Obligement - L'Amiga au maximum

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Test de Directory Opus 5.5
(Article écrit par Yann-Erick Proy et extrait d'Amiga News - décembre 1996)


Imaginez un Workbench qui vous permette de faire plusieurs choses à la fois, sans jamais être bloqué par une copie en cours ou l'affichage d'un vaste répertoire, qui reconnaît automatiquement le type des fichiers affichés et vous permet d'appeler le programme le plus adapté pour chacun, qui vous permet de créer des palettes flottantes de boutons ou d'icônes, ainsi que des menus supplémentaires. Vous en rêviez ? Opus le fait...

Taxonomie

On peut classer les utilitaires de manipulation des fichiers en deux grandes familles.

Avec la première, on dispose d'autant de fenêtres que l'on veut. Le double-clic sur un répertoire ouvre une nouvelle fenêtre qui en liste le contenu. Le double-clic sur un programme lance celui-ci, et le double-clic sur un autre fichier tente de lancer le programme approprié pour charger ce fichier. Enfin, il suffit de faire glisser un fichier d'une fenêtre à une autre pour qu'il soit déplacé ou copié. Ce fonctionnement, vous le connaissez bien, c'est celui du Workbench de l'Amiga, du Finder du Macintosh, ou du Gestionnaire de fichiers de Windows 3.11. C'est aussi celui de Browser II, un superbe utilitaire décrit dans le numéro 60.

Avec la seconde, on ne dispose que de deux fenêtres en regard l'une de l'autre, et on accède rapidement à toutes les actions sur les fichiers et répertoires grâce à une pléthore de boutons, plutôt que d'avoir à passer par d'éventuels menus comme c'est le cas avec les précédents. Cet autre mode de fonctionnement ne vous est sans doute pas étranger, il trouve son origine dans le monde PC avec Norton Commander et PC Task, et de nombreux utilitaires Amiga s'en sont jadis inspiré : CLImate, DirUtil, DiskMaster, DirWork, etc.

Le marché Opus

Et Directory Opus, me direz-vous ? Eh bien, jusqu'à la version 4, Opus faisait partie de la seconde famille. La version 5 a été un changement radical : sans totalement renier son passé, Opus est désormais multifenêtre et multitâche, rejoignant ainsi, à plus d'un titre, le précurseur qu'a été Browser II.

Opus 5.x vous permet donc d'ouvrir autant de fenêtres (les "listeurs") que la mémoire disponible vous le permettra, comme le Workbench. Il y a cependant une différence : si le Workbench ouvre une nouvelle fenêtre à chaque fois que l'on double-clique sur un répertoire, Opus, lui, réutilise la fenêtre courante. Cela permet ne pas encombrer son écran de façon inutile, mais c'est parfois indésirable. Opus permet cependant l'ouverture d'une nouvelle fenêtre en appuyant sur la touche Majuscules avant le double-clic. On peut seulement regretter qu'on ne puisse pas choisir le mode d'ouverture par défaut, à l'aide d'une option dans les réglages, comme le propose Browser II.

Le mode de fonctionnement par fenêtre source et fenêtre destination, avec action sélectionnée dans une barre de boutons globale, est toujours disponible, avec cependant la faculté d'avoir plusieurs fenêtres d'un type ou de l'autre : on peut ainsi d'un clic copier le contenu de deux répertoires dans un troisième, ou dupliquer le contenu d'un répertoire dans deux autres.

Mais l'intérêt du multifenêtrage serait bien limité s'il devait s'arrêter à ce type de situation et au seul confort de visualisation (le fait de ne pas avoir à devoir jongler avec deux fenêtres seulement pour passer d'un répertoire à un autre, comme c'était le cas avec Opus 4 ou DirWork 2.1).

Qui n'a pas pesté en ne pouvant rien faire de ses fenêtres de Workbench pendant que celui-ci explore un gros répertoire sur une disquette (opération hélas très lente) ? Quelle dérision en effet de disposer d'un système d'exploitation au fonctionnement multitâche réputé et d'y accéder au travers d'une interface ne pouvant pas en tirer parti !

Contrairement au Workbench, Opus est multitâche, ce qui vous permet de continuer à travailler dans certaines de vos fenêtres pendant qu'une opération un peu longue se déroule dans d'autres. La "granularité" de ce multitâche est cependant moins fine que celle de Browser II : avec une tâche créée pour chaque fenêtre (plus quelques autres qu'on ne détaille pas ici), Opus bloque toute nouvelle opération dans les fenêtres dans lesquelles il se passe déjà quelque chose (par exemple, les fenêtres source et destination d'une copie). Browser II crée, lui, une nouvelle tâche pour chaque opération : aucune fenêtre ne bloque une éventuelle nouvelle action (mais il faut bien avouer que cela conduit parfois à de cruelles erreurs : lancer deux opérations concurrentes sur la même disquette arrache de tels cris au lecteur de disquette que l'on apprend vite à se méfier du multitâche...).

Enfin, ce qui frappe à l'utilisation de Directory Opus 5.5, ce sont les multiples possibilités que l'on a pour réaliser la même opération. Par exemple, le défilement du contenu d'une fenêtre s'obtient soit par les classiques ascenseurs, soit par les touches de curseur, soit par le déplacement de la souris, tout en appuyant sur son bouton droit. Si l'on y ajoute les nombreux menus contextuels (très à la mode), les non moins nombreuses possibilités de configuration (barres de boutons ou d'icônes, menus, etc.), ainsi que l'exploitation du moindre pixel (cliquer sur le bord gauche d'une fenêtre revient à afficher le répertoire parent), Opus se révèle d'une très grande flexibilité, qu'entache cependant l'inévitable impression de complexité engendrée.

