Obligement - L'Amiga au maximum

Jeudi 17 août 2017 - 15:23  

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Entrevue avec Guido Mersmann
(Entrevue réalisée par Tobias Karlsson et extraite de MorphOS Nordic - janvier 2014)


Guido Mersmann Note : traduction par David Brunet.

MorphOS Nordic vous présente une nouvelle entrevue. Cette fois, c'est Guido Mersmann qui a répondu à nos questions. Pour de plus amples informations sur ses projets logiciels et sur son rassemblement Geit@Home, visitez son site Web www.geit.de.

- Pouvez-vous présenter ?

Eh bien, je m'appelle Guido Mersmann, alias Geit, j'ai 43 ans et je vis à Hörstel, en Allemagne. J'ai commencé à programmer quand j'étais gamin, en 1983 (si je me souviens bien).

- Pouvez-vous nous en dire à peu plus sur votre histoire avec les ordinateurs ?

J'ai eu mon premier ordinateur pour Noël. C'était un Busch 2090, que plus personne ne devrait connaître de nos jours. C'est une machine 4 bits avec un processeur Texas Instruments. Il est assez limité avec sa mémoire capable de retenir 256 commandes processeur. Chaque commande possède trois quartets, ce qui fait qu'il avait une incroyable capacité de 384 octets de mémoire système. Quelques années plus tard, j'ai eu un C64, c'est alors que mes projets sont devenus un peu plus grands.

J'ai programmé quelques applications et jeux qui ont été diffusés via des magazines pour C64. Je me suis aussi attaqué à quelques démos ou jeux qui n'ont jamais été publiés ou terminés. Sur C64, mon premier contact fut avec le jeu Boulder Dash et j'ai programmé mon premier moteur de jeu Boulder Dash sur ce petit système.

L'ordinateur suivant fut un Amiga 500, que j'ai gardé pendant des années. Je l'ai mis à niveau, plus tard, avec une carte mémoire de 2,8 Mo. Je l'ai ensuite troqué pour un Amiga 2000 qui fut mon dernier vrai Amiga.

Avec un ami, j'ai construit un commutateur de Kickstart nommé "Kickstart Boot System", qui fonctionnait comme sur Amiga 1000. Il y avait deux bancs pour de vraies ROM, vous pouviez charger les ROM dans la mémoire de 512 ko de la carte en utilisant les disquettes Kickstart. Contrairement à l'A1000, notre solution restait sous tension, donc une fois votre fichier ROM chargé, il restait en place même après avoir éteint la machine, jusqu'au moment où vous décidiez de le remplacer. J'ai écrit le logiciel de démarrage de la ROM qui était stocké dans une EPROM. Il affichait un menu de sélection dans lequel vous pouviez choisir de charger dans la mémoire de la carte soit le banc de la ROM physique, soit la ROM en mémoire soit encore la ROM via une disquette Kickstart. Un petit bouton de réinitialisation (KBS Reset) permettait de redémarrer sur ce menu. Le commutateur fonctionnait assez bien pour une carte fabriquée 100% à la main, vous pouviez la brancher sur le connecteur Kickstart de n'importe quel Amiga avec ROM.

Plus tard, j'ai fabriqué une version bien plus simple sans la nécessité d'y ajouter la partie logicielle. Il n'y avait qu'un simple outil Shell qui permettait de stocker le Kickstart dans la mémoire et commutait les bancs.

A part cette carte faite maison, j'ai plus tard amélioré mon A2000 avec le combo matériel/logiciel MMKeyboard (que j'ai inventé), une interface souris PS/2, un TrackDisplay (qui était principalement utilisé pour afficher l'heure) et d'autres cartes comme un désentrelaceur A2300, une carte accélératrice Apollo 2030, un contrôleur A2090, etc. J'espère que la dénomination de ces cartes est juste. Des photos de ce système sont visibles sur www.geit.de.

J'ai reçu gratuitement un Amiga 1200 à la fin de cette période, mais je ne l'ai jamais vraiment utilisé. Quand Amithlon fut disponible, j'ai progressivement laissé tomber mon A2000, car avoir une carte graphique et un processeur genre Pentium 3 à plus de 1000 MHz était très attrayant. En 2002 (je crois), j'ai reçu un Pegasos de la part d'Axel Knabe, ce qui m'a donné la possibilité de vraiment utiliser MorphOS pour la première fois sur une configuration personnelle. Un an après, j'ai reçu une offre de la part d'un utilisateur MorphOS qui vendait son Pegasos II pour 100 euros. J'ai ensuite eu un Efika 5200B, un Mac mini G4, un iBook G4, un PowerMac G4 933 (qui est mon ordinateur principal, avec le Pegasos II) et un Power Mac G5 1800 MHz (que j'ai reçu pour réaliser des tests et des présentations lors des rassemblements Geit@Home). Plus récemment, j'ai aussi eu quelques Raspberry Pi.

