Obligement - L'Amiga au maximum

Vendredi 24 novembre 2017 - 21:18  

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Dossier : Amiga et magnétoscope
(Article écrit par Frédéric Autechaud et extrait d'A-News (Amiga News) - mai 1989)


Face à l'abondant courrier que je reçois concernant la vidéo, je me suis enfin décidé à vous faire une espèce de petit récapitulatif des bases à piger quand on tente de faire coexister l'Amiga (tm) (c) avec un magnétoscope.

Principe de la télévision

J'ose espérer que vous connaissez tous le principe de la télé en noir et blanc, voire en couleurs (pour avoir la couleur, relisez trois fois un bouquin sur le noir et blanc, le reste, c'est du pipeau). Une fois que vous avez ingurgité le fonctionnement du tube cathodique, vous l'apprenez à l'envers et vous avez une caméra.

La théorie du bidule est simple : découper une belle image optique en une série de lignes formées elles-mêmes de points. Chaque point subit les sautes d'humeur d'électrons. Avec tous ces électrons, on module un courant électrique de 1 volt environ qui, une fois lancé dans une télé reconstitue l'image. Le plus dur est de trouver un bon système permettant d'avoir la même image au départ et à l'arrivée.

Pour y arriver, il fallait définir un standard précisant le nombre d'images par seconde, le nombre de lignes par image, un code pour dire que la ligne était finie et que, par conséquent, le spot devait passer à la ligne suivante, un code pour dire que l'image était entière et que, donc, on pouvait en faire une autre après et toutes ces sortes de choses qui vous transforment une théorie simple et très jolie en une formation éducatel en deux ans de réparateur télévision.

Les premiers à réussir à ce sport furent les Américains, pressés qu'ils étaient d'envahir la planète pour amortir le prix de l'homme qui valait trois milliards. Je ne vous parlerai pas des premiers standards noir et blanc qui ne présentent aucun intérêt en ce qui concerne l'Amiga mais qui permirent à des mecs comme Leon Z d'acquérir le droit de nous em...bêter jusqu'à leur mort.

Par contre, penchons-nous sur les trois standards actuels. Ils ont en commun la même façon de définir l'image : une image est composée de deux trames de lignes horizontales, une trame paire composée des lignes paires, une trame impaire faite avec les lignes impaires. Une image est donc la résultante de deux balayages de l'écran (une fois de haut en bas, une fois de bas en haut). Mais franchement, c'est tout ce qu'ils ont en commun. Connaître leurs différences, c'est mieux savoir les apprécier.

Le NTSC

Standard américain avec variante japonaise, est le plus ancien standard couleur et le plus mal foutu (à tel point que le sigle "National Television System Committee" est souvent transformé en "Never Twice the Same Colors", jamais deux fois les mêmes couleurs). Il est cadencé à 60 Hz (fréquence du courant électrique aux États-Unis).

Cette cadence permet trente images par seconde, soixante trames, mais limite la résolution horizontale à 525 lignes contre 625 aux standards 50 Hz. Le gros point faible de ce standard réside dans le codage des informations couleur qui est minable par rapport aux capacités des tubes et des capteurs des caméras actuelles. Toutes les sorties vidéo des Amiga américains sont cadencées en 60 Hz (même la Péritel).

Le PAL

Le "Phase Alternation Line" est le standard le plus répandu. Cadencé à 50 Hz, il n'offre que 25 images/seconde mais d'une résolution de 625 lignes. C'est théoriquement ce que devrait fournir les modulateurs vendus par Commodore pour l'A500 et l'A2000.

Le SECAM

Abréviation naze de "SÉquentiel Couleur A Mémoire". Enfin, notre beau standard franchouillard mis au point par Henri De France et très répandu en France, en Égypte et en URSS ces deux derniers pays étant mondialement réputés pour leur parc de téléviseurs couleur. Pourquoi tant de haine ?

