Obligement - L'Amiga au maximum

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En pratique : L'Amiga en réseau local hétérogène
(Article écrit par Georges Tarbouriech et extrait d'Amiga News - janvier 1997)


"Encore une bonne raison de garder votre petite amie"

A une époque où le monde entier parle de réseau, Internet oblige, on oublie un peu le gigantesque développement des réseaux locaux dans les entreprises au cours de cette dernière décennie.

Réseau "poste à poste"

La notion de réseau "poste à poste" est apparue en 1975, avec l'arrivée d'UUCP qui permettait de relier deux stations Unix, en général, par l'intermédiaire d'un modem.

Mais, c'est surtout l'arrivée des nouvelles versions d'Unix (SVR4 et BSD 4.3), à la fin des années 1980 qui a donné la possibilité d'envisager des réseaux hybrides. TCP/IP devenait partie intégrante du système, les machines étaient donc prêtes à communiquer.

En 1985, Sun a eu la grande idée d'inclure dans sa nouvelle version de SunOS un système de fichiers baptisé "NFS" (Network File System). L'intérêt de ce système, c'est qu'il permettait enfin à des machines totalement différentes d'échanger des données, et, encore plus fort, d'être indifféremment client ou serveur. Les mondes "Microsoft" et "Apple" ont rapidement pu disposer de protocoles TCP/IP et du système de fichiers distribués "NFS".

Et l'Amiga me direz-vous ? Commodore travaillait sur le portage d'Unix et l'apparition du System V Release 4 sur l'Amiga fut une réussite (pas commerciale, bien sûr, il s'agit de Commodore !). C'était l'un des premiers SVR4 sur le marché ! Par contre, côté AmigaOS, Rien ! Quelques années après tout le monde, Commodore a sorti l'AS225 ; enfin une couche TCP/IP pour l'Amiga ! Aujourd'hui, il nous reste une release 5 en version bêta ! AT avait semble-t-il sorti une évolution, mais je ne l'ai jamais vue. Donc, si vous voulez TCP/IP sur Amiga, vous avez la possibilité de trouver la version dont je viens de parler, sur le kit de développeur Commodore pour l'OS 3.0 ou d'acheter la version commerciale d'AmiTCP (ou peut-être la version d'AT).

Dans le vif du sujet

Qui n'a pas rêvé de faire communiquer entre elles des machines n'ayant rien de commun et d'échanger des données permettant d'obtenir le meilleur de chaque monde ? C'est ce que nous offre TCP/IP. Vous prenez une ou des stations Unix, un ou des PC, un ou des Mac, un ou des Amiga, vous mélangez et vous obtenez une espèce de panacée ! On peut imaginer n'importe quel schéma ; prenons un exemple :
  • La station Unix peut s'occuper de la gestion du réseau, puisqu'elle dispose de tous les outils requis. Elle peut prendre en charge toute la partie administration : sauvegardes, maintenance, gestion des utilisateurs, autorisations d'accès, attributs des fichiers...
  • Le PC peut servir à toute la partie bureautique.
  • Le Mac peut être utilisé comme station PAO.
  • L'Amiga peut s'occuper de la partie graphique.
Oui, ça fait un peu lieu commun, mais je ne vais pas dévoiler mes secrets quand même ! A partir de là, chacun peut envoyer ou recevoir le travail d'un autre pour l'intégrer dans un document, une mise en page ou une présentation... Il ne s'agit que de transfert de données et vous pouvez vous demander pourquoi avoir des machines en réseau si c'est pour obtenir le même résultat qu'avec un modem. Ce n'était que la partie visible de l'iceberg : là où ça devient intéressant, c'est lorsqu'on aborde NFS.

Le premier avantage, c'est la faculté de la machine d'être indifféremment client et/ou serveur. Cela signifie que vous pouvez partager des partitions, des répertoires, des périphériques... Reprenons un exemple : vous décidez qu'un PC va devenir serveur ; vous sélectionnez un répertoire à exporter ; si les clients montent ce répertoire, ça leur permet de le voir comme s'il était sur leur poste.

Allons plus loin : sur des machines utilisant le même système d'exploitation, cela vous permet de lancer un exécutable qui n'est pas dans votre disque dur (bien sûr, c'est un peu plus compliqué sur certaines machines en raison des besoins en bibliothèques, chemin d'accès, etc.). Entre deux Amiga, par contre, c'est un jeu d'enfant : vous exportez une partition (RAM: renommée par exemple). Vous la montez sur l'Amiga client. Sur le serveur, vous prenez le tiroir d'un logiciel que vous glissez sur l'icône de la RAM exportée ; sur le client vous ouvrez l'icône correspondant, et vous utilisez le logiciel du tiroir comme s'il était sur votre disque. Rien ne vous empêche de transformer le client en serveur et de faire la même chose dans l'autre sens avec un autre logiciel. On peut faire ça avec Envoy me direz-vous ! C'est vrai, mais vous ne pouvez pas monter une partition Unix dont l'icône figure sur votre Workbench ! C'est également faisable avec NFS.

Encore un exemple : dans l'extraordinaire DP Amiga, il existe un CD nommé Gateway qui n'est autre que l'Unix NetBSD. Vous le chargez sur votre station Unix, vous exportez le répertoire et vous le montez sur l'Amiga. Vous utilisez NetBSD directement à partir de la partition Unix ; vous pouvez même l'installer directement sur votre Amiga ! Avouez que c'est sympathique, non ?

Parenthèse pour les "nombreux" possesseurs de 4000T AT, le contrôleur SCSI n'est pas reconnu par Gateway, vous ne pouvez donc pas utiliser NetBSD sur ces machines, ou alors avec l'IDE peut-être !