En fait, les seuls ordinateurs neufs que j'ai achetés moi-même furent l'A500, l'A2000 et, 20 ans plus tard, un iPad. Tous les autres furent des machines d'occasion, trouvées dans les poubelles, ou des dons pour développement.

- A quand remonte votre premier contact avec l'Amiga ?

Je connaissais l'Amiga depuis un moment, via les informations des magazines C64 qui parlaient de son successeur. Plus tard, j'ai eu des contacts avec des personnes qui possédaient un Amiga 1000, et j'ai eu la chance de pouvoir les utiliser. Mais il s'est écoulé pas mal de temps avant que je n'aie l'argent pour acheter l'Amiga 500, qui fut, comme mentionné plus haut, mon premier Amiga.

- Comment êtes-vous arrivé à la programmation et quand avez-vous décidé "c'est ce que je veux faire" ?

A part le Busch 2090, qui n'avait qu'une entrée numérique, le premier vrai langage de programmation que j'ai utilisé était le BASIC sur C64. Avez-vous déjà essayé de programmer un défilement graphique logiciel en une seule ligne avec le BASIC de base sur C64 ? C'est possible, si vous savez comment faire ! Mais cela était bien trop lent pour ce que je souhaitais faire, sans compter que les jeux de l'époque montraient de quoi le matériel était capable.

Avec un ami, nous avons cherché et trouvé comment programmer de tels logiciels nous-mêmes. Nous avons commencé en tapant des commandes processeur en tant que valeur hexadécimales dans la mémoire système, puis nous sommes passés à l'assembleur, ce qui a accéléré les temps de développement. Je me souviens avoir programmé un lecteur d'échantillons sonores pour un autre ami, avec lequel il a pu améliorer sa musique avec quatre voies numériques. Nous avons piraté quelques jeux dont nous avions les originaux. Ce n'était pas pour les revendre, mais juste pour y ajouter une introduction de "crackers".

En gros, je ne faisais de la programmation que pour le plaisir.

- Pouvez-vous nous raconter votre première rencontre avec MorphOS ?

La première fois fut quand je suis allé au rassemblement Amiga de Hörtel, lorsque que les clubs informatiques d'Osnabrück et de Steinfurt ont fusionné. Axel Knabe était présent avec son Pegasos et nous avions réalisé des comparatifs de vitesse avec des machines sous Amithlon.

- Votre programme Grunch est utilisé et apprécié par beaucoup d'utilisateurs de MorphOS. Pouvez-vous nous raconter l'histoire derrière Grunch ?

Eh bien, je suis paresseux. Pourquoi faire quelque chose à la main alors qu'un ordinateur pourrait le réaliser sans aucune intervention de l'utilisateur ? J'aime bien le programme de mise à jour des logiciels sur Mac OS X : il fonctionne en tâche de fond et intervient pour demander de nouvelles mises à jour. D'un autre côté, je hais la manière dont les logiciels Windows gèrent les mises à jour : après chaque redémarrage, une autre application se plaint d'être obsolète.

Comme pour la plupart des applications que je programme, j'avais, pour Grunch, besoin d'une chose qui n'était pas disponible, je l'ai donc fait moi-même.

- Comment vous est venue l'idée de faire Grunch ?

L'idée remonte quelques années avant que la première version de Grunch sorte. A la base, c'est la faute de YouTube. Ils changeaient leur site Web tout le temps, ce qui me forçait à télécharger et à installer de nouveaux scripts Grease Monkey pour Odyssey Web Browser, toujours et encore. Afin d'arrêter cela, j'ai créé Grunch.

- Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur les rouages de fonctionnement de Grunch ?

Je ne voulais pas d'une solution client/serveur. Cela aurait nécessité un serveur spécifique avec de la maintenance et des problèmes de sécurité. J'ai donc utilisé un simple protocole HTTP. Je savais aussi que les logiciels n'étaient pas disponibles sur un seul site. Les logiciels sont présents sur MorphOSFiles, Aminet et également des pages Web personnelles des divers développeurs. La troisième chose que je voulais réaliser est que tout le monde pourrait l'utiliser pour tout. Cela s'est donc traduit par un format de fichier simple, sans la nécessité d'utiliser des outils supplémentaires pour gérer la base de données. Un éditeur de texte et une connaissance de l'AmigaDOS devraient être suffisants.