C'est vrai, le SECAM est un bon standard qui préserve la pureté des couleurs même à 40 degrés, même quand la saleté est incrustée au plus profond du linge grâce à son procédé de balayage alterné qui fait une image stable et nette comme au premier jour. Il ne diffère du PAL que par sa façon de coder la couleur (on peut lire du PAL sur un magnétoscope SECAM mais en noir et blanc). Bref, on est bien mieux que les autres mais on est tout seul.

Transport du signal

Je pense que vous saviez déjà la majeure partie de ce que je viens de récapituler, c'était nécessaire pour la suite. Et j'embraye sur les façons de transporter le signal vidéo (le petit courant électrique que nous modulions au début de cet article avec la complicité d'électrons excités).

Le signal vidéo c'est de la lumière et des couleurs pour faire des images et du temps pour faire bouger les images. Ici, la lumière s'appelle "luminance", la couleur "chrominance", et le temps la "synchro".

La première méthode consiste à tout faire passer dans le même fil en priant que ça ne se mélange pas. En PAL par exemple, on alloue de 0 Volt à 0,3 Volt aux signaux de synchro, 0,3 Volt représente le noir, 1 Volt le blanc. C'est un peu plus tordu en SECAM mais le principe est le même. Dans ce cas, on parle de signal "composite". C'est ce type de signal qui est utilise pour la télédiffusion.

On peut aussi véhiculer séparément les composantes de l'image, c'est-à-dire des trois signaux couleurs primaires et la synchro. Le R-G-B-S ou R-V-B-S (Rouge, Vert, Bleu, Synchro) est le signal qu'expédie régulièrement votre Amiga vers son moniteur par l'intermédiaire de ce gros câble gris pas trop flexible au bout duquel se trouve une prise Péritel.

Méfions-nous, par ailleurs, de cette prise Péritel que l'on trouve partout : tout individu sensé pourrait croire qu'à partir du moment où cette prise est standard, tous les appareils qui en sont équipés peuvent échanger des images sans problèmes. Grave erreur, cette prise peut véhiculer une flopée de signaux différents et incompatibles.

Il existe un autre type de signal composantes : le C-Y. Le C-Y consiste à dissocier les signaux luminance et chrominance ce qui offre une solution intermédiaire entre les deux systèmes précédents (plus propre que le composite, moins lourd que le composantes).

Formats vidéo

On vient de s'enfiler les standards, ouf ! Ma prose n'est pas d'une grande valeur technique mais me suffit dans mon boulot de truquiste télé, pourquoi se saturer les neurones avec des idées plus complexes ?

Bon, je vous décris les formats vidéo et on paiera le même dialecte. Le terme de "format" n'est pas une abstraction parabolique puisque la largeur de la bande magnétique servant à l'enregistrement détermine d'une façon tout à fait réelle les possibilités dudit enregistrement. On le sait, les capacités de mémorisation du support magnétique sont limitées ; moins on "tasse", meilleure est la restitution et la tenue dans le temps. Le plus gros format actuel est le 1 pouce qui est encore utilisé dans de gros studios pour des productions nécessitant une très grande qualité et de nombreuses opérations de relecture-réécriture pour les trucages.

Le format "pro" le plus répandu est le 3/4 de pouce avec deux variantes : le standard U-Matic/U-Matic Sp et le standard BVU. L'U-Matic est le plus vieux des deux et n'est plus utilisé que dans la production institutionnelle pour des raisons de manque de tenue de la chrominance en générations (une copie de l'original première génération, une copie de cette copie deuxième génération, etc.).

Le BVU n'est en fait qu'une version très améliorée dc l'U-Matic (chez Sony, l'électronique BVU permet de lire l'U-Matic) qui code différemment la couleur et intègre un time-code (une espèce d'étiquette pour chaque image) contre un simple compteur pour l'U-Matic. Ces deux standards utilisent la même cassette dont il existe une version "compacte" pour les magnétoscopes portables qui peut être lue sans adaptation sur les scopes de montage.

