Obligement - L'Amiga au maximum

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Entrevue avec Jean-Jacques Boulet
(Entrevue réalisée par Christophe Wieczorek - septembre 2001)


Jean-Jacques Boulet est le gérant charismatique d'Amiga Center Serele depuis des années. Sans lui, la durée de vie des Amiga en France aurait été bien moins longue.

- Pouvez-vous nous présenter l'historique d'Amiga Center ?

Amiga Center, votre serviteur, a commencé sur CBM, Commodore Business Machine, ordinateurs de bureau. Au départ, tout a été fait avec ces CBM, jusqu'au pilotage de machines-outils numériques, mais déjà les machines à base de Z80 étaient présentes pour la bureautique, guère plus performantes, en 8 bits, mais bénéficiant d'une meilleure politique commerciale (la routine !).

A cette époque on ne cherchait pas les prouesses graphiques, de plus, nous ne travaillions que sur disquettes, pas de disque dur. Les dépannages de base étaient limités, une panne de mémoire était fréquente mais se détectait sans souci.

Puis sont apparus les PET de Commodore, un rêve, une génération d'ordinateurs personnels était née. Apple arrivait déjà. Allons-y, je bossais sur les lecteurs de K7, les extensions mémoire, les cartes d'extension de l'Apple II.

Enfin, Commodore, le VIC 20 et autres +4 n'étant que des mauvais clones. Sans parler du C64 portable, version quasi militaire (indestructible mais beau), du C64. J'étais présent, et réparais également du Sinclair Spectrum, puis quelques mois après, des Amstrad CPC (par tonnes).

Puis est apparu le C64, la révélation, des centaines de C64 sont passées entre mes mains, l'architecture électronique et informatique de cet appareil est quasi parfaite (d'ailleurs identique au 1200 sauf le nombre de bits, bien sûr).

Puis l'Atari ST, puis STE, grevé entre autres par un processeur audio déplorable. Mais il avait le MIDI (n'est-ce pas Commodore ?), ce qui a contribué à son succès incontestable. Là je dois dire avoir "vécu" presque 500 ST pour une certaine société qui sera par la suite rachetée pour le Franc Symbolique.

Quand est apparu l'A500, j'ai dit "ça y est", on ne fera pas mieux, Amiga Center n'existait pas encore, mais je réparais alors un grand nombre d'appareils par jour. Les ventes de Commodore étaient telles qu'elles surpassaient même IBM quant au nombre de machines vendues. Cela n'aura duré qu'un an !

En effet, le meilleur ordinateur du monde (Cf. PCTeam hors-série juillet 2001), était né. Amiga SAV n'existe alors que par le travers de son employeur, une entreprise du Val d'Oise. Puis déroute et vente de Commodore Massy-Palaiseau, Amiga Center Serele naît...

- Quel est aujourd'hui votre activité ? Y a-t-il une grande demande pour un service de réparation ?

Nous réparons toute la gamme Commodore-Amiga. Nous ne vendons ni ne réparons aucun PC ni Mac, pour l'instant.

Paradoxalement, les réparations les plus fréquentes concernent les générations les plus éloignées, c'est-à-dire que nous faisons quasiment autant de SAV pour A1000, A500 que pour les CyberStormPPC.

La demande est plus grande en conseils qu'en réparations. Nous consacrons beaucoup de temps au téléphone à nos clients, dédaignant parfois les courriels très impersonnels. Certains clients semblent désemparés, ils se sentent seuls, alors nous répondons présent.

Heureusement le travail associatif des fanzines est formidable, car en plus d'internet, c'est un soutien inespéré pour les utilisateurs.

- Amiga Center a souvent changé d'adresse ces dernières années. Quelles en sont les raisons ? Ne craignez-vous pas ainsi de perdre de précieux clients ?

Les changements d'adresse successifs, le sont pour deux raisons et dans un pourcentage identique, l'une est privée, quant à l'autre c'est tout simplement la baisse inévitable du CA, qui m'a conduit à abandonner mon premier puis mon deuxième magasin, en effet je ne fais pas du tout de PC, ce qui aurait pu maintenir le CA. Je travaille désormais à mon domicile, mais je ne désespère pas d'avoir à nouveau une vitrine Amiga. J'ai d'ailleurs procédé à des repérages (prématurés ?) mais je resterai dans la région Centre-Est.

Oui, à chaque fois j'ai perdu énormément de clients, surtout ceux de la région parisienne qui m'ayant vu "partir", ont pour beaucoup abandonné l'Amiga.

- Y a-t-il un modèle ou une carte qui tombe souvent en panne ?

Non, le matériel même les extensions Amiga sont hyper fiables, les pannes ne proviennent pas des composants, mais bien de la manière dont ils sont montés. Les A1200 ont un taux de panne inférieur à un pour mille, si on ne les bidouille pas. Trouver mieux...

