Obligement - L'Amiga au maximum

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Dossier : Classic Reflections - Qu'est-il arrivé à Micro-Systems Software ?
(Article écrit par Trevor Dickinson et extrait de Amiga Future - mars 2013)


Note : Traduction par David Brunet.

Qu'est-il arrivé à Micro-Systems Software ?

J'ai acheté mon premier Amiga en 1988. Ce fut un A2000 qui comprenait une carte accélératrice 68020, 8 Mo de mémoire, un disque dur massif de 20 Mo et une carte passerelle Commodore 2088 XT. Jusque-là, j'étais l'heureux propriétaire d'un Commodore 128D et j'étais un grand fan de GEOS, un système d'exploitation graphique gérable à la souris et conçu par Berkley Softworks. Avant, je possédais un C64 et un PET 4032 qui fut mon premier ordinateur. Mais le destin frappa et mon C128D grilla quand la foudre tomba sur ma maison, à l'époque où je vivais à Houston, au Texas.

L'un des premiers logiciels "sérieux" de bureautique que j'ai acheté pour mon nouvel Amiga fut The Works! Platinum Edition, conçu par une société américaine de West Palm Beach. Cette société se nomme Micro-Systems Software, Inc et voici son histoire.

Micro-Systems Software

Trash Talk

L'histoire de Micro-Systems Software ne débuta cependant pas avec l'Amiga, mais via un groupe d'amis étudiants à l'Atlantic HighSchool ("Classe de 1978") de Delray Beach, en Floride. Les trois amis, Steve Pagliarulo, Mark Lautenschlager et Todd Tollhurst passèrent de longues heures à étudier la programmation et le TRSDOS sur l'ordinateur TRS-80 de Tandy et fréquentaient leur magasin électronique local, Tandy Radio Shack, situé non loin de Boynton Beach.

Micro-Systems Software Micro-Systems Software
Mark Lautenschlager et Steve Pagliarulo

Micro-Systems Software
Todd Tollhurst

Le TRS-80, souvent surnommé "Trash 80" en raison de son petit prix et de sa piètre qualité de production, était un concurrent du PET de Commodore et de l'Apple II lors de sa sortie en 1977. Ceci dit, à l'instar du PET et de l'Apple II, il était à l'avant-garde de la révolution des micro-ordinateurs. Mark Lautenschlager tissa des liens d'amitié avec le gérant de Radio Shack et quand Tandy ouvrit une nouvelle boutique informatique à côté de Hollywood, ce gérant y fut transféré : ce lieu devint alors le nouveau point de rencontre de Mark Lautenschlager.

Micro-Systems Software
TRS-80

C'est ici qu'il rencontra fortuitement Larry Studdard, un homme d'affaires d'un certain âge, patron d'une société de vente en gros de plaques métalliques. Cette rencontre allait changer leur vie. Larry Studdard cherchait des logiciels qui non seulement pouvaient l'aider à calculer ses ventes, mais aussi à gérer le gaspillage inhérent à la production de métaux. C'était quelque chose que sa société ne pouvait pas fabriquer.

Peu de temps après la rencontre, Mark Lautenschlager et ses amis commencèrent à travailler sur un logiciel permettant de résoudre ce problème. Ils firent du bon boulot et Larry Studdard leur suggéra de monter leur affaire afin de commercialiser leurs logiciels à d'autres petites sociétés comme la sienne. A cette époque, ces jeunes de 18 ans sortaient tout juste de l'école et étudiaient l'informatique au Palm Beach Junior College. Mais le cursus proposé par cette université n'était pas en phase avec l'avènement de l'ère des micro-ordinateurs. Mark Lautenschlager se souvient : "Cette chose (TRS-80) représentait quelque chose qui allait changer le monde". Ses professeurs ne partageaient pas cet avis et, au moment de choisir de poursuivre ses études ou de monter sa propre société de logiciels pour le TRS-80 qu'ils adoraient, Mark Lautenschlager et Steve Pagliarulo arrêtèrent l'université et fondèrent Micro-Systems Software.

Larry Studdard et Steve Pagliarulo furent les premiers actionnaires et Mark Lautenschlager avait promis d'acquérir une part d'ici quelque temps. Ils mirent en place un bureau dans l'arrière-boutique d'un magasin de Larry Studdard et commencèrent immédiatement à travailler sur un logiciel de contrôle d'inventaire. Il ne fallut pas longtemps pour que Todd Tollhurst les rejoignent.

DOSPlus

Bien que nos trois amis furent des fous du TRS-80, le véritable talent chez Micro-Systems Software, selon Mark Lautenschlager, était Steve Pagliarulo. On pouvait noter dès le début le talent spécial de Steve Pagliarulo... il était doté d'un grand esprit. Tout ce qui touchait aux ordinateurs était naturel pour lui, et il était capable d'écrire du code incroyable.

