Obligement - L'Amiga au maximum

Dimanche 16 janvier 2022 - 11:42  

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Test de Desert Strike: Return To The Gulf
(Article écrit par Seb et extrait de Joystick - avril 1993)


Avant de tomber dans les lecteurs de disquette d'un Amiga, Desert Strike existait sur consoles. Le jeu ayant eu un très grand succès sur ce format, le grand patron d'Electronic Arts, qui est sacrément intelligent, s'est dit qu'il pourrait se faire encore plus de thunes en sortant le jeu sur micro-ordinateurs. Les programmeurs se sont défoncés, sans aucun doute, et le résultat final est tout à fait à la hauteur de ce que nous pouvions attendre. Pour être parfaitement honnête, il est même mieux que ça.

Desert Strike: Return To The Gulf

Le scénario de Desert Strike ne fait pas dans la dentelle. Inutile, d'ailleurs, puisque Desert Strike est un jeu d'arcade et de massacre, et qu'avec ce genre de titres, on n'a pas le temps de s'embrouiller avec des états d'âme. Un ignoble dictateur, c'est ainsi qu'il est présenté, vient de déclencher une guerre au Moyen Orient, dans un pays qui n'est pas cité mais que l'on n'aura pas de mal à identifier. Les Américains décident alors de voler au secours des opprimés. Ça leur prend de temps en temps. Mais de temps en temps seulement, ces gens-là sont très sélectifs, voyez-vous, il y a opprimés et opprimés dans le coeur d'un chef de la Maison Blanche. Bref, toujours est-il qu'ils vous envoient vous, pilote d'un superbe hélicoptère Apache, pour accomplir quelques missions qui laisseront pas mal de sang sur le sable du désert.

Desert Strike: Return To The Gulf

Le jeu tout entier est divisé quatre grandes missions, elles-mêmes divisées en plusieurs objectifs. A chaque fois, vous démarrez sur le pont d'une frégate, à courte distance de la côte ; à vous de vous envoler pour partir massacrer du méchant. Il n'y a pas l'ombre d'une simulation dans Desert Strike, vous pilotez l'hélicoptère à la manette et vous appuyez sur le bouton de tir pour envoyer, au choix, différents missiles ou quelques bonnes rafales de canon.

La vue adoptée pour Desert Strike apporte sa dose de réalisme puisque le jeu est en 3D isoméique. Le sol bouge grâce à des défilements multidirectionnels de bonne qualité, agréablement fluides sans être impressionnants, mais surtout sur toute la surface de l'écran.

Desert Strike: Return To The Gulf

L'action, dans Desert Strike, est absolument ininterrompue, vous passez votre temps à parcouriir le terrain en tous sens, afin d'aller bombarder un radar, pour détruire un centre de commandement, tout en zigzaguant entre les tirs de vos ennemis. Grand intérêt du jeu, la variété des objets qui se déplacent autour de vous. De nombreux véhicules ennemis, mais aussi tout un tas d'éléments de décors, de bâtiments, ou même de personnages. Les soldats ennemis qui se promènent à pied sont d'ailleurs tout à fait hilarants, et leur tirer dessus est encore plus jouissif que les voir évoluer.

De très nombreux bruitages accompagnent le jeu, ils sont d'excellente qualité. Le bruit de l'hélicoptère est extraordinaire, les explosions sont terrifiantes (visuellement aussi d'ailleurs, les plus réussies qu'il nous ait été donné de voir dans un jeu), et quelques numérisations de voix accompagnent le jeu : cris des hommes qui se font descendre, cris des vigies qui tombent de leurs tours, ou bien voix féminine qui vous annonce que vous entrez dans une zone dangereuse. Les quelques musiques qui accompagnent le jeu, en introduction ou sur les menus, sont elles aussi excellentes. Electronic Arts confirme que l'Amiga est une bécane extraordinaire au niveau du son, trop peu exploitée malheureusement.

Tout le charme de Desert Strike réside dans le fait que le joueur est presque totalement libre. Il a des missions à remplir, mais n'est pas guidé par un défilement qui l'emmène face aux ennemis. Le joueur se déplace sur le terrain, chasse l'ennemi, regarde la carte qui est à sa disposition, mate le radar pour trouver ses objectifs, et se débrouille comme il peut. Autre élément fort : le stress. Et il est réellement présent, vous devrez toujours faire attention à votre niveau de carburant, ainsi qu'aux munitions qui vous restent. Impossible de tirer dans tous les sens comme un dingue, les munitions sont limitées et il faut aller en récupérer sur le terrain en permanence.

Les quatre grandes missions qui vous attendent mettent en scène différents ennemis, différentes actions. Au fur et à mesure que vous avancerez dans le jeu, vous devrez effectuer de plus en plus d'actions : détruire une usine d'armes chimiques, exploser des radars, délivrer des prisonniers politiques, raser un camp de prisonniers militaires, repérer et mettre en bouillie des lance-missiles SCUD, la guerre du Golfe comme si vous y étiez, avec les morts pixelisés à la place des Kurdes gazés, c'est toujours plus agréable.

Desert Strike: Return To The Gulf

Un système de mots de passe permet de reprendre une partie au début d'une des quatre campagnes. Heureusement, car le jeu est d'assez haut niveau, il n'est pas facile d'arriver à la fin, pas facile de traverser les tableaux sans se faire cartonner toutes les dix secondes. Le défi est de taille, le jeu n'en est que meilleur.

Même si la catégorie est étroite. Même si les jeux d'hélicoptères en 3D isométriques ne courent ni les rues ni les rayons des magasins, Desert Strike est une véritable référence. Une partie est un pied total, on tire, on vise, ça explose de partout, on se fait cartonner, on s'énerve, on frappe sur sa manette, on frappe sur son ordinateur, on frappe sur son chien, on se roule par terre, mais c'est du bonheur en bloc, de la véritable joie, la fête du massacre, le grand 14 juillet de l'explosion et des machies en feu.

Nom : Desert Strike: Return To The Gulf.
Développeurs : Electronic Arts.
Éditeur : Electronic Arts.
Genre : jeu de tir.
Date : 1993.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, 1 Mo de mémoire.
Licence : commercial.

NOTE : 8,5/10.

Les points forts :

- Les bruitages et les musiques sont de très grande qualité. Même les menus font des "scroummmf" et "schpuuuufff" magnifiques.
- La taille de l'écran fait plaisir à voir. Pour ne pas dégrader les superbes graphismes, il n'y a même pas de tableau de bord ou d'indications quelconques sur la surface de jeu.

Les points faibles :

- Allez, puisqu'il faut toujours râler un petit peu pour que les programmeurs essayent de faire encore mieux la fois suivante, disons que Desert Strike aurait pu être un poil plus rapide. Le jeu ne rame pas, mais parfois on aimerait tracer un peu plus.


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