Obligement - L'Amiga au maximum

Lundi 20 novembre 2017 - 01:11  

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Dossier : Les traitements de texte sur Amiga et Atari ST (1988)
(Article écrit par Jean-Loup Renault et extrait de Tilt Hors Série - mars 1988)


Indispensables à ceux qui, journalistes, étudiants, écrivains, sont sans cesse la plume à la main ou le clavier sous les doigts, les traitements de texte sur Atari ST et Amiga font bonne figure. Performants, complets, relativement faciles à maîtriser, ils peuvent également conduire, tout naturellement, à la PAO, la Publication Assistée par Ordinateur. Tilt fait le point sur les meilleurs logiciels aujourd'hui disponibles...

On aurait pu croire que dans la civilisation audio-visuelle actuelle, l'écrit allait perdre de son influence au profit de la bande magnétique ou de l'image. Il n'en a rien été. Les micro-ordinateurs crachent des kilomètres de papier imprimé : lettres, rapports, livres, listings, etc. Le micro n'a pas remplacé l'écriture-lecture. Il en a simplifié l'exécution avec l'avènement du traitement de texte et des logiciels de mise en page.

Un traitement de texte est un logiciel qui permet d'afficher à l'écran du texte tapé sur le clavier et de l'imprimer. "C'est pareil qu'une vulgaire machine à écrire", vont répliquer les ignorants. Oui, mais ce n'est pas tout : les fonctions complémentaires sont très nombreuses et font que ceux qui ont goûté au traitement de texte éprouvent une répugnance marquée à revenir à la vieille machine à écrire. Ces fonctions se divisent en deux grandes catégories : celles qui ont trait au texte lui-même (corrections, effacements, remplacement des mots, déplacements de paragraphes, etc.) et celles qui concernent la présentation.

D'autres logiciels, plus sophistiqués, améliorent encore la présentation. Ce sont les programmes de PAO (Publication Assistée par Ordinateur). Ils se chargent de la mise en page de l'écrit. Ils permettent l'affichage, puis l'impression, en colonnes ou en pavés, avec différentes sortes de caractères, l'intégration d'images, de dessins, de chiffres et d'un tas de fioritures qui donnent au texte la forme d'un journal. Le plus important, en fait - et pas toujours le plus facile - est le résultat que l'on obtient en fin de parcours sur l'imprimante.

Un traitement de texte pour quoi faire ? Taper une lettre, écrire un roman, publier un journal ?

Un bon traitement de texte se juge d'abord sur la qualité du logiciel. Cela ne signifie pas que le micro-ordinateur n'a aucune importance. Amiga et Atari ST ont certains atouts par rapport à d'autres machines, qu'elles soient "familiales" ou professionnelles : rapidité, bonne définition d'écran, importante mémoire vive, systèmes d'exploitation faisant largement usage de la souris.

Contrairement à la machine à écrire traditionnelle, qui imprime directement sur papier chaque caractère tapé au clavier, le traitement de texte l'enregistre en mémoire, ainsi que son emplacement sur l'écran. Il emmagasine ensuite toutes les lettres du texte, avec les espacements et les sauts de ligne. A chaque caractère correspond donc un emplacement précis. Il suffit d'aller placer le curseur - avec les touches de déplacement - à un endroit quelconque de l'écran ; le logiciel relie cet endroit à une lettre déjà enregistrée. On peut alors corriger, effacer, remplacer, ajouter ou retrancher des mots.

L'utilité première d'un traitement de texte en découle : revenir n'importe où dans un texte pour lui faire subir des transformations sans avoir à tout retaper. Tous les traitements de texte possèdent cette particularité. Ils ont aussi en commun la capacité de sauvegarder ce qui a été écrit sur disquette. On peut donc plus tard remettre le tout dans la mémoire de l'ordinateur - on dit "recharger" - pour une éventuelle utilisation.

Il y a encore peu, les traitements de texte exigeaient un usage intensif des touches de déplacement du clavier pour aller d'un endroit à l'autre de l'écran. Ces déplacements s'effectuent avec beaucoup plus d'aisance et de rapidité grâce à la souris. Elle permet de se déplacer instantanément d'un point à un autre. Sur Atari ST et Amiga, elle est surmontée de deux touches. Celle de gauche permet généralement de fixer le curseur à l'endroit désiré de l'écran. Celle de droite sert surtout à faire apparaître les menus déroulants et à les sélectionner.

Les habitués savent cependant qu'après l'inévitable période où l'on apprend à reconnaître les fonctions en les cherchant dans ces menus déroulants, vient la période d'utilisation proprement dite. Il est alors plus rapide d'appuyer sur des touches spécifiques du clavier pour activer une fonction que d'aller la chercher avec la souris.

