Obligement - L'Amiga au maximum

Lundi 20 novembre 2017 - 01:16  

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Dossier : L'Amiga dans le monde - édition 2000
(Article écrit par divers auteurs - juillet/septembre 2000)


Note : traduction par Daniel Beluche.

L'Amiga est perçu différemment à travers le monde. Avec quelques correspondants, nous avons réalisé un dossier regroupant les diverses visions des amigaïstes d'une vingtaine de pays.

Deux questions ont été posées à chaque rédacteur : quelle est la situation de l'Amiga dans votre pays et quelle est votre vision personnelle sur l'Amiga dans votre pays.

- Allemagne (rédacteur : Thomas Raukamp)

L'Allemagne reste, de loin, le plus gros marché pour l'Amiga ; et le seul qui possède une structure nationale (Amiga Allemagne à Langen). Le marché vit bien de la communauté établie. Le soutien pour les logiciels et le matériel reste fort, surtout dans la région du Rhin où l'on peut trouver beaucoup de revendeurs.

Il reste encore un grand magazine allemand (68 pages toutes en couleurs), et la plupart des leaders Amiga dans le domaine logiciel et matériel viennent d'Allemagne (par exemple Haage & Partner). Pas de doute, nous avons besoin d'une nouvelle impulsion, ce qui signifie avoir, au plus vite, de nouveaux produits à vendre.

L'Amiga est une machine flexible et élégante qui tire sa force du potentiel créatif de ses utilisateurs et de ses développeurs. Ce n'est pas le cas de la plupart des autres machines. La créativité et l'intelligence des concepteurs Amiga se mélangent à la passion des utilisateurs. C'est ce qu'on voudrait retrouver avec le nouvel Amiga.

- Angleterre (rédacteur : Gary Storm)

Il n'y a qu'un seul magazine commercial en Angleterre depuis qu'Amiga Format a cessé de paraître. C'est AmigActive, édité par un ancien de chez CU Amiga : Andrew Korn. C'est un magazine brillant et Andrew est vraiment à fond pour l'Amiga.

Il existe encore une large base de revendeurs Amiga : Power Computing, Eyetech, BlitterSoft, Analogic... Certains d'entre eux vendent du PC aussi. D'autres compagnies comme Forematt Home Computing sont plus petites mais restent actives. Les sociétés comme Gasteiner, Epic and Weird Science continuent de vendre mais ne font plus de publicité. Comme dans tout marché, les plus faibles s'en vont et les plus gros récupèrent leurs anciens clients.

Il y a encore un nombre surprenant de développements logiciels comme Payback de James Daniels ou Fubar mais la plupart des créations reste malgré tout issue de l'Europe continentale.

En ce qui concerne le nombre d'amigaïstes, personne ne sait exactement. Je serais surpris s'il y avait plus de 20 000 amigaïstes actifs au Royaume-Uni, même si de nouveaux groupes d'utilisateurs apparaissent un peu partout. Le nombre d'amigaïstes non actifs qui gardent une certaine sympathie pour la machine peut amplement dépasser les 50 000 surtout quand on voit qu'il s'est vendu plus d'un million d'Amiga ici.

Comme dans le reste du monde fort de l'Amiga (Allemagne, France, Scandinavie, États-Unis, Australie, Canada), la base des utilisateurs rétrécit de mois en mois car les gens ne veulent plus attendre davantage et achètent un PC ou un Mac. Pas mal de ces personnes gardent leur Amiga pour certaines tâches (graphismes, Internet, etc.), et voudraient voir un retour de l'Amiga comme avec l'Amiga One.

Les revendeurs trouvent cela dur bien sûr mais tout cela est dû au développement qui a été suspendu. Sans nouveaux développements matériels, il n'y aura pas de vente de matériel. Ceci dit, il y a des développements qui vont arriver très bientôt et seront une véritable bouée de secours pour la communauté Amiga Classic et ceci sauvera le marché.

J'ai la conviction que le marché Amiga n'est pas juste composé des utilisateurs Amiga actuels, mais de tous ceux qui ont utilisé un jour la machine. C'est la vraie force de l'Amiga... la masse passive de personnes qui veulent revenir à l'Amiga, quand celui-ci sera de nouveau présent. C'est sur cela qu'Amiga Inc. travaille en ce moment. Quand ils reviendront, les utilisateurs des autres plates-formes et des nouveaux venus verront cette qualité qui a tout simplement transcendé l'informatique. A la fin de l'année, nous verrons ce plan en action.

Il est possible que si le nouvel Amiga a un gros impact, les anciens modèles deviendront des pièces de collection. Même si mon A1200 PowerPC a encore une longue vie devant lui. ;)

Quel que soit le nombre d'ordinateurs que vous avez chez vous, à l'école ou au travail, l'Amiga garde une place importante parmi eux, il est par exemple facilement connectable ; l'Amiga actuel reste meilleur que les PC pour son système et pour plein d'autres choses.

- Belgique (rédacteur : Alain Adnet)

En Belgique, je ne connais que trois magasins : Génération Amiga, Amiga City et Digital Precision tous trois de Bruxelles, quant à savoir s'ils suivent encore l'Amiga... je sais que Génération Amiga est passé aux PC et consoles de jeux, car ce n'était plus viable en Amiga. Maintenant, le matériel Amiga est toujours disponible sur commande et après versement d'un acompte. Pour les deux autres, je ne sais pas. Il y avait aussi une chaîne de magasins informatiques dans les Flandres qui pouvait livrer du matériel sur commande. Et pour terminer, un dernier magasin dans le Hainaut, mais je pense qu'il passait par Génération Amiga pour ses achats. Ce sont des informations que j'ai glané voici plus ou moins huit mois, comme je n'ai plus acheté d'accessoires, je n'ai plus cherché depuis.

Un gros club flamand (Westlandia) était, et doit encore être, très actif. Le club de Charleroi (dont fait partie un collègue) va devenir un club informatique multi-os (principalement Amiga et Windows). Et pour terminer en tristesse, tous (sauf le club cité ci-avant) les utilisateurs Amiga que je fréquentais voici quelques années, sont passés sur d'autres machines. Leur Amiga ayant terminé dans leur grenier ou vendu en occasion. Dans la région de Namur, il n'y a aucun commerce qui propose de l'Amiga (à part une petite annonce toutes les semaines, avec un numéro de GSM... est-ce un commerçant ?).

