs PowerPC comme les Pegasos I/II, Efika 5200B, Sam460ex/cr, AmigaOne X5000, Mirari, ainsi certaines machines de chez Apple de la dernière génération PowerPC : Mac mini G4, eMac G4, Power Mac G4, PowerBook G4, iBook G4, Power Mac G5 et iMac G5. Si votre machine dispose déjà d'une licence MorphOS, vous n'aurez rien à débourser pour profiter de cette mise à jour. Dans le cas contraire, le prix de l'enregistrement dépend de votre machine : 79 euros pour toutes les machines gérées sauf pour les Efika 5200B et Sam460ex/cr qui bénéficient d'un prix réduit à 49 euros. La méthode de paiement consiste à s'enregistrer via l'outil "RegTools" qui se trouve dans le répertoire "Tools" du système et payer via PayPal. Les auteurs vous enverront alors une clé à placer dans le répertoire "Devs". MorphOS est néanmoins utilisable en mode démo, c'est-à-dire avec une session de trente minutes à l'issue de laquelle le système ralentit, vous incitant fortement à redémarrer une nouvelle session, et ainsi de suite. L'installation vous propose deux choses : soit mettre à jour votre système, soit procéder à une nouvelle installation. Pour les Efika 5200B, Sam460ex/cr, AmigaOne X5000 et Mirari, il faut utiliser un fichier image à mettre sur une clé USB ou une carte SD, alors que pour les autres machines, un fichier ISO à graver sur un CD est disponible, en plus du démarrage sur clé USB. Nouveautés Mirari Il s'agit de la grosse nouveauté au niveau matériel. Conçue par Dave Koelman et Harald Kanning, la Mirari a été créée dans le but de proposer une carte mère PowerPC d'entrée de gamme pour MorphOS et AmigaOS 4. Équipée d'un processeur NXP T1042 (quatre coeurs e5500 cadencés jusqu'à 1,6 GHz), elle se positionne comme une solution d'entrée de gamme moderne pour la communauté Amiga NG. Elle intègre des technologies actuelles comme le NVMe, l'USB 3.2 Gen 1 et le PCIe, offrant ainsi une alternative neuve et performante face aux machines Amiga NG vieillissantes. Voici ses caractéristiques :
![]() La Mirari vue par MorphOS Notre amie Martina Hrebcová avait rédigé un article à propos de ses premières impressions sur la carte et ses performances sous MorphOS 3.20 bêta. Ses tests du processeur T1042 révèlent que la Mirari se situe à un niveau comparable à l'iMac G5 à 2,1 GHz. La carte brille particulièrement dans la gestion du stockage grâce à la présence du NVMe, où elle domine largement ses concurrentes. La vitesse de sa mémoire est également supérieure. En navigation Web et en jeu vidéo, elle surpasse souvent les configurations à base de PowerPC G4 ou G5 grâce à une architecture optimisée et des pilotes récents. Un possible point faible est l'absence d'unité AltiVec, souvent mise à profit dans les logiciels MorphOS exigeants. Mais l'évolutivité de la carte, sa stabilité et la présence de composants neufs sont des atouts majeurs.