C'est pourquoi les traitements de texte pour Amiga et ST proposent simultanément les deux modes d'activation. Il existe chez certains des fonctions qui ne peuvent être activées que par le clavier. Scribble sur Amiga en fait son mode opératoire principal, à tel point qu'on se demande parfois à quoi sert la souris. WordPerfect, un logiciel adapté du monde professionnel des compatibles PC, reste lui aussi attaché à cette façon de procéder.

Les menus déroulants proposent un tas de combines pour changer la forme des lettres employées. Précisons qu'en sabir d'écrivain sur micro, une lettre (ou une virgule, ou un espace, ou un saut de ligne) se nomme un caractère et une forme de lettre, une police de caractères. Chaque caractère, quelle que soit sa forme, correspond à un code normalisé : le code ASCII (American Standard Code for Information Interchange). La lettre A correspond par exemple au code ASCII 65 en minuscules et 91 en majuscules. L'intérêt du système est que, en sauvegardant un texte sous cette forme codée, il est possible de le transférer d'un logiciel à un autre (d'un traitement de texte, par exemple, à un autre, ou à un logiciel de PAO). Sous certaines conditions, on peut même passer d'une machine à une autre.

Plus les polices de caractères sont nombreuses, plus il sera possible de diversifier la présentation. Ne font normalement pas partie des polices de caractères, les caractères gras (normal renforcé), italiques (normal tordu sur le côté), élargis (normal agrandi) et soulignés. Une police de caractères correspond à chaque fois à un dessin de lettre différent.

Pour se repérer dans toutes ces formes et avoir une idée de ce que sera le résultat sur l'imprimante, Amiga et ST font appel au concept de WYSIWYG (What You See Is What You Get). Cela signifie qu'en principe ce que vous voyez à l'écran correspond à ce que vous obtiendrez à l'impression. Ce n'est en fait que de l'à peu près. Pour que le WYSIWYG soit exact, il faudrait que le nombre de points qui définissent une lettre à l'écran soit le même que celui de l'imprimante. Comme ce n'est pas le cas, le WYSIWYG est toujours approximatif.

Quoi qu'il en soit, tous les traitements de texte pour Amiga et ST usent de cette technique. Le seul qui fasse exception est Textomat, sur ST, qui, pendant la frappe, ne permet pas de voir le résultat tel qu'il sera imprimé. Une fonction d'impression à l'écran existe, mais il est alors impossible d'apporter les modifications voulues : il faut effectuer un va-et-vient perpétuel entre les deux modes. Le logiciel permet, en compensation, d'aligner le texte en plusieurs colonnes (jusqu'à cinq). Beckertext, à l'inverse, est WYSIWYG en mode saisie de texte, mais ne montre pas à l'écran les colonnes qu'il imprimera.

ST et Amiga proposent chacun une dizaine de traitements de texte, aux possibilités variées. Il en existe beaucoup plus, mais nous ne parlons que de ceux qui sont disponibles en France. Lequel choisir et pour quelle raison ? Comme toujours en micro-informatique, il faut se poser la question d'usage : pour quoi faire ? La réponse est différente s'il s'agit de taper épisodiquement une lettre, d'écrire un roman ou de publier le journal mensuel de votre club. Les besoins et les désirs ne sont pas les mêmes. Il est nécessaire de savoir que, comme tout logiciel un tant soit peu professionnel, un traitement de texte exige un minimum d'apprentissage. Plus il est performant, plus il est complexe et plus l'apprentissage est long.

Raison de plus pour choisir avec discernement car, une fois que le mode d'emploi d'un logiciel est bien connu, il est désagréable de réapprendre à en faire fonctionner un autre. En général, on prend un traitement de texte - parfois par hasard -, on s'y attache et on le garde longtemps.

Le premier utilisateur, le plus fréquent, est celui qui n'use qu'occasionnellement d'un traitement de texte. Peu lui chaut d'apprendre une noria de commandes parce que, quinze jours plus tard, quand il reprend sa machine, il a presque tout oublié et lui faut tout réapprendre. Il existe pour lui des logiciels bon marché qui ne demandent que peu d'effort au débutant qui balbutie, tout en donnant des résultats tout à fait honorables.

Les cas les plus représentatifs sont Textcraft Plus sur Amiga ou First Word Plus sur ST. Textomat, moins cher, Beckertext et Habawriter II, tous sur ST, offrent quelques possibilités supplémentaires : publipostage, césure automatique, glossaire, multicolonnage ou multifenêtrage. Ils conviennent à ceux qui, désireux d'un peu plus de puissance, sont disposés à perdre quelques petites heures pour s'initier.

