Obligement - L'Amiga au maximum

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Test audio : Immortal 3
(Article écrit par Mahendra Tallur - mars 2007)


Introduction

Rarement un projet musical n'aura suscité autant d'espérances dans notre petit microcosme atrophié que celui-ci. "Immortal". Un titre bien prétentieux, qui évoque la pérennisation d'une époque révolue. Des titres emblématiques, qui ont marqué notre jeunesse, deviendront-ils des chefs-d'oeuvres intemporels ? Est-il possible de conserver une authenticité tout en transcendant les originaux ?

Immortal 3

Un pari bien audacieux de la part de Ruben Monteiro, puis de Jan Zottmann, producteur des deux derniers volumes. Mais une responsabilité, car les conditions ici réunies pourraient ne plus se reproduire - à savoir, la chance d'avoir pu retrouver et obtenir les contributions des musiciens ayant produit ces "modules" tant vénérés.

C'est donc dans la fébrilité que la première écoute s'opère. Le nombre imposant de titres - 35, pour plus de deux heures de musique - ne facilite pas l'appréhension de ce double album testament. Afin de prendre le recul nécessaire, il conviendra d'établir au préalable quelque critères de jugement, et de dresser une typologie des réorchestrations possibles.
  • La fidélité vis-à-vis de l'original qui actionne le levier de la nostalgie. Celle-ci se décompose en la fidélité mélodique, structurelle - l'enchaînement des thèmes, la partition en somme - et en la fidélité du rendu. Certaines sonorités si particulières que l'on parvient à ne pas dénaturer.
  • La qualité de l'interprétation, la maturité du son en fait, qui a le pouvoir d'impulser une forte charge émotionnelle, ou au contraire de décrédibiliser l'oeuvre. Il est, en effet, risqué de transposer une partition sur du matériel dit moderne qui peut en réalité conférer un son bas de gamme.
  • La profondeur de la progression musicale. En quoi l'agencement des thèmes successifs contribue à l'immersion de l'auditeur. Ce point me tient particulièrement à coeur car il rassemble la capacité d'étonner, de retranscrire une histoire. Si la technique peut être maîtrisée, la frontière entre inventivité et recyclage permet de distinguer les grands. Ce critère comprend tout de même une bonne dose de subjectivité !
Vous trouverez ci-dessous des commentaires sur la majorité des titres de cette compilation, avec une note sur cinq, prenant en compte les trois critères précisés préalablement.

Quelques reprises insipides

Commençons ce survol des pistes de la compilation par le plus embarrassant : les titres les plus emblématiques sur lesquels le badaud se rue le plus naturellement, qui se révèlent malheureusement gâchés. Il faut malgré tout avoir la force de faire abstraction de ces erreurs, qui ne représentent finalement qu'un sixième des titres.

Gods (Simon Rogers, Shem McCauley & John Foxx) **
Speedball 2 (Simon Rogers) *
The Chaos Engine (Richard Joseph) **


Nous y voilà. L'écueil le plus regrettable, et que l'on rencontre à plusieurs reprises sur les compilations Immortal 2 et 3 est le suivant. Prenez un titre mythique. Un jeu au fort potentiel nostalgique, adulé par beaucoup en son temps. Extrayez-en la mélodie principale de la musique d'introduction - bien accrocheuse et répétitive. Vous obtenez ceci.

Les trois premières secondes de la musique de Gods sont profondément ancrées en notre esprit, notamment ces voix obsédantes que le module original comportait déjà, et que l'on abrégeait rapidement pour reprendre le chargement. Mais voilà, tout cela tourne en boucle. Reste un paysage sonore particulier certes, mais qui finit par exaspérer. Échec. Mêmes constatations pour Speedball 2 et The Chaos Engine.

Fire & Ice (Jason Page) ***
Elfmania (Aleski Eeben) **


Jason Page et Aleski Eeben tombent dans le piège déjà évoqué ci-dessus. Leur erreur réside probablement dans le choix de la musique (le menu de Fire & Ice, le niveau bonus d'Elfmania). Certes, celles-ci sont sympathiques, guillerettes, fidèles aux originales, mais désespérément plates. La fonction nostalgique est assurée mais on reste sur sa faim, alors qu'il aurait probablement été envisageable de juxtaposer différents thèmes musicaux du jeu de manière judicieuse afin d'obtenir un medley dans l'esprit et la cohérence de l'univers du jeu.

Une déception personnelle plus prononcée pour Elfmania, qui recelait pléthores de mélodies mémorables... En fait, pratiquement toutes exceptée celle choisie ici.

De nombreuses copies fidèles policées

Turrican 2 (Chris Hülsbeck) ****

Après s'être engagé avec brio sur la voie de la maturité orchestrale, Chris parvient à nous ébranler à nouveau, par un vertigineux retour à la musique synthétique de Turrican 2, plus authentique que jamais, que beaucoup considèrent comme sa plus grande oeuvre.