![]() Aperçu de la température et des (silencieux) ventilateurs sur la Mirari Tous les éléments matériels de la Mirari sont gérés comme le port Ethernet, la diode d'activité du disque dur, le gestionnaire de température, les ports NVMe, les ports SATA2 (on peut démarrer au choix sur NVMe ou SATA2), les ports USB 2.0 et 3.2 Gen 1 (ces derniers fonctionnent en mode USB 2.0 Hi-Speed, faute de pilotes USB 3 actuellement). En outre, la Mirari possède sa propre image de démarrage. ![]() Le système de fichiers par défaut, SFS, présente des limites de taille de fichiers et de partitions difficilement en phase avec notre époque, même pour un système de l'écosystème Amiga. Les fichiers sont limités à 4 Go (voire 2 Go dans la pratique) et les partitions ne peuvent pas exéder 128 Go. Pour contourner cette lacune, on avait recours à d'autres systèmes de fichiers non-Amiga. Mais l'équipe MorphOS a implémenté SFS2, une amélioration de SFS qui permet maintenant de gérer des fichiers de plus de 4 Go et des partitions d'une taille jusqu'à 2 To. Cela ne rivalise pas avec les systèmes de fichiers modernes mais c'est une avancée importante et vous pourrez à présent télécharger/utiliser des fichiers multi-gigaoctets sans problème sur un système de fichiers Amiga stable, amorçable, reconnaissant les attributs de fichiers Amiga et reconnu par l'outil de réparation SFSDoctor. Seule la limite de 107 caractères est toujours présente et n'a pas été augmentée. Quand vous formatez une partition en SFS2, la fenêtre "Information" confirme bien les caractéristiques de SFS2 en affichant la mention "fichiers volumineux" : ![]() Fenêtre d'informations sur une partition en SFS2 Les outils disque Mounter et Defrag reconnaissent également ce SFS2. Un autre système de fichiers, PFS3, a aussi reçu diverses corrections et améliorations mais pas en ce qui concerne la taille des fichiers et des partitions. Intuition L'interface graphique Intuition propose, avec cette version 3.20, quelques intéressantes modifications. Par exemple, pour faire apparaître le menu, il fallait auparavant cliquer sur le bouton droit de la souris. Maintenant, un clic gauche sur la barre de menu peut aussi être utilisé. C'est optionnel (désactivable dans la préférence IControl) et assez pratique, surtout pour ceux qui ont une souris avec un seul bouton ou qui ont pris une (mauvaise !) habitude d'autres systèmes d'exploitation. De son côté, L'écran "Workbench" (Ambient) peut désormais s'ouvrir sur plusieurs moniteurs, et des raccourcis clavier ont été ajoutés pour mieux contrôler les configurations multi-écrans (mettre le focus sur l'écran suivant, activer/désactiver le verrouillage de la souris). Une option "Utiliser tous les moniteurs" est également présente dans la préférence "Écrans", permettant à Ambient d'être affiché sur un seul moniteur si vous en utiliser plusieurs. Cela fait économiser de la précieuse mémoire graphique. MorphOS 3.20 gère aussi maintenant les données E-EDID si elles sont fournies par le moniteur. C'est une sorte de carte d'identité de l'écran, les données E-EDID permettent une configuration automatique et optimale. Grâce à elles, votre ordinateur sait instantanément ce que votre écran est capable de faire. Cela évite d'avoir à configurer manuellement l'affichage à chaque fois que l'on branche un nouvel appareil (ordinateur, console, lecteur Blu-ray...). Enfin, on note aussi la limitation de la résolution par défaut maximale de l'écran Ambient à 1920x1080. Donc adieu les résolutions 4K ? 2038 et au-delà Vous savez sans doute que les vieux systèmes 32 bits comptent le temps en secondes depuis 1970 et atteindront leur capacité maximale de stockage (2 147 483 647 secondes) le 19 janvier 2038. À la seconde suivante, ce compteur va mathématiquement déborder et basculer dans les nombres négatifs, faisant voyager votre ordinateur dans le passé, en 1901 (nom de Zeus !), ce qui provoquera des pannes. Les développeurs de MorphOS ont commencé à prendre des mesures à propos de ce "nouveau bogue de l'an 2000". Le DOS de MorphOS peut ainsi gérer la date des objets postérieure à l'année 2038. Et d'autres éléments système ont suivi comme Transfer, Xad, Ixemul, Locale, Netstack et tout un tas de systèmes de fichiers (Ext2fs, HFSPlus, NTFS, Sgixfs, Smb2fs, Filesysbox...). Par contre, si vous tentez de régler la date sur un jour post-19 janvier 2038, MorphOS s'embrouille et passe en 