Obligement - L'Amiga au maximum

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Point de vue : Je vends mon 3000, j'achète un Pentium !
(Article écrit par Alain Piednoël et extrait d'Amiga News - avril 1996)


Quand un vieux routard de l'Amiga téléphone à la rédaction pour annoncer qu'il "passe sur PC", ça fait drôle. Mais dans le cas de notre correspondant Alain Piednoël, ce n'était qu'un cauchemar. Il est parti refaire ses calculs, et, quelques semaines plus tard, il nous a reveillés avec une autre histoire, celle qui suit.

Le 4000T face à la concurrence

En attendant l'arrivée effective du 4000T en France (et donc son test), j'ai tenté de comparer l'offre d'Amiga Technologies avec l'offre des constructeurs de PC et du Mac. Pour un prix avoisinant les 20 000 FF, que trouve-t-on sur le marché et quels sont les avantages et inconvénients des différents systèmes ?

comparatif PC/Mac/Amiga

La puissance

Les deux années de retard que l'Amiga a pris (bien malgré lui) sur ses concurrents directs (PC et Mac), se ressentent cruellement au niveau de la puissance du microprocesseur principal. Le 68040 des 4000 avait à l'époque une puissance au moins égale aux 486 des PC cru 1994 et aux Quadra d'Apple. Malheureusement, la chute de Commodore a entraîné un arrêt brutal de la montée en puissance de l'Amiga.

En 1995, le PC s'est doté du Pentium (ou 586) et le Mac du PowerPC 601. Les technologies ayant évolué, ces processeurs peuvent désormais être cadencés à haute vitesse (plus de 100 MHz), ce qui accroît d'autant la rapidité de leurs calculs. En ce début d'année 1996, la puissance des processeurs s'accroît encore : le PC commence à s'équiper du Pentium Pro (686) tandis que le Mac évolue grâce au PowerPC 604. En ce qui concerne l'Amiga, la carte 68060 d'Amiga Technologies devrait arriver d'ici quelques mois et les PowerPC 603 et 604 avant la fin de l'année (chez Phase 5). L'Amiga ne rattrapera réellement son retard qu'en 1997 grâce aux PowerPC 604 des futurs Power Amiga.

Le matériel

PC

Pour environ 20 000 FF, on peut s'offrir un PC "multimédia" doté d'un Pentium cadencé au moins à 120 MHz, d'au moins 8 Mo de mémoire vive (extensible à 128 Mo), de 1 à 4 Mo VRAM (mémoire vidéo) permettant un affichage de 256 à 16,7 millions de couleurs, d'un disque dur de 800 Mo ou plus, d'une carte son 16 bits, d'un lecteur de CD quadruple vitesse, d'un lecteur de disquette HD, d'un écran 14 pouces (ou 15 pouces), d'un bus Fast IDE (parfois SCSI-2), de trois ports PCI ou ISA. Bien sûr, vu le nombre de constructeurs de compatibles PC, cette petite description est loin d'être exhaustive (en plus ou en moins).

Macintosh

Chez Apple, la seule offre sérieuse dans cette gamme de prix correspond au Power Mac 7500. Ce dernier est doté d'un PowerPC 601 à 100 MHz sur carte fille, de 8 Mo de RAM extensible à 256 Mo (ou 512 avec les futures barrettes de 64 Mo), de 2 Mo de VRAM (extensible à 4), d'un disque dur de 500 Mo, d'une carte son 16 bits, d'une carte vidéo affichant 16,7 millions de couleurs, d'un lecteur de CD quadruple vitesse, d'un lecteur de disquette HD, d'un bus SCSI-2 et de trois ports PCI. Par contre, il est livré sans clavier et sans écran.

DraCo

Le DraCo est actuellement le premier et seul clone Amiga. Pour 20 000 FF, il possède en standard une carte vidéo permettant d'afficher jusqu'à 16,7 millions de couleurs, un 68040, un lecteur de CD quadruple vitesse, un lecteur de disquette HD, un disque dur de 1 Go, de 4 Mo de mémoire extensible à 128 Mo. Équipé du bus DraCo, les transferts des données à travers ces bus sont plus rapides que sur les bus Zorro III du 4000T. Il est également équipé de bus Zorro II. Il sera possible d'y connecter une carte processeur DEC Alpha (+ 15000 FF) pour accélérer les calculs comme sur les stations haut de gamme à processeurs RICS Alpha fonctionnant sous Windows NT (Raptor, RenderSaurus, etc.). Enfin, on peut y insérer une carte VLab Motion pour réaliser des effets spéciaux vidéo et une carte d'acquisition sonore 16 bits. L'écran n'est pas fourni.