Pourquoi cela fonctionne-t-il, alors que justement, il ne s'agit pas d'une démarche de modernisation d'une musique que certains pourraient qualifier de synthétiseur-pas-cher ? Sans doute est-ce dû à la mélancolie insufflée par ces cordes artificielles, qui ne sont en rien dénaturées par la réorchestration vraiment fidèle, avec heureusement un rendu sonore plus lisse que l'original. Ou bien sommes-nous biaisés par les images résiduelles, et l'atmosphère si particulière du jeu dont est issue cette musique ?

Après tout peu importe. Le public auquel s'adresse cette compilation ne s'y trompera pas : l'essence de l'univers de Turrican perdure ici. En l'occurrence, dans cet extrait de la musique du second monde du jeu, qui n'a pas encore été traité dans les compilations précédentes, ou dans l'album dédié à Turrican, sorti en 1993. Ce Turrican Soundtrack est bien sûr un indispensable, faisant figurer des extraits des trois jeux Turrican, avec un son étonnamment moins authentique et plus "cheap". A commander d'urgence cependant... S'il en reste.

Turrican 3 (Chris Hülsbeck) ***

Chris enchaîne avec le premier monde de Turrican 3, qu'on peut également entendre dans Mega Turrican sur Mega Drive ou Super Turrican sur Super Nintendo. Ayant moins marqué les esprits, la musique de ce dernier est probablement moins profonde, mélancolique et accrocheuse que celle de Turrican 2. Le niveau reste toutefois des plus respectables.

Agony (Tim Wright) ****

Un morceau au piano des plus fidèles qui reprend intégralement l'introduction au rendu mature de ce shoot'em up de Psygnosis (1991) à la réalisation accrocheuse. Une reprise sans surprise mais de bon niveau. Un clavier proéminent, un choeur au second plan, un cuivre enrhumé, une piste somme tout assez minimaliste mais qui véhicule une douce mélancolie.

Lotus 3 (Fabian Del Priore & Jan Zottmann) ****
Overdrive (Allister Brimble) ***
Obsession (Per Almered) ***


Le producteur d'Immortal 3 et le musicien principal de Merregnon se sont attelés à une reproduction pratiquement 1:1 de la saisissante piste d'introduction de Lotus 3, avec sa ligne de basse ultra-rapide, son clavier un peu organique, son bruitage de vent et son thème un peu grandiloquent. Une valeur ajoutée modeste, l'originale étant déjà formidablement mûre. De manière analogue, Allister Brimble clone pratiquement le module du jeu de course Overdrive (musique de menu). Per Almered restitue quasiment à l'identique la table "Desert Run" du Flipper Obsession. Ces pistes bien que relativement simples ne véhiculent pas l'impression de répétitivité excessive ressentie avec Gods. Elles conservent en outre tout leur potentiel "old-school" et remplissent parfaitement leur contrat.

Wings Of Death (Jochen Hippel) ***

Jochen se livre avec simplicité et décontraction à la tâche qui lui incombait : une réorchestration très "synthétiseur des années 1980" du titre de Wings of Death. Léger, honnête, mais sans réelle profondeur. Jochen nous a habitués à mieux (son Lethal XCess dans Immortal 2, ou ses albums solo d'époque), mais au moins la piste nous épargne toute répétitivité et toute barbarie.

Shadow Of The Beast 2 (Tim Wright) ***

SOTB2 jouit d'une atmosphère quelque peu sombre, lugubre et énigmatique. Cette réorchestration ultra-fidèle force le trait avec des échantillons de meilleure qualité. Le rendu final reste cependant assez mal dégrossi.

Leander (Matthew Simmonds) ***

On retrouve ici une très fidèle version du titre très marquant de Leander, en particulier de par son animation "manga", dont les échantillons d'époque quelque peu obsolètes ont été substitués par quelques instruments live. Un résultat plutôt mélodieux, mûr et convaincant.

Theatre Of Death (Mike Clarke) ***
Death Mask (Matthew Owens) ****
The Plague (Ron Klaren) ***
Ghouls'n Ghosts (Tim Follin) ***


Un titre découvert pour l'occasion : Theatre Of Death étant un jeu de stratégie/action de 1993. Cantonnons-nous à la musique. Une sorte de techno planante, assez mécanique, extrêmement fidèle à l'original, mais avec un apport impressionnant de relief et de maturité. Le résultat accroche l'oreille, sans la brusquer. De bon niveau.

Death Mask est un jeu de tir à la première personne avec un déplacement en case par case. De manière analogue à Theatre Of Death, la version orchestrale de la musique franchement méconnue de Death Mask insuffle réellement une nouvelle vie, tout en conservant la structure d'origine. Trois phases distinctes sont repérables, véhiculant des émotions propres avec panache. Étonnamment de très bon niveau.