Au final, Grunch fait exactement ce que l'utilisateur veut faire. Il visite tous les sites Web, vérifie les versions des archives, les télécharge et les installe si besoin est. Tout cela de façon plus rapide qu'un être humain est capable de faire. En plus de la procédure normale d'installation, Grunch gère la désinstallation propre de tous les logiciels, s'assure que les icônes manquantes soient créées, et il crée même des icônes prêtes à l'emploi pour le répertoire WBStartup.

- Avez-vous des projets d'amélioration pour Grunch ?

Oui. J'espérais que davantage de développeurs s'en servent et ajoutent leur propre base de données, comme le font Herbert "HAK" Klackl, Grzegorz "Krashan" Kraszewski, Guillaume "Yomgui" Roguez ou d'autres. Ils peuvent ajouter leurs logiciels sans passer par moi.

Dans un monde parfait, je ne devrais que maintenir mes propres applications. Quand j'ajoute des logiciels d'autres développeurs, je dois toujours les passer au peigne fin pour en trouver les dépendances et réaliser plus de tests qu'avec mes propres logiciels. C'est assez chronophage, surtout quand il faut jongler sans cesse avec les numéros de version.

- Est-ce que Grunch et le système de notifications Magic Beacon feront partie de MorphOS à l'avenir ?

Grunch sera peut-être inclus dans MorphOS à l'avenir. Mais je veux d'abord améliorer quelques éléments internes comme les vérifications des versions et les téléchargements multiples et en asynchrones. Cela devrait accroître la vitesse de Grunch et améliorer l'expérience utilisateur.

- Vous avez travaillé sur une interface MUI pour Calibre, un gestionnaire de livres électroniques. Prévoyez-vous de la diffuser ou est-ce uniquement pour votre propre utilisation ?

Il y a eu quelques tests réalisés afin de faire fonctionner Calibre. Comme mentionné plus haut, je préfère programmer des applications que j'utilise personnellement. Calibre est dans ce cas, ce qui m'oblige à utiliser un système non-MorphOS de temps en temps (mon iPad). Votre question est basée sur des captures d'écran qui sont issues d'une application que j'ai développée en une semaine. Elle permet de lire ma base de données Calibre située sur un PC et partagée avec MorphOS via Samba.

Comme je déteste porter des logiciels, c'est à Nicholai Benalal de s'en charger, il a déjà travaillé sur le coeur du logiciel avant. S'il a le temps et l'intérêt de porter les outils de conversion, je serais plus qu'intéressé pour continuer mon travail sur l'interface graphique. Mais pour le moment, ce projet n'est rien de plus qu'une démo technique.

- Nous sommes également intéressés par le statut de Valliant Vision. Y a-t-il du nouveau concernant ce logiciel ?

En raison de la désactivation de la télévision analogique en Allemagne, ce projet est devenu obsolète pour moi. Je l'ai donc arrêté il y a déjà quelques années. MPlayer est capable de lire des flux vidéo numériques. Comme le cadre d'application Reggae peut gérer les flux vidéo, je pense créer une petite application pour gérer ces cartes TV, mais je ne sais pas si et quand je pourrais le faire. Gérer la TV numérique directement est complètement hors de portée. Les sources externes de flux vidéo sont beaucoup plus souples et mieux adaptées côté ressource pour MorphOS.

- Avez-vous de nouveaux projets en cours ?

L'année dernière, j'ai passé beaucoup de temps à travailler sur le client IRC multiplate-forme WookieChat. Cela a commencé par quelques améliorations et s'est peu à peu transformé en une réécriture complète. Il manque encore plusieurs fonctions de l'ancien WookieChat mais en propose beaucoup de nouvelles comme la gestion multifenêtre, un assistant de configuration, sans oublier que c'est devenu une application MUI. Il y a encore du travail à fournir, mais l'IRC fait partie de mes occupations quotidiennes, WookieChat v3 est prioritaire pour être terminé en 2014.

Mis à part le travail sur les améliorations de Grunch et de Bookshelf, j'avais prévu de publier BoulderDäsh NG en 2013, mais il a été considérablement retardé. Il demande même quelques améliorations de MorphOS dans un premier temps, dans la mesure où j'ai l'intention de n'utiliser que des interfaces modernes et certaines d'entre elles ne sont pas encore implémentées.

BoulderDäsh NG aura des graphismes revus et une interface graphique MUI.

Une fois ceci fait, je prévois de distribuer le jeu de base avec MorphOS et de fournir les données optionnelles via l'option de téléchargement incluse au jeu.


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