Directory Opus 5.5

Quoi de neuf, docteur ?

Les utilisateurs de Directory Opus 5, qui n'ont rien appris jusqu'ici, l'attendaient avec impatience : qu'apporte cette nouvelle version 5.5 ? Parmi les innovations majeures, notons :
  • Le mode d'affichage par noms peut faire apparaître les titres des différentes colonnes, ceux-ci étant des boutons permettant de choisir, par un clic, l'ordre de tri des fichiers, et par un déplacement, l'ordre des colonnes.
  • Un nouveau mode d'affichage fait son apparition, alliant l'esthétique de l'affichage des icônes aux nombreuses fonctions du mode d'affichage des noms seulement.
  • Une interface avec le protocole FTP permet de se promener dans les répertoires d'un ordinateur distant (par exemple, un site Aminet) comme s'il s'agissait de répertoires du disque dur de l'Amiga (figures 2 et 3) !
  • Le menu contextuel affiché pour un clic du bouton droit sur une icône, peut être enrichi d'entrées spécifiques au type du fichier associé.
  • Il n'est plus nécessaire d'activer une fenêtre pour que l'appui sur le bouton droit de la souris (ou celui du milieu) soit interprété pour cette fenêtre.
  • La zone de saisie du répertoire listé, est munie d'un historique que l'on fait défiler à l'aide des touches "Haut" et "Bas".
  • Chaque fenêtre peut désormais avoir ses propres réglages (c'est-à-dire sa barre d'icônes, son menu utilisateur, son format, etc.).
  • Les barres d'outils peuvent être redéfinies à la volée, grâce à une interface conviviale.
  • Les types de fichiers (Cf. la bibliothèque "whatis.library" associée à Browser II) peuvent être créés et modifiés à la volée eux aussi, et avec la même facilité.
  • De nouvelles commandes internes, de nouvelles commandes ARexx, etc.
Directory Opus 5.5
Figure 2

Directory Opus 5.5
Figure 3

Incompatibilités d'humeur

L'auteur d'Opus, Jonathan Potter, est un vieux briscard de l'Amiga et il semble en connaître toutes les ficelles : son logiciel exploite à fond les capacités de l'Amiga, sans contourner le système de manière illégale. Il est tellement bien fait que son mécanisme de synchronisation des tâches n'est pas affecté par un système de priorité dynamique des tâches, tel que celui introduit par Executive. Ce n'est pas le cas de Browser II qui est un plus chatouilleux à ce niveau-là, et qu'il est préférable de retirer des tâches dont la priorité est réajustée.

Par contre, si l'on utilise MuFS, le système de fichiers multi-utilisateurs, Opus ne reconnaît pas le propriétaire et le groupe d'un fichier, et n'affiche pas correctement le volume spécial HOME: parmi les autres volumes, ce que sait faire Browser II.

De plus, les utilisateurs de NewIcons ne pourront obtenir l'affichage correct des couleurs de leurs icônes que s'ils utilisent Opus en remplacement du Workbench (ce qui est de toute façon conseillé).

Ce dernier problème n'est pas un bogue mais est inhérent à la nature respective des deux programmes (Bruce Lepper : l'A3000 utilisé pour la gestion rédactionnelle de ce journal tourne depuis un mois avec un Workbench Opus sans problèmes notables. Pour rendre moins pénible la transition de l'ancien Workbench, il a fallu garder en "Sortie" l'icône d'Opus 4, logiciel qui tourne sans difficulté en même temps qu'Opus 5.5. En fait, cette transition s'est passée assez facilement, et Opus 4 a été "rangé" après deux semaines).

Conclusion

La notion résumant le mieux Directory Opus, c'est la multiplicité : appartenant à la fois à l'une et l'autre famille de gestionnaires de fichiers, il ne fonctionne pas totalement comme l'une ou comme l'autre, ce qui désoriente au premier contact. Impression renforcée par le foisonnement de comportements de chacun des deux boutons de la souris, suivant la zone où se trouve le pointeur et suivant la touche éventuellement pressée en même temps.

Mais si l'on sait passer outre cette première impression dérangeante, Directory Opus se révèle d'une puissance et d'un aboutissement inégalés. Il suffit en fait de savoir faire abstraction de beaucoup de ses possibilités et de les découvrir peu à peu. Opus devient alors un parfait remplacement du Workbench, et un aboutissement de la voie ouverte jadis avec Browser II.

Directory Opus et Internet

Opus bénéficie d'un répertoire propre dans la hiérarchie d'Aminet, témoin du soutien de ses utilisateurs : biz/dopus.

Il a aussi plusieurs pages Web permettant d'en savoir plus, de récupérer des utilitaires associés ou d'obtenir des réponses à des questions fréquemment posées : www.livewire.com.au/gpsoft/dopus55.html.

Nom : Directory Opus 5.5.
Développeur : GPSoftware.
Genre : gestionnaire de fichiers/bureau.
Date : 1996.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, AmigaOS 3.0, 1 Mo de mémoire.
Licence : commercial.
Prix : 690 FF.


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