Obligement - L'Amiga au maximum

Lundi 29 mai 2017 - 15:20  

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Reportage : Computer '94 (Cologne 1994)
(Article écrit par Jac Pourtant et extrait d'Amiga News - décembre 1994)


Cologne : l'Amiga se porte encore très bien !

Comme presque chaque année, le soleil sublimait l'excitation sur le chemin du salon. L'organisation était parfaite et le vendredi n'était pas trop chaotique. Le samedi, la foule était si dense que je n'ai même pas rencontré Lucas Janin que j'avais vu la veille. La dernière fois que j'étais au Salon de la Micro en France, le cumul des entrées ne dépassait pas 400 au deuxième jour et les spécialistes Amiga ne savaient même pas qu'il y avait un mode "productivity" sur l'A3000. A Cologne, on peut vraiment se fier aux réponses à des questions telles que "est-ce que ça va être compatible avec mon contrôleur X et ma carte accéleratrice Y avec le programme Z ?". Ils savent.

Dès l'entrée, on apercevait un grand drapeau Commodore, mais ce n'était qu'une antique bannière récupérée par un stand mercantile. La plus grande halle était plus spécialement occupée par l'Amiga mais des podiums sensationnels à base de produits PC attiraient les curieux plus par espoir d'attraper au vol des bonbons ou des frisbies que par la qualité des graphiques qui se déroulaient en arrière-plan. Des stands Acorn plus nombreux que par le passé présentaient des Archimedes et des A5000 RISC.

Cologne 1994

Pour le marché Amiga, il faut bien comprendre que le salon annuel a un double intérêt : la présentation des nouveautés et une gigantesque braderie de produits introuvables ailleurs, anciens ou nouveaux, et concentrés sur une surface réduite permettant de courir d'un stand à l'autre pour faire des comparaisons de qualité et de prix.

La sensation de l'année

Commençons par le plus spectaculaire. Le stand de MacroSystem faisait des démonstrations parallèles de VLab-Motion, VLab Y/C, Xi-Paint, Toccata, Retina Z2, Retina BLT Z3, VCode et Maestro Professional. VLab Motion est bien sûr la sensation de l'année puisque sont réunis dans la carte un numériseur en temps réel avec options de calibrage matériel, un compresseur/décompresseur JPEG (matériel), une carte graphique vidéo (framebuffer) de qualité et un genlock avec option BlueBox. Ce qui, de plus, est intéressant pour les Français est le signal d'entrée en qualité Broadcast (4:2:2) et en résolution 768x592 qui peut indifféremment être en PAL standard en NTSC mais aussi en SECAM sans correcteur de base-temps (TBC). A raison de 50 images par seconde, la réduction se fait de 27 Mo/s à entre 200 ko/s et 2,5 Mo/s. Les moyennes sont de 500 ko/s en VHS, 1 Mo/s en Laser-Disc et à partir de 1,5 Mo/s en qualité Broadcast. Tout cela ce sont des chiffres, mais je peux vous dire que Spock en temps réel avec du son, cela vaut bien la qualité du meilleur téléviseur.

Les séquences sont numérisées rapidement, les images seules sont très lentes. Aussi, l'utilisation parallèle d'une carte graphique Retina est à conseiller pour toute retouche. Avec Xi-Paint (avatar de TruePaint ou VDPaint), tout travail graphique se fait avec facilité et une rapidité surprenante. Les animations sont fluides grâce au logiciel Race et la sonorisation échoie encore une fois à Toccata.

Toccata est une carte audio 16 bits stéréo permettant l'échantillonnage direct sur disque dur jusqu'à 48 kHz. A l'aide du Mignon-Tracker, elle gère 40 canaux en parallèle, possède trois entrées stéréo plus une entrée micro stéréo et une sortie stéréo. La compression atteint un facteur 2, la compatibilité est totale avec radios, magnétoscopes, lecteurs CD, DAT, amplificateurs, etc. 95 dB de 10 Hz à 20 KHz, suréchantillonnage jusqu'à 64 fois, table de mixage intégrée, compatible avec tout disque dur.

Maestro Professional est également une carte audio de la même maison mais basée sur un concept différent : pas de signal analogique sauf en sortie évidemment, tout numérique pour la meilleure qualité possible. Le logiciel Samplitude Pro est intégré dans les paquets des deux cartes audio.

Enfin, Maestro BR Backup System permet de sauvegarder les données de vos disques durs sur bande vidéo.