1978. Sans doute que tous les éléments système en rapport avec la date 2038 n'ont pas encore été rectifiés. Ambient Le bureau Ambient a subi plusieurs (petites) améliorations et est encore plus stable. Au niveau des icônes, on peut noter l'amélioration de la compatibilité avec les anciens formats, l'utilisation en tant qu'icônes des fichiers PNG déposés dans la zone des icônes de la fenêtre "Information", l'ajout de limites pour rejeter les icônes PNG dont la taille dépasse 2048x2048. Enfin, les instantanés d'icônes SVG conservent désormais les types d'outils, la taille de la pile et d'autres métadonnées. D'autres petites améliorations dans la pratique ont été opérées :
Au niveau des appareils USB HID, l'équipe MorphOS a ajouté la gestion de la télécommande multimédia de la webcam iSight intégrée dans les iMac G5. Il s'agit d'une petite télécommande infrarouge blanche en plastique appelée "Apple Remote". Vous pouvez maintenant utiliser les boutons (Lecture, Pause, Volume) pour contrôler vos fichiers multimédias (à configurer dans les préférences USB HID). MiniPro, pour les pros de l'électronique MiniPro est logiciel utilisé pour piloter les programmateurs de puces électroniques de la marque XGecu (notamment les modèles TL866CS et TL866A, ainsi que leurs successeurs comme le TL866II Plus, le T48 ou le T56). C'est une petite surprise de voir un tel outil inclut directement dans MorphOS (non indiqué dans la note de publication initiale). En fait, il s'agit d'une interface native MorphOS d'une version alternative de MiniPro en ligne de commande, appelée minipro. Pour rappel, MiniPro permet de lire, copier, effacer et écrire (programmer) des données sur une quantité immense de composants électroniques : puces BIOS de cartes mères, mémoires EPROM/EEPROM, puces Flash, microcontrôleurs (PIC, AVR, ATMEL), ou encore pour tester des circuits logiques (puces TTL/CMOS). C'est une sorte de couteau suisse des réparateurs informatiques, des passionnés de jeux vidéo rétro (pour fabriquer ou réparer des cartouches de jeu) et des amateurs d'électronique. FlowStudio L'éditeur de texte orienté développement, FlowStudio, a profité d'intéressantes améliorations. Le plus grand nombre de modifications concerne l'impression et sa sortie PostScript, notamment en ce qui concerne les plages de pages, les marges, les en-têtes, les pieds de page et le comportement de l'aperçu avant impression. La sortie de pied de page et des options supplémentaires de mise en page en mode PostScript ont aussi été ajoutés. La gestion des projets et des espaces de travail a été améliorée, notamment la sélection du projet actif, la persistance et la synchronisation des espaces de travail. La génération des fichiers Makefile et du suivi des dépendances pour les projets C, C++, Objective-C et Objective-C++ a également été améliorée. Markdown, le langage de balisage léger, est à présent reconnu et l'autocomplétion pour #include et #import a été implémentée. Enfin, l'interaction entre la barre d'outils et l'arborescence des projets pour une gestion active des projets a connu une amélioration. Au niveau des corrections de bogues : plusieurs plantages, fuites de mémoire et accès mémoire non valides dans la gestion de l'espace de travail, de l'impression et de l'arborescence des projets ont été corrigés. Les nouveautés du répertoire C Le répertoire C, regroupant les commandes, est souvent vu comme réservé aux experts des systèmes informatiques et les as de la ligne de commande. Plusieurs nouvelles commandes ont été ajoutées, idéal pour dégourdir vos petits doigts potelés :
Pour rappel, la bibliothèque Ixemul est une couche de compatibilité permettant de faire fonctionner des logiciels Unix/Linux sans avoir à réécrire tout le code. MorphOS 3.20 propose une mise à jour centrée sur la transition vers le 64 bits et la conformité aux standards actuels. Les types de données temporels (time_t) et de gestion des fichiers (off_t, fpos_t) basculent en 64 bits, permettant d'anticiper le "bogue de l'an 2038" et de manipuler de gros fichiers sans fonctions spécifiques, tout en préservant la rétrocompatibilité avec les anciens binaires 32 bits. L'implémentation de nombreuses fonctions issues de la norme POSIX 2008 (comme openat, shm_open ou clock_gettime) permet à MorphOS d'être davantage compatible avec des systèmes Unix modernes, ce qui devrait faciliter le portage de nouvelles applications. Le