Tout comme en France, il y a une poignée de passionnés, le reste étant des utilisateurs moyens. Mais pas de concertation ni de regroupement (sauf la liste de diffusion ABML). J'ai côtoyé un fanatique sur ABML, qui se coupait en 30 pour l'avenir de l'Amiga en Belgique, et qui fut dégoûté de voir que ses efforts n'étaient pas pris en compte par Amiga Corp ; il développe (ou traduit, je sais plus) sur PC, où, a-t-il dit, les sociétés mettent facilement leurs sources et des moteurs à disposition des développeurs (traducteurs), contrairement à ce qu'il avait rencontré dans le monde Amiga. C'est vraiment dommage, car ce sont des gars comme lui qui font avancer le schmilblick.

Pour ma part, je suis de plus en plus sur Linux (i586) et mon Amiga y est relié en réseau. Deux de mes enfants possèdent aussi un A1200, mais c'est principalement pour les jeux, et de temps en temps pour réaliser un texte pour l'école. Ce que je regrette, c'est surtout le matériel, le prix des cartes graphiques (et des accessoires) pour le montage sur A1200, c'est certainement LA raison qui fait que je suis sur Linux, pas de limitation du nombre de couleurs, ni de mémoire Chip rapidement pleine. Pour le PowerPC, je suis moins chaud, car je n'ai pas vraiment besoin de vitesse fulgurante...

- Brésil (rédacteur : Gustavo Sarmento)

La situation de l'Amiga ici au Brésil n'a jamais été réellement "bonne". La vaste majorité des utilisateurs d'ordinateurs ont sauté directement de "l'ère des 8 bits" (MSX, ZX Spectrum, etc.) au marché PC. C'était probablement dû au fait que les taxes d'importation ici étaient toujours abusives (maintenant, par exemple, nous devons payer une taxe de 60% en plus pour tout produit d'au moins 50 $), rendant difficile l'importation de produits Amiga.

Croyez-moi ou pas, mais les Amiga étaient produits au Brésil pendant une courte période (1992-1994), grâce à une licence Commodore appelée PCI. Malheureusement, les prix étaient trop hauts et il y avait peu de publicité (cela a toujours été la méthode Commodore).

De nos jours, l'Amiga est principalement utilisé ici comme matériel semi-pro de montage vidéo, par des gens qui savent à peine plus que démarrer le système et utiliser Scala. A cause de cela, c'est un peu dur de connaître exactement le nombre d'utilisateurs Amiga dans le coin. Je dirais quelque chose comme 500 à 800 utilisateurs.

Notre liste de diffusion AmigaBR a 95 membres maintenant, mais beaucoup n'ont même pas d'Amiga, et restent uniquement par l'amitié qui s'est créée pendant tout ce temps.

Je pense que la configuration moyenne Amiga au Brésil est un A1200 avec 68030, disque dur, et moniteur 1084S. Très peu de gens ont des cartes PowerPC (j'en connais moins de 10), et quelques-uns ont des A4000 avec le système vidéo Toaster/Flyer (mais à nouveau, la majorité connait l'Amiga seulement comme "le système requis pour utiliser le Flyer").

Il n'y a pas de constructeurs de matériels et logiciels par ici, ni de détaillants et la Demo Party la plus proche que nous avons eue est un rassemblement avec des groupes d'utilisateurs que j'organisais tous les trois mois depuis 1998. Je suis aussi responsable de la liste de diffusion AmigaBR, d'un canal IRC, du département brésilien de l'ATO et de la page d'accueil d'AmigaBR (members.xoom.com/amigabr).

Personnellement, je pense que la tendance va poursuivre la voie de la dégradation. Les fans d'Amiga seront probablement les derniers à avoir ou utiliser l'Amiga jusqu'à ce qu'il tombe en panne.

- Danemark (rédacteur : Mark Olsen)

Je ne sais pas réellement combien il y a d'amigaïstes au Danemark, beaucoup d'entre eux le maintiennent avec Internet ; mon estimation serait aux alentours de 300 mais ne comptez pas trop sur ce chiffre.

En ce qui concerne les rassemblements Amiga, il y a "The Party" qui est manifestement connue de beaucoup, elle compte plus de 3000 visiteurs (Amiga ou non). Il y a une page Web sur www.theparty.dk. "Scene Meeting", qui se déroulera bientôt, a environ 50 visiteurs, la plupart venant du Danemark. L'an dernier, deux Norvégiens ont participé à cette manifestation, c'était les seuls étrangers. La page Web de Scene Meeting se trouve sur www.irishq.dk. Nous avons beaucoup de clubs Amiga locaux, ici au Danemark, qui organisent des rassemblements. Il n'y a pas de salon Amiga malheureusement. Peu de revendeurs existent. La plupart des amigaïstes danois se procurent leur matériel par correspondance en provenance d'autres pays.

Je ne sais pas s'il y a encore des développeurs de logiciels. Le seul que je connais est Marble Eyes, ceux qui ont fait Genetic Species. Je ne suis pas sûr qu'ils existent encore. Je me souviens d'une société de construction de matériel du nom de Tigertronic qui est une compagnie constituée d'une seule personne qui travaille sur un bus Zorro II/PCI/USB. Je crois que son URL est disponible sur Czech News.

Pour finir, je souhaiterais que l'Amiga Classic ait du matériel tel que le G4, le PCI, l'AGP et un système PowerPC natif et qu'il puisse à nouveau récupérer des utilisateurs. Je pense que beaucoup d'amigaïstes attendent le NG.

- France (rédacteur : David Brunet)

En France, le nombre d'amigaïstes décroît mais la chute semble s'amenuiser. On compte entre 3000 et 5000 amigaïstes actifs mais le nombre exact est difficile à évaluer. Les amigaïstes français ont longtemps pu avoir deux magazines au moins en kiosque parlant de l'Amiga. Aujourd'hui, il n'y a plus rien même si le journal ANews pourrait ressortir. La presse amateur (les fanzines) est assez dynamique. Il y a une demi-douzaine de fanzines qui sont de bonne qualité et qui couvrent entre 50 et 500 lecteurs chacun. Trois d'entre eux sont issus d'une association : Amiga Power avec AFLE, Boing Attack avec Triple A et Amigazette avec Amigazette83. Mise à part ces trois associations, la France compte quelques groupes d'utilisateurs mais ils sont très souvent trop petits et sans moyens.

Les manifestations autour de l'Amiga ont connu une vive recrudescence lors de ces deux dernières années. On compte plusieurs "Amiga-bouffes" qui regroupent une quarantaine de participants en moyenne et des Amiga Party (deux ou trois par an) qui sont essentiellement organisées par les associations sus-citées. Les salons Amiga de grande ampleur (plus de 500 personnes) n'ont pas eu lieu depuis 1996. C'est à présent impossible d'organiser de telles manifestations dans notre pays.

