Obligement - L'Amiga au maximum

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Point de vue : Commodore et la distribution d'AmigaOS 3.1
(Article écrit par Rainer Benda et extrait de www.rbenda.de - août 1999)


Rainer Benda fut un employé de Commodore Allemagne à Francfort-sur-le-Main de 1989 à fin septembre 1993. C'est un spécialiste du matériel Amiga.

Note : traduction par Vincent Viaule.

Pourquoi Commodore n'a-t-il pas arrêté la distribution des copies du système d'exploitation ?

Notre département (celui de Wilfried Häring et moi-même) avait à l'époque la mission d'effectuer certains achats tests afin de trouver des brebis galeuses et leur donner une tape sur les doigts. Cela comprenait l'achat de cartes de commutation de ROM Kickstart ainsi que de disquettes système individuelles (achetées auprès de sociétés comme Omega-Datentechnik, Mainhattan-Data, etc.).

Nous avions alors soit de fausses disquettes du système d'exploitation (elles n'avaient même pas de faux autocollants Commodore), soit des ROM Kickstart en version bêta, qui n'étaient pas destinées au bon ordinateur (par exemple AmigaOS 3.0 dans un A2000).

Nous en avions fait part à la direction. Lors d'une conversation, notre responsable des ventes des machines haut de gamme (PC, Amiga à partir de l'A3000), Gregor Ruppert, nous a demandé si nous ne devrions pas plutôt intégrer ces revendeurs (!) dans notre réseau de vente, puisqu'ils sont capables de fournir de tels services.

Afin de ne pas avoir de problèmes avec les revendeurs Amiga, les poursuites judiciaires ont été abandonnées et la campagne "d'achats tests" a été arrêtée. Pour moi, ce fut un signe que Commodore tolérait ces actions, même si cela ne fut jamais officiellement confirmé.

La distribution du système d'exploitation via les boîtes aux lettres/Internet est-elle légale ?

Il est possible de répondre à cette question à l'aide d'un JAIN (Java API for Integrated Networks - interface de programmation permettant la création de services de téléphonie). Commodore n'a jamais vraiment pu maîtriser ses problèmes d'assistance. D'une manière ou d'une autre, ils étaient toujours heureux de pouvoir orienter les utilisateurs vers des revendeurs qui s'occupaient ensuite de les aider.

Comme de plus en plus de revendeurs Amiga se sont retirés (faillite, etc.), ils ont cherché une autre solution d'assistance et en ont trouvé une. Il y avait déjà une ComBo (Commodore mailbox - boîte aux lettres virtuelles de Commodore) dont l'administrateur était initialement le Docteur Peter Kittel. Malheureusement, le système se faisait vieux et il n'avait pas le temps de s'en occuper.

J'ai donc suggéré une nouvelle version de la boîte aux lettres ComBo, qui pourrait être utilisée pour l'assistance. À cette époque, Commodore ne se portait plus aussi bien. La boîte aux lettres était censée nous éviter de devoir copier des disquettes en permanence, voire de les faire copier (car l'effort financier était trop important, et on ne pouvait plus dépenser d'argent pour une chose comme cela). Uwe Trebbien, qui était responsable de l'assistance aux développeurs à l'époque, disposait d'un certain nombre de disquettes qu'il pouvait envoyer, mais nos développeurs risquaient de ne pas les recevoir.

Pour la nouvelle ComBo, un A3000T a été mis en place, avec (houla... cela fait longtemps) quatre lignes analogiques et deux lignes RNIS. Dans ce système, il y avait le système d'exploitation Amiga, et aussi en partie un logiciel PC de Commodore, mais celui-ci n'a pas joué un rôle très important (notre dernier directeur du département PC n'a rien dit sur ce point - il a également déclaré que le système sur lequel la boîte aux lettres fonctionnait n'avait pas d'importance... tsts :)).

Mon idée de base était en fait de proposer le système d'exploitation gratuitement, ce à quoi notre dernier directeur technique, Wolfgang Trompetter, a opposé une certaine résistance, parce qu'il pensait que la "chose" devait rapporter au moins un peu d'argent, sinon la direction (Helmut Jost) ne s'impliquerait jamais.

