Obligement - L'Amiga au maximum

Lundi 29 mai 2017 - 15:12  

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Reportage : Gateway Amiga Show - St Louis 2000
(Article écrit par Benjamin Yoris et extrait d'Amiga Power - mai 2000)


Le 1er avril dernier s'est déroulé ce qui est certainement un événement majeur dans la vie si tourmentée de l'Amiga. Depuis la période pré-Commodore, Amiga Inc., société désormais à nouveau indépendante et autofinancée, a laissé entendre les premiers cris d'un bébé. Ce nouveau né n'est autre qu'Amie, le nouvel environnement pour les applications Amiga. Peu à peu, l'espoir renaît.

Saint Louis, Missouri

C'est la dernière fois que l'hôtel Henry VIII accueille le Gateway Amiga Show (aucun lien avec le précédent ténardier de l'Amiga). Ce très bel édifice va être refait et se trouvera en travaux pour quelque temps. Qu'importe pour Bob Sharp et sa femme, organisateurs de la manifestation, ils trouveront à coup sûr un autre endroit l'année prochaine.

Gateway Amiga Show 2000

Côté salon, parmi les stands les plus remarqués se trouvait celui du magazine anglais Amiga Active qui tente ainsi (et qui réussit) une belle percée aux États-Unis. Depuis qu'Amiga Informer a rendu l'âme, il n'y a plus de magazine américain mensuel. L'éditeur britannique PinPrint Publishing y voit donc l'occasion de mieux vendre ce qu'il convient d'appeler LE magazine Amiga mondial. Le numéro courant propose la version complète de Scala 1.2 sur son CD.

Amiga Active

Hyperion Entertainment Software était également présent avec deux A4000 en réseau permettant de s'affronter sur Heretic 2. C'était la première fois que le jeu était montré au public. Et ça a beaucoup plu ! Même les employés d'Amiga n'en sont pas revenus. Cela a surtout donné l'occasion à Hyperion d'expliquer à messieurs McEwen et Moss que l'Amiga Classic a besoin d'un sérieux coup de main sur le plan matériel. Cela pourrait d'ailleurs avoir quelques coïncidences sur la sortie des cartes AmiJoe de Met@box.

Hyperion

Le stand Anti Gravity était situé tout près de l'entrée et on ne pouvait vraiment pas le louper. Les futurs claviers, souris et tours du BoXeR multicolors y étaient en démonstration. L'assembleur américain a profité de l'occasion pour annoncer son rachat du projet BoXeR à Mick Tinker (qui reste de la partie) et de sa collaboration avec Blittersoft pour la distribution. De la bouche même d'Amiga, le BoXeR est à considérer comme "le nouvel Amiga attendu depuis longtemps". Il permettra de faire tourner l'OS Classic mais aussi Amie, le nom de code du nouveau système, puisque ce dernier saura s'adapter à de nombreux types de processeurs.

BoXeR

Paul Nolan était également présent pour montrer Photogenics sous Linux. En dehors de la controverse qu'il a suscité chez nos amis linuxiens (qui clament haut et fort qu'ils ont déjà Gimp, gratuit), il est impressionnant de voir comment le portage s'est bien effectué. Le logiciel donnait l'impression de tourner sur un Amiga (l'interface est quasiment la même) mais aux capacités décuplées. Photogenics va plus loin que Gimp à la fois par sa méthode de travail mais aussi par ses effets uniques. Sans aucun doute Photogenics sera de la partie sur la prochaine génération d'Amiga, et pourrait d'imposer comme la référence en matière de retouche graphique.

Photogenics

Paul Nolan

Les fans d'Amy The Squirrel et de Sabrina Online pouvaient se réjouir, Eric Schwartz tenait son stand haut et fier avec de nombreux T-shirts arborant ses désormais célèbres personnages. Il était également possible d'acheter des albums recueillant les aventures de Sabrina et on pouvait même se les faire dédicacer. De jolis souvenir à rapporter...

