Obligement - L'Amiga au maximum

Vendredi 17 novembre 2017 - 18:13  

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Matériel : AVideo 12 (ColorMaster 12)
(Article écrit par Éric Laffont et extrait d'Amiga News - septembre 1991)


Pour la rentrée, la société Archos nous offre une bonne surprise, une carte vidéo 12 bits pour Amiga 500, 2000 et 3000.

AVideo 12

Elle offre un maximum de 12 vrais bits (4096 couleurs) par pixel en haute résolution suraffichage (704x580) et bien sûr dans toutes les autres résolutions plus petites. La qualité d'affichage de cette carte est très propre. En mode haute résolution 12 bits, elle ouvre de nouveaux horizons aux utilisateurs de l'Amiga.

AVideo 12

Ses avantages

Avec l'arrivée massive des cartes 24 bits, l'intérêt de l'AVideo 12 réside dans le fait qu'elle n'occupe aucun port de votre Amiga ni aucun connecteur arrière. Il s'agit en fait d'une "carte fille" à insérer dans le support de la puce Denise (un peu comme une carte accélératrice 68030 Hurricane ou Mega Midget Racer que l'on mettrait dans le support du 68000).

Cette carte n'interfère en rien dans le fonctionnement de votre machine ou vos programmes et offre surtout la possibilité d'utiliser tous les périphériques vidéo prévus pour Amiga (codeur, désentrelaceur, genlock...). Un autre intérêt (important) de l'AVideo 12 est que l'image 12 bits chargée est incrustée sur une des deux couleurs du premier bitplane de la palette de l'Amiga, ce qui permet l'incrustation sur la couleur 1, laissant libre la couleur zéro pour un genlock. Cette couleur aura été au préalable choisie obligatoirement noire (dans Deluxe Paint, par exemple, les deux couleurs du premier bitplane sont en haut et à gauche de la palette).

AVideo 12

Dans Preferences, ces deux couleurs sont les deux premières en partant de la gauche de la fenêtre de requête. L'application de cette particularité est importante : dans toutes vos animations vous pouvez désormais oublier l'image en arrière-plan (qui prend de la place mémoire et ralentit l'animation) et donc calculer le mouvement de l'objet sur fond uni. Avantages évidents : animations plus fluides car pas d'arrière-plan à afficher, taille du fichier réduite et possibilité de garder des couleurs précieuses pour l'animation sans avoir à s'occuper du fond (pour Deluxe Paint par exemple).

AVideo 12 possède aussi sa propre mémoire de 1,5 Mo et donc libère la mémoire Amiga une fois l'image chargée. Elle fonctionne avec une configuration de base d'A500, d'2000 et d'A3000, gère le système 2.0 et semble cohabiter pacifiquement avec ma carte accélératrice GVP A3001.

Tous les formats IFF sont directement gérés ainsi que les IFF 12 et IFF 24 bits (inférieurs à 1,5 Mo) directement chargés. Le mode HAM n'est pas directement utilisable et affichable : il nécessite une conversion en IFF 12 bits (les images de Deluxe Paint, étant de l'IFF, sont directement lues). Une interface ARexx permet d'utiliser une série de commandes d'affichage, fondu... commandes que l'on retrouve dans le logiciel d'exploitation de l'AVideo 12 : Opera.

Opera

Opera permet de réaliser des scripts d'enchaînement d'images et animations avec fondu ; le tout avec musique, texte et défilement.

Voici les principales commandes de la carte AVideo 12 avec le logiciel Opera. Une gamme assez riche de commandes permet de quasiment tout afficher grâce au logiciel Opera. Ces mêmes commandes sont directement accessibles au CLI par l'interface ARexx. Opera permettra de générer un script, bien évidemment interprété par lui-même pour faire défiler de façon simple ou par des effets de transition vos images ainsi que vos animations au format IFF (Deluxe Paint, IFF 12 bits). Un script se présente un peu sous cette forme :

AVideo 12

Le manque de fonctions graphiques directes, ou plutôt le peu, fait que l'on ne peut pas exploiter cette carte à la façon "Deluxe Paint". Certaines commandes comme Draw, Ellipse. Text, permettent juste de signer une image et de l'habiller. Espérons que ce manque sera vite comblé (pourquoi pas un Deluxe Paint + AVideo), car ceci est à mon sens le seul défaut de la carte.