reste de la mise à jour se concentre sur l'optimisation des performances et la correction de nombreux bogues de stabilité. Ixemul intègre désormais un allocateur de mémoire optimisé pour les petits objets, une réécriture de la fonction de génération aléatoire (rand) et une gestion initiale de l'encodage ISO8859-1. La mise à jour corrige également une multitude de failles logiques liées à la gestion des processus, des signaux, des interfaces réseaux (notamment pour SSH/SFTP) et des liaisons de fichiers (liens symboliques, renommages), garantissant un système globalement plus robuste et plus rapide. Cartes graphiques Radeon La liste des améliorations, modifications et corrections concernant la gestion des cartes graphiques Radeon est bien longue. De nouvelles familles de puces Radeon, notamment Southern Islands, Sea Islands et les variantes mobiles sont maintenant reconnues par MorphOS (mais apparemment pas encore en 3D). La gestion des sorties HDMI, DVI et DisplayPort sur les cartes graphiques Radeon récentes a été améliorée, toute comme la détection des moniteurs et de la compatibilité d'affichage, ce qui permet une sortie vidéo plus stable. Les performances ont été revues à la hausse pour diverses cartes, avec notamment :
La mise à jour de ce moteur graphique dans MorphOS 3.20 apporte des améliorations de performance grâce à une gestion plus directe et intelligente du matériel. Le GPU gère désormais plus rapidement les données de pixels et de sommets (vertex), tandis que les changements d'état inutiles ont été réduits pour fluidifier le rendu. De plus, la synchronisation du processeur graphique et les transferts DMA ont été optimisés, et la mémoire allouée aux textures ainsi qu'aux tampons de trame est mieux encadrée pour éliminer les risques de corruption de données ou de fichiers obsolètes. TinyGL franchit un cap en élargissant sa compatibilité avec des versions plus modernes d'OpenGL et ses extensions. Le système intègre désormais de nouvelles capacités de rendu avancées hors écran, gère les textures 1D et cubemaps, et gère des effets essentiels comme le mélange (blending), le test de pochoir (stencil) et le masquage des faces cachées (culling). Un travail de fond a aussi été réalisé sur la fiabilité globale du pilote avec la correction de bogues liés aux appels de dessin et à la durée de vie des ressources en mémoire. Les nuanceurs bénéficient également d'une meilleure compilation et d'un catalogue d'instructions enrichi mais cela ne concerne apparemment que les nuanceurs OpenGL 2 pour les Radeon R300. Sur ce point, AmigaOS 4 est en avance mais rappelons que l'implémentation complète des nuanceurs conformément aux spécifications est une tâche colossale. Bruno Peloille nous indique que ces avancées permettront d'activer les nuanceurs, par exemple sur ScummVM, mais cela reste très limité. En fait, tant que MorphOS reste bloqué sur les cartes Radeon de la génération R300, cela n'ira jamais beaucoup plus loin. Cependant, on me dit dans l'oreillette qu'en début d'année 2026, Mark Olsen avait travaillé sur les pilotes 3D pour Radeon R600, R700, Evergreen et la famille Northern Islands (espérons les voir bientôt !). En outre, une partie du code source a été refactorisée et simplifiée. Enfin, de nouveaux outils de diagnostic, des journaux de débogage et des vérifications de sécurité lors de l'exécution ont été ajoutés afin de faciliter la détection d'erreurs et d'anticiper les futures évolutions. Cela est devrait permettre de localiser le problème de la compression de textures (qui fonctionnait dans le passé) et de Doom 3 qui ne fonctionne tout simplement plus avec MorphOS 3.20. En fait, cela serait dû à l'implémentation des effets de brouillard dans ce nouveau TinyGL. MUI Le gestionnaire d'interface graphique MUI présente quelques corrections de bogues qui devraient le rendre plus stable. Le coeur de MUI bénéficie d'une réécriture du système de glisser-déposer (désormais fonctionnel sur plusieurs écrans et annulable via la touche "Échap") et d'une gestion plus étendue de l'Unicode (le panneau des polices dispose maintenant d'un groupe "Unicode"). Les touches "Ctrl" et "Alt" permettent désormais d'activer ou de désactiver la sélection multiple dans une liste. S.M.A.R.T., c'est rassurant Le nouveau module de barre de titre Smart permet de surveiller l'état S.M.A.R.T. des disques durs. L'acronyme S.M.A.R.T. signifie Self-Monitoring, Analysis