Un jour, Steve Pagliarulo eut des problèmes avec l'enregistrement de la longueur d'une variable en BASIC qui pouvait avoir un impact dramatique pour leur futur modèle d'affaires. Il trouva la source du problème, un bogue dans TRSDOS, et concocta rapidement un correctif. Il continua ses investigations et commença à trouver d'autres bogues : il décida alors de contacter Randy Cook, l'auteur de TRSDOS, pour lui proposer d'utiles informations. Grâce à ses contacts au centre informatique Radio Shack, il put obtenir le numéro de téléphone de Randy Cook et tenta de l'appeler à son bureau chez Tandy à Fort Worth, au Texas. Après plusieurs appels manqués, il parvint finalement à tomber sur lui mais quand Steve Pagliarulo essaya d'expliquer les bogues qu'il avait trouvés dans TRSDOS, la discussion tourna court. Il est important de noter que Randy Cook ne s'est pas rappelé de cette conversation téléphonique et qu'il n'a jamais vraiment travaillé dans les locaux de Tandy à Fort Worth. Il est donc plus que probable que Steve Pagliarulo ait parlé à quelqu'un d'autre qui avait pris l'appel au nom de Randy Cook.

Steve Pagliarulo n'apprécia pas d'être rembarré de la sorte et décida de rectifier TRSDOS lui-même. Il travailla une semaine sans interruption sur une version totalement déboguée de TRSDOS qu'il nomma DOS 3.0 afin de montrer qu'elle était plus avancée que la version officielle 2.3 de TRSDOS. Steve Pagliarulo créa DOS 3.0 pour son propre compte et n'avait pas l'intention de vendre le logiciel. Cependant, Larry Studdard y vit une opportunité de commercialisation et supposa que d'autres utilisateurs de TRS-80 pourraient être intéressés par cette version sans bogue de TRSDOS : DOSPlus était né.

Micro-Systems Software
Publicité pour DOSPlus 3.4

Mark Lautenschlager, qui avait alors continué ses études, écrivit le mode d'emploi de DOSPlus et l'emmena au centre informatique Radio Shack pour l'imprimer sur une bonne imprimante. Fait du hasard, un autre client lui demanda ce qu'il était en train d'imprimer et, quand Mark Lautenschlager indiqua qu'il s'agissait d'une nouvelle version du DOS remplaçante du TRSDOS bogué, ce client lui demanda instantanément le prix. Mark Lautenschlager annonça sans attendre un prix de 99 $ et la première vente de DOSPlus fut conclue. Ce fut donc à partir de ces débuts inattendus que DOSPlus devint un best-seller pour Micro-Systems Software car les possesseurs de TRS-80 mirent à jour leur logiciel par dizaines de milliers.

Peu de temps après, nos jeunes étudiants roulaient dans des voitures de luxe et portaient des vêtements coûteux. Grâce au sens des affaires de Larry Studdard et aux annonces habiles dans les magazines créées par Mark Lautenschlager, DOSPlus fit de Micro-Systems Software une société rentable. Tant que le TRS-80 (et ses successeurs) se vendait, Micro-Systems Software continuait à prospérer : DOSPlus fut le remplaçant du DOS pour TRS-80 le plus vendu des quatre années qui suivirent.

Micro-Systems Software commercialisa plusieurs versions et offrit même 100 $ à quiconque trouverait un bogue dans le code du logiciel. Ils publièrent aussi un magazine bimensuel, DOSPlus News Information Center, entre 1982 et 1984 qui fut ensuite remplacé par le bulletin d'information Newsfront. La dernière version, DOSPlus IV, fut publiée en 1984. A cette époque, les modèles 4 et 4p du TRS-80 visaient presque exclusivement le marché de l'éducation. Micro-Systems Software réussit à intégrer son traitement de texte Lazy Writer dans le catalogue pédagogique de Tandy qui était distribué aux écoles. Mais Tandy relégua son modèle 4 et sa logithèque à un marché de niche, et les ventes pour cet ordinateur fléchirent.

Micro-Systems Software
Publicité pour DOSPlus IV

L'épiphanie Amiga

Toutes les bonnes choses ont une fin. La concurrence des systèmes de remplacement TRSDOS s'intensifia et la montée en puissance des PC d'IBM et de leurs clones, dont le Tandy modèle 1000PC, signa la fin des TRS-80. Micro-Systems Software ne resta pas immobile. La société ouvrit une boutique de matériel informatique, sous un nom différent, et développa des traitements de texte et des gestionnaires de bulletins électroniques pour TRS-80 et PC qui se vendirent bien. Mais elle chercha de nouvelles opportunités de développement car son marché principal était sur la pente descendante.