Les prix ? VLab Motion à 1995 DM, Toccata à 595 DM, VLab Motion + Toccata à 2495 DM, Maestro Professional à 995 DM, VLab Y/C interne à 595 DM, Retina BLT Z3 4 Mo à 995 DM.

Un Fargo chez DTM

Chez DTM, un des plus gros concessionnaires de produits Amiga et importateur des produits GVP (Gerard Bucas de GVP y fit d'ailleurs une courte apparition), on annonçait le "CardCam Video-In", un numériseur PCMCIA pour l'A1200, la Spectrum A1200 (première carte 24 bits pour A1200), et l'I-Card, une carte réseau Ethernet également en PCMCIA.

Outre les produits déjà connus de GVP, on pouvait voir les imprimantes Fargo Primera. J'étais très curieux de voir les résultats. On voit toujours les mêmes pages impeccablement imprimées. Alors j'ai demandé l'impression d'une image que j'avais pris soin d'emporter, n'ayant deux fois rien reçu d'eux par la poste. Ma requête les a un peu ennuyés, mais devant mon insistance, ils se sont finalement exécutés. L'opération a duré à peu près vingt minutes pour une image de 900x1500 en sublimation gaz, et le résultat m'a déçu : des bandes dans le ciel, des petites taches un peu partout. Vous direz que je suis exigeant, que pour obtenir une aussi bonne impression, il faut y mettre bien plus cher. Justement non. La Fargo coûte trois fois plus qu'une Canon 600 ou une HP 560-C et avec TurboPrint, la différence de qualité est minime sur le papier, sans compter que chaque folio pour la sublimation n'est utilisable qu'une fois et n'est pas donné.

Venons-en justement à TurboPrint Professional 3.0 qui m'a vraiment impressionné. Il redonne une nouvelle jeunesse à votre vieille imprimante. Avec un bon papier et une imprimante à jet d'encre, on atteint presque la perfection.

Appel aux traducteurs

D'excellents ouvrages didactiques sur l'Amiga se trouvent chez l'éditeur bien connu Gabriele Lechner. Des tutoriels pour Brilliance, Deluxe Paint, Monument Titler, Adorage, ClariSSA, Scala, des guides pour la pratique de l'assembleur, le combat contre les maudits virus, la réparation de l'Amiga par soi-même, des tutoriels pour les dessins animés, les animations, le dessin, la vidéo. etc.

Le fin du fin : l'ouvrage "Amiga et Video Fascination", de Hartwig Tauber, plus de 600 pages de conseils pratiques allant de la 2D à la 3D en passant par tous les systèmes et logiciels Amiga, de Deluxe Paint au PAR, de ClariSSA-Adorage-Cavin à VLab Motion. Absolument passionnant et actuel, cette bible mérite d'être traduite en français. Gabriele Lechner m'a d'ailleurs chargé de faire un appel d'offre aux éditeurs français, ce qui est fait à présent. Contactez-moi ou contactez-la directement, mais traduisez et publiez cette merveille.

Si vous avez à faire des impressions sur papier ou sur tissus, alors vous devriez connaître Compedo. Toutes les cartouches d'imprimantes à aiguilles, toutes les recharges d'encre se trouvent chez eux dans une qualité souvent supérieure à l'original et pour des prix sympathiques. Songez qu'ils ont eu l'idée de fabriquer des bandes que l'on met soi-même dans les vieilles cartouches. Trois bandes valent ainsi le prix d'une cartouche. D'autre part, les folios à décalquer à chaud sur les tissus, T-shirts, plastiques, céramiques, etc. donnent des résultats surprenants. Ils vendent en plus des feutres pour dessiner par-dessus l'impression réalisée. Je vous en reparlerai bientôt.

Démos époustouflantes chez ProDAD et Electronic Design

Le deuxième stand bien intéressant était celui de ProDAD et Electronic Design qui s'étaient regroupés pour nous faire des démonstrations époustouflantes d'animation et de titrage. Le secret se résume à quatre noms : ClariSSA, Adorage, Monument Titler et Cavin.

