Obligement - L'Amiga au maximum

Vendredi 17 novembre 2017 - 18:30  

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Matériel : Communicator II
(Article écrit par Gilles Bihan et extrait d'Amiga News - janvier 1995)


Communication entre un CD32 et un Amiga

Après avoir assisté il y a quelques mois de cela à une démonstration "in vivo" du Communicator auprès de la société Eureka basée non loin de Maastricht (Pays-Bas), l'interface de liaison entre une console CD32 et un Amiga avec clavier réapparaît dans une version II.

Communicator 2

Pour étoffer la gamme, une version "light" (légère, sans graisse, ni édulcorant) nous est également proposée. Il s'agit en tout état de cause d'un kit de liaison "idéal" entre une unité centrale dépouillée, mais détentrice d'un précieux lecteur de CD, et d'un Amiga aux caractéristiques plus prosaïques.

Les difficultés rencontrées par Commodore ont permis à quelques chanceux de rentrer en possession à moindres frais d'une de ces consoles 32 bits (la FNAC en a bradé quelques-unes à 990 FF). L'occasion était donc idéale pour s'adjoindre les services d'un lecteur de CD à peu de frais. Restait alors le problème de la connexion. En effet, la CD32 ne possède pas en standard les connecteurs habituellement rencontrés sur les ordinateurs normalement constitués, n'offrant notamment aucune prise série.

Un connecteur dénommé AUX avait été implémenté dans un but d'extension, sans que pour autant le constructeur américain ne donne une suite à cette excroissance. A défaut d'institutionnel, certaines sociétés ont eu l'idée de combler le vide. Et comme il manquait à la CD32 certains ponts vers l'extérieur, il a été décidé de lui adjoindre un connecteur à géométrie variable : le Communicator était né.

Une version pour toutes les bourses

Conscient que les besoins ne sont pas tous les mêmes, on a conçu alors deux matériels pour un seul environnement logiciel. Le prix en est le caractère le plus marquant. Mais en y regardant de plus près on s'aperçoit qu'ils n'ont ni le même but ni la même cause. J'en veux pour preuve la version "light" qui ne recouvre qu'un "vulgaire" câble null modem. Le choix entre ces deux versions ne dépendra pas réellement d'une notion financière, mais bien d'une notion d'utilité, d'intérêt, ou plus simplement de besoin.

A nom égal, on ne fait pas la même chose. La version luxe trouvera un développement des plus accentués chez les seuls possesseurs de CD32, leur offrant une plate-forme d'extensions des plus intéressantes. L'autre couvrira aisément les besoins les plus pressants des amateurs de norme ISO. Bref, un choix de circonstance, et non une sélection par l'argent, hormis peut-être une légère différence de performances, qui, comme nous le verrons, n'a réellement pas d'importance.

Du câble à la boîte

La version "light" se présente sous la forme d'un câble à deux connecteurs (un RS-232 et un pour le port AUX) qui n'est pas sans rappeler un câble de liaison série Minitel. Rien d'extraordinaire à première vue, si ce n'est la qualité de l'ensemble. L'électronique en est réduite à sa plus simple expression, et le cordon brille par sa différence tenant à son juste câblage entre l'étrange port AUX et la très connue prise série de l'Amiga (vous ne trouverez pas ce câble dans vos étalages de cordons).

Son installation est d'ailleurs des plus simples : il suffit de mettre dans le bon sens et d'enfoncer. Rien n'est plus aisé, et le dépouillement de l'ensemble laisse à penser qu'il ne sera pas très difficile d'installer et de retirer cet équipage, ce qui dans un objectif d'autonomie de la CD32 est un avantage incontestable. La solidité de l'ensemble n'est d'ailleurs pas à mettre en doute.

Ce qui n'est pas réellement le cas du modèle de luxe, qui se présente quant à lui sous la forme d'une boîte noire à diodes multicolores d'où émergent deux connecteurs. Malgré un coffre métallique robuste et rassurant, la connexion est plus périlleuse, et m'a occasionné quelques déboires. Si la prise série RS-232 a été facile à emboîter dans le connecteur adéquat de l'Amiga, sa consoeur côté CD32 a été très réticente. Le tournevis a dû rentrer en action, et c'est là une des opérations que j'aime le moins. En effet, le connecteur pour la prise AUX est enfiché dans le boîtier, maintenu par un tuyau guide, renforcé visiblement d'un point de colle. Cette homogénéité permet de souder le boîtier directement à la CD32. Seulement voilà, au moment d'unir l'ensemble, la prise côté Communicator s'est dérobée, refusant obstinément de pénétrer dans son homologue. Résultat, des tâtonnements hors de propos, qui ont fait durer l'opération d'installation, ce qui a fini par une séance de tournevis.

Le connecteur extrait du boîtier, a pu être enfiché. Heureusement, il n'était pas soudé sur la carte de l'interface, mais pendait au bout d'un fil blindé de quelques centimètres de long. La carcasse ouverte, il fut alors rapide de connecter l'ensemble. Il est possible que ce défaut ne soit que du seul fait de l'interface mis à ma disposition, mais si d'aventure un heureux possesseur de l'ensemble venait à rencontrer le même problème, le tournevis n'est pas une des plus mauvaises solutions.