Il doit y avoir une dizaine de revendeurs Amiga spécialisés, leur nombre diminue mais il reste actuellement les plus sympathiques et les plus motivés. Les développeurs sont assez nombreux mais très peu font des logiciels commerciaux, la plupart restent de petits (mais habiles) bidouilleurs. Les productions françaises sont en nombre appréciable sur Aminet. Nous avons en France le développeur de Nostalgia (l'interface des émulateurs), de Quatuor (Agenda électronique), du jeu Imperator ou encore de TechnoDataBase (la base de données Techno). Il n'y a pas de gros éditeur ni de gros distributeur. Du point de vue matériel, nous avons la chance d'avoir Atéo Concepts, connu dans le monde entier pour ses tours et son AtéoBus/Pixel64.

Sinon, l'Amiga est présent dans les chaînes de télévision pour le titrage ou pour gérer des jeux télévisés. On a aussi parlé d'Amiga pour entraîner les commandos du GIGN et il y a encore plein de petits exemples comme ceux-là en ce qui concerne l'utilisation professionnelle de l'Amiga.

La situation en France est en train de se stabiliser. Nous ne sommes plus que 3000 environ mais il s'agit du noyau dur des amigaïstes français. Ces quelques passionnés maintiennent en vie l'Amiga grâce à une organisation très bien pensée : présence de nombreux fanzines, sites d'actualités et d'informations Amiga, manifestations régulières et dynamisme du domaine public. Internet a joué un grand rôle dans cette organisation au niveau national. C'est ainsi que, sans filière Amiga officielle et sans magazine en kiosque, l'Amiga en France a su résister et il résistera encore longtemps.

- Grèce (rédacteur : Dimitris Panokostas)

Il y a seulement un magasin de matériel Amiga à Athènes, mais il ne tient pas de stock (il commande du matériel de l'étranger). Il s'appelle Malatantis et il est le premier partisan de l'Amiga en Grèce (depuis l'ère de l'A500).

La plupart des amigaïstes ici commandent via le Net à l'étranger, habituellement avec une carte de crédit, principalement d'Allemagne ou d'Angleterre. J'ai un ami qui est développeur Amiga, il n'est plus actif mais avait l'habitude de faire quelques manifestations Amiga de par le passé.

Il y existe le canal IRC #AmigaHellas sur GRNet pour les gens qui veulent converser, échanger des idées et pour généralement s'entraider. Ce canal est utilisé depuis 4 ou 5 ans, et je suis le seul membre fondateur restant. Il y a aussi un autre canal en GRNet appelé #Amga. Les Grecs comptent sur Internet pour les informations. Personne ne lit plus de magazines, ils ne visitent que les sites Web d'informations Amiga.

Après qu'AF ait fermé, il n'y a plus eu de magazine Amiga en Grèce. Il a été rapporté que quelques magazines existent dans certaines bibliothèques, mais je n'en ai pas encore vu (ils ont probablement un stock limité qui s'épuise immédiatement).

Il y a quelques rassemblements Amiga, appelés Amigathering, organisés par les gars de #amigahellas. Trois sont organisés depuis longtemps. La dernière a eu lieu il y a un an environ. Elles ne se sont pas arrêtées, mais nous attendons qu'il y ait quelque chose de nouveau à présenter. Ils ont relativement réussi, beaucoup de gens se sont pointés. Il y a quelques comptes-rendus sur www.compulink.gr.

Il y a seulement quelques-uns d'entre nous qui sont partis, beaucoup de gens attendent impatiemment des nouveautés. La plupart ne sont plus des amigaïstes, et quelques-uns n'ont même jamais eu d'Amiga, mais ils veulent quelque chose de différent que Windows-Linux-Mac.

- Hongrie (rédacteur : Rajnai Almos)

La Hongrie est un petit pays et les PC "Made in Taïwan" sont légion. Nous sommes entre 200 et 300 utilisateurs de premier plan et nous sommes tous ou presque sur la liste de diffusion Amiga Hongrie.

Nous avons un seul magazine ; il sort tous les mois mais il est actuellement dans une tourmente financière et il sort seulement avec 24 pages en noir et blanc. Il s'appelle Amiga Világ (Amiga World). Il n'y a qu'un e-zine vraiment actif, c'est Spacehawk's WorldNews, et on peut ajouter éventuellement mon diskmag du nom de F0NT! (en fait, le dernier numéro remonte à l'an dernier, j'ai perdu mon âme de rédacteur, je suis plus un programmeur qu'un rédacteur. ;) Dans les autres magazines informatiques, il y a souvent 3 ou 4 pages sur l'Amiga tous les mois.

Tous les ans sont organisés deux rassemblements Amiga, le dernier a eu lieu les 3 et 4 juin. Ces rassemblements ont une bonne mentalité et il y a pas mal d'entrées. Les ordinateurs non-PC y sont acceptés.

L'Amiga est très cher quand on prend en compte le salaire moyen en Hongrie. Il y a deux types d'amigaïstes dans mon pays : celui qui améliore toujours plus sa machine et celui qui ne dispose que d'un petit Amiga. Il y a quelques mois, beaucoup d'amigaïstes sont partis, ils en avaient marre d'attendre un éventuel miracle. Il ont acheté des PC (les Mac sont bien trop chers). Côté revendeur, il y a seulement deux magasins qui vendent des Amiga dans tout le pays.

- Norvège (rédacteur : Roger Sivertsen)

La situation de l'Amiga ici en Norvège semble très superficielle. Je n'ai pas de contacts avec d'autres utilisateurs Amiga bien que je sais qu'il y a une personne dans la ville voisine qui possède un A3000. J'ai personnellement un A1200, 68040, PowerPC à 160 MHz, 128 Mo de mémoire EDO, un modem 56k, un lecteur de CD 32x, 2,1 Go de disque dur, une interface MIDI, AmigaOS 3.5, un écran SVGA 15' et une BVision défectueuse. Tous mes périphériques sont IDE, cela passe par mon IDEfix quatre ports. Je suis membre de la liste de diffusion AmigaOS 3.5 et je sais qu'il y a beaucoup d'amigaïstes dans mon pays car la liste comprend un certain nombre de norvégiens. Nous sommes chanceux d'avoir gardé un magasin Amiga à Trondheim, ils disent que la scène Amiga est encore vivante. Datakompaniet est notre entrepôt Amiga, c'est là que j'ai acheté tous mes programmes et mon matériel. Leur adresse est www.datakompaniet.no. Datakompaniet fournit du matériel pour Amiga, PC et Mac.