ClariSSA a atteint la version 3.0 et est qualifiée de professionnelle. Outre le format classique SSA, existe le High-End SSA qui permet un gain de 80% par rapport au format normal. Rappelons brièvement le principe du format SSA : les images sont divisées en lignes paires et impaires comme en mode entrelacé d'ailleurs nécessaire à la restitution de ce format. De plus, le format SSAd (direct du disque) permet en cas de petite configuration de jouer des animations aussi longues que le disque dur le permet. ClariSSA, et c'est là la merveille, peut faire mieux encore : jouer plusieurs animations les unes sur les autres même en mélangeant des SSA et des SSAd ! Les outils ANIM permettent de faire des fondus enchaînés ou des "wipes" de toutes sortes sans calcul préalable. Sans calcul préalable non plus se réalisent des "keying-effects" (pas seulement sur la couleur 0), des chemins pour des brosses en courbes de Bézier, avec ou sans genlocks et plusieurs outils à la fois. Ces animations sont reconvertibles au format ANIM et d'ailleurs acceptées par Deluxe Paint. C'est pour dire...

Adorage 2.5 permet tous les effets de transition les plus sophistiqués avec de nombreux paramètres et bien sûr éditables en formats ANIM normaux ou en SSA. Les nouveaux effets comprennent des variantes particules ou émiettages, couleur de fond invisible d'une brosse, etc. Laide en ligne, les manuels et le programme d'assistance Konrad rendent le travail vraiment facile. Tous les formats se convertissent dans tous les sens. Bref, indissociable de ClariSSA.

Il ne manque plus qu'un titreur compatible SSA. C'est Monument Titler. Défilement sans fin, transparences, rotations, calibrage, anticrénelage, attributs, bitmap ou vectoriel, textures différenciées entre le plein et le bord, etc. en qualité WYSIWYG, en prévisualisalion noir et blanc 1:1, ou bien couleur, rien ne fait reculer ce titreur monumental. Tout est multitâche évidemment et les Allemands bénéficient encore de cassettes vidéo pour expliquer en détail les trucages de base pour ces trois logiciels.

Enfin reste Cavin, le tout dernier éditeur-monteur de vidéo, une fois que vos séquences sont terminées. Une partie solide branchée sur le port série constituant le centre de commandes des magnétoscopes, compatible protocoles standards comme Control-L, Panasonic-Edit, RS-232, RS-422, etc. compatible codes temporels VITC, RCTC et RAPID et pour les appareils du siècle dernier un adaptateur à commande infra-rouge et un partie logicielle. Tout se fait sur une splendide interface à plusieurs lignes temporelles parallèles, une pour le temps en secondes, une pour la source A, une pour la source B et une pour les animations ClariSSA à mixer au tout et encore d'autres pour le son qu'il vienne d'une carte graphique, de l'Amiga ou d'un lecteur de CD. On place les icônes des séquences avec précision dans ces lignes et le tour est joué. L'édition peut se faire coup par coup même avec des séquences vidéo sur des cassettes différentes. On pouvait voir tout autour du stand des ensembles de deux moniteurs dont l'un jouait des animations ClariSSA, le second "genlockant" ces animations sur des films de vacances.

Là-dessus, les genlocks Neptun et Sirius et les correcteurs de base temps "TBC-Enhancer" d'Electronic Design faisaient leur travail sans rechigner. Je suis resté plusieurs fois en arrêt devant ces merveilles. Combinez le matériel de ces deux stands, rajoutez de l'imagination et de l'art et vous faites le film de l'année.

VideoCruncher, CyberVision

Allons faire un tour chez Ingenieurbüro Helfrich qui nous montre Peggy Plus, le décodeur MPEG, qui joue des animations 24 bits 352x288 (PAL) et offre du son stéréo 16 bits à raison de 150 ko/s.

Le VideoCruncher est une carte Zorro II/III servant de numériseur 24 bits en 25 images/seconde (PAL) et jusqu'à 768x576 pixels, de framebuffer 24 bits avec double tampon mémoire et overlay 8 bits optionnel et de compresseur/décompresseur JPEG en temps réel. Le VideoCruncher vous sert de PIP (Picture in Picture) sur la carte Piccolo grâce au bus vidéo spécial et comporte une sortie FBAS et une Y/C synchronisables avec le numériseur.

Piccolo est une carte graphique déjà connue depuis plus de deux ans, mais elle vient d'avoir une petite soeur prometteuse, la Piccolo SD64, qui comme son nom l'indique, travaille en 64 bits. Le Workbench en 256 couleurs en 1600x1280, ou bien TVPaint en 16 millions en 1024x768, c'est impressionnant ! Livrée avec 2 Mo de mémoire, elle peut être étendue à 4 Mo et cette mémoire, comparable à la mémoire Chip de l'Amiga, est utile pour les opérations graphiques internes.