J'ai fait valoir que les clients devraient payer les frais de téléphone et que Commodore ne devrait pas constamment contrarier les utilisateurs (j'aurais préféré annuler complètement le projet, mais c'était mieux que rien). Pour une certaine cotisation (je pense que le montant était d'environ 100 DM par an) les utilisateurs finaux y avaient accès. L'accès des développeurs était gratuit. L'ensemble du système fonctionnait à un niveau "satisfaisant". Mais pour que la boîte aux lettres fonctionne, je devais fournir des statistiques mensuelles pour lui donner le droit d'exister et pour "justifier" mon lieu de travail (rappelons qu'à cette époque, en 1993, les collègues de chez Commodore étaient licenciés par paquets de dix).

Après mon départ le 30 septembre 1993, c'est le Docteur Peter Kittel qui a continué la ComBo jusqu'à la fermeture définitive de Commodore en mars/avril 1994 (treize collègues m'ont suivi lors de mon départ - j'ai été mis au courant par un appel téléphonique de Wilfried Häring pendant mes vacances, qui a confirmé mon hypothèse : je lui avais dit avant mes vacances que je ne pensais pas avoir encore un emploi à mon retour...).

Que devrait-il se passer avec la ComBo ?

Il y avait le danger que le contenu de la ComBo soit perdu à jamais, que l'ordinateur et les périphériques soient éparpillés... Le Docteur Peter Kittel empêcha cela et après avoir pris rendez-vous, le système d'exploitation présent sur la ComBo est arrivé entre mes mains. Comme j'avais déjà ma propre boîte aux lettres depuis 1990 (Black-Zone), j'ai intégré le système d'exploitation de la ComBo dans la mesure du possible.

La procédure de faillite de Commodore a duré plusieurs années. Si je me souviens bien, la procédure n'a été achevée qu'environ trois ans plus tard. L'administrateur de la faillite de l'époque, Bernhard Hembach (récemment décédé à l'âge de 55 ans) avait son "siège administratif" dans une dépendance de Commodore et deux employés de Commodore y étaient présents à cette fin. Par ce biais, j'ai demandé des précisions sur l'existence éventuelle de problèmes juridiques liés à la fourniture de l'ancien logiciel de Commodore, ce qui me fut refusé.

Cela m'a permis de mettre le système d'exploitation à la disposition de tous, d'autant plus que l'avenir de l'Amiga devenait de plus en plus incertain. C'est ainsi que j'ai pu enfin réaliser mon idée de base, à savoir rendre le système d'exploitation disponible gratuitement.

Le danger que quelqu'un puisse par ce biais se procurer une version du système d'exploitation était certes connu, mais aussi négligeable. Si quelqu'un avait une ROM, il manquerait toujours les disquettes et les manuels. Il pouvait obtenir de moi les disquettes, mais les manuels manquaient toujours. Le nombre de demandes de ces dernières années me montre également qu'une très petite partie des utilisateurs ont agi "illégalement", parce qu'ils étaient tout simplement trop petits pour cela. Bien sûr, le système d'exploitation a également été trouvé dans d'autres boîtes aux lettres, mais je n'ai pas eu à payer pour cela et il était de la responsabilité des autres administrateurs de décider d'offrir ou non le système d'exploitation de Commodore. :)

Il convient de mentionner que Village Tronic ne vendait (était autorisé à vendre) des ensembles complets du système que pendant la période Escom et qu'il n'avait personne pour éventuellement fournir un remplacement pour les disquettes défectueuses. Ce n'est que beaucoup plus tard que des ensembles complets du système d'exploitation ont été divisés et proposés en plusieurs parties.

Quelques mots enfin sur ma dernière apparition en tant que consultant chez Amiga Technologies. Il était prévu de créer à nouveau un système de boîtes aux lettres et de l'utiliser comme outil d'assistance. Mais cela ne s'est pas réalisé. A cette époque, Petro Tyschtschenko savait bien sûr que je proposais le système d'exploitation Amiga via mon système. Je serais surpris si, rétrospectivement, il avait maintenant quelque chose contre la mise à disposition du système d'exploitation via Internet.

Je pense que la sauvegarde de ces archives logicielles (certaines choses sont encore sur des disquettes chez moi) était entre de bonnes mains.


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