Obligement - L'Amiga au maximum

Dimanche 19 novembre 2017 - 20:45  

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Dossier : Les logiciels audio sur Amiga et Atari ST (1988)
(Article écrit par Ivan Roux et extrait de Tilt Hors Série - mars 1988)


Le ton monte... Entre Amiga et Atari ST, rien ne va plus. Le premier, fort de ses quatre voies en stéréo et de nouveaux logiciels, a enfin les moyens de s'imposer dans le monde très fermé des musiciens. Le second joue de sa prise MIDI et de son antériorité sur le marché pour maintenir une suprématie acquise à l'arraché. Une belle jam session en perspective.

Logiciels audio sur Amiga

Question musique, l'Amiga ne fait pas la sourde oreille. Il pourrait même effectuer son entrée en fanfare dans ce monde. Tout d'abord, parce que la machine recèle en son for intérieur, dans ses circuits, un coprocesseur nommé Paula dédié exclusivement au son, fonctionnant indépendamment du 68000. Il gère quatre voies et cela en stéréo !

Ensuite, parce que de nouveaux logiciels voient (enfin) le jour. Ils sont de très bonne facture et tirent le maximum des capacités de la machine. Enfin, parce que l'ensemble des logiciels musicaux couvrent la gamme des besoins : éditeurs de partitions, composeurs, numériseurs, échantillonneurs, rien ne manque. Il y en a pour tous, quel que soit le niveau de connaissance musicale. Reste une seule ombre l'absence d'interface MIDI en standard. Mais c'est une autre histoire.

Studio Magic

Studio Magic est un échantillonneur de sons dont vous tirerez le maximum en l'utilisant avec un clavier MIDI. Il est, toutefois, possible de reproduire les sons échantillonnés avec l'Amiga seul et en stéréo ! La page écran principale simule un oscilloscope (ou quelque chose de semblable) avec le traceur de signal puis, au-dessous, des touches "play", "stop", "loop" et des curseurs qui agissent sur la hauteur et la rapidité du son. La trace du signal est une représentation graphique du son. Un rythme "tak-tak-boum" a l'aspect de montagnes avec deux pics effilés pour les "taks-taks" et un sommet plus arrondi pour le "boum". Lorsqu'il s'agit d'une parole humaine, la courbe devient très complexe et sinueuse. A l'inverse, la tonalité du téléphone (le fameux LA 440) est une droite simple correspondant à un son pur exempt d'harmoniques.

L'appui sur la touche "loop" permet de jouer en boucle infinie le morceau de signal sélectionné, par exemple une note de piano, un rythme ou un bout de phrase parlée. Mais une des particularités intéressantes consiste à ne jouer qu'un "extrait" de l'échantillon en positionnant des marqueurs de début et de fin et ceci toujours à l'aide de la souris.

Le logiciel accepte jusqu'à seize morceaux échantillonnés, répertoriés par leur nom, que l'on choisit en cliquant sur la touche correspondante. La durée d'un échantillon est de l'ordre de quelques secondes. Cependant, il arrive que la mémoire de travail (appelée "buffer") soit pleine car les morceaux sont gourmands en octets. Studio Magic recèle un tas de possibilités de traitement des sons notamment l'inversion d'un morceau, c'est-à-dire que la chose est jouée à l'envers.

Si vous possédez un clavier, le menu "sequencer" vous est réservé. Ainsi, vous pouvez enregistrer ce que vous êtes en train de jouer, puis faire une sauvegarde sur disquette. Ce logiciel est relativement accessible à tous. Il surprend par ses effets sonores, notamment le mixage de plusieurs sources en stéréo.

Perfect Sound

Tout nouveau, tout beau, voici un numériseur stéréo livré avec un petit boîtier. Cette interface se branche sur le port parallèle de l'Amiga et, de l'autre côté, vous connectez soit un instrument type clavier, soit une source audio, table de mixage, ampli de sortie, etc.