Bien que la société reçut plusieurs demandes pour porter DOSPlus sur PC, Steve Pagliarulo avait d'autres idées. Il avait créé un super macro-langage qu'il combina avec un accès modem afin de collecter des données, provenant de diverses sources en ligne, pour les intégrer dans les tableurs et traitements de texte les plus populaires. Nous étions à une période avant l'essor d'Internet. A l'aide de ce logiciel, Micro-Systems Software pu créer un programme qu'elle nomma "The Wall Street Miracle" et qui pouvait récupérer les cotations du marché boursier et présenter les résultats dans des feuilles de calcul pour tableurs. Pensant qu'ils étaient en possession d'un logiciel à succès, les gens de Micro-Systems Software investir 100 000 $ issus des ventes de DOSPlus dans une introduction en bourse. Malheureusement, cette introduction en bourse ne rencontra pas le succès escompté auprès des investisseurs et ils perdirent leur argent. Cependant, ils se convainquirent d'essayer une nouvelle fois et empruntèrent 100 000 $ pour cette seconde introduction en bourse. Encore une fois, ce fut un échec et les caisses de Micro-Systems Software restaient vides et la société lourdement endettée.

Larry Studdard décida de limiter ses pertes et appela Mark Lautenschlager dans son bureau pour lui dire que le temps était venu de mettre à jour son CV. Compatissants, Mark Lautenschlager et Steve Pegliarulo prirent les derniers 25 $ de la caisse et allèrent manger dans un restaurant chinois. En revenant au bureau après leur repas, ils passèrent devant une boutique informatique qui présentait un ordinateur dont ils n'avaient jamais entendu parler et qui affichait des graphismes intéressants. Ils enquêtèrent mais le responsable du magasin leur conseilla de ne pas l'acheter car c'était un excellent ordinateur mais qui ne disposait pas de logiciels. C'était du pain béni pour eux et Steve Pagliarulo en acheta un immédiatement avec sa carte de crédit.

Cet ordinateur était le Commodore Amiga. Ce soir-là, il réalisa le portage de certains de leurs programmes et les envoyèrent à Commodore. Il reçut une réponse immédiate, Commodore lui envoya cinq Amiga par une livraison sous 24 heures, avec une petite note : "S'il vous plaît, écrivez des logiciels pour notre ordinateur". Nos amis étaient de retour en affaires mais sans Larry Studdard qui souffrait de la maladie de Crohn et qui en avait assez des turbulences de l'informatique.

Pourquoi tous ces points d'exclamation !

Micro-Systems Software mit ses Amiga à profit et, en peu de temps, elle devint l'un des développeurs de logiciels bureautiques les plus prolifiques sur ce nouvel ordinateur. Bien que ses produits n'avaient pas la capacité à épater les clients, tel Deluxe Paint, Micro-Systems Software était bel et bien un acteur important du marché Amiga. La société porta plusieurs programmes sur Amiga en peu de temps. Elle plaça une publicité dans le numéro de janvier/février 1986 du magazine Amiga World conseillant aux utilisateurs de "se connecter au monde et d'élargir son univers", reflétant l'arrivée de deux de ses logiciels destinés à la communauté d'utilisateurs en ligne, en pleine croissance.

AmigaTERM (69,95 $) était un programme de télécommunications qui transformait l'Amiga en un terminal lui permettant de communiquer avec des ordinateurs distants, des bulletins électroniques et des services d'informations commerciaux tels CompuServe. Le second produit, nommé avec un peu de confusion AmigaMAIL (99,95 $), était un système complet de bulletins électroniques (BBS). Peu de temps après, ces deux applications furent renommées et commercialisées sous le nom de OnLine! et BBS-PC.

Micro-Systems Software
OnLine!

Micro-Systems Software utilisa BBS-PC, qui fut également disponible sur PC, comme base pour son propre service de bulletins électroniques qui comprenait une énorme archive de fichiers et un excellent tutoriel intégré au système. BBS-PC fut très populaire, il incluait un système de sécurité multi-niveaux que Micro-Systems Software déclarait "à l'épreuve des attaques des pirates". Le logiciel permettait aussi les messages privés, les enregistrements permanents des utilisateurs, les mots de passe individuels, les téléversements/téléchargements de fichiers ainsi que la gestion de deux modems et l'intégration d'économiseurs d'écran. Le bulletin électronique de Micro-Systems Software fut en ligne pendant un certain nombre d'années jusqu'au jour où, comme mon C128D, il fut détruit par la foudre. Ce bulletin électronique fut remis en ligne pendant quelque temps avant que Micro-Systems Software ne décide de fermer ce service.

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BBS-PC!

La commercialisation suivante de Micro-Systems Software fut Analyze! (99,95 $), un tableur qui, selon les dires de la société, était pourvu de fonctionnalités similaires à Lotus 1-2-3. OnLine! fut également offert dans un lot avec le modem Hayes Smartmodem et un câble série à un prix de 429 $ ou bien 69,95 en tant que produit autonome.

Analyze!
Analyze!