Une curiosité amusante ensuite : la Monopoly Amiga en démonstration sur un stand ! Avec un plateau et des cases ressemblant bien évidemment au célébrissime jeu éponyme, cette fantaisie pourrait bien devenir la référence du passe-temps lors de démo parties ou lors de rencontres Amiga. Les pions sont des puces (des vraies), les cartes "Communauté" sont remplaçées par des questions sur le matériel Amiga, bref de bonnes heures de jeu en perspectives. Interrogé sur la question, le créateur ne prévoit malheureusement pas encore une distribution qui pourrait toucher l'Europe. Pour le moment.

Les autres stands/personnes présentes : CompuQuick (revendeur américain), Individual Computers (concepteur du Buddha et d'autres matériels pour Amiga), Haage & Partner (éditeur de logiciels), Nova Design (concepteur d'ImageFX), Holger Kruse (auteur de Miami, dont la première version non-bêta devrait être disponible durant la semaine), Mr. Hardware (revendeur américain), Petro Tyschtschenko (qui a remis un prix -une plaque en crystal- à Bob Scharp et son épouse pour l'organisation de ce rassemblement), SoftLogik (auteur de PageStream, dont la version 4.5 sera disponible prochainement), ACE et Brewster Productions (développeurs de Payroll Plus), Amiga Atlanta (groupe d'utilisateurs qui vendait leur vidéo à propos des Amiga de la NASA), FWD (revendeurs américains), (auteurs de Animouth et Amiga GIS), Amiga Society of Kentuckiana (groupe d'utilisateurs), Best Power (concepteur d'UPS -Uninterrupted Power Supply-), G&C Publishing (éditeur du nouveau magazine "The New Amigans"), Digital Quill Graphics (revendeur américain), etc.

La conférence développeurs

Elle eut lieu en privé et était réservée seulement à des personnes ayant signé un accord de non-divulgation. Pourtant, le lendemain, une démonstration d'Amie eut lieu en grand public durant le banquet final du salon. Que faut-il retenir de cette démonstration ? Tout d'abord, le matériel sur lequel elle tournait : un simple PC K6-2 350 MHz, 64 Mo de SDRAM et une carte GeForce 256 de Nvidia en AGP. Le système de base était une version Red Hat de Linux, mais tout cela n'a que peu d'importance. A terme, Elate (conçu par la société anglaise Tao et qui est la base du nouveau système numérique Amiga : Amie) pourra tourner "sur lui-même" sans avoir besoin d'un système hôte. Bref, il ne faut pas croire que le futur Amiga sera un vulgaire PC aux spécifications moyennes. Cette configuration, abordable, permettra aux développeurs qui en veulent de préparer leurs logiciels (portages, recompilations ou bien créations) pour la future génération. Bill McEwen s'enthousiasmait d'ailleurs que plus de 110 logiciels étaient en cours de développement au moment du salon.

Bill McEwen

Mais que pouvait-on voir sur cette fameuse machine de développement ? Il y avait donc Linux et par-dessus, Elate avec sa GUI et son fameux langage VP (Virtual Processor). Pour commencer, un Quake apparaît dans une fenêtre. Classique, il tourne vite, pas de problème. Tant qu'on y est, en voilà un autre dans une autre fenêtre. Toujours RAS. Allez, rajoutons un petit Doom histoire de marquer le coup et observons. Pas l'ombre d'un essoufflement. Les choses sérieuses commencent : une fenêtre est ouverte et son contenu est en fait un effet temps réel de colorisation. La fenêtre est placée à cheval sur l'un des Quake. La partie commune du Quake avec la fenêtre "colorisante" s'en trouve changée et le Quake continue de tourner sans broncher. Wow comme dirait Mathias Parnaudeau :).

La fenêtre de colorisation est placée maintenant à cheval sur les deux Quake. Les parties communes de chaque fenêtre s'en trouvent colorisées et tout reste nickel. WOW ! Dans la foulée, un navigateur Web est lancé, ainsi qu'une grosse Boing Ball qui rebondit partout sur l'écran. Cette balle jette une ombre sur les fenêtres qu'elle croise, ainsi on arrive à avoir dans le Quake une partie de la fenêtre "colorisée" par l'effet précédent et une autre partie assombrie par le passage de la Boing Ball. Encore plus fort, lorsque l'ombre passe sur la partie colorisée de Quake, les effets s'additionnent !