Quand je parle aux PCistes norvégiens, ils sont très surpris de voir que j'ai toujours un Amiga. Ils me posent des questions sur l'Amiga et ils se remémorent les grands jeux qu'ils jouaient sur leur A500 quelques années auparavant. Quasiment tous les jeux cités étaient des copies pirates. J'utilisais aussi des jeux piratés mais depuis que le projet Walker a été abandonné, j'achète tous les programmes pour mon Amiga. J'ai créé, comme beaucoup d'autres, mon propre site Web avec un Amiga. J'ai choisi d'aborder le thème de l'émulation Amiga sur mon site. Les jeux en téléchargement sont illégaux mais très vieux, c'est pour promouvoir les jeux Amiga pour les PCistes actuels. Quand ces derniers utilisent les émulateurs Amiga, ils deviennent très nostalgiques et ils visitent même les sites AmigActive, Amibench ou Clickboom pour voir où en est la situation Amiga.

Je n'ai jamais entendu parler de Demo Party ou de salon Amiga en Norvège, du moins depuis 1994. Dans la plus grande Party du monde, The Gathering, qui a lieu à Hamar, pas mal d'amigaïstes ont été aperçus et la presse en a fait l'écho : ces amigaïstes sont très talentueux, ils font de telles choses avec un tel matériel, ce sont les plus humains de tous les groupes de demomakers... Les magazines disaient aussi à propos de l'Amiga et du PC : "Tous les deux sont des ordinateurs, vraiment ?"

Quand Amiga Inc. réalisera un nouvel Amiga, je doute qu'il ne se vende en Norvège à moins qu'ils ne fassent de la publicité à grande échelle. La publicité par le Net servira sûrement mais avec seulement ça, cela ne pourra pas fonctionner. Il existe un gros potentiel de nouveaux utilisateurs Amiga en Norvège même si ce pays présente une population réduite (4,6 millions d'habitants).

L'Amiga est une grande machine et AmigaOS 3.5 est superbe. Le PowerPC aussi est géant et je ne voudrais plus jamais utiliser mon Amiga sans le PowerPC.

Je ne sais pas combien il y a d'amigaïstes en Norvège mais si je peux faire des pronostics je dirais qu'on doit être environ 6000 à 7000 utilisateurs et ce pourrait être facilement plus.

- Nouvelle-Zélande (rédacteur : Shane Ponting)

Nous avons quelques petites centaines d'utilisateurs actifs en Nouvelle Zélande mais nous sommes extrêmement stables. J'espère mettre bientôt sur le Net mon club Amiga de ma région. Les salons Amiga ne sont "économiquement pas viables en Nouvelle Zélande" (c'est une phrase des amigaïstes du coin). Je pense qu'on ne peut rien organiser ici.

Nous avons plusieurs revendeurs qui peuvent nous assister pour les achats de matériel Amiga et il existe un revendeur officiel. Tous nos développeurs se sont, soit retirés du marché Amiga (pour aller sur PC), soit ils attendent que le SDK soit plus important.

Ma vision sur la situation Amiga de mon pays est celle qui existera dans 10 ans : la domination de Microsoft sera dissoute et un nouveau marché émergera avec AmigaOS qui sera l'un des systèmes les plus populaires. Tous auront des télévisions Internet, des voitures avec réseau, etc. et tout cela tournera sous AmigaOS. Je porte haut le nom de l'Amiga, personne ne pourra jamais me persuader de quitter l'Amiga, ma dévotion est sans prix. Je sais que l'Amiga reprendra sa place et le monde réalisera qu'il manquait quelque chose... l'Amiga !

- Pays-Bas (rédacteurs : Sharwin et Rakesh Raghoebardayal)

En ce moment, la situation de l'Amiga aux Pays-Bas est assez mauvaise. Quoi qu'il en soit, les utilisateurs Amiga actifs soutiennent encore la machine et investissent dans du matériel moderne. Il y a approximativement 5500 amigaïstes (voire plus) aux Pays-Bas, ce qui est assez acceptable. On note une bonne présence de possesseurs de PowerPC.

En ce qui concerne les revendeurs, c'est une autre histoire. Il y a seulement 8 à 9 revendeurs et peu investissent dans du matériel moderne. Il y a une entreprise de distribution, elle s'appelle Computer City et est responsable de la distribution des logiciels et du matériel Amiga aux Pays-Bas. Les autres entreprises quittent petit à petit le monde de l'Amiga et certaines n'ont plus que des services de ventes par correspondance.

Les Demo Party Amiga sont très rares : ça fait un moment que je n'ai entendu parler de Demo Party Amiga. Il y a pourtant des demomakers hollandais mais ils réalisent leurs productions en dehors de notre pays et ils co-réalisent des démos avec d'autres demomakers étrangers. Il y a un salon Amiga qui se tiendra dans quelques semaines. Le dernier gros salon Amiga était celui d'octobre 1999. Généralement, ils sont situés à la périphérie de notre pays.

Les développeurs logiciels et matériels sont plus nombreux que ce que l'on puisse imaginer : Candy Factory, PFS, MediaPoint (qui n'est pas arrêté), Audio Evolution et notre propre PPC680x0 ont été développés aux Pays-Bas et beaucoup d'autres arriveront bientôt.

Les gens rient quand vous dites que vous avez un Amiga. Ils s'arrêtent de rire quand vous leur montrez que l'Amiga peut faire beaucoup de choses mieux que leur PC. Nous avons un PII 300 MHz pour le comparer à un Amiga 603e/210 MHz et je pense que l'Amiga n'aura pas un avenir brillant si on ne lui donne pas un matériel de qualité. Il devrait être en avance sur son temps comme l'ont fait les précédentes machines de Commodore. L'actuel projet SDK n'a rien de révolutionnaire comme l'Amiga ou le C64, c'est lent, limité et manque d'originalité car il est basé sur la Java Virtual Machine de Sun. Le soi-disant Virtual Processor est très lent en comparaison à une vraie machine et cela dégrade énormément les performances de la machine. Nous avons dit à Bill McEwen que beaucoup d'amigaïstes seraient très heureux avec un AmigaOS PowerPC mais il se refusait à nous écouter. Il est persuadé que le nouvel Amiga est un remplacement de la gamme actuelle avec une alternative bon marché.

Il y aura assez de monde aux Pays-Bas pour acheter le nouvel Amiga si celui-ci est aussi bon que furent l'Amiga et le C64 en leur temps. La Java Virtual Machine ne causera aucun mal aux actuels utilisateurs Amiga. La plupart des demomakers ne resteront pas si l'Amiga n'est pas basé sur son propre matériel. L'Amiga sans ses demomakers ne sera plus l'Amiga.

Nous pensons que l'Amiga est le meilleur ordinateur jamais construit.

- Pologne (rédacteur : Grzegorz Juraszek)

Nous avons deux magazines papier. Le nôtre (Exec) et Amiga Computer Studio. Il y a aussi un périodique Amiga Vademecum pour les débutants seulement, mais je ne suis pas sûr qu'il soit encore publié. Mis à part les utilisateurs particuliers impliqués dans de nombreux projets (vous avez probablement entendu parler par exemple du Frogger MPEG Player de Sebastian Jedruszkiewicz ?), il y a seulement une entreprise de matériel et logiciel appelée Elbox (récemment connue pour la conception de la carte Mediator PCI).