Continuant avec ses produits bureautiques, Micro-Systems Software commercialisa le traitement de texte Scribble! (99,95 $). Bien qu'il s'agissait d'un logiciel très rudimentaire et ne proposant pas d'affichage WYSIWYG, il fut probablement l'un des meilleurs traitements de texte Amiga au moment de sa sortie et utilisait pleinement les capacités multitâches de l'Amiga et ses menus utilisables à la souris.

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Scribble! 2.0

Micro-Systems Software
Publicité pour Scribble!

Vers la fin de 1986, Micro-Systems Software compléta sa suite bureautique avec l'ajout d'Organize! (99,95 $), un gestionnaire de bases de données qui offrait une compatibilité avec le format dBase, le standard de l'industrie. Une version améliorée de Scribble! fut publiée au même prix, 99,95 $, intégrant un correcteur d'orthographe, une fonction de fusion de publipostage et d'autres nouvelles fonctionnalités. Nous étions au début des logiciels de bureautique sérieux sur Amiga et, à la fin de l'année 1986, Micro-Systems Software pouvait être fière de sa contribution pourtant peu spectaculaire. Le meilleur était cependant à venir.

Micro-Systems Software
Micro-Systems Software multiplie les logiciels

Politique révisionniste

Durant 1987, Micro-Systems Software commença une série de mises à jour et de compilations au lieu de commercialiser de nouveaux produits. La seule exception fut FlipSide! (49,95 $), un nouvel utilitaire d'impression permettant à tout fichier texte ou image IFF sur Amiga d'être imprimé latéralement. Ce programme était compatible avec Scribble!, Analyze!, Organize! ainsi que la plupart des traitements de texte, tableurs et logiciels graphiques sur Amiga.

Micro-Systems Software
FlipSide!

Micro-Systems Software
Publicité pour FlipSide!

Analyze! fut mis à jour en version 2.0 et vendu à un prix accru de 149,95 $. Il incluait à présent des graphiques commerciaux, des macros pour le tri et une compatibilité avec les fichiers Lotus 1-2-3. OnLine! fut également proposé en version 2.0, Micro-Systems Software affirmant que cette nouvelle version était une légende de son époque. Ce fut une affirmation bien audacieuse mais cette V2.0 gérait maintenant les transmissions à 9600 bps, le protocole Kermit, la déconnexion automatique, disposait d'un annuaire téléphonique, d'un tampon mémoire pour les opérations, de 132 colonnes et d'un presse-papiers. Malgré ces améliorations, son pris resta à 69,95 $.

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Publicité pour les produits de Micro-Systems Software

Analyze! 2.0
Publicité pour Analyze! 2.0

Dans un coup commercial très malin pour revitaliser les ventes, au début de 1988, Micro-Systems Software publia Scribble!, Analyze! et Organize! dans un lot intitulé The Works! au prix de 199,95 $ au lieu des 349,85 $ si ces programmes avaient été achetés individuellement. Il ne s'agissait pas d'un simple reconditionnement car un certains nombre d'améliorations furent opérées, dont la plus grande fut l'édition WYSIWYG temps réel dans Scribble! et Organize!. En réalité, Scribble! fut un traitement de texte très moyen et le gestionnaire de bases de données Organize! souffrait d'un certain nombre de limitations, la plus grave étant le manque de triage multiple, ce qui constituait un défaut majeur pour un programme de ce genre.

Micro-Systems Software
The Works!

Certaines de ces lacunes furent cependant compensées par le puissant tableur Analyze! qui était compatible avec le format Lotus 1-2-3, le standard de l'industrie. The Works! nécessitait une machine disposant d'au moins 1 Mo de mémoire pour exécuter les trois programmes en même temps, même s'il n'était pas aisé d'échanger des fichiers entre eux. Les fichiers de fusion de publipostage de Scribble! pouvaient être créés dans Organize!, mais seul Scribble! gérait le presse-papiers de l'Amiga et on ne pouvait donc pas réaliser de copier-coller entre les deux logiciels. Mais il s'agissait tout de même d'une compilation raisonnable qui valait la peine rien que pour Analyze!.

Tout au long de cette période, Micro-Systems Software poursuivit son active campagne de publicité dans le magazine Amiga World dont l'une proposait le slogan "Sept ans de logiciels de qualité et toujours en croissance !". Cependant, seules les deux années précédentes furent sur Amiga.

A la poursuite de l'excellence !

Passez de la Perfection à l'Excellence! ou du moins c'est ce que proclamait l'annonce de Micro-Systems Software lors de la publication d'Excellence!, son nouveau traitement de texte, au printemps 1988. Vendu au prix de 299,95 $, ce n'était pas un petit programme. Ce jeu de mot rusé montra l'intension de Micro-Systems Software de défier WordPerfect en tant que premier traitement de texte sur Amiga.

Micro-Systems Software
Le logo d'Excellence!

