Obligement - L'Amiga au maximum

Mercredi 13 décembre 2017 - 23:45  

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Reportage : CeBIT 1986
(Article écrit par un auteur inconnu et extrait de Tilt - mai 1986)


Hanovre, le combat des géants

Amiga contre ST. Atari et Commodore tenaient la vedette à la foire de Hanovre. Avec, de chaque côté, force machines et logiciels. Et l'avantage au ST, champion des ventes en Allemagne.

Hanovre, en cette mi-mars, n'était pas encore complètement sortie de l'hiver. Les canaux commençaient seulement leur délivrance, le ciel bas empêchait la brume de se lever. Mais il en faut plus pour faire ombrage à la Foire Internationale, première exposition européenne. Devant son succès et pour tenter d'endiguer son gigantisme, la foire était, cette année, coupée en deux. Le CeBIT (Centrum der Buro-Informations - und Kommunikationstechnik) volait de ses propres ailes, un peu plus tôt dans la saison. Du coup, il trouvait place dans "seulement" treize halls, sur environ la moitié de la surface totale disponible.

CeBIT 1986
Les enfants s'amusent

Très professionnel, très "hard", le CeBIT laisse la part belle aux compatibles PC et consorts, avec un intérêt variable de la part du public. Dans le domaine de la micro, deux stands tiennent la vedette, dans deux halls très différents : Commodore et Atari. Tous deux grouillent de monde, on se pousse du coude pour admirer les derniers logiciels sur Amiga et 1040 ST.

Commodore

Commodore, toujours leader incontesté de la micro familiale en Allemagne avec 65% du marché, appuie avec force l'arrivée de l'Amiga. Selon Commodore, 50 000 Amiga ont déjà été vendus aux États-Unis, et la marque semble espérer beaucoup du marché allemand. Conférence de presse avec plusieurs centaines de journalistes internationaux, annonce de la commercialisation imminente du joyau de la marque, au prix de 5595 DM (environ 17 000 FF) en version NTSC (américaine), un lecteur de disquette, le clavier et la souris, mais sans moniteur.

Sur le stand, une bonne vingtaine d'Amiga présentent chacun une application différente de la bête, avec bien entendu un logiciel de création graphique irréprochable, qui réalise des prouesses en direct, mais également des logiciels professionnels, prouvant la polyvalence de la machine. Il existe même un émulateur logiciel MS-DOS, qui offre la compatibilité avec l'IBM PC. C'est pourtant donner de la confiture à un cochon, surtout lorsqu'on sait que l'émulateur ralentit énormément la vitesse des logiciels PC. Nul doute que les outils spécialement conçus pour l'Amiga seront nettement plus performants. Mais cet émulateur est aussi l'une des armes dans la guerre psychologique que se livrent Commodore et Atari. L'un comme l'autre doivent convaincre de la fiabilité, du sérieux, de la "respectabilité" de leur machine. Tant pis si le PC est moins performant que l'Amiga, il reste la référence professionnelle.

CeBIT 1986
L'Amiga crève l'écran

Sans passer sous les fourches caudines d'un standard forcément restrictif, l'Amiga cherche à attraper une clientèle dont la tendance serait plutôt de considérer cet ordinateur comme un superbe gadget, très performant certes, mais inutile pour leur propre usage.

A côté de la star, les C128 demeurent discrets, et les C64, toujours vaillants, ne servent qu'à faire tourner quelques jeux vieillots. Ce qui n'empêche pas Commodore d'annoncer 600 000 C128 vendus dans le monde, dont 75 000 en Allemagne. Bien qu'il appartienne à une gamme totalement différente, la comparaison avec l'Amiga est terrible...

Atari

Traversée d'une bonne partie de la foire, coup d'oeil à l'exposition "Art ware", initiative originale, bouffée d'air artistique, pas toujours limpide pour le profane, mais qui tranche avec la tristesse des compatibles PC alignés au kilomètre, et voici le "Halle 13", celui où trône Atari, en bonne compagnie, puisque voisin d'Apple.

Moins luxueux que celui de Commodore, le stand Atari remporte cependant un succès équivalent. L'ambiance, peut-être, est différente. "L'esprit pionnier" y règne encore avec, derrière les claviers, les concepteurs des logiciels ou périphériques en démonstration. Les "vieux" 520 ST côtoient la nouvelle gamme 520 STF et 1040, dans une même passion. Pas de doute, nos cousins germains ont eu le coup de foudre pour cette machine, et développent pour elle comme des fous.

Une gamme complète de logiciels professionnels allemands ou germanisés est déjà disponibles, dont WordStar 3.0 et dBASE II (sous GEM), et les périphériques ne sont pas en reste. Print-Technik propose un numériseur vidéo, qui reproduit les images avec une définition de 256x256 en 16 couleurs ou nuances de gris, à partir de n'importe quel signal vidéo au format BAS (caméra, magnétoscope). Les écrans numérisés peuvent être retravaillés à l'aide de Neochrome. Une version professionnelle est disponible pour le 1040, avec une définition de 512x256.

Toujours chez Print-Technik, et encore plus fort, le décodeur de cartes météo pour le 1040. Avec une antenne spéciale, un récepteur et le logiciel, le ST affiche à l'écran les cartes météo retransmises par le satellite Météosat, avec une définition de 800x800 (!) en 16 nuances de gris. Une version de Print-Technik Meteosat existe aussi pour le C64.

Autre petit bijou, un logiciel capable de transformer un ST en véritable studio d'enregistrement numérique de vingt-quatre pistes, par un simple raccordement via la prise MIDI avec un synthétiseur. L'enregistrement est possible piste par piste, et surtout la modification d'une piste, indépendamment des autres. Le tout mis en mémoire sur disquette. Un outil fabuleux, capable de rivaliser avec des outils professionnels dix fois plus onéreux. Le logiciel de création musicale, plus classique dans sa facture, existe également.

CeBIT 1986
Un studio d'enregistrement 24 pistes

Le ST s'entoure maintenant d'une gamme de logiciels musclés, et les extensions arrivent, encore au stade du prototype il est vrai : le disque dur 20 Mo, très "pro", et le boîtier de compatibilité MS-DOS, avec un microprocesseur 8088 et 512 ko de mémoire vive, qui transforme le 1040 en un véritable compatible PC. Ce boîtier devrait être commercialisé à la fin de l'été à un prix défiant toute concurrence : 1000 DM (à peine plus de 3000 FF) avec un lecteur de disquette 5 pouces 1/4. Le ST voit pousser ses dents, et commence à en faire grincer quelques autres.

Les autres constructeurs

Face à ce duel des géants, les autres marques de micro-informatique grand public restaient plus discrètes. Schneider (Amstrad, en français) ne présentait rien de nouveau, et la question sur le manque de disquettes était éludée. Le Joyce (PCW et quelque chose de ce côté-ci du Rhin) régnait en maître, avec plusieurs logiciels professionnels tournant sous CP/M. Il quitte enfin le carcan de l'ordinateur spécialisé dans le traitement de texte.

Philips persiste dans le MSX, avec la version II et plusieurs périphériques. Une souris associée à un logiciel graphique, premier du genre sur MSX, est la bienvenue. Toutes les fonctions classiques sont présentes, et la souris assure l'agrément d'utilisation. Un logiciel pour piloter un magnétoscope, qui permet par exemple de fabriquer un quiz en images avec des séquences filmées. Un logiciel pour piloter un synthétiseur, un autre pour actionner un robot. Des applications intéressantes, ne déchaînant cependant pas les passions des visiteurs.

CeBIT 1986
Le MSX pilote un robot


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