La scène démo est encore active, cependant cette année il y avait seulement le RR Meeting en mai (alors qu'il y en avait trois l'été dernier). La prochaine est la Satellite en novembre. En mai, nous avons eu un salon Amiga (à l'endroit où notre magazine a débuté) et c'est tout pour cette année. Les années précédentes, il y avait des salons Amiga en juin.

La situation n'est pas si mauvaise, eu égard à la situation de l'ensemble du monde Amiga. Je pense que notre communauté est l'une des plus importantes en Europe. Malheureusement, beaucoup de gens n'ont pas d'accès Internet et sont isolés de l'actualité Amiga.

Il y a un an, il y avait probablement 25 000 utilisateurs au moins (pour un pays de 40 millions d'habitants, c'est tout à fait important de nos jours). Maintenant c'est probablement moins de la moitié...

Les gens qui ont un accès Internet possèdent habituellement un 68040 avec ou sans PowerPC (c'est difficile de déterminer la configuration des amigaïstes n'ayant pas le net). Concernant les cartes graphiques, leur nombre est en augmentation depuis l'introduction de la BVision. Maintenant, avec le Mediator PCI, je pense qu'il augmentera encore plus.

- Portugal (rédacteur : Ruben Alvim)

Tous les joueurs ont quitté l'Amiga quand Doom est arrivé. Environ 80% des utilisateurs de base abandonnèrent leur machine alors, tandis que 20% restèrent en mettant à jour leur Amiga, les utilisant pour des tâches sérieuses, et cela depuis plus de cinq ans. Aujourd'hui, environ 150 utilisateurs possèdent encore des Amiga en état de marche, mais peut-être seulement 50 l'utilisent effectivement...

Il n'y a jamais eu de scène démo au Portugal et seulement une poignée d'utilisateurs (nommés "Misery") essayèrent de réaliser quelque chose plus ou moins similaire à une vraie démo, mais ils ont échoué. Joel Alvim (aka Mindwalker) et Ruben Monteiro (aka KikkerKid) ont une certaine renommée dans le domaine des musiques .mod, mais tous deux finirent pas abandonner l'Amiga. Manuel Lemos était probablement le créateur Amiga portugais le plus réputé, avec des titres comme UpperDiskTools et FinalWrapper, mais il quitta aussi l'Amiga il y a longtemps. Joao Ralha, connu pour son application AgeoCAD a cessé de développer du fait de raisons personnelles.

Tout au long de ces années, tous étaient fermement soutenus par Centro Amiga, un détaillant de longue date localisé à Lisbonne qui survivait depuis plus de 10 ans en vendant seulement du matériel et des logiciels Amiga. Récemment, ils ont ajouté des produits PC et Mac à leur catalogue, afin d'éviter la banqueroute.

Il y a environ deux ans, un des plus actifs amigaïstes portugais, Michel Goncalves (aka mig77), hébergeait une page Web pour The PAUG (Portuguese Amiga User Group) pour qu'il se développe. Ça s'est amélioré du point de vue du contenu et c'est maintenant très bon (bien que parfois un peu insolent), et il offre un bon soutient pour les amigaïstes portugais. Le PAUG était aussi la principale initiative derrière la MiraAmiga Party, un gros rassemblement annuel d'amigaïstes portugais. Cependant, il était trop ambitieux et brassait de l'air (annonces). Les amigaïstes portugais se sont impliqués en petit nombre en faisant des démos, des graphismes et de la musique. Bien que soutenant la scène Amiga et les rencontres d'amigaïstes, les deux rassemblements MiraAmiga ont été des échecs en tant que Party. De ce fait, il n'y aura pas de MiraAmiga cette année.

Il n'y a pas de magazines traitant de l'Amiga au Portugal. M(AGA)zine, un fanzine AmigaGuide eut une vie courte. La liste de diffusion Amiga-PT a beaucoup d'abonnés mais presque pas de trafic. Une fois de temps en temps, les magazines PC portugais mentionnent des informations concernant l'Amiga mais cela est plus, pour eux, une curiosité qu'autre chose.

La configuration moyenne Amiga au Portugal est étonnement haute. Des tours 1200 avec processeurs 68040, cartes graphiques et 16 Mo de mémoire, plus des lecteurs de CD 20x et des disques durs de plusieurs gigas en taille sont habituels au Portugal. Presque tous les utilisateurs actifs ont une activité graphique 3D comme usage principal, suivi de près par les activités Internet. Les cartes PowerPC ont encore un statut d'élite au Portugal et seulement une poignée d'amigaïstes les soutienne.

Voici ce que je pense de la situation au Portugal :
La situation est léthargique. Tout peut être résumé dans ce mot. Les amigaïstes portugais ont assumé une position de "regarder sans rien faire" qui a longtemps été la position de Amiga Inc. Au fil des années, un nombre énorme d'amigaïstes portugais a émigré vers le PC, laissant leur Amiga prendre la poussière. Ils font malgré tout revivre, occasionnellement, un sentiment nostalgique à l'encontre de leur Amiga (même si WinUAE peut faire tourner les vieux jeux).

Dans le même temps, ceux qui insistaient fortement pour utiliser l'Amiga ont grandi et ont des affaires et activités professionnelles maintenant ; ce qui ne leur laisse pas le temps pour soutenir la scène Amiga et pour être créatif. Ils utilisent essentiellement leur Amiga pour l'internet, pour le travail personnel et pour les vieux jeux.

Cependant, tous, même ceux qui ont émigré vers les PC, sont encore des amigaïstes de coeur. Ils aiment le système, la manière dont on peut l'arranger, la manière dont les utilisateurs peuvent le contrôler et la façon dont les problèmes sont repérés et résolus. De plus, il y a un fabuleux sentiment de communauté qui règne entre les utilisateurs qu'aucune autre plate-forme n'a eu ; c'est un bonus par-dessus tout.

Tant qu'Amiga Inc. ne fera rien, les amigaïstes portugais demeureront léthargiques, continuant de vivre et utiliser largement les PC et les Mac. Même ceux qui sont fiers d'utiliser leur Amiga pour une utilisation de tous les jours émigreront finalement eux aussi, car le soutien des développeurs pour l'Amiga diminue et tombe inexorablement, de plus les extensions matérielles semblent démodées et très chères comparées aux produits similaires du marché PC. Dans ce scénario, il arrivera un moment où chaque Amiga au Portugal finira inutilisé, dans un coin, laissant WinUAE comme unique lien avec le passé.