Sur Amiga, presque tous les traitements de texte sont capables d'intégrer des illustrations...

Perdre du temps, c'est parfois en gagner. Les logiciels d'apprentissage du clavier tablent sur cet aphorisme pour essayer de se placer. Amiga Tap ou Tap ST prétendent apprendre aux néophytes à taper sur leur clavier aussi vite qu'une dactylo sur sa machine à écrire. L'apprenti n'a qu'à suivre les instructions qui lui sont données à l'écran en essayant de ne pas trop tirer la langue. Les résultats ne dépendent que de l'obstination à aller jusqu'au bout du cursus. Amiga Tap, et probablement le futur ST Tap, agrémentent le cours avec un petit jeu (de mots) et permettent de suivre les progrès avec des statistiques d'essais et erreurs.

Les traitements de texte plus élaborés ont plus de fonctions, surtout dans le domaine de l'intégration d'images ou dans la diversité des polices de caractères. Ils se heurtent à deux handicaps : ils sont plus compliqués à apprendre et exigent souvent une capacité mémoire plus grande que les 512 ko de base des Amiga 500 et 520 ST. Pour qu'ils soient facilement utilisables, il est recommandé en outre de posséder un deuxième lecteur de disquette ou, mieux, un disque dur. Ce dernier est même quasiment indispensable quand on utilise une imprimante laser pour l'impression. WordPerfect (Amiga et ST) ou Signum (ST) ne sont utilisables avec efficacité que si ce deuxième lecteur est présent. Sur Amiga, même les plus simples des traitements de texte sont gênés par l'absence du deuxième lecteur : il n'est pas rare que le système demande l'introduction du Workbench en cours de travail.

La mémoire vive, de son côté, peut jouer des tours, avec des logiciels disposant d'une bibliothèque de polices de caractères ou de la possibilité d'intégrer des images. Le cas de KindWords sur Amiga est exemplaire. Utilisé avec une seule sorte de caractères, il fonctionne tout à fait normalement sur un Amiga 500. Mais si l'on veut varier un peu en chargeant d'autres types de caractères, il avertit le malheureux écrivain en herbe qu'il ne dispose pas d'une mémoire vive suffisante.

Ceci peut être étendu à tous les logiciels qui permettent l'intégration d'images dans le texte. Assez curieusement, rares sont les traitements de texte pour ST dotés de cette capacité. Seuls Signum et Evolution permettent l'importation directe d'images et de dessins sous différents formats. Même s'il est possible de le faire avec d'autres, il est nécessaire de passer par un logiciel utilitaire, tel BT-Snap qui, fourni avec Beckertext, permet de sauvegarder puis d'importer dans le traitement de texte tout ou partie d'un écran provenant de la plupart des logiciels existant sur Atari ST.

Sur Amiga, presque tous les logiciels de traitement de texte sont capables de s'agrémenter d'images. A la charnière ST-Amiga, WordPerfect, malgré sa puissance et ses nombreuses fonctions, reste dans les sphères austères et sans agrément dont il est originaire : pas de dessins pour lui. Tous ces petits trucs qui apportent de la diversité aux textes (images, dessins, polices de caractères variées, texte en colonnes, etc.) sont souvent du superflu et ne font que compliquer inutilement la tâche de celui qui tape sur son clavier. Ils offrent un reflet pâlot de ce que sont les logiciels de PAO.

Le stakhanoviste de la frappe a tout intérêt à utiliser un traitement de texte simple, quitte à sauvegarder ses fichiers sous forme ASCII pour, plus tard, leur donner du relief en les transportant sur un système de PAO.

Transcrire de l'écran au papier : l'imprimante devient vite indispensable

Le problème le plus fréquemment rencontré lors de l'utilisation d'un traitement de texte est celui de l'impression sur papier. Les superbes logiciels proposés de nos jours donnent de magnifiques résultats sur l'écran, mais il n'est pas toujours évident de les reproduire sur le papier de l'imprimante. Tout vient de ce que les imprimantes ne sont pas normalisées. Chacune dispose de ses propres codes. Chaque traitement de texte, pour communiquer avec l'imprimante et lui donner des ordres, doit posséder un module de traduction. Ce module - un petit programme - se nomme un pilote. Il traduit d'abord en codes reconnaissables par l'imprimante tout ce qui a été tapé, puis il les lui transmet via la sortie parallèle Centronics.