Pour ce qui est de la vitesse des animations, aucun problème n'est apparu avec des fichiers Anim créés dans Deluxe Paint, VideoScape et Imagine que j'ai pu tester. Le chargement complet de l'animation se fait dans la mémoire de l'Amiga et est ensuite transféré et affiché par l'AVideo 12 sans aucun ralentissement visible (comparaisons effectuées avec Showanim). Il serait inutile de décrire toutes les commandes d'Opera, l'image de cette page vous donnera une idée des possibilités de création d'un "Show" en 12 vrai bits.

AVideo 12

Tecsoft nous signale l'adaptation de leur logiciel TVPaint sur la carte AVideo 12 et 24 pour le mois de septembre 1991.

Un autre point à noter : cette carte est française ! Son constructeur, Archos, a déjà vendu plus que mille bornes interactives à base d'Amiga, et cette carte est en quelque sorte un "sous-produit" de ses recherches.

Un logiciel de création graphique, Painter, sera livré avec la carte à partir de septembre. Nous ne l'avons pas encore essayé.

Et ses défauts ?

Si l'on tient compte que le 12 bits n'est pas 24 bits, il n'y en a presque pas. Un logiciel de dessin performant travaillant directement avec la carte serait logique et offrirait une alternative intéressante par rapport au HAM-E+ et même à certaines cartes 24 bits dont l'utilisation est un peu plus lourde.

Ah oui, le prix : 2390 FF. Ce n'est pas cher pour voir de la haute résolution en suraffichage en vrai 12 bits sur votre moniteur Amiga.

Archos propose aussi une version 24 bits de l'AVideo qui s'insère aussi sur la puce Denise. L'AVideo 24 possède 3 Mo de mémoire et libère aussi la mémoire de l'Amiga après le chargement. Le prix est de 3990 FF.

Pour la plupart des applications vidéo et surtout animation sur Amiga, l'AVideo 12 est la plus appropriée. Une animation en haute résolution entrelacée 12 bits, c'est assez énorme à gérer, alors imaginez en 24 bits ; surtout que selon les images, la différence n'est pas évidente au premier coup d'oeil.

Explications techniques par le constructeur

Nous avons invité M. Crohas de la société Archos pour nous livrer quelques détails techniques sur le fonctionnement de ses nouvelles cartes graphiques pour l'Amiga. Les voici.

Introduction

Le mode haute résolution de l'Amiga (HiRes) avec 768 pixels/ligne est limité à 16 couleurs affichées simultanément, choisies parmi 4096 teintes possibles. Chacune de ces teintes est la combinaison des trois couleurs fondamentales, rouge, vert et bleu (RVB), codées sur 4 bits, soit 16 nuances possibles par composante (16x16x16 = 4096 teintes). L'image HiRes est dans le jargon du vidéaste une image 4 bits/pixel, équivalent à 16 couleurs/pixel.

Les modes basse résolution de l'Amiga (LowRes) avec 384 pixels/ligne sont en fait limités à 5 et 6 bits/pixel dans le cas des représentations HAM et Half-Brite. Il est bien possible de représenter 4096 couleurs simultanément à l'écran mais au détriment de la résolution spatiale : la transition entre deux couleurs peut nécessiter jusqu'à trois pixels, les pixels du milieu étant dans une teinte intermédiaire qui produit des "bavures" bien connues de ceux qui pratiquent le mode HAM.

Une variété de cartes 24 bits/pixel voient le jour actuellement, installées en général sur un des ports du bus Amiga, incorporant leur propre processeur graphique et n'ayant finalement qu'une relation lointaine avec le système graphique de l'Amiga : la couche logicielle complète doit être refaite de A à Z et la manipulation d'images 24 bits (1,3 Mo pour une image en suraffichage) est laborieuse, même pour un Motorola 68030.