Livrée avec le même paquet de logiciels que sa grande soeur, c'est-à-dire EGS, émulation Workbench, TVPaint Jr, Pico Painter, DIA et des "loaders/savers" (modules de chargement/sauvegarde) pour ADPro, Image-Master, Real 3D, etc. Elle est "auto-sensing" Zorro II/III, elle travaille en 1, 2, 3, 4 et 8 bits pseudo-couleur avec palette ou bien en 15/16 bits ou 24/32 bits. Elle est cadencée en interne à 110 MHz. Le Blitter 64 bits permet le blittage de pixels, de lignes et de rectangles pleins. Elle connaît le double tampon mémoire et les écrans multiples et, grâce à son interrupteur électronique, elle peut ne s'utiliser que sur un seul moniteur.

Une concurrente directe, c'est-à-dire une carte graphique 64 bits, était présente mais pas encore en vente la CyberVision64. Les mêmes caractéristiques que Piccolo SD64, excepté la puce VideoDAC tournant à 135 MHz. La puce graphique Trio64 de chez S3, un Blitter 64 bits et un convertisseur numérique-analogique 24 bits permettent des résolutions en 8, 16 et 24 bits. Le bus extrêmement optimisé pour travailler avec des processeurs rapides comme on les aime dans la maison (CyberStorm) permet des transferts mémoire vive/mémoire vidéo jusqu'à 16 Mo/s. La conversion pixel bitmap/pixel chunky est également intégrée aux puces et permet une amélioration de facteur 6 à 8 sur les solutions logicielles. Tous les modes sont directement accessibles sous AmigaOS 3.0/3.1 sans émulateur. Elle est de plus compatible avec les cartes de compression/décompression JPEG/MPEG. A partir de la mi-février 1995, date prévue pour sa sortie, elle coûtera 549 DM pour 2 Mo et 699 DM pour 4 Mo.

Sur le même stand (Phase 5), trônaient les fameux CyberStorm encore à base de 68040, mais d'ores et déjà prévus pour 68060 dès sa commercialisation au premier trimestre 1995. La gamme des Blizzard et plus spécialement la 1230 III Turbo Board étaient là également.

Maxon l'incontournable

Sur le stand Maxon, les démonstrations étaient également suivies avec intérêt par des masses impressionnantes d'amigaïstes. Maxon Twist 2, Maxon Tools, Maxon Magic 2, Maxon Sigmath 2.2, Maxon Cinema4D, Maron C++, Maxon BASIC 3, Maxon Pascal 3, Maxon ASM 1.1, Maxon CAD 2.5, autant de produits de qualité pas vraiment nouveaux mais qui sont incontournables pour beaucoup.

Chez Amiga-Oberland, de nombreux programmes phares étaient en vente comme Real 3D (à ce propos, j'ai ouï dire que la version 2.49 avait supprimé le dongle et qu'en renvoyant celui-ci, on obtenait la mise à jour en échange sans rien payer. A vérifier), Imagine 3.0, ImageMaster R/t, Final Writer, etc. Marco Vitolini-Naldini, le grand spécialiste de Imagine, faisait des démonstrations et son deuxième livre comportant tous les trucs et astuces ainsi que les formats internes (en C) d'Imagine était à la vente pour le prix un peu élevé de 90 DM.

Cameron est spécialisé dans les scanners à plat, à main, en noir et blanc et en couleurs, mais l'intérêt résidait dans l'appareil photo Canon RC-260 à disquette directement connectable sur un numériseur. Jusqu'à 50 photos tiennent sur cette mini-disquette en longueur. Le prix était baissé de 998 à 698 DM sur le salon, mais la pâleur des images ne m'a pas vraiment convaincu.

COME (Corporate Media) vendait des lecteurs de CD et les logiciels de retouche pour Photo CD PhotoworX Pro 4.0. PhotoworX Release 2 et le petit frère FolioworX.

Sur le stand House of Graphics, je voudrais revenir sur ce petit bijou que promet d'être le Sequencer. Ce programme devrait faire du bruit lors de sa sortie. La démonstration était particulièrement convaincante et les effets parfaits, rapides et multiples.

