Obligement - L'Amiga au maximum

Mardi 02 septembre 2014 - 23:11  

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Reportage : l'Amiga à la NASA
(Article écrit par Bob Castro - mars 1999)


Note : article tiré du reportage TV de l'Amiga Club d'Atlanta au hangar AE. Texte traduit de l'anglais par Gilles Mathevet.

Le secret du hangar AE

Les propriétaires de l'Amiga savent que l'on peut faire beaucoup avec leurs machines. En raison de son matériel flexible et adaptable à la vidéo, de son système d'exploitation multitâche, efficace et compact, l'Amiga peut s'avérer faire des choses très différentes comme piloter l'affichage des scores dans les stades, faire office de bornes interactives, gérer les systèmes d'irrigation agricoles ou encore afficher des plans de vol à l'aéroport international de Hartsfield d'Atlanta.

A la recherche d'un ordinateur fiable

L'Amiga a été choisi parce que son matériel et ses applications sont fiables, ce qui signifie moins de temps de panne pour ces travaux cruciaux. Mais la plupart des amigaïstes seraient surpris d'apprendre combien la fiabilité de leur machine a donné confiance pour mener à bien un des travaux les plus difficiles au monde.

Pendant plus de douze ans, les ordinateurs Amiga ont travaillé dur au hangar AE de cap Canaveral supportant les lancements de chaque vaisseau spatial américain, navette spatiale comprise. C'est la science des fusées : la NASA doit télécharger par quantité énorme les données de chaque vaisseau spatial, pendant les essais au sol, pour le compte à rebours, le décollage et dehors dans l'espace.

Il n'y a aucune place pour l'erreur dans la saisie et le traitement de ces données. Elles doivent être calculées et envoyées de manière sûre du hangar aux différents centres spatiaux participant à la mission (disséminés autour du monde). Tout en temps réel et sans interruption. De plus, le hangar AE supporte aussi la télémétrie de la navette spatiale, cette importance est donc encore plus grande puisque des vies humaines sont en jeu.

Amiga à la NASA
L'Amiga en train d'afficher des données du Space Shuttle en orbite

Merci pour leur efforts aux membres de Space Coast Amiga, à Hal Greenlee et au lieutenant-colonel retiré de l'armé de l'air Johnny Johnson. Le club Amiga Atlanta a, en exclusivité pour la télévision, effectué une excursion au hangar AE pendant le vol de la navette spatiale et l'arrimage à la station spatiale russe MIR.

Gary Jones, l'ingénieur principal pour les systèmes logiciels de la NASA au Cap Canaveral nous a indiqué que l'Amiga était utilisé dans toutes les données de télémétrie du vaisseau spatial, les mesures appliquant des coefficients jusqu'aux cinquièmes polynômes de commande et convertissant de nouvelles données aux unités d'ingénierie pour l'affichage aux ingénieurs travaillant sur le lancement. Gary a continué à nous indiquer que leur premier choix s'était porté sur le Macintosh, mais que c'était un système trop fermé, Apple ne fournissant pas assez d'information à la NASA pour atteindre le niveau qui était nécessaire. Vous parlez d'une erreur commerciale !

Amiga à la NASA
Gary Jones (à gauche) et Hal Greenlee

Il continua : "Nous avons alors regardé vers le PC, mais l'architecture du matériel était vraiment aussi mauvaise qu'elle l'est maintenant. Ainsi Hal Greenlee fut le premier à apporter un Amiga 1000 et nous avons joué avec".

Hal Greenlee ajoute : "Je l'ai apporté et je l'ai montré à Dave et il n'a fallu qu'un mois ou deux environ avant que Dave n'en achète un. Nous étions tous deux partant pour le grand saut, nous devions obtenir certains de ces bébés et découvrir si nous pouvions leur faire faire les tâches nécessaires pour ce travail".

Gary Jones a répondu : "Et il était facile alors de travailler avec le DOS de Commodore, quand nous avons demandé la documentation, ils nous ont envoyé une pile de feuilles d'environ 1,20 m de haut. Ils étaient disposés à tout nous dire au sujet de leur machine. Puisque nous avons dû concevoir du matériel fait sur mesure, il nous ont vraiment aidé à savoir exactement comment tout fonctionnait".

"Il s'est avéré que c'était une bonne machine. Ce qui rend une machine apte pour jouer, peut la rendre apte à traiter et à afficher des données. Nous avions besoin d'un système d'exploitation très efficace et très rapide et l'Amiga a tout cela avec, en plus, un temps système très court. C'est ce qui le rend si sympathique."

"La majeure partie de notre matériel est personnalisée. Le système d'exploitation est très bien, nous n'avons pas eu besoin de le retoucher. Nous avons juste dû construire du matériel répondant à nos conditions de connexions parce que nous devons recevoir les données des engins spatiaux dans ce bâtiment et les renvoyer".

Le travail de l'Amiga

Sept Amiga sont en ligne assignés au support opérationnel, six consacrés au routage des données entre les centres spatiaux et six autres réservés pour le développement matériel et logiciel.