Amiga

A notre 4000T il manque donc quelques "petites choses" proposées par les concurrents : le lecteur de CD (+ 1200 FF), la carte vidéo pour obtenir 16,7 millions de couleurs (+ 4000 FF), le son 16 bits (+ ????), le lecteur de disquette HD. Quant à la limite des 16 Mo de mémoire du 4000, elle fera bientôt partie du glorieux passé de l'Amiga : la carte 68060 qui remplacera à terme la carte 68040, est équipée de ports d'extension mémoire permettant d'installer comme chez les autres constructeurs, jusqu'à 128 Mo de mémoire.

Le système d'exploitation

Les PC actuels sont livrés avec Windows 95 et quelques applications passe-partout (intégrés type Works). Dans cette gamme de prix, c'est le système d'exploitation qui se rapproche le plus du système d'exploitation de l'Amiga pour son multitâche, son système de fenêtres et menus, sa poubelle (c'est à croire que d'anciens ingénieurs Commodore ont participé à l'élaboration de certaines fonctions). Plus agréable que son prédécesseur Windows 3.1, il n'en reste pas moins que Windows 95 n'est pas entièrement compatible avec ce dernier. Sa fiabilité en regard de tel ou tel matériel ou de tel ou tel logiciel, n'est pas certaine (absence de gestionnaires adéquats, bogues). Il demande également de grandes ressources : jusqu'à 60 Mo sur disque dur, au moins 6 Mo de mémoire et au moins un PC 486 (c'est la configuration conseillée par Microsoft). Néanmoins, seule la présence d'un Pentium et de 16 Mo de mémoire, permettent une utilisation rationnelle de ce système.

Pour le néophyte et si l'Amiga n'existait pas, le système Mac OS 7.5 serait l'outil idéal. Convivial, simple, beau et coloré sont les adjectifs majeurs que l'on peut lui donner. Néanmoins, à force de vouloir faire simple, le Mac est beaucoup moins convivial qu'il n'y paraît. Les erreurs système sont généralement fatales pour les travaux en cours et ne sont pas du tout expliquées dans les manuels (donc reproductibles à l'infini). L'absence du multitâche rend impossible la communication en temps réel, d'applications entre elles. L'absence d'accès au DOS et la présence de fichiers système cachés rendent impossibles certaines erreurs de manipulation, mais rendent également impossible la correction d'erreurs de configuration.

La gestion de la mémoire n'est pas dynamique : il faut allouer un espace mémoire figé pour chaque application qu'il est ensuite, impossible de modifier en cours d'utilisation. Cette absence de gestion dynamique de la mémoire est un défaut majeur : on est enfermé dans un système aux frontières limitées, malgré l'emploi de la mémoire virtuelle sur disque dur. Pour les applications musclées telles que Photoshop ou XPress, cela implique beaucoup de mémoire (32 Mo pour commencer à se sentir à l'aise) et un espace libre important sur le disque dur. En effet, un document XPress peut peser 80 Mo et même beaucoup plus ! Enfin, le Mac OS 7.5 moins gourmand que Windows 95, prend malgré tout 20 Mo sur le disque dur et 2 Mo de mémoire.

AmigaOS 3.1 commun au DraCo et à l'Amiga est ce qui se fait de mieux sur les ordinateurs personnels d'entrée de gamme. Il est réellement multitâche (depuis 10 ans). Le travail sur plusieurs applications en même temps est un véritable jeu d'enfant : chaque application a son écran que l'on visite en déplaçant ces derniers à la souris. De plus, grâce à ARexx, on peut relier les applications entre elles pour créer des applications particulières réellement très puissantes et en temps réel. Il pèse à peine, au grand complet, 4 Mo sur le disque dur et prend moins de 256 ko de mémoire ! La gestion dynamique de la mémoire est exemplaire, nul besoin de s'en préoccuper.

Son seul défaut est que cette dernière n'est pas protégée. La personnalisation du bureau est sans limites. A l'aide de programmes DP tiers comme Yak, MagicWB et ToolManager, le Workbench de l'Amiga supplante sans difficultés en fonctionnalité et en aspect, Windows 95 et le système 7.5 du Mac. Enfin, l'Amiga garde une compatibilité ascendante exemplaire, ce qui n'est pas toujours le cas des deux autres systèmes décrit. L'Amiga possède ainsi, le système d'exploitation le plus convivial de notre comparatif.

Avantages et inconvénients

PC

Le choix PC apporte de nombreux avantages dûs à l'effet de nombre (le nombre d'utilisateurs, de constructeurs et d'éditeurs). Les prix pratiqués sur les périphériques et les cartes additionnelles sont les plus bas du marché. L'offre logicielle est époustouflante tant par sa diversité que par sa quantité.