Ses caractéristiques WYSIWYG en faisait un programme avec un fort ressenti Amiga. Ce logiciel savait gérer les imprimantes laser PostScript, pouvait réaliser des fusions de publipostage, disposait de quatre types d'alignement de paragraphe, de nombreuses polices de caractères (dont les indices et exposants) sans compter la gestion des textes et images IFF. Excellence! incluait aussi la possibilité de redimensionner et de recadrer les images, la gestion du presse-papiers et possédait un gadget de zoom pour redimensionner les fenêtres. Mieux encore, il était fourni avec un correcteur orthographique personnalisable de 90 000 mots, un thésaurus de 70 000 mots avec synomymes et antonymes ainsi qu'un correcteur grammatical. Le logiciel fut commercialisé avec un manuel clair et bien écrit comprenant des exemples sur disquette. Il fut publié sur deux disquettes non protégées comprenant la disquette Workbench et la disquette du programme qui était installable sur disque dur. Enfin, bien qu'Excellence! pouvait fonctionner sur un Amiga ne disposant que de 512 ko de mémoire, 1 Mo était vraiment nécessaire pour pouvoir utiliser toutes les fonctions.

Micro-Systems Software
Excellence!

L'utilisateur pouvait travailler simultanément sur de multiples documents et réaliser des copier-coller entre eux. Le texte lui-même était affiché d'une façon typique pour un traitement de texte Amiga, c'est-à-dire avec l'écran surmonté d'un gadget d'avant/arrière-plan et d'une règle montrant les marges, la justification, les onglets, les retraits et l'espacement des lignes. Un gadget de zoom, très utile pour travailler sur plusieurs documents à la fois, était également présent. Le logiciel comprenait aussi une fonction "annuler/refaire" ainsi que des options bien utiles pour sauvegarder ou revenir au dernier état sauvegardé. Toutes les autres options habituelles de traitement de texte furent incluses.

Dans Excellence!, le texte pouvait être personnalisé avec des soulignements, une mise en gras, en italique, en indice et ou exposant et les couleurs du premier plan et de l'arrière-plan pouvaient être modifiées. Le logiciel proposait également la gestion des sauts de pages et des traits d'union ou des fonctionnalités plus avancées comme les en-têtes et les pieds de page qui disposaient de leur propres fenêtres. De multiples en-têtes pouvaient être placées avec la date, l'heure et le numéro de page, et même afficher des informations différentes pour les pages paires et impaires. Enfin, un générateur simple d'index et de table des matières était inclus, alors que le thésaurus et le dictionnaire pouvaient être actifs simultanément.

Malgré les dires de Micro-Systems Software, Excellence! n'était pas parfait. Sur les machines avec seulement 512 ko de mémoire, on remarquait des délais entre la frappe et l'affichage à l'écran, sans compter que le correcteur grammatical ne fonctionnait pas avec des gros documents et, en tout cas, s'il était utile, ne remplaçait pas une bonne maîtrise de l'anglais. L'insertion de nouveau texte dans un document était également lente et, même si vous tapiez de façon modérée, il était possible de taper suffisamment loin avant que l'affichage à l'écran ne rattrape le retard. Le programme était aussi assez instable et plantait fréquemment, en particulier sur les machines avec peu de mémoire. Ceci dit, Excellence! disposait de la puissance et de la souplesse nécessaires pour gérer presque n'importe quelle tâche de traitement de texte, et son ressenti Amiga le rendit instantanément populaire.

En platine !

Dans une démarche commerciale visant à stimuler les ventes de ses anciens produits, Micro-Systems Software publia, vers la fin de l'année 1988, des mises à jour logicielles sous son label "Platinum Edition". The Works! fut le premier lot à recevoir le sceau Platinum Edition. En plus d'Analyze! et des mises à jour pour OnLine! et Scribble!, cette compilation intégrait à présent Organize! et FlipSide!. Selon la publicité de Micro-Systems Software, il s'agissait d'une "Véritable intégration de la part d'une entreprise qui se targue de l'excellence ! - The Works! Platinum Edition - 5 programmes avec une interface commune, 1 boîte, 1 manuel facile à utiliser et 3 disquettes non protégées contre la copie". Micro-Systems Software prétendait que cette compilation pouvait fonctionner sur un Amiga disposant de 512 ko de mémoire mais, une nouvelle fois, un minimum de 1 Mo était vraiment nécessaire, en particulier pour une utilisation multitâche.

