Obligement - L'Amiga au maximum

Lundi 08 août 2022 - 03:05  

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Dossier : La micro-informatique sans dessous dessus
(Article écrit par Cyrille Baron et extrait de Joystick - avril 1994)


Peur de l'autre, peur de la machine ou peur du sida, le sexe sur ordinateur s'affiche sans complexe. Quand vidéo rime avec libido, le sans du mot "joystick" s'éclaire d'un jour nouveau. Avec les logiciels X, le bit a l'air... très informant !

Lorsque nos lointains ancêtres prirent conscience du pouvoir que leur image exercait sur les autres, ils inventèrent le charme. Qui dit pouvoir dit peur et donc besoin de démystifier ce corps qui fascine, attire mais trouble : connaître l'autre dans ce qu'il a de plus intime, c'est risquer de se connaître soi-même, désillusion que l'humanité s'est souvent refusée à affronter. Dis-moi qui tu déshabilles, je te dirai qui tu es.

Pas la peine de développer, on aura compris que le déballage de chair fraîche qui fait reluire les moniteurs noirs de certaines nuits blanches est l'équivalent moderne des sculptures, dessins, estampes et textes érotiques dont l'homme nourrit ses fantasmes depuis l'aube des temps. Pourtant, aux craintes évoquées précédemment sont venues se greffer d'autres peurs. Si le livre, objet inerte, est devenu anodin, l'ordinateur, lui, continue à inspirer la méfiance. L'associer aux instincts les plus primaires, c'est lui enlever sa part de magie pour n'en faire qu'un simple outil (ce qu'il est). Quitte à vivre dans une société régie par l'informatique, Love Machine, c'est plus sympathique que Big Brother, non ?

Certes, les machines sont encore bien loin de pouvoir offrir, à ceux qui les utilisent, les sensations que procure une étreinte animale, mais l'idée de s'en remettre à la technologie, pour échapper totalement à notre organique condition, fait son chemin. Un siècle prochain, un nouveau Démocrite s'écrira peut-être : "Exhalons les transports de nos brûlants désirs, et poussons des octets en guise de soupirs."

Des souris et des hommes

Voilà pour l'alibi culturel, mais si l'on se contente d'une analyse plus prosaïque, le fait que 90% des utilisateurs d'ordinateurs soient du sexe masculin, peut fournir une réponse au phénomène X. Dans les années 1970, lorsqu'on ne disposait ni d'écrans ni de claviers, mais d'imprimantes et de cartes perforées, il était de bon ton de faire cracher aux machines des dessins laissant peu de place à l'imagination. Sans doute pour donner une amorce d'explication à l'expression "gros système". Pourtant, si l'on veut parler de genèse, c'est avec le bien nommé Apple qu'on put associer fruit défendu et informatique. A l'époque, s'échangeaient déjà sous le manteau des logiciels érotiques et pornographiques. On se souviendra ainsi de Girls They Want Fun et surtout d'un très contestable Custer's Revenge, jeu dans lequel un petit Général Custer partait à l'assaut, les mains libres mais sabre au clair, de squaws toutes retournées, afin de marquer des points pour les États-Unis. En raison de la raideur de son propos, cette revanche "a posteriori" fut censurée.

Ensuite, avec des hauts et des bas (de soie, bien entendu), chaque machine disposa de sa collection de logiciels X, en majorité composée de diaporamas en provenance d'Europe du Nord et des États-Unis, transitant par le circuit des logiciels piratés. Pour que le marché officiel s'intéresse à la chose (en l'occurrence La Chose), il fallut attendre le milieu des années 1980. Réputation oblige, les Français d'ERE Informatique et Infogrames lancèrent respectivement Don juan & Dragueurs, et Red Light Of Amsterdam sur les machines de l'époque.