Les boîtiers tour MicroniK pour A500/A600, A1200, A3000 et A4000 étaient en concurrence directe avec celles (les "Big Towers") de Eagle Computer pour A500, A1200, A2000, A3000 et A4000 accompagnées des fameuses Shuttle (cartes d'extensions-ports pour les tours). Eagle fait également des tours MIDI pour les mêmes modèles. Signalons également RBM qui propose deux tours, une pour A600/A1200 et un pour A4000 à 459 DM en kit ou 549 DM monté, ainsi que les produits FaxON, FaxWatch, VoiceBox, MonSwitch, un Hand Scanner et un dérouleur de bande 160 Mo pour 389 DM.

Accablant !

Hama était là et dans tout le choix de câbles qu'ils avaient, il en manquait un. Pas de chance ! Celui que je voulais.

Des CD partout, pas cher, le domaine public de l'Amiga résumé, concentré, compressé, des animations, des lecteurs d'animations, des graphiques, des modules, des utilitaires, la disquette est dépassée. Les CD servent de décoration aux stands, Fred Fish joue les vendeurs sur le stand Schatztruhe Stefan Ossowski, j'ai eu le temps de discuter avec lui pendant qu'il me dédicaçait ses CD, le prendre en photo tenait déjà du prodige, et hop, il était déjà englouti sous la demande et moi par la foule.

Cologne 1994

Voici quelques prix pratiqués sur le salon :
  • LaserJet 4L : 1333 DM.
  • LaserJet 4P : 1733 DM.
  • DeskJet 520 : 550 DM.
  • DeskJet 560 : 888 DM.
  • MPS 1270 à jet d'encre : 199 DM.
  • ADPro : 395 DM.
  • Broadcast Titler 2 : 295 DM.
  • Monument Titler : 209 DM.
  • LightWave 3.5 : 1195 DM.
  • ImageMaster R/t : 299 DM.
  • Maxon Cinema 4D 2.0 : 275 DM.
  • TVPaint : 295 DM.
  • Lecteur de disquette HD Chinon externe : 139 DM (interne : 119 DM).
  • CD GoldFish (les 1000 premiers Fred Fish) : 59 DM.
  • Emplant Deluxe avec module PC 586 : 1200 DM.
  • Genlock Neptun : 1198 DM.
  • Genlock Sirius : 998 DM.
  • 1 Mo de mémoire (deux Barrettes) SIMM 16 bits 70 ns : 100 DM.
  • CIA 8520 : 15 DM.
Un stand au premier matin avait encore quelques A4000 bien vite partis, quelques emballages d'A1200 se promenaient dans la foule.

Il y avait beaucoup de Belges et de Néerlandais qui étaient venus et encore plus de Français. J'ai demandé ses impressions à un sympathique groupe d'amigaïstes lillois, ils étaient enchantés et n'en revenaient pas des prix pratiqués.

Quant à l'avenir de l'Amiga, on en a tellement déjà parlé à tort et à travers qu'on n'ose plus faire le moindre commentaire. La situation à l'heure du salon était que David Pleasance ayant fait sa proposition, les concurrents (CEI, Escom et d'autres éventuels) ont jusqu'au 15 novembre 1994 pour surenchérir. Puis David Pleasance a jusqu'à la fin du mois pour faire une contre-proposition. Alors les liquidateurs devraient se prononcer. Le doute est dans l'air, mais tant qu'on fait des affaires, on continue et l'affluence l'a prouvé l'Amiga se porte encore très bien.

L'avis de Lucas Janin

Après 1400 km dans une Citroën AX et quelques galères pour trouver l'exposition, nous voilà lâchés au coeur de ce grand salon. Événement de l'année en Allemagne, cette grande braderie ne manquait ni de nouveautés, ni de bonnes affaires... Avant tout, je fus un peu déçu par la réduction de l'espace Amiga par rapport à l'an dernier. Ce point négatif fut effacé par le dynamisme des exposants. En effet, même si le ciel est menaçant, les nouveautés étaient au rendez-vous.

CyberStorm 68060 et Scala MM400

Sur le stand Advanced Systems & Software, de nombreuses nouveautés : la première de taille était la CyberStorm 68060 en démonstration dans sa version bêta. Les accélérations sont très intéressantes : 3,5 fois plus vite qu'un A4000 de base pour Imagine, plus de 4 (2,4 pour la version 68040 à 40 MHz) pour LightWave et environ de même pour Scenery Animator... Les performances de la carte 68060 vont sûrement évoluer dans le futur par le biais de la nouvelle version de la 68060.Iibrary. Le prix de ce bolide : 1095 DM pour la version 68040 sans processeur, 1995 DM pour la version 68040 à 40 MHz, 2895 DM pour la version 68060 à 50 MHz (annoncée pour début 1995 car la version définitive du 68060 se fait attendre). Les extensions sont en préparation : le contrôleur Fast SCSI-II, qui est annoncé pour décembre 1994 pour 395 DM, un module entrée-sortie (qui comprend le contrôleur ci-dessus, un port série haute vitesse, un port Ethernet) pour 795 DM, et un module Cache (dont le prix n'est pas encore déterminé), tous deux annoncés pour le premier trimestre 1995.