- Peut-on craindre aujourd'hui ou dans un avenir proche une rupture de disponibilité de certains composants ?

Non, nous avons suffisamment de composants pour aller jusqu'à l'obsolescence totale de l'Amiga. A vous de calculer cette durée...

- Avez-vous des contacts avec des fabricants (ou Amiga Inc.) afin de prendre en main le service après-vente ? Comment se passent ces contacts ?

Les contacts ont été tentés, sans résultats pour une raison que j'ignore, certainement est-ce prématuré. Toujours est-il que de l'Amiga sans structure ni SAV, les utilisateurs finiront par se lasser, si ce n'est déjà fait.

- Quel est votre avis sur l'évolution de l'Amiga ?

Nous avons une machine obsolète par son âge mais puissante dans son avenir technologique. Cette machine est soutenue par une poignée d'utilisateurs (1000 ou plus en France ?), qui devient un noyau indéfectible de plus en plus dur. Hélas, beaucoup d'utilisateurs n'ont pas Internet et, s'imaginant isolés, délaissent leur appareil. Internet sauverait-il Amiga ?

En ce qui concerne l'avenir, je fais partie de cette génération qui attend depuis tant d'années que je ne me prononcerai pas, sauf, ras-le-bol des projets foireux, des bruits de chiottes, des cartes mères exposées sans puces, des cartes mères qui marchent mais qu'on ne fabrique qu'à un seul exemplaire, des resucées de cartes PCI (tiens, si je balançais ma dernière pour acheter la nouvelle ?), des soi-disant puces Apple d'interfaçage PCI-G4, etc. de qui se moque-t-on ?

- Pensez-vous faire la réparation des futurs produits (AmigaOne) ?

Il est clair que les désastreuses politiques menées par le passé, ne doivent pas se reproduire, car les utilisateurs qui "mettent tout dans leur Amiga" ont droit à un minimum de respect, et leur achat devrait rester dans le cadre d'une acquisition banale au sein de la CEE, avec toutes les garanties de SAV et d'assistance.

Non, nos multiples tentatives de contacts auprès de EyeTech sont restées sans réponse, mais nous espérons qu'ils ont d'autres chats à fouetter pour l'instant (production).

Néanmoins, une politique structurée de distribution doit forcément envisager une logistique de garantie et de suivi des utilisateurs. L'AmigaOne, n'est pas une console de jeux ! Je vois mal un Français téléphoner (Dieu sait où), on va dire en Angleterre, pour exposer son problème. C'est inadmissible, même si l'on fait abstraction du problème de langue. De grâce, pas les erreurs du passé.

- Que pensez-vous de l'attitude de DCE face à ses clients qui ont renvoyé leur carte en réparation sans avoir de nouvelles ? Avez-vous connaissance de ce genre de pratique par d'autres sociétés Amiga ?

J'ai eu vent de cette attitude par mes clients, certains ont même racheté une autre carte voyant la leur "perdue". DCE de Thomas Dellert est une société hyper compétente au niveau de la technologie Amiga. Je ne comprends pas son attitude, ni pourquoi il reste sourd à nos courriels.

Les sociétés Amiga ayant eu ce genre de pratique en France ont été, mais n'existent plus. Il n'existe à cet instant en France que des revendeurs sérieux, échangeant leurs compétences.

- Pouvez-vous présenter votre manière de travailler (devis, délais, tarifs, etc.) ?

On ne peut plus pratiquer de forfait de réparation sur Amiga, car ces machines finissent par avoir une valeur sentimentale auprès de leur propriétaire. Le devis gratuit est la bonne solution.

Les tarifs ne sont plus proportionnels au temps passé car ils atteindraient des sommes astronomiques, aussi ont-ils été ajustés par rapport à la valeur de l'appareil. Ainsi il en coûterait, c'est un exemple, 200 FF (30 euros) pour un A500, et 790 FF (120 euros) pour une CyberStormPPC, où l'on s'aperçoit que la différence de prix n'est pas proportionnelle à la difficulté, pour qu'elle le soit, il faudrait dépanner l'A500 (ou les 1000 et 2000) à 50 FF (8 euros).

En ce qui concerne la partie matérielle du dépannage, c'est simple, voici l'atelier : tous les schémas techniques, tous les composants de rechange et toutes les cartes de rechange (indispensables pour les tests). Le matériel de dépannage se limite à oscilloscope, poste à air chaud PLCC, multimètre FLUKE et METRIX, alimentation professionnelle, écrans, etc. L'ensemble représentant trois mètres linéaires.

- Un petit conseil technique pour les lecteurs d'Obligement ?

Avec plaisir, sur simple courriel ! Petit exemple : attention, le surcadençage, qui est d'ailleurs une maladie s'étant propagée au PC, se manipule avec précautions.


Les coordonnées d'Amiga Center :
18, route des Grands Champs, 71710 Marmagne
www.amigacenter.com
info AT amiga POINT fr


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