Les éditeurs s'étaient enfin rendus compte qu'ils s'adressaient à une cible de choix : les adolecscents de sexe masculin. Peu de temps après, les vedettes du charme et du porno s'affichèrent sur les boîtes de jeux et les publicités. Dans ce cas de figure, le modèle était peu en rapport avec le contenu. C'est ainsi qu'on put découvrir une Maria Whittaeker très "Erotic Fantasy" sur la jaquette du Barbarian de Psygnosis, jeu de combat bête et méchant. A la suite de quoi, on vit apparaître toute une série de strip poker : Maria Whittaeker Strip Poker (Namco), Samantha Fox Strip Poker (Martech), Teenage Queen (ERE Informatique).

Côté professionnels, les mêmes arguments de vente firent ressembler la presse de l'époque aux calendriers promotionnels d'un spécialiste de l'accessoire automobile. La moindre publicité pour traitement de texte ou imprimante, suggérait avec muflerie qu'une collaboratrice est toujours prête à faire des heures supplémentaires pour peu qu'on la gâte. C'est faux !

Voici les techno-voyeurs

Aujourd'hui, le marché du jeu X est un marché à part entière, bien qu'il soit généralement séparé des circuits de distribution traditionnels. S'il est possible de se procurer des produits de charme chez son revendeur habituel, les logiciels interdits aux mineurs se cantonnent à la vente par correspondance. On remarquera au passage qu'à l'exception des consoles de jeux, les autres machines sont touchées. Dans le monde du logiciel X, on retrouve ainsi Vivid, connu pour ses cassettes vidéo ou encore Playboy, qui édite un agenda électronique tournant sous Windows.

Dans cette débauche de "softs hards", se côtoie le pire comme le meilleur. Les machines actuelles, avec leurs capacités d'affichage de qualité pornogra... oups ! photographique, ont relancé le style diaporama, mais c'est surtout du côté de l'interactivité que les progrès les plus importants sont intervenus. A l'époque du Strip Poker, il fallait battre la machine pour espérer voir la ou les partenaires se désaper (je me suis toujours demandé si le perdant en faisait autant, seul devant sa bécane). Avec les jeux actuels, si la récompense est du même cru, le bâton qui secoue la carotte s'est sophistiqué. Jeux d'aventures, voyages virtuels, tous les moyens sont bons pour étonner le techno-voyeur. Du reste, le voyeurisme laisse présager un manque total de participation, ce qui est loin d'être le cas avec les produits à venir. Certes, personne ne s'est encore électrocuté en tentant sur sa machine un interfaçage contre-nature, mais au train où vont les choses, il serait bon de penser à se mettre à la masse si l'on souhaite pénétrer les secrets du futur autrement qu'avec un bâton de joie encore fumant.

La techno-orgie

Même si la technologie est encore loin de permettre les débordements qu'on nous annonce, il est probable que le futur passera par le Cyber Sex. Pour le moment, la chose est surtout bonne à faire vendre du papier, mais le fait même que le sujet déchaîne les passions, va donner aux chercheurs du futur de quoi laisser libre cours à nos fantasmes. Et comme les chercheurs de ce futur sont les adolescents d'aujourd'hui... D'ores et déjà, les concepts sont au point. Le temps de résoudre quelques problèmes techniques, liés surtout aux vitesses de transmission des données, et l'humanité vivra des lendemains orgiaques où il sera possible de se livrer à tous les excès, sans risque.

Pour les pays riches, la bonne vieille méthode consistant pour l'homme à introduire le euh... je, enfin tout ça, ne sera qu'une possibilité délicieusement rétro et vaguement perverse parmi tout un choix n'ayant pour limite que l'imagination humaine, ce qui place la barre très haut. Équipés de combinaisons tactiles et de diverses prothèses, des amants d'un soir se rencontreront sur les autoroutes de données pour se prodiguer du plaisir par delà les mers et les frontières : devant son écran, ou mieux encore, immergé dans un monde virtuel au moyen d'un casque de visualisation 3D, on cliquera sur le bout d'un sein à Paris et quelqu'un frissonnera à Tokyo. Connectés en réseau, les partisans du libre échange et du sport d'équipe s'interfaceront comme des bêtes dans de gigantesques lieux de rencontre télématique. Ailleurs, à l'abri de mots de passe et contre un numéro de télécarte, les solitaires fréquenteront des "centres serveurs de rendez-vous", afin d'y rencontrer une personne ou même une machine complaisante. Utiliser le casque 3D d'une copine reviendra à changer de sexe.