Nous pourrions continuer longtemps tellement les possibilités sont nombreuses. Pour les périphériques, c'est pareil. Si vous avez un modem sur un poste, il peut être utilisé par les autres. Idem pour une imprimante.

Protocole, commandes et limitations

Dans l'ensemble, quels que soient le système d'exploitation de la machine et le logiciel TCP/IP/NFS, on retrouve les mêmes fonctionnalités de base.

FTP : bien connu des utilisateurs de l'Internet, cette commande permet de transférer tous types de fichiers, et cela de manière transparente et à vitesse plus ou moins élevée selon la conception du réseau, les performances des machines et les systèmes d'exploitation.

TALK : comme son nom l'indique, cette commande permet aux utilisateurs de dialoguer. Pour ce qui est du TCP AS225 de l'Amiga, cette fonction n'existe pas, mais encore une fois, le DP remédie à cette lacune !

TFTP, Telnet, SMTP font partie intégrante de TCP, ce dernier pour tout ce qui concerne le "mail".

Mail : tout le nécessaire pour envoyer et recevoir vos courriers électroniques.

Devinez quoi ! Pour l'Amiga vous trouverez tout non pas à la Samaritaine mais dans le DP ! NNTP, ELM...

LP : toutes les commandes d'impression du monde Unix qui vous permettent d'envoyer vers un serveur d'impression ou vers une imprimante "JetDirect", c'est-à-dire une imprimante munie d'une carte réseau et qui est donc vue par le réseau comme une machine à part entière.

Là encore, pour l'Amiga, merci le DP ! Toutes ces commandes existent et en plus il y a une version tout en ARexx !

Remote commands : la cerise sur le gâteau !

RSH : un Shell "à distance" ; vous tapez une commande dans votre Shell mais concernant une machine éloignée. En d'autres termes, vous lancez des actions sur une machine éloignée : depuis une station Unix ou un PC vous tapez une commande ARexx sur votre Amiga ! Vous imaginez les possibilités ?

Je ne vous apprendrai rien en disant que sur Amiga on lance tout ce qu'on veut avec ARexx ! Vous pouvez même "tracer" votre programme dans le Shell de la machine éloignée ! Par contre, cette commande est à sens unique sur un PC équipé de Windows 3.x ; vous pouvez lancer une commande "rsh" depuis le PC mais pas vers lui pour une raison toute bête : l'autorisation d'accès "root" d'une machine à une autre est donnée par un fichier nommé ".rhosts" ; essayez donc de créer un fichier portant ce nom sur un PC ! Par contre, sur Mac, vous disposez d'un Shell ! Vous voyez, tout arrive grâce à TCP !

RCP : pour copier des fichiers, des répertoires sur une machine distante, le tout à vitesse "V".

Même limitation que précédemment en ce qui concerne les PC sous Windows 3.x et pour la même raison ! Vous pouvez copier vers Unix mais pas depuis. Bien sûr, il y a un remède : il faut partir du PC dans un sens comme dans l'autre.

RLOGIN : génial entre Amiga et station Unix mais seulement dans un sens ; cette fois c'est l'Amiga qui est coupable ; le "rlogin" n'est possible que vers un système multiutilisateur. Ça marche peut-être avec MuFS, mais je n'ai pas testé. Par contre, depuis l'Amiga, vous pouvez vous "loguer" (connecter) sur une station Unix et faire comme si vous travailliez directement sur la station. Vous pouvez taper n'importe quelle commande Unix et la réponse apparaît sur votre Shell !

RLogin

Bien sûr, il y en a bien d'autres, ne serait-ce que les commandes de gestion du réseau, les statistiques... Il faudrait plusieurs numéros d'Amiga News pour raconter le minimum ! Qu'il s'agisse de la mise en place, de la configuration, des types de liaisons, il y a matière à écrire un livre : ce n'est d'ailleurs pas ce qui manque sur le sujet !

Conclusion

J'ai fait l'impasse sur plein de choses comme l'émulation de terminal, les applications partagées qui font de TCP/IP et NFS le système réseau le plus ouvert qui soit.

C'est le moyen idéal pour travailler en environnement hétérogène. Il permet en plus, je me répète, de prendre ce qu'il y a de mieux dans chaque OS, sur chaque plate-forme et d'en tirer la "substantifique moelle".

Dans ce contexte, l'Amiga fait merveille et beaucoup d'entreprises se privent de ses énormes possibilités ; oui, je persiste, cette machine a de très beaux restes ! Surtout, on ne le dira jamais assez, un DP ahurissant. Aucun système ne possède une telle richesse, même le monde Unix qui fourmille pourtant.

Enfin, je continue à espérer dans cette communauté ; à une époque où les piles TCP/IP fleurissent il serait inadmissible que l'un des premiers ordinateurs à pouvoir se connecter sur les réseaux ne fasse pas partie du raz de marée Internet. N'oublions pas non plus, la suite logique à l'Internet, l'Intranet qui est certainement le réseau de demain (et même d'aujourd'hui). Ce qui me permet d'y croire encore, c'est l'arrivée de tous ces produits de communications tels que Miami, AmiTCP, IBrowse...

Messieurs qui êtes actuellement en pleine recherche et en pleines tractations, sur l'Amiga de demain s'il vous plaît, regroupez-vous ! Abondance d'idées ne peut pas nuire ! Fabriquez-nous une machine et un système qui reprenne dix ans d'avance sur la concurrence (et qui la garde !). Il nous faut tout ! Des résolutions d'enfer, la puissance, le multisystème multitâches, multi-utilisateur, multi-Amiga quoi ! Avec en plus tout ce qu'il faut pour communiquer en standard ! Et pourquoi pas un noyau Unix, compact comme sur NextStep par exemple ? On peut rêver, non ?


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