Obligement - L'Amiga au maximum

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Actualité : Dans l'attente de la reprise de Commodore
(Article écrit par Gilles Bourdin et extrait d'Amiga News - juillet 1994)


Au bouclage du journal, il n'y avait toujours pas de dénouement de l'affaire Commodore, malgré des rumeurs incessantes de tous les côtés. Même l'infiniment placide Dr. Peter Kittel (Commodore Allemagne) a récemment explosé en lisant les harassantes impatiences de certains interlocuteurs :

"Il n'y a pas encore de résultat que vous puissiez déjà juger. Et le fait qu'il n'y ait pas encore de résultat me paraît totalement raisonnable, considérant les sommes d'argent ainsi que d'autres facteurs en jeu ici. Seulement parce que vous êtes trop impatients, vous voudriez que des négociations portant sur plusieurs millions de dollars soient bâclées ? Allons, allons, c'est de la réalité qu'il s'agit ici et pas d'un jeu. Et contrairement à un jeu, le joueur n'a qu'une vie à perdre, pensez donc à cela. J'attends des personnes qui dirigent cette affaire, qu'ils fassent leur travail correctement."

Les négociations continuent toujours et il serait vraiment temps que celles-ci arrivent à terme. Samsung, le géant coréen de l'électronique qu'on avait vu en sauveur possible de la gamme Amiga, semble moins enthousiaste que prévu pour l'Amiga, s'intéressant surtout aux autres possibilités commerciales de la technologie de Commodore.

Amstrad le nouvel espoir

D'après des sources bien informées, la société britannique Amstrad serait, au contraire, préférable à Samsung d'un point de vue de soutien de la gamme Amiga et du développement de nouveaux modèles. Mais Amstrad, un pygmé à côté du groupe Samsung (180 000 personnes, dont 45 000 en électronique), vient d'acquérir une autre société informatique et n'est sûrement pas capable de proposer des sommes mirobolantes. On parle d'une première offre entre 50 et 100 millions de dollars par Amstrad, et on sait que les "trustees", les officiels responsables de négocier la vente, sont encore aller visiter Amstrad le 17 juin 1994.

Ce que nous n'avions pas précisé auparavant, c'est que le plus offrant sera retenu, afin de satisfaire au mieux les créanciers de Commodore. Mais rien n'empêche une solution de compromis, peut-être un accord permettant plusieurs destinations différentes pour les biens de Commodore en technologie, systèmes logiciels et usines.

Haynie va chez Scala

En attendant, des personnes importantes de l'équipe Amiga ont trouvé d'autres refuges. Jeff Porter et Dave Haynie sont chez Scala, la société pionnière de présentation multimédia sur Amiga. Scala a un contrat important avec General Instrument, une grande entreprise américaine, concernant le développement d'un "set-top box", un boîtier à base de processeur Motorola 680x0 qui permettra au téléspectateur de choisir ses films, faire ses achats, etc., via une version spéciale du logiciel Scala.

Dave Haynie travaille sur ce projet, qui ne concerne aucunement ni le système, ni la technologie Amiga. Il a profité de son départ de Commodore pour vider son coeur sur les événements de ces derniers mois.

Règlement de comptes au ranch

Ambiance sulfureuse à souhait ce mois-ci dans les actualités des réseaux, Dave Haynie règle ses comptes avec le management de Commodore sur Usenet. Chez Scala, il s'est bien sûr empressé d'obtenir un nouvel accès à Internet, comme tout cyberpunk qui se respecte. N'étant plus lié contractuellement à Commodore, il s'en donne à coeur joie et nous avons en ce moment le privilège d'assister au lavage du linge sale de la famille en public.

Nous vous proposons donc de lire ces quelques lignes édifiantes et accusatrices, toutes droites issues du cerveau fumeux de notre génie préféré. Pour certaines de ces interventions, il est intéressant de noter qu'elles datent d'avant son départ de Commodore. Autant dire qu'en lisant ces lignes, il y a quelques semaines, on pouvait déjà imaginer que le départ de Dave Haynie n'allait pas tarder.