Micro-Systems Software
Publicité pour The Works! Platinum Edition

Les versions Platinum d'OnLine! et de Scribble! furent aussi commercialisée en 1989 en tant que produits autonomes aux prix respectifs de 99,95 $ et 149,95 $. OnLine! était le seul programme de terminal sur Amiga à gérer tous les protocoles populaires de transfert de données de l'époque. Ceci comprenait les protocoles WX, X, Y, Zmodem, Kermit, Compuserve B ainsi que SADIE, le propre protocole de Micro-Systems Software, à des vitesses de transmission allant de 300 à 19 200 bps. Il fut aussi le premier programme de terminal à gérer directement plusieurs périphériques série et il intégrait une bonne gestion d'ARexx. Malgré quelques problèmes, comme sa grande consommation mémoire et sa gestion moyenne du multitâche (même avec lui-même) il demeurait toujours le programme de terminal le plus professionnel disponible sur Amiga.

Micro-Systems Software
Scribble! Planitum Edition

Dans le même temps, la version Platinum mise à jour de Scribble! contenait, elle, un certain nombre d'améliorations. En plus des fonctionnalités habituelles de traitement de texte comme le copier-coller, les styles, les en-têtes et les pieds de page, Scribble! disposait de menus déroulants, de modèles, de raccourcis clavier et de nombreux éléments graphiques. Le correcteur orthographique fut porté à plus de 104 000 mots et comprenait désormais des dictionnaires scientifiques et techniques avec une fonction utile de vérification durant la saisie. Il était également fourni avec un excellent thésaurus interactif de 470 000 mots. Le correcteur d'orthographe et le thésaurus disposaient d'une licence de Merriam-Webster, Inc. En outre, le logiciel ne présentait toujours pas d'écran WYSIWYG bien qu'une option de prévisualisation était disponible. L'option de sauvegarde rapide, via la touche F4, demeurait l'une de ses meilleures fonctionnalités. Enfin, les fenêtres du programme pouvaient être personnalisées jusqu'à huit couleurs et l'environnement "pointer et cliquer" du Workbench était bien géré. Dans l'ensemble, Scribble! s'était transformé en un excellent traitement de texte à usage général.

Redéfinir l'excellence

Tout au long de 1989, Micro-Systems Software maintint une active campagne publicitaire dans le magazine Amiga World mais, au début de la nouvelle décennie, le nombre de ses publicités et de ses productions logicielles connut une baisse remarquée. Cependant, la société continua à travailler sur Excellence! et publia plusieurs mises à jour au cours des deux années suivantes.

Micro-Systems Software
Publicité pour Excellence! 2.0

La version 2.0 d'Excellence! fut commercialisée en tant que "édition professionnelle" en juin 1990 au prix de 199,95 $. Il fut livré sur trois disquettes non protégées, avec un petit addendum ainsi que le manuel original de la version 1.0. Cette nouvelle version corrigea plusieurs des problèmes présents dans la première version. La vitesse du programme augmenta de façon spectaculaire et le rafraîchissement de l'écran lors de l'ajout de texte dans un paragraphe existant, même s'il demeurait un peu lent, s'en trouva considérablement amélioré. Les problèmes de stabilité furent également corrigés. Cela dit, le prix à payer pour ces améliorations fut que le logiciel demandait à présent un Amiga avec au minimum 1 Mo de mémoire, sinon plus, alors qu'une installation sur disque dur était vraiment bénéfique.

Micro-Systems Software
Excellcence! 2.0

Les autres gros changements de la version 2.0 furent opérés au niveau de la gestion des imprimantes. Excellence! pouvait maintenant imprimer en mode paysage et gérait les imprimantes PostScript couleur avec la possibilité de modifier les polices d'imprimante et de mélanger des graphismes avec la police interne de l'imprimante. Jusqu'à 250 caractères pouvaient à présent être utilisés dans un document unique. De leur côté, les réglages d'impression pouvaient être enregistrés dans le fichier d'initialisation du logiciel. Un gestionnaire de mémoire virtuelle fut aussi ajouté, permettant d'utiliser une disquette ou un disque dur en tant que mémoire supplémentaire. Ceci ralentissait les performances mais autorisait la création de documents contenant jusqu'à 976 pages.

Le dictionnaire et le thésaurus Merriam-Webster furent également étendus. Le dictionnaire pour la vérification durant la saisie gérait maintenant plus de 140 000 mots et incluait des suppléments juridiques, médicaux, techniques, scientifiques et géographiques. Le thésaurus et le correcteur grammatical et de style géraient, eux, pas moins de 1,4 million de mots avec des définitions, des synonymes et des antonymes. Cela dit, il n'était plus possible de charger le dictionnaire et le thésaurus en mémoire à partir du programme mais un utilitaire distinct, Doctools, fut ajouté pour effectuer ce travail. La puissante capacité macro fut développée afin qu'une macro puisse exécuter une autre macro ou s'exécuter à plusieurs reprises ou même être liées ensemble. En outre, une nouvelle option d'insertion permettait d'insérer n'importe où dans un document des images IFF, des fichiers texte ASCII et même d'autres fichiers Excellence!. Le fait de cliquer sur le numéro de page ouvrait la fenêtre de requête "Aller à". Et enfin, le programme incluait les fonctionnalités standards de formatage de texte, notamment pour les tables des matières, les index, les colonnes multiples, les en-têtes et les pieds de page.