and Reporting Technology (Technologie de surveillance, d'analyse et de rapport automatique). C'est un système d'alerte intégré aux disques durs, dans lequel le disque s'auto-évalue en permanence en mesurant différents indicateurs de santé (comme le taux d'erreur de lecture, la température, ou le nombre de secteurs défectueux). Lorsqu'un logiciel ou un système possède cette fonction, cela veut dire qu'il garde un oeil sur la santé de vos disques de stockage principaux afin de vous prévenir à l'avance si l'un d'eux est sur le point de tomber en panne, vous évitant ainsi de perdre vos données. Ce module Smart permet de lancer SMARTDoctor qui analyse et surveille vos disques : ![]() SmartDoctor Des améliorations ont été apportées à la gestion des manettes de jeu Xbox, principalement autour des vibrations. Les moteurs de vibrations des manettes Xbox One (à gauche et à droite) peuvent désormais être contrôlés de manière totalement indépendante. Avant cette mise à jour, le système envoyait parfois le même ordre aux deux moteurs en même temps. Désormais, les développeurs peuvent activer le moteur gauche sans le droit (ou inversement) pour créer des effets de vibration plus précis et réalistes. La note de publication de MorphOS 3.20 indique l'ajout de la gestion d'un nouveau modèle, la GameSir-G7 SE, mais c'était déjà le cas avec 3.19. Est-ce un doublon ou la gestion de cette manette bénéficie d'une amélioration ? En outre, la gestion des moteurs à impulsion, sur les manettes Xbox One et les manettes compatibles, a été ajoutée. Ces moteurs à impulsion sont les petits moteurs de vibration situés directement sous les gâchettes (touches LT et RT) de la manette Xbox One. Ils permettent de ressentir des effets très précis sous les index, comme le blocage des roues au freinage ou le recul d'une arme dans un jeu de tir. Autres changements
![]() La préférence Langues
![]() MirrorBackup
![]() DriveImager
![]() Une image WebP visualisée par ShowCase/Reggae
![]() Paper Football
![]() La fonction "Recherche" dans les préférences Problèmes et manques La première fois que j'ai lancé le Shell sous MorphOS 3.20, la couleur de fond avait changé. En fait, le Shell utilise PowerTerm dont les réglages et possibilités de couleurs ont été revus. Par exemple, un mode sombre a été ajouté et la palette propose à présent 16 couleurs (ce qui est largement suffisant pour un Shell). Ainsi, mon changement de couleur est normal et j'ai pu rerégler cela. Des utilitateurs sur MorphZone ont signalé l'impossiblité de démarrer MorphOS 3.20 depuis une clé USB sur AmigaOne X5000 avec Radeon R7 240. Il semble y avoir aussi un conflit entre les cartes AGP R96x0 du PowerMac G5 et la nouvelle fonctionnalité double écran d'Ambient dans certaines configurations. D'après les tests de notre confrère Mickaël Pernot, sur son iMac G5, la pile USB Poseidon affiche bien la caméra de l'iSight, sans pouvoir l'utiliser, mais dès que l'on touche à ce périphérique dans les préférences de Poseidon, ce dernier plante. Un utilisateur a rencontré un problème de stabilité avec Wayfarer 11.3. Ce problème spécifique était dû au fait que xadmaster.library autorisait une "rétrogradation" du client Tar intégré à xadmaster. Le client Tar externe 1.10 (SYS:Libs/xad/Tar), qui présentait des bogues, ne fonctionnait pas correctement, ce qui entraînait une défaillance du code ICU de Wayfarer. Il suffit donc de retirer Tar du répertoire SYS:libs/Xad). Le développeur MorphOS Harry Sintonen indique qu'à partir de MorphOS 3.21, xadmaster.library refusera de faire passer les clients à des versions antérieures stockées sur disque. Il persiste quelques petits problèmes avec Wayfarer : les liens déjà visités ne s'affichent pas dans une couleur différente, la couleur de l'occurrence recherchée dans une page n'est pas personnalisable (on la voit très mal, surtout dans les pages sombres). Sinon, le navigateur est toujours lent, en particulier sur certains sites comme Google Gemini dans lequel Snoopium révèle que le timer.device est accédé quasiment en continu, des centaines de fois, rendant même la frappe au clavier très lourde. Comme vu précédemment, les données ICU sont désormais stockées dans un seul fichier tar, au lieu de milliers de fichiers individuels. La note de publication de MorphOS 3.20 indique que pour exécuter des anciennes applications (comme les versions précédentes de Wayfarer), il peut