Amiga à la NASA

Amiga à la NASA
L'un des A4000 de la NASA

Les vaisseaux spatiaux supportés par l'Amiga incluent : tous les Atlas-Centaurs, Delta II et Delta III, l'Orbital Sciences Pegasus, l'Athena de Lockheed-Martin, différents modèles de Titan, des données du vaisseau spatial GOES et de GPS, en outre, quelques données utilisateur pour la navette spatiale. Puisque le système est intégré, si le débit binaire n'est pas trop élevé, on peut réellement supporter plus d'un vaisseau spatial à la fois avec le même Amiga. C'est un ordinateur multitâche et multi-vaisseaux spatial !

Bien que l'Amiga joue un rôle important en manipulant la télémétrie, il faut qu'il soit assez souple pour s'interfacer à d'autres ordinateurs de la NASA. Augie Friscia de Boeing Aerospace nous a indiqué : "J'ai transféré des fichiers à partir de l'Amiga vers une station Sun en convertissant les fichiers source archivés sur l'Amiga, puis en les transférant sur la station Sun. Avec juste quelques réglages mineurs, je pourrais le compiler et l'exécuter sur station Sun. J'ai fait toute la mise au point sur Amiga puis je l'ai transféré sur la machine Sun".

Gary Jones : "Quand nous essayons d'acheter quoi que ce soit pour aller avec l'Amiga, la NASA nous donne beaucoup de fil à retordre, parce que ce n'ai pas un PC. Ils veulent que nous achetions des PC avec Windows 95 et NT. Nous continuons à essayer de leur dire non, qu'il est assez rapide ainsi. Ils nous disent d'acheter des processeurs Alpha de chez DEC. Nous leur disons qu'ils sont trop chers. Ils n'aiment pas l'Amiga, il ne coûte pas assez cher..."

Pendant notre visite de janvier 1998 au hangar AE, la navette spatiale finissait de récupérer David Wolff de la station russe MIR. Gary Jones : "Ce sont des données descendantes de la navette, vol STS-89, qui a été accouplée avec MIR jusqu'à hier. Ce sont des paramètres environnementaux que les scientifiques utilisent. Elles prennent ces données, nous les traitons avec l'Amiga, nos périphériques les renvoient sur un autre Amiga qui les transmettent vers le haut et les envoient à leur PC qui contrôle une chambre à atmosphère, afin de pouvoir reproduire les conditions environnementales sur la navette, ici bas, excepté la pesanteur. Ainsi, ils peuvent avoir un groupe d'animaux ou d'insectes sur la navette avec une gravité zéro, et les mêmes animaux dans les mêmes conditions environnementales avec une gravité normale dans un autre hangar, au bas de la route. Et ce sont les données de l'Amiga qu'ils utilisent pour contrôler leur chambre de croissance afin de garder le même environnement".

Pour la NASA, des interfaces faites sur commande ont été construites et utilisées à l'intérieur de leurs Amiga. Mais la différence la plus importante entre leurs Amiga et les nôtres se trouve ailleurs, sur l'extérieur. Le bouton d'allumage a été blindé pour éviter toutes maladresses sur ce commutateur crucial jugé trop exposé à l'avant de l'Amiga. Les A4000 sont sous Workbench 3.1, l'A2000 lui, est toujours sous 2.1 parce que les avantages du nouveau système d'exploitation n'étaient pas vraiment nécessaires.

L'Amiga au centre de télévision

Après avoir vu les Amiga au travail dans le laboratoire de télémétrie, on a eu droit à une autre surprise : le centre de télévision. Hal Greenlee : "Nous avons un système Toaster, nous ajoutons des titres pendant le lancement. Nous pourrions faire un effet ou deux, juste pour rendre les vidéos plus intéressantes. Mais le Toaster est utilisé principalement pour recouvrir le temps ou l'angle de la caméra avec des textes qu'ils veulent ajouter à l'image".

Trois cents écrans sont alimentés par un système de routage assez grand pour exécuter un réseau commercial de TV. En plus de la vidéo, il peut également conduire des données sur l'ensemble du centre spatial.

Amiga à la NASA
Les Amiga en train de travailler lors de la mission avec la station Mir

Les futurs plans pour les Amiga de la NASA incluent le support d'un autre modèle de la fusée Titan. Ils sont également en cours d'écriture sur un logiciel pour la fusée Delta de prochaine génération appelée la "Delta III". La fusée américaine Atlas-Centaur est programmée pour avoir des moteurs russes installés à bord. De cette volonté découlera le besoin d'avoir un nouveau logiciel de télémétrie sur Amiga. L'équipe de Gary établira également une nouvelle capacité d'affichage pour les utilisateurs qui seront pilotés par l'Amiga : "Nous leur enverrons les données par un système Ethernet, et ils emploieront des PC juste pour faire l'affichage".

Le rachat de l'Amiga par Gateway

Gary est resté prudent au sujet du rachat de la plate-forme Amiga par Gateway, bien que ce soit pas si facile d'acheter et supporter d'autres micro-ordinateurs. "Nous avons le soutien de Hal Greenlee pour l'achat de l'Amiga de Gateway. Si nous commençons à voir qu'ils vendent du matériel, nous serons alors intéressés. Mais c'est une grande bataille que d'essayer de convaincre la NASA qu'ils peuvent aller de pair avec quelque chose d'autre qu'une plate-forme standard".

Ainsi, la prochaine fois que vous voyez le lancement d'une navette spatiale, vous pourrez dire à vos amis quel est l'ordinateur qui est utilisé pour cette mission critique dans le programme spatial des États-Unis.


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