Obligement - L'Amiga au maximum

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Matériel : Commodore 64
(Article écrit par David Brunet - septembre 2006, mis à jour en avril 2012)


Le Commodore 64 (noté en abrégé "C64" ou "C=64") est un ordinateur personnel construit par Commodore Business Machines au début des années 1980 et lancé commercialement en août 1982. Il fut la première machine vendue à plusieurs millions d'exemplaires (de 12,5 à 25 millions selon les sources) et reste le modèle d'ordinateur le plus vendu à ce jour. De par sa constitution, le C64 est considéré comme l'ancêtre de la gamme Amiga du même constructeur.

C64
Le C64 (initial)

Historique

En janvier 1981, MOS Technology, société fille de Commodore spécialisée dans la conception de puces, initia un projet pour développer les puces audio et graphique pour une console de jeux de prochaine génération. Le travail de conception de ces puces, nommées MOS Technology VIC-II (graphisme) et MOS Technology SID (audio), fut terminé en novembre 1981.

Commodore décida ensuite de démarrer un projet de console de jeux qui pourrait utiliser ces nouvelles puces. Le nom de cette console était "Ultimax" ou "Commodore MAX Machine" et fut conçu par Yash Terakura de Commodore Japon. Mais ce projet fut annulé juste après les ventes des premières machines (au Japon principalement).

Au même moment, deux ingénieurs, Robert Russell (architecte du VIC-20) et Robert Yannes (concepteur du SID) émirent des critiques quant à la ligne actuel de produits Commodore, une ligne basée sur le PET et le marché des affaires. Avec l'aide d'Al Charpentier (ingénieur derrière le VIC-II) et Charles Winterble (gérant de MOS Technology), ils proposèrent donc à Jack Tramiel de concevoir un ordinateur peu cher et successeur du VIC-20. Tramiel voulait que la machine puisse avoir 64 ko de mémoire vive malgré le fait que cette quantité de mémoire DRAM coûtait la bagatelle de 100 $ durant cette période. Mais il savait que les prix allait baisser et qu'ils seraient jugés convenables avant le lancement de la production de la nouvelle machine. Donc en novembre 1981, Tramiel imposa un délai : premier week-end de janvier 1982, afin de coller avec le CES, l'un des plus grands salons informatiques de monde.

L'ordinateur porta le nom de code "VIC-40" car il devait être le successeur du VIC-20. L'équipe d'ingénieurs était donc composée de Robert Russell, Robert Yannes et aussi David Ziembick. Ils réussirent à tenir le délai et le prototype (avec quelques programmes) fut présenté à temps pour le salon. Il y avait notamment un BASIC (BASIC 2.0) en ROM qui était disponible de suite après l'allumage de la machine.

Quand le VIC-40 fut présenté, il fut renommé en "C64" afin de respecter la tradition des machines de Commodore comme le P128 (variante du PET-II) et le B256 qui étaient nommés en fonction de leur quantité de mémoire (en ko).

Les débuts du C64 au CES furent impressionnants. David Ziembick décrivit une scène : "Nous avons vu sur notre stand les gens de chez Atari qui étaient bouche bée, et qui nous disaient : Mais comment vous avez réussi à faire cela pour 595 $ ?". La réponse était l'intégration verticale : Commodore était le propriétaire de MOS Technology, donc les coûts des composants étaient réduits. Chaque C64 ne coûtait que 135 $ à fabriquer.

Le prix était l'une des clés de son succès. Mais Commodore fit une très bonne campagne publicitaire peu après le lancement du C64 en fin d'année 1982, notamment des spots TV. Commodore vendit sa machine non seulement via son réseau de distributeurs agréés, mais aussi via des magasins discount et des boutiques de jouets. Avec sa prise modulateur RF, il pouvait se brancher sur une TV, et donc limiter le surplus de prix éventuel, et aussi concurrencer les consoles de jeux comme l'Atari 2600. D'ailleurs, en 1983, Commodore offrit 100 $ à toute personne voulant échanger sa console de jeux contre un C64. Le prix bas et les tactiques agressives engendrèrent une véritable guerre des prix dans le secteur informatique et vidéo-ludique.

Description générale

Le Commodore 64 utilise un microprocesseur 8 bits 6510 (un dérivé proche du 6502 qui a la possibilité de gérer des bancs mémoire en les amenant à la demande dans l'espace d'adressage du processeur) et dispose de 64 kilooctets de mémoire vive en standard.