être nécessaire d'extraire les données ICU dans le répertoire PROGDIR: de l'application. J'ai tenté de le faire avec Wayfarer 9.2 (que j'utilise pour sa compatibilité Blob) mais une fenêtre de requête indique que ce répertoire ICU va être effacé (déplacé dans la poubelle) puis Wayfarer plante rapidement. J'ai également noté un problème pour afficher les caractères "o-e mêlé" et "euro" (½ ¤), notamment dans un navigateur (mais pas avec mon éditeur de texte CygnusEd). Le premier caractère affiche un "un demi" (1/2) et le second le "symbole de la devise universelle". Que je règle l'encodage en ISO-8859-1 ou en UTF-8, que je change de navigateur (Odyssey, Wayfarer) ou que je change de polices, le résultat est identique. En fait, même KeyExplorer, l'explorateur de clavier, ne voit pas ces caractères. Cela peut être très problématique si vous devez entrer un mot de passe utilisant un de ces symboles. Avec la version 3.19, c'était l'inverse : quand je veux afficher le symbole euro dans CygnusEd, c'est le symbole de la devise universelle qui est affiché à la place, mais les navigateurs n'ont pas de soucis. ![]() Caractères qui ne s'affichent pas dans les navigateurs Il existe aussi un bogue dans le démultiplexeur Ogg Vorbis de Reggae (ogg.demuxer) que certains lecteurs multimédias utilisent (comme Jukebox). Tout fichier Ogg Vorbis dont le numéro de série du flux est négatif et qui est traité par Reggae provoquera un plantage complet du système. Harry Sintonnen recommande recommande de supprimer "ogg.demuxer" en attendant le correctif prévu dans MorphOS 3.21. Un autre bogue (ou limitation ?) concerne le changement du fond d'écran : le mode "couleur" (qui affiche une simple couleur à la place d'une image) ne fonctionne pas. Il faut sauver votre modification puis redémarrer votre machine pour que cela soit pris en compte. L'annonce officielle de la sortie de MorphOS indique une "amélioration de la recherche". J'ai lancé l'outil de recherche de fichiers mais celui-ci n'a pas vraiment évolué : il ignore juste désormais les fichiers binaires pour accélérer la vitesse de traitement. Cet outil de recherche reste ainsi avec les mêmes lacunes : impossible de chercher par date, par taille, impossible de copier/déplacer/renommer/effacer les fichiers trouvés, pas d'actions sur plusieurs fichiers à la fois, pas de reconnaissance de la casse, etc. C'est probable que la mention "amélioration de la recherche" fasse en fait référence à la recherche dans les préférences. A noter enfin que le bogue du pavé tactile qui reste activé, dont la sensibilité au clic est trop forte (même quand on désactive l'option dans les préférences) est toujours là. Mais ce bogue a été re-remonté par Mickaël Pernot et est noté "à corriger pour la 3.21". Conclusion L'équipe de MorphOS a beaucoup travaillé sur cette v3.20. Il y a de très nombreuses mises à jour et corrections, la liste des changements est à n'en plus en finir et c'est sans doute l'une des plus importantes dans l'histoire de MorphOS. La gestion de la carte Mirari permet aux utilisateurs d'avoir accès à un matériel neuf, d'entrée de gamme mais pourvu de quelques technologies plus avancées ou modernes comme le NVMe, l'USB 3.2 Gen 1 et le PCIe. Bien que ne disposant pas d'un processeur foudre de guerre, la Mirari est un pas pour l'avenir, une version plus rapide (avec processeur T2021 et PCIe v3.0) est prévue et on peut espérer des pilotes MorphOS pour la 3D des Radeon HD voire, soyons fou, le mode USB SuperSpeed. MorphOS 3.20 est aussi un bel opus pour les nouvelles applications, outils ou commandes, qui en font un système d'exploitation encore un peu plus complet. L'extension de SFS était une avancée attendue de longue date et la présence de MiniPro est une surprise sympathique. Je n'ai pas parlé dans cet article de la trousse de développement de MorphOS mais sachez qu'elle a également bien avancé avec la prise en compte de GCC 15 et de Python 3. Pour compléter l'offre logicielle incluse à MorphOS, un lecteur vidéo serait très utile. Il existe MPlayer, performant, stable et complet, mais son intégration n'est pas à l'ordre du jour, sans doute pour des raisons de licence. On aimerait aussi voir de la 3D pour les cartes récentes et un début de gestion multicoeur à défaut d'un changement d'architecture processeur, mais cela, c'est un travail tout sauf trivial.
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