Malgré toutes ces améliorations, on pouvait encore noter quelques problèmes mineurs comme un sélectionneur de fichiers à un seul bouton pour choisir le périphérique, et l'absence d'un nouveau manuel. Excellence! 2.0 fut un puissant programme mais devait être installé sur un Amiga doté d'une carte accélératrice, d'un disque dur et d'une grande quantité de mémoire pour libérer son vrai potentiel. En fait, sur une machine adéquate, Excellence! 2.0 était sans doute le meilleur traitement de texte sur Amiga à cette époque. Enfin, dans l'optique de générer plus de revenues, Micro-Systems Software publia Baby! en 1991, une version autonome du thésaurus d'Excellence! pour 29,95 $. Cet outil était parfaitement adapté aux capacités multitâches de l'Amiga et pouvait fonctionner avec d'autres éditeurs et traitements de texte.

Ralentissement ?

En 1992, Andrew Apold, un jeune diplômé en sciences de l'informatique rejoignit Micro-Systems Software et fut placé à côté de l'ingénieur chargé de l'assistance technique afin de mieux connaître la ligne de produits. Selon Andrew Apold, "Ils m'ont dit qu'ils ne pouvaient me payer que 175 $ par semaine. Souhaitant me mettre le pied à l'étrier, j'ai accepté". Dans la semaine qui suivit, l'ingénieur responsable de l'assistance technique fut limogé et Andrew Apold prit son poste.

Micro-Systems Software
Andrew Apold

Il poursuivit en disant : "Je fus surpris par la petite taille de l'équipe, je pensais au départ qu'ils étaient bien plus nombreux." Il n'y avait que sept employés quand Andrew Apold fut embauché chez Micro-Systems Software et, un mois plus tard, ils n'étaient plus que cinq dont Steve Pagliarulo, qui était le vice-président et principal programmeur. Les autres employés étaient Esther, la partenaire et épouse de Steve Pagliarulo, qui était la présidente de la société qui travaillait à temps partiel, Jack Appleman, le père d'Esther qui s'occupait des ventes, et Barbara, la secrétaire. L'autre programmeur, Chris Debracy, avait quitté la société peu de temps après l'arrivée d'Andrew Apold. Il était clair que l'activité de Micro-Systems Software ralentissait inexorablement.

Andrew Apold fit peu de programmation, c'était le domaine de Steve Pagliarulo. Mais il travailla sur la documentation d'Excellence! 3.0 qui fut publié à la fin de l'année 1992 au prix réduit de 99,95 $. Ce logiciel fut une nouvelle fois fourni sur trois disquettes non protégées avec un supplément de 56 pages au manuel original de la version 1.0. Comme précédemment, il nécessitait un Amiga doté d'un Mo de mémoire alors qu'une installation sur disque dur et l'ajout d'une carte accélératrice étaient recommandés pour de meilleures performances.

Micro-Systems Software
Excellence! 3.0

Excellence! 3.0 reprenait l'aspect du nouvel AmigaOS 2.0, même utilisé sous Workbench 1.3, et ajouta quelques nouvelles fonctionnalités qui rendirent son prix réduit très raisonnable. Le logiciel incluait à présent la possibilité de réaliser des sauvegardes automatiques à intervals réguliers avec des avertissements, ainsi que des copies de sauvegardes à multiples niveaux afin de réduire le risque de perte de données. Les documents pouvaient maintenant contenir jusqu'à 16 couleurs et la gestion des hautes résolutions Productivité et A2024 fut ajoutée. La nouvelle fonctionnalité de marque-pages rendit plus aisée la navigation dans les gros documents. Excellence! 3.0 intégrait aussi une fonction de parole et un glossaire de documents facile à utiliser permettant de configurer des macros ARexx et des touches de commande. La requête pour les fichiers affichait maintenant tous les périphériques disponibles sur le système. Ce traitement de texte n'était pas parfait, il avait encore quelques problèmes mineurs, mais il devait être le dernier produit Amiga de Micro-Systems Software.

Peu de temps après l'achèvement d'Excellence! 3.0, Andrew Apold se rendit compte que la fin de la route était proche pour lui chez Micro-Systems Software. Steve Pagliarulo et son épouse était sur le point de vendre leur maison et voulaient déménager à Boston. Selon Andrew Apold, "Ils devaient fonder une nouvelle société nommée Quintessence. Je me souviens qu'ils m'avaient montré un créateur de puzzles et m'avaient demandé s'il avait un intérêt commercial". Steve Pagliarulo travaillait également sur un programme de terminal, pour Windows 3.1, qui avait de nombreuses fonctionnalités. Les ventes de Windows 3.1 commençaient tout juste à décoller et il en était un bêta-testeur depuis un certain temps. Cependant, le marché Amiga commença à se réduire pour Micro-Systems Software. A la fin de l'année 1992, la société conclut un accord avec le magazine Amiga Format pour publier Scribble! sur la disquette de couverture du numéro 41. Le thésaurus et le correcteur orthographique ne furent pas inclus à cette version mais les lecteurs d'Amiga Format pouvaient acheter ces fonctions manquantes ainsi que le manuel au prix de 7,99 £ (~12,50 $). Micro-Systems Software publia enfin une mise à jour 3.1 pour Excellence! en 1993, vraisemblablement pour corriger les problèmes de compatibilité avec AmigaOS 3.0.