Elate

Elate se présente donc comme étant très rapide et fonctionnel. Il est également très doué pour le Java puisqu'on a pu voir tourner un moteur 3D (en rendu logiciel) totalement en Java et à bonne vitesse ! En parlant de ça, les Quake de tout à l'heure, vous croyiez qu'ils étaient accélérés par la GeForce ? Que nenni ! C'était bel et bien du rendu logiciel ! Mais attention à l'effet poudre aux yeux. Le but même de ce genre de démonstration est d'en mettre plein la vue afin de convaincre qu'on est en face de la meilleure solution existante. Le couple AmigaOS/Elate (Amie) sera jugé sur son esprit Amiga, son interface, sa configurabilité, son multitâche, son aspect "proche de l'utilisateur", etc. Bref, tout ce que fait qu'AmigaOS reste puissant et si attachant de nos jours.

Des dessins concepts de futurs machines Amiga ont été montrés par Arthur Argote, graphiste chez Disney :

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dessins nouveaux Amiga

Trois mois plus tard

Lors du salon de St Louis, Bill McEwen insistait sur le fait qu'en seulement trois mois, lui et son équipe ont réussi à remettre l'Amiga sur pied et lui donner un nouveau système avec Tao. Le nouveau président d'Amiga prédisait que trois mois plus tard, le système de développement serait prêt (le fameux SDK : Software Development Kit). Eh bien trois mois plus tard... nous y sommes. Et nous ne pouvons que constater les faits : le SDK est là et la machine développeur aussi.

Cette dernière a d'ailleurs légèrement changé : ce n'est pas la GeForce de Nvidia qui l'équipe mais une carte G400 de Matrox. N'y voyez pas une quelconque rétrogradation : la G400 coûte moins cher que la GeForce (rendant ainsi la machine plus abordable) et offre des performances très honorables (plus rapide que la Voodoo3 et talonne la GeForce sur certaines opérations). Par ailleurs, un certain rapprochement entre Amiga et Matrox a été effectué, ce qui ne peut augurer que de bonnes choses concernant le futur et le devenir de l'Amiga Classic. C'est bien la première fois que l'Amiga croise un constructeur 3D sur sa route, le Permedia 2 et Phase 5 n'étant qu'un "accident". En effet, un aucun cas 3DLabs, les concepteurs du Permedia 2, n'ont été impliqués dans un quelconque développement Amiga, ni dans la construction de la BVision ou de la CyberVision.

Enfin, si vous n'êtes pas un développeur, inutile de vous précipiter vers une machine développeur Amiga : il s'agit en effet d'un PC sur lequel est installé la distribution Linux Red Hat et une version d'Elate, prête à être programmée en langage VP ou Java. Sachez également qu'une version du SDK pour les Amiga PowerPC/Permedia 2 est à l'étude pour éviter d'avoir à acheter une machine de développement.

La balle est maintenant dans chaque camp. Amiga devra pousser pour trouver de nouveaux développeurs : dans la communauté Amiga bien sûr mais aussi chez les fans de Linux. Les entreprises à la recherche d'un noyau stable, rapide et très portable seront certainement intéressées, y compris celles cherchant des systèmes capables de s'intégrer à des téléphones portables (le WAP n'est pas loin...) ou les fameuses "Information Appliances" (outils portables intelligents) que chérissait tant Jim Collas. Les développeurs Amiga (ceux qui restent...) devront également franchir le pas et découvrir quelque chose de nouveau et d'excitant. Les utilisateurs, enfin, devront comme d'habitude patienter, mais aussi s'y faire. Le futur Amiga selon McEwen n'est pas forcément une nouvelle machine. Il s'agira aussi d'un environnement pouvant tourner sur un PC, un iMac, sous Windows ou sous Linux. Mais l'essentiel est qu'il soit le plus facile d'utilisation, d'installation et qu'il tire le maximum du matériel sur lequel il se trouve.

Être rapide, casser les barrières de la compatibilité matérielle, tourner sur des machines peu onéreuses et puissantes : on ne la tient pas notre révolution ?


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