D'ailleurs, pourquoi se contenter de changer de sexe ? Avec un logiciel approprié, il sera possible de se transformer ou de transformer l'image de l'autre en n'importe quoi. Dans ce futur délirant, le pervers sera celui qui ne prend son plaisir qu'avec une enclume, un porte-avions ou une représentation de lui-même ! Demain, les voyeurs se rinceront l'oeil avec les images de synthèse générées par les autres services qu'ils auront piratés. Demain, la brigade des moeurs sera équipée de scanners télématiques. Demain, plus personne n'oubliera de payer sa note d'électricité, et les censeurs se pencheront avec nostalgie sur les logiciels X d'aujourd'hui.

Entrevue avec Tonia Keyser

Tonia Keyser, ex-miss Californie, est l'héroïne du jeu Man Enough édité par Tsunami. Question à l'une des pionnières du jeu d'aventure pour adultes, par notre chanceux correspondant Andrew Burgess.

- Connaissiez-vous les jeux vidéo avant cette expérience ?

Non, je n'y connaissais pas grand-chose. C'était la première fois que je travaillais sur un tel support.

Tonia Keysey
Tonia Keysey

- Comment avez-vous été contacté par Tsunami ?

J'avais été remarquée par les producteurs dans un défilé de maillots de bain. J'ai été auditionnée et on m'a choisie pour le rôle principal.

- Qu'est-ce qui vous a poussée à accepter ? Vous n'aviez aucun a priori ?

Si, plein (elle rit) ! Je n'avais jamais entendu parler de rien de tel qu'un jeu interactif comme Man Enough ! Mais c'est justement pour ça que j'ai accepté. Ça ne ressemblait à rien de ce que je connaissais.

-Et une fois le projet commencé, le travail a-t-il été vraiment différent d'une séance de pause habituelle ?

Oui, surtout en raison de la personnalité de l'équipe. Dans le milieu du jeu vidéo, j'ai rencontré les gens les plus talentueux et adorables qu'il m'ait été donné de voir.

- Pensez-vous que l'industrie du jeu vidéo puisse être un débouché pour les vedettes de la photo et du film de charme ?

Je pense surtout que l'industrie du jeu ne pourra survivre qu'en proposant des produits de plus en plus hollywoodiens et glamour !

- Au fait, c'est quoi votre définition d'un homme, d'un vrai (Man Enough) ?

Chacune ou chacun a sa définition de l'idéal. Pour moi, il faut qu'il soit suffisamment proche, sans pour autant être un double.

- En tant que femme, si cela existait, vous aimeriez jouer à "Woman Enough" ?

J'adorerais ça ! Je crois que ça serait une sorte de défi. Oui vraiment, si ça existait, je voudrais être la première à y jouer !

Man Enough

Dans ce jeu sur CD-ROM PC, on doit draguer différentes filles. Par un jeu de questions-réponses, il faut se montrer le plus convaincant possible, suivant la personnalité de chacune (les fiches signalétiques sont présentes dans la boîte). On drague aussi bien une avocate intello, qu'une sportive. De nombreuses séquences, sonorisées et animées, permettent de se rincer l'oeil sans aller trop loin. Seule la rencontre finale avec la belle Tonia, sera plus pimentée.

Quelques programmes

Sexual Illusion

Ce CD-ROM pour Amiga CD32, à paraître prochainement, propose de nombreuses images classées par thèmes et accompagnées de musiques. On retiendra surtout la série Obsession du groupe Derks Mortal Arts, assez glauque, mais non dénué d'un esthétisme que Giger ne renierait pas [Phoenix Domaine Public].

