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A propos d'Obligement
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David Brunet
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Test d'Armalyte: The Final Run
(Article écrit par Seb et extrait de Joystick - septembre 1991)
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Encore un voyage au fin fond de l'espace où les aliens foutent le souk. Il est temps de remettre tout en
ordre. Armalyte, jeu de tir édité par Thalamus, était déjà sorti sur C64/C128 en 1988 et voici une version 16 bits
avec sons et graphismes rehaussés.
Armalyte sur C64 avait conquis une légion de fans, et à juste titre. Malheureusement, ce même statut de
classique ne peut être accordé à cette "amélioration" pour Amiga. L'histoire du développement de ce jeu
a été pour le moins mouvementée : initialement entre les mains de Steve Northcot et Ian Harling,
le projet a été abandonné en cours de développement. Le travail a alors été confié à Arc Developments,
qui a eu carte blanche quant au contenu. Le résultat est un jeu d'action explosif à cinq niveaux,
délaissant les bas-reliefs de son prédécesseur sur C64 au profit de niveaux organiques et de pierre.
De plus, le mode deux joueurs du premier opus a disparu, vous laissant seul face à des vagues incessantes
de débris spatiaux.
Mais plongeons dans le scénario : le bâtiment de l'Organisation Universelle de la Paix s'élevait dans la nuit, imperturbable.
Seules quelques fenêtres, aux derniers étages, laissaient penser aux ombres des passants qu'il y régnait une
quelconque activité. L'une des ombres devait vouloir en avoir le coeur net, car voilà qu'elle enfonçait
une carte d'accès dans le sas d'entrée du bâtiment.
- "Nelson", dit l'ombre, code 275F. Le bâtiment recracha la carte magnétique et laissa l'ombre pénétrer
dans son ventre. Dans la Salle de Contrôle Universelle, les machines clignotaient. L'agitation électronique
était à son comble. Contre le mur du fond un écran géant passait son temps à remplir des cartes de
galaxie de petits points lumineux.
- "Vous arrivez bien, Nelson, c'est la merde", dit une voix qui semblait appartenir au personnage débraillé
assis sur l'unique chaise de la pièce. Nelson ne répondit pas tout de suite, son cerveau était occupé
à deux tâches particulièrement éprouvantes : faire disparaître cet engourdissement présent dans tous
ses membres, et scruter la pièce dans l'espoir de trouver une autre chaise, tout en sachant qu'il n'y en
avait toujours qu'une, une seule.
- "J'espère que tu as une bonne raison de me faire sortir du lit en catastrophe à 3 heures du matin, Stone,"
grommela Nelson, "sinon je t'écrase la tête contre tes ordinateurs."
- "Si l'on considère que quatre planètes de notre système qui se font envahir par des aliens est une raison
valable, alors j'ai une raison valable", répondit Stone. "Ils ont fait un vrai massacre, des milliers de
civils sont morts". La nouvelle ne sembla pas bouleverser Nelson. Il n'en avait même plutôt rien à battre,
d'apprendre que des gens pouvaient souffrir quelque part dans la galaxie. Le seul intérêt pour lui dans
cette affaire, c'était qu'on avait besoin de lui, qu'une fois encore on l'enverrait là-bas, et qu'il y
aurait de l'action, et d'autres morts.
- "Dans quel secteur ?", demanda Nelson.
- "Delta Space. Les aliens ont envahi les quatre planètes voisines à la leur. L'Ordre Universel à envoyer
des troupes là-bas, en douce, il ne faut pas alerter le peuple. Ils se sont tous fait massacrer. On a besoin
de toi, Nelson."
- "Ouais, j'm'en doute", dit Nelson, "expose-moi la situation vite fait."
- "Tu dois te rendre sur chaque planète, l'une après l'autre. Tu attaqueras celle des aliens en dernier,
il faut d'abord renouer les alliances avec les quatre autres peuples. Ils sont nombreux, Nelson, tu vas
en chier. La seule aide extérieure dont tu pourras bénéficier viendra des dépôts de munitions qu'ont laissé
les hommes de l'Ordre Universel avant de crever."
Nelson est dans son vaisseau maintenant, en plein coeur de Delta Space, et, déjà, les aliens approchent.
C'est la première planète. C'est bientôt le premier mort, et il y en aura des tonnes. Nelson est énervé,
il déteste qu'on le réveille en pleine nuit.
Scénario ultra-classique pour Armalyte, mais, c'est assez rare, le jeu est tout de même intéressant,
surtout parce qu'il est difficile, voire très difficile. Vous dirigez un petit vaisseau dans les quatre
directions possibles avec la manette (plus les diagonales) pendant qu'un défilement avance sans interruption,
de droite à gauche. La mécanique de jeu va encore plus loin en animant des éléments du décor, transformant
certaines zones du niveau en un véritable casse-tête plutôt qu'en un exercice de rapidité.
Les sprites sont souvent très nombreux à l'écran, et il arrive que le défilement subisse un ralentissement.
C'est un peu dommage.
Le jeu s'inspire fortement de R-Type, jusqu'à l'arme principale dont la puissance augmente avec la durée de
maintien du bouton de tir. De temps en temps des capsules d'options se trouvent sur votre chemin. Il suffit
de tirer dessus pour libérer la pastille et la ramasser. Vous gagnerez ainsi une plus grande rapidité pour
votre vaisseau ou des armes plus puissantes.
Attention tout de même, il faut attendre plus d'une minute après avoir perdu sa troisième vie avant
de pouvoir recommencer. Cela casse le rythme du jeu et met la patience à rude épreuve.
Les graphismes sont assez bien faits, les décors présentent des spirales dégoulinantes d'acide et
d'immenses essaims gazeux surgissant de nulle part. Ces créatures ne sont pas là que pour faire joli :
les éviter, ainsi que leurs tirs, est essentiel pour progresser. Les bruitages sont également réussis
et la musique est percutante. A noter enfin que le jeu sauvegarde vos meilleurs scores et propose une
fonction pause.
Vraiment difficile, réservé aux joueurs d'élite, Armalyte The Final Run est un bon élément qui a sa place
dans la famille R-Type.
Nom : Armalyte: The Final Run.
Développeurs : Arc Developments.
Éditeur : Thalamus.
Genre : jeu de tir.
Date : 1991.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, 512 ko de mémoire.
Licence : commercial.
Prix : environ 270 FF.
NOTE : 6/10.
Les points forts :
- Gros défi.
- Graphiquement assez bien faits.
- Bruitages de bonne facture.
- Nombreux sprites à l'écran.
Les points faibles :
- C'est un jeu difficile.
- Quelques ralentissements du défilement.
- Peu original.
- Où est le mode deux joueurs.
- Il faut attendre longtemps pour refaire une partie.
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