L'immense majorité des imprimantes, heureusement, peut se ranger dans une catégorie quasi normalisée. Il en existe trois principales : Epson, IBM Graphique et Diablo (cette dernière plus particulièrement destinée aux imprimantes à marguerite). Les traitements de texte sur ST et Amiga ont tous au moins les deux premiers et, si vous ne faites pas trop de fioritures, tout fonctionnera comme sur des roulettes. Les traitements de texte disposent souvent de pilotes plus spécifiques (jusqu'à une trentaine) qui permettent de passer plus facilement les dessins, les images et les polices de caractères spéciales. Si votre imprimante personnelle ne fait pas partie de la gamme offerte, il vous est toujours possible d'en fabriquer un vous-même, pour ST comme pour Amiga, avec un petit utilitaire que vous trouverez pour pas cher auprès des organisations qui distribuent des logiciels en freeware (STation, SCAP, Cupertino ou Amiga Run).

Les imprimantes laser sont un cas à part. Certains logiciels fournissent des pilotes pour certaines laser spécifiques très répandues comme la laser Jet de Hewlett-Packard (Signum sur ST par exemple). Les imprimantes laser, vu leur prix, ne prennent tout leur sens qu'associées à un logiciel de PAO. Elles sont, commes les autres imprimantes, dotées d'un langage particulier. Celui qui, actuellement, semble devenir un standard est le langage PostScript. Atari ST et Amiga peuvent se connecter sans problèmes à de telles imprimantes. Encore faut-il que le logiciel dispose du programme de contrôle adéquat. Fleet Street Publisher, sur ST, ne peut fonctionner qu'avec une imprimante matricielle alors que Publishing Partner, passe sur toute imprimante laser dotée de PostScript. L'imprimante laser d'Atari, la SLM 804, ne peut fonctionner qu'avec un ST. Comme elle est dépourvue de mémoire personnelle, elle utilise celle de l'ordinateur. Autant dire qu'un 520 ST ne suffit pas. Pour l'instant, seul Publishing Partner semble être doté du pilote permettant de la gérer.

La PAO, aristocratie du traitement de texte, est en fait peu présente, autant sur Amiga que sur ST. Du moins en France. Chaque machine dispose en tout et pour tout, en attendant les traductions de la dizaine de logiciels étrangers - surtout américains -, de deux programmes. Les deux meilleurs sont actuellement Publishing Partner sur ST et PageSetter sur Amiga. Viennent derrière, sur ST, Fleet Street Publisher, aux possibilités moins étendues que Publishing Partner et, sur Amiga, Publisher 1000, qui présente l'immense désavantage de ne pas avoir été traduit en français. City Desk, que nous avons testé sur Amiga, semble être de très bonne facture, mais, outre qu'il n'existe qu'en version anglo-saxonne (clavier QWERTY), il n'est apparemment pas distribué en France.

La complexité de leur fonctionnement exige une longue période de formation, proportionnelle à l'épaisseur des modes d'emploi. Fabriquer une page n'est pas de la roupie de sansonnet : il y faut de la patience et beaucoup d'attention. Il y a d'abord les nombreux essais du début et leurs inévitables "plantages" : il faut s'attendre sur Atari ST à des retours intempestifs à l'écran GEM et sur Amiga à d'horripilants "Guru Meditations". Mais surtout, on ne s'improvise pas maquettiste.

Les débutants ont tendance à multiplier les cadres et les styles de caractères. Les résultats, s'ils sont d'un baroque à réjouir un Louis II de Bavière, n'ont que peu de rapports avec l'esthétique moderne. Pour une bonne appréhension du texte, il est préférable de se limiter à deux - au maximum trois - polices de caractères par page, même s'il est tentant d'utiliser les nombreuses formes disponibles.

L'iconographie repose souvent sur des numérisations faites à partir de photos...

L'intégration d'images, une capacité que la PAO partage avec certains traitements de texte, est relativement aisée à réaliser. Ces images peuvent être des dessins provenant de logiciels de création graphique, tels Degas sur ST ou Deluxe Paint sur Amiga.

Le format le plus universellement répandu est le format IFF (International File Format) qui correspond, toutes proportions gardées, au code ASCII pour les caractères. Il est accepté par tous les logiciels. Le format NEO (de Neochrome) existe aussi pour le ST. Les images peuvent aussi être des numérisations faites à partir de photos à l'aide d'un numériseur d'images comme Digi-View (1995 FF) sur Amiga ou Realtizer (1750 FF) sur ST. Tous deux sont distribués, entre autres, par CICI. Les possesseurs d'Amiga 500 et 2000 doivent en outre acquérir un adaptateur (290 FF) pour le Digi-View, qui a été conçu au départ pour l'Amiga 1000.