On y retrouve une partie de la crème des logiciels Amiga et Mac. Avec un PC et Windows 95, on accède au standard planétaire de l'informatique. Par contre, l'actualité informatique, la course à la puissance et aux performances, font que chaque ordinateur PC se retrouve très vite dépassé. Bien que les PC soient souvent dotés de bus processeur permettant d'insérer un processeur plus rapide, l'utilisateur préfère changer carrément de machine pour suivre l'évolution du marché. Le prix d'un PC neuf avec toutes les ressources nécessaires, est souvent moins élevé que le prix des indispensables cartes et périphériques qu'il faudrait ajouter pour arriver au même résultat.

Un PC c'est du consommable, bon pour la poubelle au bout de cinq ans. En effet, les éditeurs de logiciels menant une guerre commerciale sans fin, ne prennent plus le temps d'assurer la compatibilité de leurs produits vers les machines d'hier. Les logiciels demandent de plus en plus de ressources : mémoire, espace disque, puissance du processeur. Le fringuant 486 de 1994 commence à montrer ses limites et est déjà bradé en dessous des 10 000 FF sur les étalages. A l'utilisation, le PC vient à peine de se doter de fonctions que l'Amiga connaît depuis 10 ans : la poubelle, le multitâche, le "plug & play". D'un abord plus aisé que par le passé, il persiste néanmoins des côtés fort désagréables : lourdeur des ressources nécessaires, applications nombreuses mais souvent hors de prix, trop spécifiques ou trop complexes, installation de périphériques parfois difficile et déroutante.

comparatif PC/Mac/Amiga

Le côté statique et impersonnel du PC allié à une logithèque "professionnelle" (traitement de texte, tableur, gestion, comptabilité), fait qu'il s'est intégré presque naturellement dans la plupart des entreprises. C'est ce qui fait, encore aujourd'hui, son immense succès. Malgré cela, on n'a pas vraiment d'état d'âme à l'utiliser : c'est un outil comme un autre. D'ailleurs, les utilisateurs de PC ne jurent pratiquement pas au travers de leur machine, mais au travers des logiciels qu'ils utilisent : Word, Excel, etc. C'est la logique du monde PC. Sur le marché de l'occasion et si on a le malheur de garder son ordinateur plus de deux ou trois ans, ce dernier peut devenir vraiment difficile à revendre, même à un prix dérisoire. Qui voudrait aujourd'hui d'un PC 386 ?

Macintosh

Chez Apple, avec la gamme des Power Mac 7500, 8500 et 9500, le Mac devient évolutif : auparavant, si on voulait évoluer en puissance, il fallait obligatoirement changer de machine. Depuis le dernier trimestre 1995, il est dorénavant possible de faire évoluer ces ordinateurs en changeant de processeur et de ROM, tous deux implantés sur carte fille. Le but avoué d'Apple est de concurrencer le PC sur son propre terrain avec la pseudo-convivialité du système 7.5 en plus. On retrouve dans la logithèque du Mac, les grands standards de la logithèque PC : Word, Excel, etc. Malgré cela, l'image du Mac reste cantonnée à son utilisation première : la PAO. C'est pourquoi on trouve plus facilement des Mac dans les maisons d'édition que partout ailleurs.

Malheureusement, les logiciels vraiment intéressants sont chers, voire très chers. Un Photoshop vaut 3000 FF, un XPress vaut 9000 FF, un logiciel de composition multimédia vaut 20 000 FF et plus ! De plus, ces grands titres qui ont fait son renom (Photoshop, XPress ou encore Illustrator) sont aussi disponibles dans la logithèque PC (au même prix). Que reste-t-il au Mac : pas seulement son joli système d'exploitation mais aussi son âme et son histoire. A l'instar des compatibles PC, le Mac et son utilisateur ont une relation homme-machine comparable à celle de l'Amiga et de son utilisateur. Pour finir, puisque nous avons comparé le Power Mac 7500 au 4000T, outre le clavier et l'écran, il faut prévoir l'achat de boîtiers mémoire supplémentaires (pour obtenir au moins 16 Mo) et d'une carte mémoire cache d'au moins 256 ko (2500 FF), indispensable pour déverrouiller la puissance du PowerPC 601. A la revente, le Mac perd moins de sa valeur que le PC, car comme pour l'Amiga, il est doté d'un potentiel d'inconditionnels acceptant de payer le prix fort.