L'approche AVideo

L'idée qui a prévalu dans la conception de la carte AVideo 12 (12 bits/pixel) et dans une moindre mesure dans celle de la carte AVideo 24 (24 bits/pixel) est de conserver une compatibilité maximum avec le système graphique de l'Amiga et les processeurs graphiques, Denise et Agnus, qui font l'originalité de la machine et ont suscité la création de la panoplie de logiciels graphiques la plus complète. Le maillon faible dans cette chaîne est Denise, qui limite la sortie vidéo à 4 bits/pixel en mode HiRes. Dans la carte AVideo 12, un ASIC, puce propriétaire à haute intégration en technologie CMOS à 1,2 m, se substitue à Denise et gère une mémoire image de 1,5 Mo pour afficher une vraie image de 12 bits/pixel avec une résolution maximum de 768x580. Le principe, qui fait l'objet d'un dépôt de brevet, utilise les quatre registres de Denise dans lesquelles Agnus charge en permanence le "bitmap" image à la vitesse de 5,5 Mo/sec.

Plusieurs stratégies de chargement de la mémoire image sont possibles. L'image peut être stockée dans l'Amiga sous forme de 3 bitmaps standards de 4 plans chacun contenants respectivement les rouges, les verts et les bleus qui sont chargés respectivement dans la mémoire image à chaque trame (tous les 1/50e de seconde en PAL). Il faut donc 3/50e de seconde pour régénérer une image complète en non entrelacé. Une stratégie voisine consiste à charger d'abord les bits de poids forts de chaque composante, par exemple dans la première trame (R,R,V,B), puis dans la trame suivante (R,V,V,B) et enfin (R,V,B,B).

De cette manière, l'image est renouvelée en faisant apparaître d'abord 16 couleurs dominantes, puis 256 et enfin 4096 couleurs. L'effet de transition, à la limite de la persistance rétinienne, n'est de toute façon visible que si l'image est renouvelée continuellement, au taux maximum de 17 images/sec. Une dernière stratégie en cours de développement consiste à ne renouveler qu'une bande quelconque de l'image de largeur maximum égale à un tiers de la ligne horizontale (256 pixels). On pourra ainsi animer des objets de 12 bits de profondeur au rythme de 50 images/sec en non entrelacé ou 25 images/sec en entrelacé.

A noter, pour les programmeurs, que toutes ces manipulations s'effectuent sur des bitmaps au standard Amiga dans de la mémoire Chip Amiga et qu'à partir de là, les fonctions de la bibliothèque graphique de l'Amiga sont toujours utilisables, y compris naturellement celles utilisant le Copper et le Blitter. Bien réfléchir à cet aspect des choses avant de se lancer dans un développement sur une carte graphique tierce installée dans un port du bus !

De la transparence avant toute chose

AVideo se substitue à Denise et conserve, de ce fait, une stricte compatibilité avec la sortie vidéo de l'Amiga. La synchronisation et le format des données numériques en sortie de Denise (R4,V4,B4) sont inchangés et tout ce qui est situe en aval de Denise continue à fonctionner normalement. Les ports vidéo de l'A2000 et de l'A3000 sont laissés libres et les désentrelaceurs, framegrabbers et autres genlocks fonctionnent comme si de rien n'était.

AVideo a la faculté de mélanger l'imagerie normalement générée par l'Amiga avec l'imagerie 12 bits stockée dans la mémoire image. AVideo fonctionne en fait suivant quatre modes : un mode d'enregistrement dans la mémoire image, un mode de visualisation de l'imagerie Amiga seule, comme si AVideo était absente, un mode de visualisation de la mémoire image seule, et enfin le mode de transparence où le noir de l'image Amiga laisse transparaître l'image stockée dans la carte.

La transparence ouvre toutes les possibilités d'utilisation des logiciels existants. Une image 12 bits est chargée à l'aide d'une simple commande DOS ou ARexx pour constituer le fond de la scène.

L'imagerie standard de l'Amiga, confectionnée avec le logiciel d'animation favori, vient se superposer sur ce fond, comme pour une scène en "dual playfield" ou à la manière d'un mélange vidéo par genlock. Comme on a plus à se soucier ni de la sauvegarde ni de la restitution du fond, on peut accélérer les animations classiques et même concevoir de nouvelles animations n'utilisant que le Copper par simple déplacement des coordonnées d'un ou plusieurs "ViewPorts" constituant la "View' courante.