Dans l'autre scénario, et s'il arrive réellement quelque chose d'extraordinaire, Amiga Inc. aura un grand nombre d'utilisateurs voulant immédiatement utiliser l'Amiga OE, et cela remettra sur pied le marché portugais. Mais avant cela, les amigaïstes portugais restent sceptiques et se réveilleront seulement quand ils verront quelque chose avec le nom "Amiga" qui pourra être commandé dans un magasin PC sans peur d'avoir un vendeur qui vous regarde comme si vous étiez un pervers sexuel (comme en espagnol, "Amiga" signifie "petite amie" en portugais).

- République Tchèque (rédacteur : Bolestav Kristen)
  • Nombre d'amigaïstes : environ 1000 à 3000.
  • Revendeurs : il y en a un bon, www.javosoft.cz.
  • Fabricants de matériel : seulement à Javosoft.
  • Développeurs de logiciel : il y avait FIDO (Testament 1 et 2, Enforce), mais il a vendu son Amiga, il y a aussi toute une flopée de petits développeurs d'utilitaires.
  • Magazine : une revue Amiga (amiga.atlantida.cz) mais il sera sur CD en 2001. On possède aussi deux ou trois magazines.
  • Salon Amiga : aucun.
  • Demo Party : une seule qui se nomme Apocalypse et se déroule à Brandy-nad-Labem (aoc2k.zde.cz).
Chaque utilisateur attend le Mediator et le nouvel Amiga. Chaque mois mon pays perd des amigaïstes. Les gens ne veulent pas de nouvelles promesses, ils veulent des actes, de nouvelles machines. Les gens sont blasés par ces promesses :-(.

- Russie (rédacteur : Andrew Boyarintsev)

Il y a beaucoup d'amigaïstes en Russie. Je n'en connais pas le nombre exact. Quelques-un d'entre eux n'ont pas de moyens de communication (ils n'ont pas de modem, ou même de téléphone). Je connais un tel amigaïste et j'avais entendu parler d'autres qui étaient dans la même situation.

Pour les rassemblements Amiga, on peut dire qu'il y en a plein. Il y a par exemple, Chaos Construction, Byte Fall, CaFE, etc. Une autre est en Sibérie, à Novosibirsk (je ne me rappelle plus du nom exact). CC et CaFE existent depuis deux ans, Byte Fall depuis quatre ans, Enlight depuis 1995, mais cette compo est morte maintenant.

A propos des salons, à dire vrai, je ne m'en rappelle d'aucun. Il y a deux gros détaillants à Moscou et plusieurs à Saint-Pétersbourg. Les entreprises de logiciels n'existent pas du tout. Je veux dire des entreprises enregistrées officiellement. C'est la même situation dans le domaine du matériel. Il y a beaucoup de groupes différents, qui font quelque chose, comme programmer ou concevoir du nouveau matériel, mais ils ne sont pas très importants. Quelques-uns font de très bonnes choses. On peut signaler Amis, RDC, LD Korp, Extreme, Lookers. Moi et mes amis (nous avons commencé avec le ZX Spectrum il y a quelques années) nous faisons des jeux Amiga. En outre, moi et mon ami Scapel avons nos propres petits projets. :)

Il y a seulement sept Amiga dans notre région. Les plus gros d'entre eux (sauf deux) sont utilisés comme studios vidéo. Les deux autres sont à moi et à Scapel. Mais dans un avenir proche, je pense que nous en aurons un autre ici. Un ami veut en acheter un. C'est un bon programmeur (mais c'est mieux de dire "codeur").

Il y a plusieurs points de vue en ce qui concerne la situation de l'Amiga dans mon pays. Quelques-uns sont pessimistes et d'autres sont optimistes, mais il faut avant tout prendre en compte la situation financière très dure en Russie... :(

- Russie (seconde opinion) (rédacteur : Vladimir Ilmov)

En ce moment, la situation de l'Amiga en Russie est tout à fait à plaindre. Je dirais que l'information que j'ai n'est pas tout à fait exacte. Plusieurs utilisateurs Amiga soutiennent encore la scène Amiga, mais leur nombre diminue. Les utilisateurs de PowerPC sont en minorité et les accélérateurs à base de processeurs 680x0 sont beaucoup plus populaires. A propos, les utilisateurs de PowerPC ne sont pas enchantés de leur achat, parce qu'il n'y a pas beaucoup de logiciels pour lui et il me semble que personne ne développe de nouveaux logiciels (mais je serais heureux de me tromper :-). Actuellement, la mode est qu'il vaut mieux améliorer sa configuration avec des cartes additionnelles 680x0 que d'acheter un PowerPC. C'est tout à fait difficile de définir le nombre d'utilisateurs Amiga parce que les utilisateurs ne sont pas tous actifs et peu ont un accès à Internet.

Malgré tout, je pense qu'il y a environ 100 à 150 utilisateurs, mais ce n'est sûrement pas exact, car j'ai calculé ce chiffre en rapport avec la moyenne d'utilisateurs dans ma région. Par contre, je m'approche de la vérité si je dis que le nombre d'utilisateurs de PowerPC est très faible. On peut énumérer les vendeurs de matériels et de logiciels facilement. Il y en a, en gros, deux à Moscou et peut-être que dans certaines régions, quelques groupes tentent de promouvoir l'Amiga, mais c'est aussi possible qu'ils n'existent pas ; cela dit, c'est seulement à Moscou qu'il est possible d'acheter quelque chose pour l'Amiga. Les Demo Party Amiga sont rarement organisées, je sais qu'il y a deux ou trois Party où l'Amiga est présent, mais je n'en ai pas entendu parler depuis longtemps. Les salons Amiga de matériels sont absents parce que l'Amiga est produit seulement en dehors de la Russie.

Toutes les informations concernant les développements Amiga sont seulement disponibles par Internet. Ainsi, les utilisateurs qui ne sont pas connectés sont privés de contacts avec la communauté Amiga russe.

Le maximum que vous pouvez attendre quand vous commencez à parler de l'Amiga sont les questions : "Qu'est-ce que c'est ?" et "Vous ne l'avez toujours pas vendu ?". Je n'ose même plus en parler !

Personnellement, j'aimerais souhaiter bonne chance à toute la communauté Amiga et dire que la situation de l'Amiga en Russie n'est pas absolument désespérée et qu'elle se développera, bien qu'elle soit entièrement dans les mains des producteurs étrangers.

Je pense que l'Amiga n'a pas un avenir brillant si un nouveau système n'est pas produit bientôt.

