Obligement - L'Amiga au maximum

Mardi 25 juillet 2017 - 00:48  

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Actualité : Escom achète l'Amiga
(Article écrit par Gilles Bourdin et extrait d'Amiga News - juin 1995)


Voilà, c'est fait, c'est irréversible et définitif. Escom est le propriétaire de Commodore, de l'Amiga et de toutes les marques déposées de l'ancien groupe informatique.

Lorsque la nouvelle est tombée sur nos téléscripteurs, beaucoup ont montré leur inquiétude, que ce soit sur Usenet ou dans la presse internationale. Vous avez vous-même pu lire dans nos colonnes les réserves qu'il pouvait y avoir quant à un rachat de la technologie Amiga par un fabricant comme Escom. Ce sentiment était partagé par nos confrères dont je cite Ottmar Roehrig de "Die Zeit" en Allemagne : "Que pourrait bien faire de l'Amiga un bricoleur de PC comme Escom ?"

Si cette introduction a le ton d'une justification, c'est que, comme vous allez pouvoir le lire plus loin, les choses, en se précisant, peuvent faire changer d'opinion les plus sceptiques. Voilà pour ma position. Ensuite, je voudrais corriger quelques inexactitudes du mois dernier : Helmut Jost n'est pas le PDG d'Escom. Il fait cependant partie du conseil d'administration de l'entreprise. Le PDG s'appelle Manfred Schmitt et possède 51 % des parts de la SA.

Manfred Schmitt

Les autres actionnaires sont Siemens avec 10%, Quelle avec 25% et le marché public avec 14% sur le Bourse de Francfort. Comme vous pouvez le constater, les capitaux engagés proviennent de sources on ne peut plus prestigieuses. Siemens est l'équivalent d'IBM en Allemagne, Quelle pourrait se résumer à la Redoute et les Trois Suisses réunis, et je dois être loin du compte...

Escom réalise un chiffre d'affaires de deux milliards de marks par an et c'est une entreprise très agressive dans le domaine des compatibles PC en Allemagne, en France et plus récemment aussi en Angleterre où ils viennent de reprendre la chaîne de magasins Rumbelows représentant environ 231 points de vente ! Le réseau européen d'Escom compte plus de 750 points de vente en tout, et il y également une partie de vente directe.

D'après ce que j'ai pu entrevoir chez Escom, cette agressivité commerciale va maintenant se reporter sur l'Amiga, qui peut espérer un avenir plus rose. Il suffit d'ouvrir un magazine de la presse PC en France pour se convaincre du potentiel marketing du groupe.

J'ai fait un peu de route vendredi 12 mai pour aller voir ces messieurs d'Escom, dont je connais la plupart pour avoir déjà travaillé avec eux chez Commodore il y a de cela quelques années. Monsieur Dr Bernd Wirsing est actuellement responsable relations publiques et Presse pour Escom au niveau mondial. Le Doc (Dr Peter Kittel) est le nouveau numéro 1 du développement Amiga au niveau mondial. La structure de l'entreprise va être profondément modifiée pour pouvoir accueillir le nouveau pensionnaire exigeant qu'est l'Amiga.

Amiga Technologies

Dans un premier temps, une nouvelle filiale va être créée. Son nom est déjà choisi, il s'agit de "Amiga Technologies" et le sympathique logo (le V multicolore) Amiga va sans aucun doute être repris. Cette SARL sera autonome et filiale à 100% d'Escom. Il devrait à terme y avoir une cinquantaine de personnes dont la plupart ne sont pas encore recrutées ; il en arrive de nouvelles chaque jour. La coordination du développement, de la distribution, du marketing (agressif !) et des relations publiques se fera entièrement en Allemagne. La nouvelle société disposera de ses propres locaux à Heppenheim, tout comme la maison mère.

"Amiga Technologies ne fera que de l'Amiga", (du moins en un premier temps), son PDG n'a pas encore été choisi. Ce ne sera pas forcément Manfred Schmitt, PDG d'Escom.