Il y a là une porte ouverte à un tout nouveau champ d'investigation des possibilités d'animation de l'Amiga. Programmeurs, à vos claviers ! La source du pilote de la carte est fournie sur simple demande.

La transparence du noir plutôt que de la couleur de fond a été choisie pour permettre un mélange à trois niveaux dans le cas de l'utilisation d'un genlock : le noir dans l'imagerie Amiga laisse transparaître l'imagerie AVideo et la couleur de fond de l'imagerie Amiga laisse transparaître l'image vidéo au travers des deux premiers plans image.

De 12 à 24 bits

AVideo 24 est l'extension à 24 bits de la carte AVideo 12. La représentation de l'image est alors en 16 millions de couleurs (R8,V8,B8) et l'étage de sortie vidéo est refait. La sortie vidéo s'effectue sur un connecteur indépendant occupant un des ports libres de la machine ; pour cette unique raison, AVideo 24 ne peut être installée sur un A500. La possibilité de transparence de la carte en 24 bits et le principe de chargement sont conservés, les temps de chargement sont simplement doublés.

L'affichage en 24 bits, à notre sens, est réservé à certains usages professionnels de la vidéo qui exigent la meilleure qualité possible, au-delà même des possibilités d'affichage des téléviseurs. Dans la plupart des cas, la différence entre un affichage 12 bits avec un tramage correct et une image en 24 bits est extrêmement ténue et ne peut être relevée que par la comparaison minutieuse des deux affichages placées côte à côte. Ce qu'il faut bien appréhender dans cette affaire est qu'une image 12 bits, avec un poids brut de l'ordre de 500 ko est encore facilement logeable dans la mémoire Chip et manipulable par les processeurs graphiques de l'Amiga. Au-delà, les ennuis commencent et l'utilisation d'une carte accélératrice ne résout pas tous les problèmes, même lorsque la carte graphique intègre des propres fonctions de traitement.

AVideo 24 est également utilisable en carte 12 bits avec une mémoire image double (technique dite de double-tampon mémoire). Une des deux mémoires peut être actualisée pendant que l'autre mémoire est affichée et la copie d'une des mémoires sur l'autre est possible en 1/50e de seconde, soit à la vitesse de 16,5 Mo/sec. Ce mode autorise des animations sans effets de transition aux vitesses de :
  • 25 images/sec en 256 couleurs en non entrelacé (768x290).
  • 12,5 images/sec en 256 couleurs en entrelacé (768x580).
  • 17 images/sec en 4096 couleurs en non entrelacé.
  • 8,5 images/sec en 4096 couleurs en entrelacé.
Les logiciels

La plupart des logiciels récents possèdent une interface ARexx qui permet de piloter la carte AVideo à l'aide d'une dizaine de commandes simple d'emploi AVLoad, AVDisplay, AVShow, AVFBuffer, AVTranspar, AVClear, AVReset, AVFadein et AVFadeout. Une interface AmigaDOS existe également avec des commandes similaires.

Opera est un logiciel d'animation très complet, livré avec la carte AVideo, dont le développement s'est étalé sur près de deux ans, Il gère des dizaines de fondus entre images, les animations de types ANIM, les brosses animés AnimBrush, les sons 8SVX, l'affichage de textes avec tous les effets dynamiques d'insertion, de rouleaux horizontal et vertical (scrolling). Opera exploite à bas niveau le langage ARexx et peut cohabiter avec les systèmes auteurs qui présentent une interface ARexx tels que CanDo et AmigaVision.

AVPaint est un logiciel de dessin, également livré avec la carte AVideo, qui incorpore beaucoup des fonctionnalités d'une palette graphique évoluée - et beaucoup plus chère. Il possède les fonctions élémentaires de dessin, une loupe, des stencils, grilles, aérosol, brosses et une variété de fonctions de remplissage.

TVPaint est un logiciel de dessin plus sophistiqué. Il est vendu séparément.

Nom : AVideo 12 (ColorMaster 12).
Constructeur : Archos.
Genre : carte graphique/framebuffer.
Date : 1991.
Prix : 2390 FF.


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