- Suisse (rédacteur : Emmanuel Rey)

Il faut savoir que la Suisse se divise en quatre régions linguistiques : les régions alémaniques (Allemand), romande (Francophone), le Tessin (Italien) et les Grisons (Romanche), ce qui représente environ 6,5 à 7 millions d'habitants. Ce morcellement ne facilite pas les choses au moment de glaner des informations fiables sur la situation de l'Amiga dans ce pays. Pour simplifier, on ne parlera ici que des deux grandes régions que sont la Suisse Allemande et la Suisse Romande.

Concernant la première, on peut dire que c'est la plus grande et la plus importante en nombre d'habitants, environ deux tiers de la population ! Celle-ci est fortement influencée par son voisin allemand de par sa culture et sa langue. Elle représente aussi la plus forte concentration d'Amiga dans ce pays. Elle a apporté et apporte encore sa contribution au développement (à la survie) de la machine avec des programmeurs comme Marcel Beck, le développeur d'un programme mondialement connu comme YAM, un des programmeurs de chez Haage & Partner (NDLR : Sam Jordan) ou encore un des développeurs du futur OS PowerPC natif, MorphOS. Les utilisateurs actifs ne doivent être guère plus que 2 à 3000 ! Ils sont en général bien équipés, plutôt en A4000 qu'en A1200, souvent accélérés et bien des fois en PowerPC. C'est en tout cas l'impression que nous laisse la visite d'un rassemblement organisé par le AUGS (Amiga Users Group Schweiz), le plus grand club de la région, ou encore la lecture des petites annonces dans le journal Fundgrueb.

Il y a encore de nombreux studios de son ou de vidéo semi-pro voire certaines TV régionales qui utilisent du matériel Amiga, mais plus pour bien longtemps, avec la déferlante IMac ! La vente de matériel est encore soutenue par une poignée de revendeurs courageux qui se comptent sur les doigts d'une main et qui se situent tous dans les grandes villes comme Zurich, Bâle ou encore Lucerne. En ce qui concerne les logiciels et le matériel, l'approvisionnement est relativement facile car le voisin allemand est encore bien équipé. Il en est de même pour les revues dédiées à notre machine, même s'il n'y en a aucune dans le pays, c'est encore les Allemands qui fournissent la matière (Amiga Plus, Amiga Fever...).

La deuxième grande région de Suisse est francophone, c'est la Suisse Romande (celle caractérisée par le code clavier "CH1" dans le Workbench, oui parce qu'il y a deux implantations de touche pour un si petit pays). La deuxième étant la "CH2", allemand oblige ! Cette région compte environ un millier d'utilisateurs actifs, fédérées par un club, l'AMF (Amiga Multitask Force). Ce club compte une centaine de membres dans deux sections (Lausanne et Jura). Les utilisateurs sont plutôt équipés de A1200, souvent accélérés. Il subsiste encore quelques studios vidéo utilisant des Amiga, principalement pour le titrage et au moins une TV régionale (Riviera-Montreux). Les développeurs ne sont pas nombreux mais vous en connaissez au moins un si vous utilisez Voyager, c'est David Gerber ! Pour fournir tout ce petit monde en matériel... un revendeur, Relec. Grâce à ses contacts avec ses voisins français et allemands, il est encore à même de fournir tout le matériel et à assurer les réparations. Après les espoirs déçus d'ANews (au fait si quelqu'un sait ce qu'ils sont devenus ceux-là, il y en a ici qui leurs demanderaient des thunes ;)), il ne reste que peu de solutions au niveau des revues en français, les mêmes qu'en France d'ailleurs. Le plus gros problème dans une telle situation, c'est la difficulté à faire passer des informations, car hormis le Web, c'est presque le néant ici. Heureusement qu'Internet a été inventé car en Suisse, l'Amiga ne serait même plus l'ombre de lui-même. Il y a d'ailleurs une forte concentration d'internautes au sein de la communauté suisse.

- Turquie (rédacteur : Sinan Gurkan)

Comme dans les autres pays du monde, l'Amiga est parvenu à son sommet ici en Turquie quand l'Amiga 500 était populaire. Le nombre d'utilisateurs Amiga actifs est maintenant d'environ 60 à 70. Beaucoup d'ex-amigaïstes utilisent WinUAE uniquement pour les jeux. Nous avons un seul magasin de détail ici, appelé "Joy Computer" qui a importé 40 BVisions et BlizzardPPC en 1998, mais ce magasin a malheureusement arrêté l'importation de matériels et logiciels Amiga à cause des faibles ventes et du peu d'intérêt des utilisateurs. Ainsi la fermeture de Phase 5 a définitivement enfoncé le clou. Maintenant, nous devons acheter notre matériel Amiga en ligne en Allemagne ou en Angleterre.

Les derniers salons et Demo Party Amiga se sont passés en 1992. C'était très décevant de voir les demomakers turques et les membres de la scène Amiga quitter le navire si vite lorsque l'Amiga est entré dans une période trouble en 1993. Ainsi le dernier magazine Amiga a été obligé de fermer en 1996, en raison des faibles ventes. Nous avons installé un site Web Amiga et un groupe d'utilisateurs pour rassembler les derniers amigaïstes en 1997. Quelques magazines PC et Mac ont publié quelques articles Amiga écrits par des amigaïstes. Il y a aussi quelques amigaïstes turcs qui ont participé à un bêta-test officiel d'AmigaOS 3.5.

Il n'y a malheureusement plus de constructeurs de matériel ici. Le plus populaire des développements turcs récents est Amster (le Napster de l'Amiga) créé par Gurer Ozen. En fait, l'Amiga était n°1 ici en 1990. Il y avait beaucoup d'utilisateurs familiaux et professionnels. Beaucoup de chaînes de télés nationales utilisaient des Amiga 4000 et 3000 pour les animations, les présentations, etc. mais la faillite de Commodore et de ses distributeurs turcs tua l'Amiga très vite ici. Les fiascos de VIScorp, Escom et Gateway ont brisé le coeur de beaucoup d'utilisateurs Amiga et les forcèrent à acheter un PC.

Je pense que le succès du nouvel AmigaOne et de la Virtual Machine en Turquie dépend du succès de l'Amiga en Europe et aux États-Unis. Il y a un appétit énorme pour le marché des ordinateurs en Turquie, j'espère qu'un nouvel Amiga et d'autres produits seront de nouveaux vendus ici.

Personnellement, je ne suis pas optimiste en ce qui concerne l'avenir de l'Amiga en Turquie. Il y a seulement 15 utilisateurs PowerPC, et nous essayons de garder l'Amiga vivant et nous le garderons en activité jusqu'à ce que nos Amiga soient inutilisables. Certains d'entre nous veulent investir dans les cartes Predator ou Mediator PCI.