La puce graphique, VIC-II, fournit 16 couleurs, huit sprites, des capacités de défilement (scrolling) et deux modes graphiques matriciels (bitmap). Le mode texte standard fournit 40 colonnes, comme la plupart des modèles PET de Commodore.

La puce sonore, SID, a trois voies, plusieurs formes d'ondes, des capacités de modulations sonores et de filtrage. Elle est très avancée pour son époque. Elle a été conçue par Bob Yannes, qui sera le cofondateur, plus tard, de la société de synthétiseur Ensoniq. Malheureusement, le BASIC incorporé n'offrait pas un moyen facile d'accéder aux capacités graphiques et sonores avancées de la machine, les utilisateurs devaient donc utiliser les commandes PEEK et POKE pour adresser directement la mémoire afin d'obtenir le résultat escompté. Ou alors utiliser des extensions comme Simons Basic, ou programmer directement en assembleur. Commodore avait une meilleure implémentation du BASIC, mais choisit finalement de vendre le C64 avec le même BASIC 2.0 utilisé dans le VIC-20 de peur que le C64 ne ternisse les ventes du PET.

Commodore 64 Basic
Le BASIC du C64

Au Royaume-Uni, il a rivalisé en popularité avec le ZX Spectrum et a tiré bénéfice d'un clavier de taille normale et de puces graphiques et son plus avancées. C'est l'une des plus puissantes machines 8 bits construites.

Le Commodore 64 a hérité des machines CBM et du VIC-20 d'un port utilisateur programmable (6522) et d'un port série propriétaire fonctionnant sur un principe proche de l'IEEE-488. Ce port série permettait de brancher (et d'adresser) des périphériques, en particulier une ou plusieurs unités de mono-disquettes de 5,25 pouces 1540 (celui pour le VIC-20), 1541 et 1542.

C'est à partir de cet ordinateur qu'est apparue la culture informatique connue sous le nom de "scène démo".

Caractéristiques techniques
  • Identification FFC : BR98YV-64.
  • Processeur : 6510 de chez MOS Technology cadencé à 0,985 MHz (PAL) / 1,023 MHz (NTSC). Compatible avec le 6502.
  • Mémoire vive : 64 ko (38 ko disponibles pour les programmes BASIC par défaut, 2 ko de mémoire vidéo de caractère) ou 320 ko (avec Commodore 1764 256 ko avec l'unité d'extension mémoire).
  • ROM : 20 ko (8 ko pour le BASIC 2.0, 8 ko pour le noyau, 4 ko de caractères générés, produisant deux ensembles de 2000 caractères).
  • Puce graphique : VIC-II 6567/8567 (NTSC) ou MOS 6569/8569 (PAL) de chez MOS Technology.
  • Modes texte : 40×25 caractères de 8×8 pixels monochrome (un plan), 40×25 demi-résolution caractères de 4×8 pixels (2 bitplanes) multicouleurs.
  • Modes graphiques : bitmap de 320×200 pixels monochrome, 160×200 multicouleurs.
  • Couleurs : 16 couleurs (noir, blanc, rouge, cyan, violet, vert, bleu, jaune, orange, marron, rouge clair, gris foncé, gris moyen, vert clair, bleu clair, vert clair).
  • Puce sonore : SID 6581/8580 de chez MOS Technology.
  • Son : trois voies ADSR-programmable sur neuf octaves.
  • Ports : port série Commodore (pour imprimante, lecteur de disquette et autres périphériques), port cartouche (compatible avec le C64C, SX64 et C128), port utilisateur (compatible avec le VIC-20, C64 et C128), sortie vidéo, sortie RF, deux ports manettes 9 broches (au standard Atari, un port peut être utilisé pour une souris), port cassette propriétaire (compatible avec le VIC-20, C64 et C128).
Carte mère Commodore 64 Carte mère C64C
La carte mère du C64 et du C64C

Variantes

Commodore tenta en 1984 de remplacer le C64 avec le Commodore Plus/4, qui offrait un affichage avec plus de couleurs, une meilleure implémentation du BASIC (V3.5) et de meilleurs logiciels installés. Cependant, il manquait les capacités de sprite, avait un son plus mauvais et une bibliothèque de logiciels moins fournie. Ce fut un échec.