The Plague bénéficie d'un traitement du même acabit, particulièrement saisissant face au module original au format Oktalyzer. De même pour un Ghouls'n Ghosts très celtique, entraînant et bien fini.

Enfin, les titres qui suivent ont également hérité d'un traitement des plus convenables : une réorchestration conférant une meilleure qualité d'écoute, sans dénaturation : Aquaventura, Ork, Brat, Ambermoon, Amberstar. ***

Quand l'oeuvre originale est transcendée pour le meilleur et pour le pire

Apidya (Chris Hülsbeck) *****

Chris Hülsbeck n'est ici plus cette vieille icône poussiéreuse un peu ringarde de la musique synthétique. Blasphème ? Il nous gratifie ici, en effet, d'un morceau orchestral absolument magistral. Si les premières secondes laissent présager une reprise excessivement naïve et héroïque de la musique d'introduction de ce shoot'em up à la difficulté redoutable, les 4 minutes 30 qui suivent affichent un panel incroyablement large d'émotions et de thèmes monumentaux, à qui veut bien se laisser porter.

Pinball Dreams (Olof Gustafsson) ***

Un joueur de flipper n'a traditionnellement pas d'autre objectif que de toujours surpasser ses scores. Depuis Pinball Dreams, ce n'est pas tant cette perspective que celle de passer en revue les très nombreuses mélodies du maître Gustafsson que recèle chaque table qui motive le joueur.

Les musiques originales de Pinball Dreams sont en fait des modules avec de nombreuses sous-pistes, c'est-à-dire que pour chaque table, dans un unique fichier, un même ensemble d'instruments est partagé par un nombre important de sous-partitions ou "sub-songs". Chaque sous-partition correspond à un évènement particulier (activation d'un mode, allumage de certains éléments de la table, perte de la balle, passage dans une trappe...). On obtient ainsi une ambiance sonore exceptionnellement dynamique et variée - en outre avec une finition et une expressivité remarquables, sur des thèmes tantôt héroïques, tantôt macabres, avec des passages orchestraux, ou plus synthétiques.

Ainsi donc, la musique de Pinball Dreams est des plus emblématiques de l'âge d'or de l'Amiga. Entre-temps, Olof a continué à progresser, comme nous en témoigne ses contributions au projet médiéval-fantastique Merregnon. Mais quelle mouche l'a donc piqué, quand il composa pour Immortal 3 ? Il parvint en effet à dénaturer totalement l'original, qui devient totalement méconnaissable, à tel point qu'il faut deux bonnes minutes pour se rendre compte qu'il s'agit de la musique du menu du jeu.

Oui, il nous sert bien une bonne grosse dance dégoulinante, avec en fond, nos chers thèmes de Pinball Dreams. Est-ce réellement totalement mauvais cependant ? Non, pas tant que ça. A condition de ne pas être puriste ou allergique à ce genre de musiques, on peut lui trouver un certain punch. Sa trame de fond (la succession des thèmes de la musique d'introduction du jeu, certes malmenée, étouffée) lui assure une progression intéressante. Un gâchis relatif... Maîtrisé donc.

Pinball Fantasies (Olof Gustafsson) ****

Rebelotte donc avec Pinball Fantasies, qui subit un traitement similaire : difficilement reconnaissable par moments - toutefois davantage que Pinball Dreams, et très fortement dénaturé. Ici, on perçoit une superposition d'éléments techno voire drum'n bass. C'est rugueux, criard, saturé, assez noir... Mais finalement plutôt réussi. À l'instar de la bande son de la démo Silkcut de TBL, composée également par Olof. On s'en serait peut-être passé, comparativement à l'excellence du module, mais l'exercice de style est rondement mené.

Super Cars 2 (Barry Leitch) ****

La contribution de Barry me tenait particulièrement à coeur, puisque celles des opus précédents s'étaient révélées vraiment au-dessus du lot. Et il faut avouer que celle-ci, ne déroge pas à la règle.

L'introduction de type reggae dub laisse perplexe mais on retrouve très vite le thème principal de l'excellente musique de Super Cars 2. Suivent une phase plus électro et syncopée et une phase à la guitare électrique, toujours sur le même thème. Déconcertant, mais plutôt réussi. Malheureusement, un chouilla excessif par moments, à mon goût.

Disposable Hero ***

Disposable Hero est probablement le meilleur shoot'em up de l'Amiga. Arrivé tardivement, il jouit d'une maîtrise absolue de la machine. Sa jouabilité est réglée au millimètre près. On ne s'ennuie pas un instant. Et la musique est magistrale, bien évidemment, sur un thème tantôt organique, tantôt technologique, suivant l'alternance des niveaux. Un bémol pour les pistes audio de la version CD32 cependant... Qui sont moins bonnes que les modules originaux, mais passons...