Peter Kittel, ancien responsable assistance chez Commodore Germany, nouveau responsable du développement mondial d'Amiga Technologies, s'active en ce moment pour remettre en marche une mécanique immobile depuis plusieurs mois. On apprend par exemple que tous les noeuds du réseau CBM ADSP sont encore existants un peu partout dans le monde, certains chez des particuliers, d'autres dans des entreprises comme Village Tronic (le serveur y est même encore en service). Tous ces éléments sont prêts à être réactivés et cela devrait se faire dans les semaines qui vont suivre.

Les objectifs sont clairs

En un premier temps, il est impératif de produire des machines et de les distribuer rapidement pour faire face à la demande qui attend maintenant depuis plus d'un an. Ensuite, la volonté de continuer le développement de l'OS Amiga et du matériel a été clairement exprimée.

Les salons Amiga vont bien sûr revoir le jour un peu partout, c'est aussi une des priorités. D'autres objectifs primordiaux concernent la réactivation des programmes d'assistance aux développeurs dans tous les pays et des prises de contact avec certains d'entre eux pour établir des partenariats de coopération.

La première conférence de presse Amiga se tiendra chez Escom avant la fin du mois. Tout le monde s'active avec beaucoup d'assiduité pour faire avancer les choses le plus vite possible.

Une politique ouverte

Amiga Technologies a décidé (sagement, il me semble) d'avoir une politique ouverte vis-à-vis des développeurs et des revendeurs/centres SAV. Celui qui voudra fabriquer des Amiga pourra le faire, ceux qui voudront en vendre ou en réparer pourront les acheter directement chez Escom. Cette précision s'adresse notamment aux distributeurs français qui craignaient de voir Escom utiliser exclusivement son propre réseau de distribution, ce ne sera pas le cas. Les compétences du réseau existant leur seront toujours indispensables. On pourrait enfin voir arriver des portables et il n'est pas impossible qu'Escom nous sorte le premier en 1996.

Des licences ont déjà été cédées à certaines entreprises, notamment en ce qui concerne les fameux set-top box ; ces receveurs satellite interactifs à base de carte mère Amiga, dotés d'une connexion réseau, d'un lecteur de CD et d'un lecteur de cartes à puce pour les paiements à distance.

Je résume :
  • Escom autorise la fabrication de compatibles Amiga et accordera des licences sur le matériel et le système d'exploitation à qui le voudra.

  • 1996 sera l'année des nouvelles générations. L'implémentation de nouveaux processeurs comme le PowerPC ou le HP-PA sont à l'étude. Cependant, pour 1995, ne vous faites pas d'illusions, il faudra encore se contenter des A1200, A4000 et A4000T, mais au moins on pourra en racheter bientôt et sans doute à des prix concurrentiels, ce qui n'était pas le cas auparavant. La disponibilité des machines devrait être possible en septembre et il s'agira sans doute des modèles haut de gamme. Le reste suivra.

  • Le développement de l'OS va être relancé en quatrième vitesse, ainsi que le développement matériel. Une carte 68060 pourrait arriver rapidement, c'est facile à faire, ça ne coûterait pas trop cher et ça remettrait l'Amiga au niveau des PC Pentium. En tout cas, il faudrait remplacer la carte 3640 de l'A4000 actuel par quelque chose de plus performant, doté d'un bus local pour la mémoire et d'un contrôleur SCSI. Des contacts actifs avec un grand nombre de développeurs se font en ce moment pour pouvoir commencer rapidement. Il est possible que des bijoux comme MagicWB ou ToolManager soient intégrés à l'OS en standard. Cela ferait gagner beaucoup de temps. Tous les projets de ce type feront l'objet d'une considération : compilateurs, émulations, Unix (au moins celui de Commodore sera relancé et adapté aux processeurs plus puissants), matériel (bien que j'ai senti chez Escom une préférence à concevoir et faire leur matériel eux-mêmes), etc.

  • Bref, l'impression laissée par ces quelques heures d'entrevue avec ceux qui ont maintenant la lourde tâche de redonner vie à l'Amiga a été rassurante, presque enthousiasmante. Je pense sincèrement que la tempête est enfin passée et que les choses ne pourront qu'aller mieux.
Il y aura à la fin de ce mois une conférence de presse chez Escom pendant laquelle journalistes et développeurs pourront eux-mêmes voir de quoi il en retourne.

Merci à Régis Rampnoux et aux autres de Ramses qui ont proposé leur aide.


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