Les formats "familiaux" étaient, il n'y a pas encore longtemps, tous basés sur une bande d'1/2 pouce. Le Betamax, format Sony, le VHS et sa variante compacte pour caméscope, le V2000 (c'est marrant, tout le monde s'est dépêché d'oublier ce joli standard bien franchouillard). Mais, avec les progrès réalisés en matière d'électronique et des systèmes de codages repensés, ces formats "populaires" accèdent désormais à une qualité professionnelle. Le format Betamax, mort sur le marché familial, trouve une nouvelle jeunesse sous le standard Betacam : c'est la même cassette mais elle tourne deux fois plus vite et le codage s'opère en composantes. Idem pour le VHS qui, une fois codé en C-Y (chrominance séparée de la luminance) devient le S-VHS, nouveau standard JVC.

Enfin, un mot sur le format 8mm dévoué à la grande cause du caméscope qui sert à filmer mamy au zoo ou Archibald, le petit dernier, en train de faire un aerial totally rad' avec son skateboard contre un mur en béton et l'intervention du Samu et le visage triste de l'infimière-qui-supporte-pas-de-rouler-vite-en-J7-à-l'heure-de-la sortie-des-bureaux ainsi que toutes les merveilles de notre planète.

Et, pour rire, j'ai vu un caméscope sud-coréen qui utilisait le standard DAT cassette numérique audio. Je n'en ai jamais entendu reparler. S'agissait-il d'une erreur d'un bureau d'étude shooté à l'alcool de soja et au crabe séché ?

Petite récapitulation

Standards
  • NTSC : fréquence trame 60 Hz, 525 lignes.
  • PAL : fréquence trame 50 Hz, 625 lignes.
  • SECAM : fréquence trame 50 Hz, 625 lignes.
Types
  • Composite donc modulé dans un standard.
  • Composantes RVBS ou C-Y.
Formats
  • BVU 3/4.
  • U-Matic 3/4.
  • S-VHS 1/2.
  • Betacam 1/2.
  • VHS et VHS-C 1/2.
  • Betamax 1/2.
  • V2000 1/2.
  • Vidéo 8mm.
Il est important de piger que ces notions sont toutes indépendantes ; un format ne conditionne pas un standard. Dans le courrier que je reçois, la bourde la plus répandue consiste à mélanger le signal et le support. Par exemple, il existe des magnétoscopes U-Matic dans les trois standards dont j'ai parlé plus haut mais on ne rentre que des signaux composites. Je reçois également des lettres de gens consternés par les enregistrements vidéo qu'ils font de leur Amiga. Je reprécise quelques points :
  • L'image de l'Amiga à laquelle vous êtes habitués est un très beau RVB. Vous n'arriverez jamais à avoir des couleurs aussi "pétantes" en composite.

  • Les images auxquelles vous habitue votre magnétoscope ne subissent pas de transcodage (je pense ici de PAL vers SECAM).

  • Les petits modulateurs, intégrés sur A1000 ou en option sur A500 et A2000, ne peuvent en aucune façon être assimilés à des codeurs PAL. Le signal composite qu'ils fournissent n'est destiné qu'à une visualisation directe sur écran. Un bon codeur vaut entre 5 et 10 000 FF HT (je vais bientôt tester un codeur de provenance teutonique et d'un prix plus abordable, entre 2 et 3000 FF).
Codeurs

Pour obtenir un bon résultat, il faut pouvoir accéder à un vrai codeur RVBS 50 Hz en entrée et ce que vous voulez en sortie. Il n'y a pas de secret.

Néanmoins, en enregistrement PAL direct, n'oubliez pas cette nécessité qu'est le bouclage 75 ohms. Il faut, de façon impérative, que la dernière sortie du dernier appareil soit "fermée" par une résistance de 75 ohms. On trouve dans les magasins spécialisés des "bouchons" tous prêts en prise BNC.

Poète numérique

Voilà, j'espère avoir éclairé d'un jour nouveau votre lanterne magique et que, dorénavant, votre créativite débridée de poète numérique ne se heurtera plus à la paroi froide et abrupte de la terminologie vidéo. J'arrête parce que, moi, tous ces chiffres, ces sigles, ces problèmes, ça me fout un mal de tronche pas possible.


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