Dream Machine

Appartenant à la collection Intererotica, ce logiciel très sophistiqué interdit aux mineurs permet aux possesseurs d'un lecteur de CD de participer à un voyage virtuel sous PC Windows ou Macintosh. Après avoir été accueilli par la maîtresse des lieux, l'utilisateur se déplace en caméra subjective dans un dédale en 3D précalculé. A chaque porte correspond un film Quicktime permettant de découvrir différentes formes de plaisir. En tout, 90 minutes peuvent être visualisées. A la fin de chaque séquence, on doit répondre à une question, si possible intelligemment et avec humour, faute de quoi on se fait éjecter du logiciel. Bien qu'extrêmement propre, le logiciel n'en propose pas moins des situations extraites de films pornos, parmi les plus chauds du genre. Gare aux éclaboussures, ça glisse au pays des merveilles !

Dungeon Of Dominance

Ce curieux CD-ROM pour PC est en définitive un immense coup de publicité. Au moyen de différents films et photos commentés, les amateurs de SM pourront prendre connaissance des gâteries qui leur seront prodiguées au "Cachot" de LA, dont le numéro de téléphone figure en bonne place. Outre Jaqueline, on y trouve aussi les coordonnées d'autres maîtresses. Alors, cuir ou latex ? [Mistress Jaqueline Inc.].

The Playboy Electronic Datebook

Des années 1950 à nos jours, les pin-up du magazine s'affiche sur un calendrier agenda pour PC Windows. On remarquera ou passage les nus très artistiques d'une certaine Norma Jean Baker. C'est charmant, éventuellement pratique et d'un chic ! Attention que votre crave ne jure pas avec la couleur de fond d'écran [Playboy Enterprises].

Interactive Adventure Of Seymoure Butts

Reprenant le principe de l'émission Buttman (homme à fesse) connu aux États-Unis, ce logiciel pour PC Windows et Macintosh permet de vivre en vue subjective la journée d'un dragueur. Entièrement réalisé à partir de séquences vidéo montées avec des extraits de films pornographiques, Interactive Adventure est un jeu à part entière. L'interaction se fait en cliquant sur des phrases que l'on choisit pour communiquer avec les femmes rencontrées. Cela ressemble à Man Enough, version "adulte averti". Et comme un adulte averti en vaut deux... [New Machine Publishing].

Cobra Mission

Destiné aux possesseurs de PC âgés de plus de treize ans, ce jeu d'aventure/action reprend l'imagerie chère aux amateurs de manga, ces petites BD que les adultes nippons lisent en allant travailler ou en en revenant, c'est-à-dire souvent. C'est un peu violent et nabokovien (tendance Mishima !), et personnellement, je trouve que les héroïnes ressemblent toutes au Prince Saphir. Détail amusant, un disque d'extension destiné aux plus de 18 ans permet de modifier le jeu afin de bénéficier d'un graphisme plus éloquent. Si tous les éditeurs de jeux pouvaient en faire autant, ça relancerait l'intérêt de pas mal de produits [Megatech].

101 Sexual PositionS Part 1

Très hypocrite et plutôt instructif, ce Kama Sutra sur CD-ROM PC permet de se démettre les vertèbres avec panache. Prenez un abonnement chez l'ostéopathe, c'est le premier volume [Vivid Digital].

Virtual Valerie

Ce CD-ROM pour Macintosh permet de rencontrer Valerie. Pas assez complexe pour être un jeu, Virtual Valerie permet de s'amuser à introduire divers objets dans diverses cavités, au moyen du curseur de sa souris. Le terme pointeur est plus approprié. Comme la chose utilise des dessins, cela reste finalement assez drôle [Reactor].

Virtual Valerie II

A paraître prochainement, Virtual Valerie II pour PC et Macintosh utilisera la technique de l'image de synthèse en 3D. On n'en sait pas plus sur le fondement de l'histoire... [Reactor].

Virtual Valerie 2
Virtual Valerie II


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