Obligement - L'Amiga au maximum

Mardi 25 juillet 2017 - 00:48  

Translate

En De Nl Nl
Es Pt It Nl


Rubriques

 · Accueil
 · A Propos
 · Articles
 · Galeries
 · Glossaire
 · Hit Parade
 · Liens
 · Liste jeux Amiga
 · Quizz
 · Téléchargements
 · Trucs et astuces


Articles

 · Actualité (récente)
 · Actualité (archive)
 · Comparatifs
 · Dossiers
 · Entrevues
 · Matériel (tests)
 · Matériel (bidouilles)
 · Points de vue
 · En pratique
 · Programmation
 · Reportages
 · Tests de jeux
 · Tests de logiciels
 · Tests de compilations
 · Articles divers

 · Articles in english
 · Articles in other languages


Twitter

Suivez-nous sur Twitter




Liens

 · Sites de téléchargements
 · Associations
 · Pages Personnelles
 · Moteurs de recherche
 · Pages de liens
 · Constructeurs matériels
 · Matériel
 · Autres sites de matériel
 · Réparateurs
 · Revendeurs
 · Presse et médias
 · Programmation
 · Développeurs logiciels
 · Logiciels
 · Développeurs de jeux
 · Jeux
 · Autres sites de jeux
 · Scène démo
 · Divers
 · Informatique générale


Jeux Amiga

0, A, B, C, D, E, F,
G, H, I, J, K, L, M,
N, O, P, Q, R, S, T,
U, V, W, X, Y, Z


Trucs et astuces

0, A, B, C, D, E, F,
G, H, I, J, K, L, M,
N, O, P, Q, R, S, T,
U, V, W, X, Y, Z


Glossaire

0, A, B, C, D, E, F,
G, H, I, J, K, L, M,
N, O, P, Q, R, S, T,
U, V, W, X, Y, Z


Partenaires

Annuaire Amiga

Amedia Computer

Relec

Hit Parade


Contact

David Brunet

Courriel

 


Actualité : AmigaOS Replacement Project
(Article écrit par Guillaume Proux et extrait d'Amiga News - avril 1995)


Bruce Lepper : l'idée est surgie du néant il y a peu de temps. Elle est simple : pendant que les avocats et les sociétés se battent autour du corps agonisant de l'Amiga, pourquoi ne pas faire quelque chose de positif. Plus précisément, pourquoi ne pas réécrire le système d'exploitation de l'Amiga pour permettre son utilisation sur un PC, un Mac, ou toute autre machine ? C'est un projet fou car cela impliquerait des milliers d'heures de travail, et aucune société commerciale ferait un tel investissement pour un système aussi ouvert. Pourtant, le grain semé sur Internet a germé, et la jeune plante a commencé à pousser avec tellement de vigueur que le monde est obligé de la prendre au sérieux. Bien sûr, le rachat de l'Amiga par une société riche et dynamique aurait tendance à diminuer l'énergie du projet AmigaOS. Mais nombreux sont ceux qui ne croient plus à l'arrivée du prince charmant.

Nous avons demandé à l'un des participants français de ce projet de nous expliquer comment cela se passe. Voici son récit.

"Alors que tout le monde en ce moment à la tête tournée vers les Bahamas pour savoir enfin qui remettra en route l'Amiga, un groupe de passionnés de notre machine (dont je fais partie) est en train de mettre en place une opération que l'on peut qualifier de "Restore Hope" (NDLR : redonner espoir) : car après les déboires de Commodore avec la justice, c'est peut-être grâce à eux que nous allons enfin reprendre espoir.

Notre idée est simple : elle a inspiré MacroSystem dernièrement pour la construction du DraCo, c'est d'éliminer les puces spécifiques développées pour l'Amiga et ne garder que la partie logicielle en éliminant tout le matériel qui a, en fait, peu changé depuis 1985. Prendre que ce qui fait vraiment apprécier l'Amiga : son "Operating System". Mais voilà, le problème est que l'OS de l'Amiga est encore sous le copyright de Commodore qui est maintenant aux mains des administrateurs de la faillite, il est donc illégal de prendre directement, par exemple, l'OS 3.1 de l'Amiga et de le modifier pour qu'il tourne sur une autre machine. A l'inverse du matériel, pour lequel on a besoin d'usines et de moyens, le logiciel ne demande, pour prendre vie, que beaucoup d'imagination et un peu de bonne volonté. Nous allons donc faire mieux que simplement copier l'ancien système d'exploitation : écrire une nouvelle version de l'OS Amiga. C'est-à-dire, tout en partant de Exec (le noyau du système), jusqu'aux choses les plus récentes comme la GadTools, en passant par les bibliothèques DOS, Intuition et Graphics, de telle sorte que le tout soit théoriquement entièrement portable. Pour ce faire, nous allons utiliser un langage universel existant sur toutes les machines : le C++ GNU parce que c'est nouveau, puissant et orienté objet (notion à la mode et mise à toutes les sauces ces temps-ci) et parce que beaucoup de monde programme en C, langage qui servit à réaliser l'ancien OS. Ce sera l'occasion pour beaucoup d'entre nous de se familiariser avec ces nouvelles techniques !