Donc, à nouveau, la présence des artistes originaux aidant, toutes les conditions nécessaires sont réunies pour obtenir une piste mémorable dans cette compilation. Mais voilà, j'ai beaucoup joué à ce jeu, et... Je ne reconnais absolument pas la musique. Peut-être ne suis-je pas allé assez loin ? Mais passons...

3 minutes 35 voient se succéder deux musiques différentes. La première, au tempo lent, assez ambient, comporte sons aliens, percussions assourdies, basses fréquences, sons bruts... Un univers caractéristique de nombreux shoot'em up où technologie et organisme inconnus se mêlent. La seconde est plus rapide, synthétique et même presque jovial, quoiqu'un peu plate. Au final, on reste franchement sur sa faim devant un résultat aussi aseptisé et plat. Une bonne musique d'ambiance, en fait.

Alien Breed (Allister Brimble) ****

Déception relative que cette réorchestration de la musique du menu du titre de Team 17. Réorchestration à juste titre puisque les sons synthétiques ont grandement laissé leur place aux cordes et aux cuivres (de synthétiseur). Pourquoi pas après tout, puisqu'il s'agit d'une mise à jour s'affranchissant des limitations techniques de l'époque ? Oui mais non, pas pour Alien Breed. Pas en hypothéquant ce qui faisait l'essence même du jeu : la rencontre de l'organique et du technologique.

Conclusion

Cette compilation est clairement déconcertante : on est souvent déçu par les titres a priori les plus prometteurs, mais fréquemment surpris par ceux qu'on ne soupçonnait pas. Au final, vu la quantité considérable de pistes, il y a très largement de quoi faire un CD audio complet ne comportant que des morceaux de qualité, et seule une poignée sont vraiment mauvais. Jan Zottmann s'est démené pour démarcher de nombreux artistes de l'ancien temps, et mérite clairement notre soutien.

On ne pourrait pas clôturer cet article sans une pensée à Richard Joseph, qui s'est éteint le 4 mars 2007. Richard était l'un de ses talentueux musiciens qui ont participé, de façon créative, à la grande aventure de l'Amiga. Richard était le compositeur des mélodies d'une cinquantaine de jeux dont notamment : Cauldron 2, Speedball 2, Gods, Cannon Fodder, The Chaos Engine, Myth, la série des James Pond et Rise Of The Robots.

Avis complémentaire de Mickaël Pernot

C'est avec plaisir et bonheur que j'avais appris que la collection Immortal allait accueillir un nouveau venu. Il faut dire qu'après un premier CD sympathique, bien qu'un peu trop consacré à Shadow Of The Beast pour moi, le deuxième CD avait enchanté mes cages à miel. Ce troisième opus, dont la liste des musiques trainaît sur le forum du projet était aussi faite pour me réjouir et me donner confiance. Bref, je précommandais le CD sur synsoniq.de et j'attendais que le facteur me livre. Après avoir déballé le CD, je l'enfourne dans le Pegasos, lance Ripper et encode le tout pour pouvoir jouer tout ça avec AmiNetRadio.

Arrive alors le moment de la première écoute, et là... argh ! Oui, argh ! C'est affreux, les titres que j'attendais le plus (ceux de Olaf Gustafsson notamment) sont... différents de ce qu'on peut entendre sortir de Paula habituellement. Je sais qu'il s'agit de versions dites remixées, mais là, c'est trop. Je ne reconnais même pas la musique de Pinball Dreams. Horreur et damnation. Du coup, après une première écoute plus que décevante, j'ai rangé les MP3 dans un coin et j'ai arrêté de l'écouter...

Puis, comme Mahen voulait des avis autres que le sien pour un article pour Amiga Power, j'ai ressorti les MP3 et le CD et j'ai écouté de nouveau. Finalement, j'ai découvert des morceaux de jeux que je ne connaissais pas et qui sont vraiment très bons, et les réadaptations d'Allister Brimble et d'autres sont très bons. Certaines pistes ne trouvent toujours pas grâce à mes oreilles mais le principal est que ce CD n'est pas si mauvais que ça, au contraire. Bien sûr, la déception a été grande mais je suis content de lui avoir donné une deuxième chance. Au bout du compte et si c'était à refaire, je rachèterais ce CD, preuve que somme toute, j'aime bien cet opus. Je me mets même à espérer un volume 4 avec un Gustafsson qui ne bâclerait pas ses pistes.

Barème

* Eurovision
** Finale de la Star Ac'
*** Charlie Oleg
**** Yann Tiersen
***** Rocco Siffredi

Nom : Immortal 3.
Auteur : Jan Zottmann.
Genre : Compilation de musiques de jeux.
Date : 2006.
Licence : commercial.
Prix : 22 euros.

NOTE : 8/10.


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