La seconde nouveauté de ce stand était une nouvelle carte graphique 64 bits Zorro III, la CyberVision 64, en version 2 Mo (549 DM) ou 4 Mo (699 DM). Celle-ci sera disponible au premier quart 1995. Les caractéristiques sont intéressantes : 1280x1024 en 8 bits et 800x600 en 24 bits pour les modes non entrelacés et 1600x1200 en 8 bits en 1024x768 en 24 bits pour l'entrelacé, sa fréquence pixel atteint les 135 MHz, passerelle, une émulation Workbench avec mode d'écran qui à l'air aussi bien que celle de la Picasso II (on peut par exemple baisser les écrans)... Une affaire à suivre...

Scala MM400 était présenté avec de nombreuses nouveautés : cinq niveaux d'anticrénelage, dix nouveaux effets d'apparitions, le logiciel EX-Module est maintenant intégré (il permet de reconnaître différents formats d'images : IFF, TIFF, BMP, FLI/FLC, GIF, PCX). Numérisation sous Scala avec le VLab et la FrameMachine, gestion du genlock Neptun. Cette nouvelle version annoncée pour décembre 1994 pour 699 DM et 149 DM en tant que mise à jour de la version 300.

Le logiciel Necos-System permet le montage vidéo non linéaire utilisant la carte PAR. Parmi les différentes fonctions, la possibilité de composer les images vidéo, une synchronisation audio, gestion du canal alpha et titrage chroma-key, rotation d'images... En résumé, un outil très intuitif et apparemment performant, le tout pour 999 DM.

Roaster

Toujours sur le même stand, on pouvait découvrir le Video Processor pour l'OpalVision, mais ne disposant pas d'échasses, je n'ai pu que l'apercevoir furtivement (pourquoi les Allemands font-ils tous 1m90 ?). Une documentation promptement subtilisée m'a permis de vous donner quelques-unes de ses caractéristiques : numérisation en 24 bits, fonction de synchronisation et genlock, effets vidéo 3D et incrustation en luminance, anticrénelage et alpha key sur 8 bits... L'ensemble coûte la modique somme de 4998 DM.

La société BIT proposait, quant à elle, un petit boîtier très intéressant, le Speedmaker : celui-ci permet de régler au MHz près la fréquence du processeur. Sur leur stand trônait un A4000/040 qui tournait à 40 MHz. Le gros avantage de ce boîtier est qu'il permet d'effectuer de nombreux essais pour déterminer la vitesse maximum gérée par votre configuration. D'où l'économie de nombreux quartz à environ 250 FF pièce. Le prix de cette petite merveille : 299 DM.

Xi-Paint 4.0 bêta

MacroSystem présentait Xi-Paint 4.0 dans sa version bêta avec des fonctions avancées d'animations. Ce logiciel de dessin 24 bits multifenêtre permet de travailler sur plusieurs images à la fois, possibilité de zoom, aérographes multiples.... le tout disponible pour Retina et Picasso II.

Cologne était aussi l'occasion pour beaucoup d'acheter matériel et logiciels à des prix intéressants. Sur le stand Hirsch & Wolf OHG, les Warp Engine se vendaient à une vitesse affolante ! On pouvait aussi trouver Imagine 3.0 à 398 DM, curieusement vendu 6000 FF en France...

Samedi, le record du nombre de personnes au mètre carré fut sûrement battu !... Il m'a fallu plus de vingt minutes pour atteindre la sortie en traînant mon nouveau boîtier tour.

Cologne 1994

En conclusion, ce fut un salon dynamique, dans lequel il ne manquait qu'une chose : le repreneur de l'Amiga ! Celui-ci a comme point commun avec le 68060 le recul perpétuel des échéances... Pour finir, je ne dirai qu'une chose : n'y allez surtout pas le week-end, sauf pour les amateurs de contacts humains exacerbés !

Merci à Isabelle pour les kilomètres de route engloutis avec calme et sérénité... Un grand remerciement aussi à Jérôme pour le décryptage des documents en allemand.


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