Mais voilà, pourquoi refaire un OS semblable à celui que nous connaissons déjà puisqu'il suffit d'acheter un A2000B avec des cartes, de la mémoire et alors on a l'OS sans problème ! Deux raisons en fait :
  • D'abord, n'importe qui, équipé par exemple de PC ou de Mac, lancera cet OS et juste en recompilant les sources des programmes pourra l'utiliser comme si l'ordinateur hôte était un Amiga. C'est cette technique du compile-et-fonctionne (compile and run) qui a fait entre autres le succès d'Unix et qui fera sans aucun doute le succès de cet OS.

  • Ensuite, puisque nous sommes ceux qui faisons l'OS, on pourra vraiment y inclure tout ce que l'on voudra. Déjà certaines tendances sont apparues, je vais vous narrer les plus significatives :
    • Le premier progrès serait la protection de la mémoire, c'est-à-dire la faculté qu'a l'OS de protéger les parties de la mémoire qui ne sont pas publiques ou bien allouées par d'autres tâches et cela même sans MMU. Bien sûr, tout cela restera optionnel afin de permettre à d'anciens programmes de pouvoir encore tourner.
    • Dans la même idée, on pense pouvoir implémenter facilement le "resource tracking" ce qu'on pourrait traduire par la chasse aux ressources. Ce procédé permet de libérer en fin de programme toute ressource allouée et non rendue (on pensera bien entendu à des appels à Lock() sans UnLock() etc.) et bien sûr aussi tuera les fenêtres et écrans obsolètes.
    • Avant peut-être de passer tout l'Amiga dans un monde multi-utilisateur, l'AmigOS (c'est son nom !) permettra de faire le partage des imprimantes, modems et fichiers aussi (comme le fait le DP "muFS").
    • Une chose amusante : tous les fichiers deviendront des fichiers IFF (y compris les exécutables !) et certaines entêtes contiendront même le processeur (ou l'ordinateur) pour lequel il aura été compilé. Mieux encore, on pense sérieusement à mettre en place un système de compilation au chargement qui produira des fichiers universels (non dépendants du processeur). Imaginez, d'un PC on passe à un Mac et directement on lance le logiciel sans recompilation ni conversions...
    • Le principal est que notre système restera compatible avec l'ancien et il n'y aura pas de problème pour que les boîtes qui, jusque-là gèrent l'Amiga, recompilent leurs logiciels pour qu'ils tournent exactement de la même manière.
Voilà, où en est-on maintenant ? Bien, tout cela est loin d'être fini mais nous avons quand même certaines bonnes choses de faites... Un des membres, anticipant peut-être le mouvement, a commencé il y a un an à reprogrammer Intuition et ce travail est terminé à 60% ; Exec, lui, est terminé à 90% mais il faut rappeler que le coeur de cette bibliothèque, qui s'occupe de la commutation des tâches, devra sur chaque processeur être réécrit en assembleur pur.

Maintenant, tout le monde est paré et commence doucement à donner vie à l'AmigOS. Il nous faut aussi particulièrement remercier Dave Haynie (responsable de la bibliothèque graphique de l'ancien OS) qui, malgré le peu de temps qu'il a, a décidé de s'associer à ce projet, ce qui peut sembler assez fou. Un chiffre éloquent : plus de 200 personnes se sont dévouées pour cette cause... et uniquement grâce à Internet. Il nous faut maintenant sensibiliser le monde entier et particulièrement les entreprises comme Scala, etc. pour pouvoir compter sur leur soutien afin que ce projet ambitieux ne meurt pas à peine né. Mais vous aussi, si vous avez des idées, des suggestions, n'hésitez pas à nous en faire part : écrivez au journal qui transmettra. Et pour ceux qui ont accès à Internet, envoyez un courriel à amigosinfo@aobh.xs4all.nl. Allez, faites comme moi, croisez les doigts !


[Retour en haut] / [Retour aux articles]