"La raison pour laquelle Commodore s'est cassé la figure est entièrement due à l'incompétence au niveau management et n'a rien à voir avec les ventes des Amiga. Mis à part le fait que, à cause du mauvais management, Commodore perdait de l'argent jusqu'à un point où ils ne pouvaient même plus acheter les pièces nécessaires à la fabrication des machines, sans parler du maintien de la lourde infrastructure restant de l'entreprise."

"Je vois les choses de la façon suivante (comme d'ailleurs la plupart des gens de ce côté de l'Atlantique) : Mehdi Ali est celui qu'il faut blâmer. Je ne sais pas s'il est un grand travailleur, mais au regard des résultats, il aurait mieux valu qu'il soit paresseux. Quand il est arrivé, il fit de son mieux pour placer ses pions dans le management de la corporation et au niveau international. Toutes les erreurs que ces personnes ont pu faire sont donc de la responsabilité d'Ali, qui avait embauché la plupart d'entre eux."

Gould et Ali
Au banc des accusés : Mehdi Ali (à gauche) et le patron de Commodore, Irving Gould

"Je peux vous dire que ses efforts en termes d'ingénierie ont directement mené Commodore à sa perte. Avant qu'Ali fasse entrer Sydnes chez Commodore, les choses allaient tranquillement vers une sortie des composants AA aux alentours du printemps 1992, avec notamment l'A1000+ (système 32 bits avec AA pour un prix de 1000 $) et l'A3000+ (un A3000 revu avec AA, un DSP 3210, et un 68040). Il y avait aussi un modèle super bas de gamme, l'A300 (petit frère de l'A500), prévu pour compléter la gamme, sans remplacer l'A500."

"Puis vinrent les décisions de Sydnes, catapulté par Ali à ce poste, malgré son incompétence totale en la matière : les composants AA ont été sciemment retardés de six mois, l'A4000 a été imposé avec son bus IDE pour remplacer l'A3000+ et son bus SCSI, etc. Ces délais ont été la cause des problèmes financiers de 1993, car il n'y avait pas assez de modèles d'A4000 disponibles (on ne peut pas assembler des micros si vite, surtout si les composants comme Lisa, Bridgette, Gayle, etc. viennent de l'extérieur et doivent être commandés longtemps à l'avance, chose qui n'avait pas été faite)."

"L'A2200 était tellement mauvais que personne le voulait"

"Personne ne voulait de l'A600, qui était considéré comme la version Amiga du Plus/4, mais il a été imposé pour remplacer l'A500. C'est Ali qui a fait ça. Et l'A600 coûtait plus cher que l'A500, ne l'oublions pas."

"Sydnes a perdu son temps à construire ce que nous appelions l'A1000jr (symbolisme important, Sydnes était le responsable du PCjr, un échec monumental chez IBM), une espèce d'A3000 ECS légèrement dénudé. Ce machin était si nul qu'aucun pays n'en aurait commandé."

"Les nouveaux développements ne peuvent être demandés par les directeurs généraux des différents pays, ils n'ont pas de liaison directe avec l'ingénierie. Ils font leur rapport à Mehdi Ali, tout comme l'ingénierie. Dans beaucoup de cas, comme pour l'A2200, autrement connu sous le nom d'A1000jr, et l'A600, les directeurs généraux étaient farouchement contre le produit, mais furent forcés de l'accepter (en fait, l'A2200 était tellement mauvais qu'il n'a pu être imposé à personne)."

"Avant Ali, les idées de nouveaux produits étaient généralement issues de l'ingénierie et reprises au marketing par Henry Rubin (celui que Sydnes remplace maintenant). Si le produit marchait, il était développé. Sous Ali et Sydnes, les idées de produits étaient imposées d'en haut par des personnes qui n'avaient aucune idée du marché Amiga et qui étaient trop égoïstes ou négligentes pour se soucier des affaires qui étaient les leurs."


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