Le coup de grâce !

Avec Steve Pagliarulo déménageant vers le nord, l'objectif d'Andrew Apold fut de rester en Floride afin de voir ce qu'il pourrait tirer du restant de la gamme Amiga de l'entreprise. Cependant, il reçut une proposition de la part de RGB Computer & Video, un autre développeur/revendeur Amiga basé à proximité de Riviera Beach. Son programmeur en chef, Chris Devine, avait déjà travaillé chez Micro-Systems Software et, après un rapide entretien, il lui proposa un emploi. Andrew Apold fit ses deux semaines de préavis puis endossa son nouveau rôle chez RGB.

Un mois après son embauche, il reçut un coup de fil de Micro-Systems Software. La société allait fermer et voulait liquider son matériel Amiga. Andrew Apold se souvient : "je suis retourné chez Micro-Systems Software avec Chris, nous nous sommes remémorés le bon vieux temps et nous avons récupéré tout ce qui pouvait être encore utile".

C'était terminé. A la fin de l'année 1994, afin de promouvoir Final Writer, son propre traitement de texte, SoftWood Inc. publia une annonce satirique dans le magazine Amiga World qui "déplora" la mort de nombreux traitements de texte sur Amiga et qui comprenait une pierre tombale avec les mots "RIP Excellence!".

Micro-Systems Software
La mort d'Excellence! vu par SoftWood Inc.

Où sont-ils aujourd'hui ?

Environ un an après la fermeture de Micro-Systems Software, Andrew Apold reçu un mémo, de la part de son patron chez RGB, l'informant qu'un programmeur Amiga expérimenté allait rejoindre l'équipe. Son nom était Steve Pagliarulo. En fait, c'était une blague, bien que, selon Andrew Apold, la société avait bel et bien reçu une demande d'emploi de Steve Pagliarulo. Après cela, Steve Pagliarulo semble avoir disparu des écrans radars. Il fonda quelques entreprises avec son épouse et son beau-père mais elles ne sont plus actives. Une recherche approfondie sur Internet suggère qu'un "Steven Pagliarulo" est le propriétaire des marques maintenant expirées MultiZip (logiciel de compression de données) et QuickPi (logiciel de mathématiques). Il semble également qu'il soit un expert mondial sur l'approximation pour le calcul de la constante mathématique Pi. Cela pourrait bien sûr être une coïncidence, mais s'il s'agit du même Steven J. Pagliarulo, alors cette histoire aurait du sens. Son obsession pour la précision de Pi serait conforme au jeune homme qui était déterminé à repérer et corriger les bogues dans TRSDOS. Il vit actuellement avec son épouse Esther en Californie.

La santé de Larry Studdard continua à se détériorer et, selon Mark Lautenschlager, il perdit son envie. Apparemment, il aimait se promener à la plage et s'asseoir dans l'océan chaud. Un jour, il ne revint pas à sa maison et fut déclaré mort par noyade.

Mark Lautenschlager avait aussi quitté Micro-Systems Software et a poursuivi une carrière réussie en tant que consultant en informatique. Plus tard, il co-anima une émission sur l'informatique à la radio nationale américaine. Il considère toujours le temps qu'il a passé chez Micro-Systems Software comme des années merveilleuses. Son seul regret est qu'il n'a pas gardé un sou de l'argent qu'il a généré là-bas. Larry Studdard lui avait toujours conseillé d'investir mais, de son propre aveu : "J'ai tout dépensé !".

Todd Tollhurst quitta Micro-Systems Software en 1983, soit avant les années Amiga. Il est actuellement directeur du développement au Maine Information Network (InforME), le site Internet officiel de l'etat du Maine. Il est également un ministre humaniste laïc ordonné ainsi qu'un notaire public et membre de Dedimus Justice pour l'état du Maine.

Micro-Systems Software - tout a commencé sur TRS-80 et cela s'est terminé sur Amiga !

Note : de nombreuses années après la faillite de Micro-Systems Software, Mark Lautenschlager fut contacter par Steve Pagliarulo. Il indiqua que les années de travail sur DOSPlus furent les meilleures de sa vie et souhaitait reformer l'ancienne équipe pour fonder une nouvelle société.


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