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A propos d'Obligement
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David Brunet
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Test de DarkSpyre
(Article écrit par Joachim Nettelbeck et extrait de Tilt - mars 1992)
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Les dieux deviennent de plus en plus exigeants : à peine le monde de médiéval-fantastique
du nouveau jeu de rôle et d'action d'Electronic Zoo ne leur plaît-il plus qu'ils dressent
une tour mystérieuse au milieu du paysage. Un héros courageux doit maintenant la traverser
de part en part, sous peine de voir la fin du monde arriver !
Au moins, les pères du ciel en colère ont fixé un délai raisonnable pour cette entreprise, même si
le manuel et la boîte se disputent pour savoir si 300 ou carrément 2000 ans sont appropriés pour
une telle tâche.
Mais quelle qu'ait été la durée de ce sursis, il est certain que toutes les tentatives précédentes
ont échoué et que le Jour du Jugement Dernier est désormais imminent. Cependant, une dernière chance
est encore accordée aux hommes, et c'est donc à vous qu'il incombe d'explorer les plus de 50 niveaux de
Darkspyre.
Cette histoire un peu farfelue constitue le prélude à un jeu de rôle, de baston et de collecte
agréablement varié, dont la vue de dessus rappelle un peu Gauntlet. Ici, il ne s'agit pas seulement
de tabasser des ennemis en temps réel et d'utiliser des clés ou d'autres objets aux bons endroits.
Non, il faut en parallèle désamorcer des pièges, ramasser et utiliser correctement des sorts ou des
potions magiques, ou même passer des tests d'agilité.
Ceux qui n'aiment pas le héros prédéfini peuvent aussi créer le leur, dont les caractéristiques
initiales comme la force, l'endurance, etc. sont soit "tirées aux dés", soit réparties manuellement
(pas de façon illimitée, bien sûr).
Une fois le niveau actuel minutieusement exploré, on peut passer au suivant à l'aide d'une porte
dimensionnelle. Mais attention : premièrement, il n'y a pas de retour possible (ce qui est resté
inachevé le restera pour toujours), et deuxièmement, aucune partie ne se ressemble !
Quiconque doit recourir aux sauvegardes en raison d'un regrettable décès réapparaîtra donc à un
endroit totalement différent lors d'une nouvelle utilisation de la porte du niveau. Et puisque
nous parlons de sauvegarde : pour cela, il faut une rune spéciale, qui ne se trouve malheureusement
qu'une seule fois par étage.
Si le sombre Spyre se laisse jouer de manière plutôt divertissante, ce n'est certainement pas grâce
à ses graphismes. Certes, ceux-ci offrent des animations tout à fait correctes et un défilement du
même acabit, mais pour le reste, ils ne proposent guère plus que le strict minimum.
La représentation du donjon vu du dessus est agréable grâce à un effet de relief complémentaire, mais
bien laide en raison du manque de couleurs et de détails. Les monstres sont assez variés et bien dessinés.
Le son et les bruitages proviennent également des fonds de tiroir. Énervant et pas vraiment original.
Les commandes par menu et icônes s'avèrent en revanche plus intéressantes, puisqu'on peut utiliser
à sa guise la manette, la souris ou les touches - la meilleure solution étant sans doute un mélange
de clavier et de rongeur. L'ergonomie à la souris est quand même assez désagréable et l'on est sans
cesse obligé de "soulever" l'écran d'état du héros pour déposer des objets dans ses poches.
De plus, les combats sont trop rudimentaires, en dépit paradoxalement de possibilités de jeu variées.
L'idée de l'inventaire, qui peut être glissé de haut en bas comme un écran du Workbench, n'est fondamentalement
pas mauvaise non plus. Quiconque accepte un champ de jeu plus étroit a ainsi toujours un accès rapide
aux objets collectés, ce qui peut s'avérer salvateur de temps à autre.
Si vous n'accordez donc pas tant d'importance que cela à la réalisation, vous devriez tout de même jeter
un coup d'oeil (lumineux) à Darkspyre...
Nom : DarkSpyre.
Développeurs : Software Sorcery.
Éditeurs : Electronic Zoo, Event Horizon.
Genre : jeu de rôle.
Date : 1991.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, 512 ko de mémoire.
Licence : commercial.
Prix : 89 DM (environ 300 FF).
NOTE : 5/10.
Les points forts :
- Une jouabilité variée.
- Une grande rejouabilité grâce à la génération aléatoire.
- Le joueur a la liberté de personnaliser son héros et de répartir ses statistiques.
- Le système de contrôle par menus et icônes est intéressant.
- L'ergonomie de l'inventaire est originale.
- Des animations et un défilement corrects.
Les points faibles :
- Le visuel est très pauvre et se contente du strict minimum.
- Des combats rudimentaires.
- Une bande-son médiocre.
- Un système de sauvegarde contraignant (il faut trouver une rune spéciale).
- emplaire par étage.
- Le scénario est un peu farfelu.
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