Une prise à géométrie variable

La différence essentielle entre ces deux modèles réside dans la multiplicité de sa version non-"light". J'en veux pour preuve l'existence de LED indiquant notamment la circulation de données séries. Ces extensions démontrent aussi par leurs fonctions le caractère fortement marqué du Communicator à être un port d'extension évolué.

Deux connecteurs permettent de brancher un clavier détachable d'Amiga 2000 ou 4000 (ils sont de taille et de dimension différentes, ce qui explique les deux prises). Des prises MIDI sont là afin de musicaliser votre ordinateur ; des plus pour humaniser votre machine, offrant une alternative douce à l'ensemble SX-1. C'est en cela que plus haut je parlais de choix. Ce boîtier n'apporte que des facultés de connexions supplémentaires. Le reste ne concerne que la communication série, ce qui revient à la fonction unique de la version allégée. On nous précise à ce sujet que le boîtier permet d'atteindre des vitesses vertigineuses en bauds. Le développement logiciel apporte quant à lui la preuve qu'il n'en est réellement rien.

Un logiciel propriétaire

Pour faciliter l'utilisation de ce connecteur, Eureka a développé un environnement logiciel. Deux disquettes comprennent l'essentiel de cet environnement pour l'Amiga hôte. Après une installation sans douleur, votre unité centrale est prête à converser avec la CD32. Remarquez au passage que cette procédure se fera dans la plus grande tradition Commodore, avec l'aide non dissimulée du programme "Installer". Rien d'étonnant si cela se passe dans l'allégresse.

Communicator 2

Hormis une kyrielle de domaines publics sur lesquels je reviendrai, le programme "CommBook" et sa version allégée "CommSmallBook" sont la base de cet environnement. Leur équivalent a été placé sur un CD livré avec le kit. En démarrant sur ce dernier, le programme s'exécute seul à la première utilisation ; à vous de faire le lien côté Amiga. Les deux machines connectées, vous posséderez alors une pseudo-télécommande, qui pourra le cas échéant asservir la console 32 bits.

La fonction la plus poussée à ce sujet est l'affichage redirigé d'images au format AGA via la console. Un protocole communication expédiera les données pour qu'elles soient manipulées par la CD32.

Option intéressante pour les heureux possesseurs de 2000 et autres 500, ce qui leur ouvre les portes du mode HAM8. Option également révélatrice de l'intérêt de ce logiciel. Il recouvre en effet aussi un mini module de titrage, destiné essentiellement à conforter les capacités Full Motion Video de la console. L'affichage de texte avec plusieurs effets permet de créer quelques mélanges subtils.

Ce n'est cependant pas Scala, et malgré une possibilité limitée de création de scripts temporisables, l'outil n'est là que pour la forme, et seuls les courageux pourront y trouver un intérêt (son utilisation manque sévèrement de convivialité). J'en veux pour preuve la faiblesse du jeu de caractères disponible. Plus évoluée est la possibilité de diriger le fonctionnement d'un CD Audio ou Vidéo, à la manière d'un lecteur classique de CD. Une interface riche en gros gadgets facilitera cette tâche.

Enfin, quelques fonctions permettront de régler certains paramètres de l'environnement de communication. C'est à partir de là que la vitesse de liaison sera réglée. C'est aussi dans ce logiciel qu'il sera possible de cacher le pointeur souris sur l'écran de la console. Du côté de cette dernière, le logiciel se présente de façon différente. C'est avant tout un menu, offrant de démarrer automatiquement sur certaines fonctions du "CommBook", ou de mettre en oeuvre les principaux logiciels de communication du domaine public fournis avec le paquetage. Rien ou presque ne laissera présager les éventuelles actions prescrites à partir de l'Amiga maître. La mise en oeuvre de ces options se fera à travers la manette de jeu multicolore.

Chacun de ses boutons opérera une action positive (lancement d'un programme donné), ce qui accélérera grandement l'utilisation du logiciel. De plus, pour pérenniser l'utilisation régulière d'une même fonction ou d'un même programme, un système de disque CD Virtuel permet de relancer après chaque démarrage à froid ou à chaud la même chose. Cela peut être pratique à l'usage, mais la reprise en main du menu principal n'est pas des plus aisées, et mes multiples essais ont souvent été occultés par la difficile recherche de l'environnement de base. Hormis cela, l'ergonomie générale du logiciel concorde avec l'esprit de la console.

Des pilotes pour Scala et MediaPoint sont présents. Je n'ai pu les mettre en oeuvre, mais il s'agit de pilotes de CD tournés vers des applications multimédias utilisant le CD. L'idée est intéressante, dans la mesure où ce média peut rentrer en jeu. Cela ne doit cependant pas faire oublier qu'utiliser un Amiga plus une CD32 pour une borne n'est pas à proprement parler une solution des plus séduisantes (il serait plus sage alors de connecteur un lecteur CD directement).