Par chance, mais pas par hasard, les images numérisées sont sauvegardées sous le format IFF. Le point le plus important concernant les logiciels de PAO est la place qu'ils occupent en mémoire. Elle varie selon la façon dont on les utilise.

Les programmes eux-mêmes, avec une seule police, occupent environ 300 ko, auxquels il faut ajouter les textes, les autres polices de caractères et, éventuellement, les dessins et images. Quand on sait qu'une image occupe de 50 à 100 ko, on se rend compte qu'un 520 ST ou un Amiga 500 ne suffisent pas à la tâche. Un Mo de mémoire vive devient nécessaire. Avec une imprimante laser en laisse, un page de PAO prend presque toute la place et mieux vaut avoir une mémoire vive encore plus importante : le Mega ST et l'Amiga 2000 "gonflé" s'imposent. En définitive, ST et Amiga donnent de bons résultats pour les traitements de texte. Le ST a même réussi à pénétrer le marché professionnel : la rédaction du journal Libération est entièrement équipée en Atari ST. Les traitements de texte sur Amiga, malgré leurs qualités, sont destinés à ne rester qu'une activité d'appoint à cause du prix de la machine.

Pour les logiciels de PAO, il est encore un peu tôt pour se prononcer : les logiciels, peu nombreux, ne sont pas entièrement au point et le prix d'une configuration complète reste hors de portée des particuliers.

Tableau récapitulatif

Logiciels Éditeur Type Facilité Performances Machine Prix
Amiga Tap Ordinateur Express Apprentissage
clavier
**** **** Amiga 495 FF
Beckertext Data Becker Traitement de texte ** *** Atari ST 750 FF
City Desk SunRize Industries Traitement de texte *** **** Amiga -
Evolution Priam Traitement de texte *** *** Atari ST 1390 FF
Evolution Sunset Priam Traitement de texte *** ** Atari ST 790 FF
First Word Plus Atari France Traitement de texte **** ** Atari ST 590 FF
Fleet Street Publisher Mirrorsoft PAO ** *** Atari ST 990 FF
GEM Write Digital Research Traitement de texte - - Atari ST -
Habawriter II Haba Systems Traitement de texte **** *** Atari ST 895 FF
KindWords The Disc Company Traitement de texte *** *** Amiga 790 FF
PageSetter Gold Disk PAO *** *** Amiga 1660 FF
Pro Write New Horizon Software Traitement de texte *** **** Amiga 1290 FF
Publisher 1000 Northeast Software Gr PAO ** *** Amiga 1590 FF
Publishing Partner Upgrade PAO ** **** Atari ST 1790 FF
Publishing Partner Jr Upgrade PAO ** *** Atari ST 990 FF
Scribble Micro Systems Software Traitement de texte * ** Amiga 1190 FF
Signum Application System Traitement de texte ** ***** Atari ST 1800 FF
Tap ST Ordinateur Express Apprentissage
clavier
- - Atari ST -
Textcraft Plus Commodore France Traitement de texte **** ** Amiga 300 FF
Textomat Data Becker Traitement de texte *** *** Atari ST 390 FF
Vizawrite Viza Software Traitement de texte *** **** Amiga 1490 FF
Word 7 Edusoft Traitement de texte ** *** Amiga environ 1000 FF
WordPerfect WordPerfect Traitement de texte * ***** Atari ST/Amiga 3500 FF
Write Microsoft Traitement de texte - - Atari ST pas encore distribué

En général, il apparaît à l'usage que l'ergonomie des logiciels de traitement de texte et de PAO les rend plus aisés à manipuler sur Amiga que sur ST. Avec une restriction due au fait que, dans les configurations à un seul lecteur de disquette, il est assez désagréable de se voir demander a tout bout de champ de remettre la disquette du Workbench dans le lecteur. Ils ont en outre un air de famille qui rend le passage de l'un à l'autre très aisé. Le même air de famille, qui se retrouve sur les traitements de texte pour ST, provient de ce qu'ils sont tous développés sous GEM. Mais, rançon d'un plus grand professionnalisme, la richesse et la diversité de leurs possibilités rendent plus long leur apprentissage. Facteur important pour ceux qui veulent taper du texte à longueur de journée, le moniteur monochrome haute résolution du ST fatigue moins les yeux, à la longue, que celui d'Amiga. Notez qu'en général, plus un logiciel est facile à prendre en main, moins ses performances sont élevées. Et vice-versa.


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