- Uruguay (rédacteur : Emilio Perez)

L'Amiga en Uruguay est connu par très peu de personnes. Il n'y a aucun salon Amiga ou quelconque manifestation, ce qui est dommage. Les magazines Amiga ne peuvent plus être trouvé ici de nos jours. Avant, on pouvait acheter des magazines Amiga mais c'était très cher. J'en ai acheté une vingtaine (Amiga One, Amiga Action, Amiga CU et Amiga Computing). Je pensais ne jamais en revoir mais un jour, j'ai reçu le numéro 7 d'AmigActive car ils avaient mis mon jeu "Charly" sur leur CD ! C'était le plus beau jour de ma vie. :)

Il y a un seul magasin et c'est tout. Je sais que certaines personnes y vont pour la vidéo et la publication. J'y allais pour jouer et maintenant pour développer des jeux. Je suis heureux d'avoir formé ce petit groupe (NDLR : qui comprend surtout des européens) et nous développons en ce moment des jeux dont certains seront sans doute fantastiques.

Je suis ravi d'entendre qu'il subsiste des salons Amiga et des Demo Party en France, l'Amiga m'a donné les plus beaux moments de ma vie et je vais donner en retour à la communauté Amiga le fruit de mes développements : mes jeux.

- Yougoslavie (rédacteur : Nikola Smolenski)

Nombre d'amigaïstes : dur à dire. L'Amiga a eu ses jours de gloire quand il était le plus répandu des ordinateurs familiaux, mais ces derniers sont démodés et maintenant il est vu comme un ordinateur pour les jeux. Ces Amiga sont encore vivants, et fonctionnent encore, mais le nombre de gens qui les utilisent régulièrement est de moins en moins important. Je ne peux même pas estimer grossièrement le nombre d'amigaïstes.

Presse : il y avait seulement un magazine Amiga en Yougoslavie, appelé "Amiga Style", il apparut en 1993 et a duré sept années. Il y a un magazine appelé "Svet Komjutera" (www.sk.co.yu) qui soutient partiellement l'Amiga, j'écris pour lui, mais ces jours-ci j'ai décidé de partir. Il y a un e-zine appelé AmiMag, un autre sur la scène appelé Hardcore et sans oublier Amiga Storm croate... Il y a aussi un e-zine plus orienté sur les jeux mais je ne sais plus comment il s'appelle.

Développeurs logiciels : nous avons du potentiel, mais comme il n'y a pas de marché pour le logiciel, il n'y a pas de réelle motivation. Vous ne savez probablement pas que l'équipe ClickBoom était de Yougoslavie (quand ils ont fait Capital Punishment et Myst). A part ça, je connais une version améliorée de DayDream qui vient de Yougoslavie.

Développeurs matériels : pas de développement matériel à ma connaissance, bien qu'il y a des gens avec de grandes possibilités (pour PC aussi). Par exemple, pour les PC, une solution matérielle et logicielle a été développée pour produire Smell, il existe un CD avec Smell d'installer, mais ce n'est pas produit en série.

Salons Amiga : nous n'avons pas du tout de salon concernant les ordinateurs, pas même pour les PC. Meridian (un revendeur) a son entrée aux foires "Computer And Technology", et c'est tout.

Demo Party : il y en a de nouvelles par ici mais pas pour l'Amiga, seulement des Demo Party pour PC.

Configuration moyenne : je pense que ça serait un simple A1200. Les gens les utilisent pour les jeux. L'autre configuration bien répandue est l'A500 étendu à 1 Mo. Les gens qui veulent faire des choses plus sérieuses sont équipés d'Amiga avec disque dur, mémoire, 68030 ou 68040, parfois en tour, etc. Bien sûr, il existe aussi des configurations Amiga à base de A4000, DraCo, genlock, 68060...

Revendeurs : il y a un seul revendeur officiel du nom de Meridian (www.meridian.co.yu). Il en existe un autre à Belgrade appelé ACZ, et c'est tout. Même les pirates Amiga sont très rares.

Internet : nous avons deux réseaux Amiga, ADN et nVmNet. Le premier est de style FIDO et 100% Amiga mais il est devenu complètement inactif ces derniers mois bien qu'il fonctionne encore. Le second est de type réseau UUCP, il a des sujets sur l'Amiga mais aussi sur des choses plus générales ; mais je ne suis pas sûr qu'il fonctionne encore. De plus, il y a une conférence sur notre réseau (yu.comp.amiga) et il est bien actif.

BBS : il y a plusieurs BBS Amiga, bien que je ne sais pas exactement leur nombre. Disons 5 ou 6. On peut trouver la liste des "YU Amiga BBS" sur le Net.

Affaires : dans le monde des affaires, l'Amiga est presque entièrement utilisé dans deux uniques buts : pour les stations TV et pour le DTV. Il est presque en position dominante : 90% de toutes les télévisions l'utilisent dont la TVCG et la TV officielle du Monténégro (propriété du gouvernement, comme pour la BBC en Angleterre). Deux télévisions, SOS et Pink, ont eu leur Amiga détruit par les raids de l'OTAN mais ils en ont racheté en 1999 ce qui signifie que l'Amiga est vraiment la meilleure solution. Mais pour d'autres usages, les gens ne pensent pas à l'Amiga. Pour exemple, des bibliothèques ont utilisé un PC pour une exposition mais cela était très lent et les graphismes vraiment merdiques. L'Amiga aurait pu le faire mieux et en étant meilleur marché, mais personne ne le considère comme une possibilité. Il y a des publicités à la télé faites sur des PC avec de la 3D presque bonne, mais personne ne considère réaliser ces pubs avec un Amiga sous LightWave. Des magasins utilisent des PC pour leurs caisses et l'Amiga serait ici moins coûteux mais personne ne fait de logiciels ou de matériel dans cette voie (ex : un convertisseur pour mettre des Amiga sur écran CGA) et personne ne veut acheter tant que ce n'est pas du PC. Continuons, un ami à moi utilise l'Amiga pour la PAO professionnelle mais je parie qu'il le cache à ses clients. Vous pourrez jeter un oeil sur www.crosswinds.net/~dtronic, un site Web sur la seule compagnie sérieuse que je connaisse qui possède des Amiga.

Pour résumer, l'Amiga est progressivement en train de décliner, excepté pour l'utilisation dans les stations TV et DTV, et je ne vois pas comment cela pourrait changer.

Personnellement, je pense que l'Amiga était en position dominante ici mais il n'a pas réussi son entrée dans le monde des affaires et ça, pour des raisons inconcevables pour moi. Résultat, il y a seulement des PC ici. Si la gamme Amiga se renouvelle, si les pirates reviennent (la seule source logicielle est ici le piratage, par exemple il n'y a pas de pirates sur Mac et donc personne n'a de Mac) et si l'Amiga est meilleur marché que les PC, alors peut-être, il aura une chance.


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