DraCo

Le DraCo dispose en standard du système d'exploitation de l'Amiga et ce n'est pas rien ! Ainsi, une bonne partie des logiciels Amiga fonctionnent sur aussi sur DraCo. Mais l'inconvénient majeur du DraCo, est qu'il ne possède pas les puces spécifiques Amiga. Un certain nombre d'applications Amiga ne peuvent donc pas être utilisées sur un DraCo : impossible d'utiliser Scala par exemple. C'est bien dommage.

Amiga

L'Amiga c'est l'ordinateur évolutif par excellence. Il est toujours possible de "gonfler" et de mettre au goût du jour un Amiga, même un simple A1200. Ceci est d'autant plus vrai sur les séries 2000, 3000 et 4000. Le 2000 qui a 10 ans peut devenir presque aussi puissant qu'un 4000 actuel ! Du jamais vu sur les autres plates-formes. La compatibilité IDE et/ou SCSI permet d'utiliser une grande partie des périphériques du marché. Par contre, les 2/3/4000 sont dotés de bus PC-AT qui permet en théorie d'utiliser des cartes PC dans l'Amiga (modems, cartes son ou autre). Malheureusement, personne ne s'est jamais réellement penché sur cette particularité pour écrire les gestionnaires adéquats. Espérons que cet état de fait changera dans le futur lorsque les Amiga seront dotés de bus PCI !

L'Amiga possède une logithèque plus réduite que ses concurrents, moins performante dans certains domaines notamment en bureautique, mais aussi beaucoup moins chère. Par contre, il possède des applications dans le domaine de l'image (dessin, animation, 3D, vidéo) et du multimédia très performantes et même parfois inégalées sur PC ou Mac.

Comme l'Amiga sait parfaitement émuler un Mac (avec le logiciel ShapeShifter ou avec une carte Emplant), toute la logithèque de ce dernier est potentiellement disponible. Il sait également émuler sans carte additionnelle le monde Unix et dans une moindre mesure le PC. Pour une meilleure émulation de ce dernier, des cartes PC Pentium seront bientôt disponibles pour l'Amiga. Sur le marché de l'occasion, l'Amiga reste souvent à un prix proche de celui d'achat : il décote très peu. Un vieux A2000 de base de neuf ans vaut encore aujourd'hui environ 2000 FF. Il suffit de comparer à ce que vaudrait à l'heure actuelle un PC à base de 286 !

BeBox un possible "outsider"

Cet ordinateur dépourvu de toute logithèque excepté son système d'exploitation, est proposé de base en version biprocesseur PowerPC 603 à 100 MHz, extensible à huit (huit PowerPC) ! Il devrait être fourni nu, c'est-à-dire sans clavier, sans disque dur, sans mémoire, sans écran, sans carte vidéo ni carte son, pour permettre à l'utilisateur de se fournir en périphériques type PC à moindre coût. Sa naissance officielle devrait avoir lieu dans le courant de l'année. J'ai reçu trop peu d'informations au sujet du BeBox pour pouvoir l'intégrer à ce comparatif. Par contre, les rumeurs semblent prometteuses. Et Dave Haynie en a un...

Conclusion

Aujourd'hui l'achat d'un Amiga 4000 est-il un bon choix ? Difficile à dire. D'une part il est difficile de prévoir ce que l'avenir réservera réellement à l'Amiga. On en est presque à prier St Motorola et St Escom pour que son avenir redevienne aussi brillant qu'il l'était avant la démission de son ancien constructeur.

D'autre part, sa modeste puissance actuelle vis-à-vis de la concurrence n'en font pas un foudre de guerre : il est moins performant qu'un Power Mac ou qu'un PC Pentium. L'absence d'un lecteur de CD et d'un lecteur HD en série sur le 4000T est un argument de vente plus que douteux. Mais avant de passer du côté obscur de la force, posez-vous les questions essentielles : suis-je prêt à perdre 5000 FF/an sur mon PC (ordre d'idée de la décote du matériel par rapport à l'évolution), suis-je prêt à dépenser 3000 FF pour acheter un simple traitement de texte et une somme exorbitante pour un logiciel de 3D ? A quoi sert mon Amiga : la concurrence est-elle capable de m'offrir l'équivalent avec la même convivialité et surtout au même prix ?

L'Amiga précurseur dans bien des domaines (premier ordinateur à proposer le multimédia, le multitâche, un lecteur de CD en série avec le CDTV, la démocratisation de l'accès à l'imagerie de synthèse) est encore aujourd'hui une machine agréable, pleine de charme, potentiellement créative et inégalée dans certains domaines tout au moins dans un rapport qualité/prix.

Vous n'êtes pas encore convaincu ? Alors je vous donne rendez-vous le mois prochain, car j'aurais l'honneur de tester pour vous un Amiga 4000T version 1996 : le mien.


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