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A propos d'Obligement
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David Brunet
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Point de vue : Logiciels - protéger ou diffuser
(Article écrit par Rumrunner et extrait de Saxonia - février 2003)
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Vous souvenez-vous de l'époque où protéger les logiciels était primordial ?
Protections matérielles et failles de l'Action Replay
Plusieurs méthodes ont été découvertes pour empêcher la consultation du code source. L'une d'elles
consistait à exécuter le programme hors interruptions et en mode utilisateur. On pouvait alors
initialiser la pile du superviseur à une adresse impaire. Ainsi, en présence d'un bloqueur matériel
ou logiciel utilisant l'interruption de niveau 7, l'ordinateur plantait. Il tentait d'empiler des
valeurs, mais comme l'adresse était impaire, une exception était levée, ce qui entraînait une nouvelle
tentative d'empilement (toujours à une adresse impaire), et ainsi de suite.
Or, on a constaté que cette méthode était inefficace sur Action Replay MK3, car cette cartouche n'utilise
ni interruptions ni exceptions. Voici comment cela fonctionne :
- Appuyer sur le bouton envoie un code de réinitialisation au processeur.
- Simultanément, la cartouche fait disparaître la mémoire Chip de la plage d'adressage du 68000 et
place sa propre ROM aux adresses de la mémoire Chip. De cette façon, la réinitialisation n'entraîne
pas la réinitialisation de l'ordinateur.
- Une fois la configuration terminée, la cartouche replace la mémoire Chip à sa place et l'écran
utilisateur s'affiche.
Cependant, certains ont découvert qu'il était possible de verrouiller la cartouche. On ne pouvait
empêcher l'accès au programme, mais on pouvait bloquer l'accès à la démo, au diaporama, etc. Ceci était
possible car l'Action Replay MK3 ne conserve pas le registre VPOSR dans son état initial. Ainsi, il
était possible de lire le VPOSR uniquement au début de la démo, et si ce registre était modifié ultérieurement,
il était possible d'accéder à des données, ce qui pouvait perturber la démo. Par conséquent, même s'il
était possible de consulter le code, d'extraire une image et éventuellement quelques modules, il fallait
tout recommencer après avoir quitté la cartouche.
Compression et lecteurs personnalisés : sécuriser l'art et la musique
D'autres types de protection existaient également, comme les "crunchers". Certains groupes ont créé leur
propre programme de compression, soit pour compliquer le décompression du code, soit simplement pour
rendre la tâche plus difficile et permettre à chacun de voir que la production était diffusée par
(ou appartenait à) le groupe possédant ces couleurs de décompression.
Un autre problème, débattu il y a quelques années, concerne la protection des modules par des lecteurs
personnalisés. Certains estimaient que cela pénalisait le musicien, car les gens seraient plus enclins
à écouter le morceau s'ils pouvaient l'extraire et le jouer sans avoir à visionner une démo ennuyeuse.
D'autres affirmaient que tous ceux qui extrayaient les morceaux s'attribuaient la paternité de la musique.
Cependant, la protection des modules s'effectue autrement que par le biais de lecteurs personnalisés.
Si vous vous souvenez du magazine Grapevine de LSD, vous aurez sans doute remarqué qu'une routine de
réinitialisation de la mémoire est nécessaire à la fermeture, car le module disparaît de la mémoire
après la fermeture. Ce n'est pas un problème majeur, même s'il est difficile d'extraire le contenu
d'un fichier à cause des logiciels de compression personnalisés (tiens, ça vous rappelle quelque chose ?).
La solution est simple : il suffit de sélectionner "Enregistrer l'article" (Grapevine offrait cette
possibilité). Vous retournerez alors à l'écran du Workbench, où il vous sera demandé le nom et le chemin
de l'article. Ignorez simplement cette demande et lancez l'extracteur de modules. Le morceau est en
mémoire et peut être facilement extrait de cette manière. Comme vous le voyez, toutes les formes de
protection n'ont pas été suffisamment réfléchies.
L'évolution des mentalités : du secret absolu à l'ère du code partagé
Voilà quelques exemples de ce que les gens faisaient autrefois pour conserver le code, la musique
et les graphismes, ou du moins pour empêcher qu'on s'en attribue le mérite. Mais qu'est-il arrivé
ensuite ? Il suffit de regarder autour de soi. Eurochart et D.I.S.C. me viennent immédiatement à
l'esprit (d'excellents magazines, soit dit en passant). Leurs articles sont disponibles sous forme
de fichiers classiques, sans aucun traitement complexe. Il en va de même pour les modules et les images.
Ils ne sont d'ailleurs pas les seuls. Même certaines démos semblent désormais proposer leurs graphismes
et modules sous forme de fichiers classiques.
Cependant, je ne comprends pas pourquoi on souhaite diffuser autant de code source. Cela ne risque-t-il
pas d'uniformiser les choses ? Les démos se ressemblent probablement pour d'autres raisons, car
il existe peu de ressources de démos ; on trouve surtout des utilitaires, etc. Mais souhaitons-nous
que tous les utilitaires soient identiques ? N'y a-t-il pas un risque que les produits ressemblent
davantage à ceux de Microsoft si tout le monde finit par utiliser le même code pour telle ou telle
application ?
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