Photo CD Kodak

A noter, la présence d'une version de PhotoLite qui peut se définir comme un visualiseur d'images prises sur un Photo CD de Kodak. Ce logiciel va lire ce type d'image (qui rappelons-le se trouve sur un format de CD bien particulier) et l'adapter aux contingences et restrictions de l'Amiga (il s'agit le plus souvent d'images 24 bits). Quelques raccourcis clavier permettent de passer en revue toutes les images d'un CD. Il faudra s'armer de patience dans l'utilisation du logiciel, car la mise au format demandera du temps, ce qui d'ailleurs est justifié par la bonne qualité de la minimalisation de ce format très puissant.

Cependant, cela reste lent, et l'absence d'une mosaïque, affichant la prévisualisation de toutes les images contenues dans le CD (fonction existante dans le logiciel ASIM-CDFS) limite fortement ce logiciel. Sans compter qu'il est impossible de sauvegarder les images Kodak au format IFF par exemple. Donc un outil qui a le mérite d'exister, mais qui n'a qu'un intérêt didactique, voire si l'occasion se présente, de visualiseur Kodak rudimentaire. Reste la partie qui à mon sens est la plus intéressante : le transfert de données.

Les domaines publics

C'est d'eux que ressort l'intérêt primordial de cet ensemble. C'est aussi à leur sujet que le choix de la version "light" peut amplement suffire. Ils sont là pour transférer, et uniquement cela. Deux pôles principaux ressortent d'ailleurs de leur étude.

Sernet : pour les allergiques du clavier, Sernet (qui est à la prise série, ce qu'est Parnet à la parallèle) établit un lien transparent entre deux Amiga. Un device est créé s'intégrant dans le Workbench sous forme de disque et de répertoire classique dévoilant le contenu du lecteur de CD. Il s'agit bien évidemment d'un device logique à la vitesse étalonnée sur celle de la communication. Ce qui dans le cas d'une prise série n'est pas des plus convaincants. Cela reste cependant, la solution la plus conviviale. Songez qu'une fois le lien opéré, l'utilisation d'un logiciel comme Directory Opus suffira pour copier et déplacer les données (utilisez d'ailleurs la fenêtre de droite, qui bizarrement réagira mieux et plus rapidement à la lecture et à l'étude de l'arborescence du CD). De même, toutes les subtilités de l'AmigaDOS seront permises. Là encore on agit à partir d'un seul Amiga, qui se transformera en télécommande.

Le choix de ce domaine public s'est avéré judicieux, surtout que c'est le moyen le plus agréable et le plus convivial pour transférer. Néanmoins, il prouvera sans tarder les limites de l'interface, notamment en ce qui concerne la vitesse, et les problèmes de liaison qui en découlent. J'en veux pour exemple les nombreuses pertes de signal occasionnant des plantages, et des remises en marche, qui à la longue se sont avérées fastidieuses.

Twin Express : c'est pour cela que je lui préfère le logiciel Twin Express. Ce dernier connu pour sa duplicité avec l'environnement MS-DOS, est une sorte de terminal de communication où toutes les opérations seront passées dans une ligne de commande au fonctionnement proche de celui du Shell. Là encore les vitesses trop élevées n'ont pas apporté entièrement satisfaction. C'est aux alentours de 210 000 bauds que les choses ont trouvé leur juste équilibre.

Communicator 2

Au-delà, et malgré la présence d'un A4000/040, de graves problèmes sont survenus. Cela est resté plus viable et rapide que la liaison Sernet. Même si le passage de commandes n'est pas aisé pour le néophyte, à la longue il est le plus fort.

Emit : enfin, Emit est quant à lui un petit programme de transfert rapide. Limité à l'émission d'un seul fichier, il n'est là qu'à titre expérimental et anecdotique, car son principe de fonctionnement n'offre aucun avantage. Il démontre cependant qu'Eureka aurait pu faire l'effort de garnir plus avantageusement son CD de domaines publics touchant à la communication. L'insertion d'un logiciel comme "Term" n'aurait pas été un luxe. En ce domaine, on a choisi une voie plus restreinte.

Conclusion

Habitué à l'utilisation de Parnet entre un CDTV et un Amiga classique, je n'ai pas été déconcerté par la pratique de cette interface, même si la série n'apporte pas les mêmes gains de temps. Une petite documentation en français donnera aux détenteurs du Communicator quelques éclaircissements précieux. Le paquetage offre en tout état de cause les garanties d'un usage intensif. Il reste cependant à noter que le choix entre les deux versions devra se faire en considération des besoins et non des moyens. Le Communicator normal n'apportera rien en matière de transfert, et ne démultipliera pas les bauds (cela s'améliorera en fonction de la puissance de l'Amiga maître). L'utilité de ce produit n'est pas à démontrer : le CD est une source inépuisable de données.

Nom : Communicator 2.
Constructeur : Eureka.
Genre : liaison CD32/Amiga.
Date : 1994.
Prix : 1190 FF.


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