Avec des ordinateurs plus performants arrivant sur le marché, comme le successeur du C64, le complètement compatible C128 (janvier 1985), Commodore positionna le C64 comme un ordinateur d'entrée de gamme, baissant le prix de façon conséquente. De plus, l'arrivée de la nouvelle gamme de Commodore, l'Amiga, en septembre 1985, permit au constructeur de redorer son blason en proposant ce que beaucoup considérèrent comme le meilleur ordinateur du monde.

En 1986, Commodore sortit le Commodore 64C, qui était fonctionnellement identique à l'original, mais avec une conception extérieure remodelée dans l'esprit plus "moderne" du C128. De nouvelles versions des puces SID et VIC sont aussi présentes. Le voltage est de 9 V au lieu de 12. Le C64C était souvent fourni avec le système d'exploitation graphique GEOS.

C64C
C64C (aspect "C128")

Geos
GEOS, le système d'exploitation du Commodore 64

Un autre modèle de C64 fut lancé en 1987 : le C64G. L'aspect extérieur fut similaire à l'original sauf que la couleur marron de la coque laissa sa place à un beige plus clair. Les touches du clavier étaient soit dans le format d'origine (marron foncé avec les symboles graphiques sur le devant) soit dans un nouveau format (couleur beige et symboles graphiques sur le dessus). Le C64G incluait un processeur MOS 8500 et un circuit SID intégré qui provoquait un mauvais son.

C64G
C64G

En 1990, le C64 a été recommercialisé sous la forme d'une console de jeu appelée "C64 Games System" (C64GS). Une simple modification de la carte mère C64C a été faite pour orienter le connecteur de cartouche verticalement. Une ROM modifiée remplaça l'interpréteur BASIC avec une image de démarrage qui informait l'utilisateur d'insérer une cartouche (l'idée fut reprise des Kickstart Amiga). Le C64GS a encore été un échec commercial pour Commodore, et n'a jamais été diffusé hors d'Europe.

C64GS
Le C64GS

Toujours en 1990, un successeur du C64, le Commodore 65 (également connu sous le nom de "C64DX"), a été produit en tant que prototype. Mais le projet fut annulé par le président et actionnaire de Commodore, Irving Gould, en 1991. Les spécifications du C65 étaient très bonnes pour un ordinateur 8 bits (notamment un affichage 256 colours), mais les possibles conflits d'intérêt avec les Amiga d'entrée de gamme poussa vraisemblablement la direction de Commodore à annuler le projet.

Le Commodore 64 et ses dérivés furent produits jusqu'en avril 1994 par Commodore, date de sa banqueroute. La société avait d'ailleurs annoncé, lors du salon CeBIT en mars 1994 que la production de sa machine allait être arrêtée (arrêt prévu pour 1995). La raison ne fut pas l'obsolescence mais économique : le lecteur de disquette du C64 coûtait plus cher à fabriquer que le C64 lui-même.

Pendant l'été 2004, après une absence sur le marché de près de 10 ans, Tulip Computers BV (propriétaire de la marque Commodore depuis 1997) annonça un C64 Direct-to-TV. Il s'agit d'une console tenant dans une manette de jeu, basée sur le C64 avec 30 titres préprogrammés en ROM, selon un principe similaire aux mini-consoles basées sur l'Atari 2600 et l'Intellivision, qui avaient eu un succès plutôt modeste auparavant. Vendu 30 $, le Commodore DTV fut un gros succès auprès des fanatiques du C64 avec quelque 70 000 exemplaires écoulés le premier jour de sa commercialisation.

De nos jours, le C64 est toujours employé, particulièrement pour la musique. Ses programmes (environ 10 000) peuvent être utilisés sur des machines plus récentes au moyen d'émulateurs : Magic64 pour Amiga 68k et Frodo pour AmigaOS 4, MorphOS, PowerUP et WarpOS.

Koala Painter
Koala Painter, l'une des nombreuses applications pour Commodore 64

En 2011, la firme Commodore USA (qui utilise le nom "Commodore" sous licence), basée en Floride, lança sur le marché le C64x, un ordinateur compatible PC logé dans un boîtier ressemblant au Commodore 64 d'origine.

Liens
Nom : Commodore 64.
Constructeur : Commodore.
Genre : ordinateur.
Date : 1982.
Prix : 595 $.

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