Nous avons testé ce produit en branchant un magnéto-cassette et, oh, surprise, nous avons numérisé dix bonnes secondes de Mozart. Pour arriver à ce résultat, c'est l'enfance de l'art. Une fois le magnéto en route, on clique sur "Digitalize" au menu puis on choisit l'option "Record a sample". Il suffit de cliquer à nouveau et c'est parti. La musique de la cassette passe dans les fils jusqu'à l'Amiga via l'interface. Celle-ci a pour rôle de convertir le signal analogique de la source (le magnéto) en un signal numérique compréhensible par l'ordinateur. Résultat : la suite des nombres remplit la mémoire de l'Amiga à la queue leu leu jusqu'à plus soif.

Quel est l'intérêt de numériser un extrait de musique ? D'abord, l'écouter par l'intermédiaire des haut-parleurs du moniteur ; ensuite, l'inclure dans vos propres programmes même si la chose n'est pas si facile. On peut aussi se limiter à la numérisation de sons ou d'instruments. Dans ce cas, le logiciel, compatible avec d'autres programmes grâce au format IFF (International File Format), permet de créer sa banque personnelle de bruitages.

Une autre particularité intéressante consiste à modifier le tempo du morceau de la manière suivante à l'enregistrement, on définit le nombre de "samples" (échantillons) par seconde, qui varie de 5000 à 25 000. La numérisation est d'autant plus fine que ce nombre est grand. Donc, si le passage est numérisé à 10 000 samples puis restitué à 20 000, il sera joué deux fois plus lentement. Perfect Sound, importé par Computer Concept, est à la hauteur de son nom. Il séduira le néophyte par sa simplicité d'emploi et le connaisseur par la puissance de ses fonctions.

Audiomaster

Selon les concepteurs de Audiomaster, il est trop souvent frustrant d'échantillonner un son, de le charger dans son ordinateur favori et de se rendre compte, après coup, que celui-ci ne correspond pas exactement à l'effet désiré. Las de ces petites imperfections, ils ont développé un logiciel qui, à partir d'un morceau de musique échantillonnée, permet de le retravailler et d'arriver exactement à ses fins.

On peut, par exemple, rééchantillonner un passage. Un son, rappelons-le, peut être représenté par une courbe plus ou moins complexe. L'échantillonnage consiste à convertir celle-ci en nombres dont la valeur correspond, à un instant donné, à l'amplitude. Plus il y a de nombres pour un intervalle donné et plus le son converti est fidèle. Mais les mémoires d'ordinateurs ne sont pas infinies et il est nécessaire de réduire la taille des séquences numérisées. C'est très simple. On code le signal sonore avec moins de nombres, appelés "samples", moyennant une qualité de reproduction plus faible. Ainsi, 10 000 samples par seconde restituent moyennement un passage. En passant à 20 000, la qualité est meilleure, mais on perd en place mémoire.

Audiomaster
Audiomaster

L'idée de base implique que le logiciel peut lire des fichiers de sons créés avec d'autres logiciels tels que Sonix, et les fichiers au format IFF, format répondant à des normes internationales. Cela dit, Audiomaster est un échantillonneur complet et puissant. Il contient toutes les fonctions classiques comme l'écho, l'inversion, la distorsion, etc. Le mode d'édition "freehand" permet de tracer, à la main, la courbe du son. En fait, ce mode est surtout utile pour retoucher une portion de courbe d'un son déjà présent. L'écran affiche le signal d'une note de saxo. A l'écoute, il semble un peu mou. Pas de problème ! Ajoutez une pique - que dis-je ! - une pointe au début du signal et le tour est joué. L'emploi de ce programme se limite au traitement du signal, il est donc destiné à un usage précis.

Future Sound

Future Sound est le digne frère de Perfect Sound. Même nom de famille, même éditeur, Applied Visions. C'est aussi un numériseur séquenceur livré avec un boîtier interface et, en prime, un microphone.

Alors ? Qu'est-ce qui les distingue ? D'abord, l'interface comporte une entrée phono simple, une entrée micro plus un potentiomètre de niveau d'enregistrement. De l'autre côté, se trouvent un cordon de raccord au port parallèle de l'Amiga et une seconde prise de même type. Ceci afin de permettre la connexion d'une imprimante sans avoir à tout éteindre. Ce genre de détail finit toujours par avoir son importance. Déplorons l'absence (l'oubli ?) d'un câble mâle-mâle parallèle, faute de quoi impossible de brancher l'interface sur l'Amiga ! Le logiciel utilise les quatre voies du circuit sonore indépendamment, c'est-à-dire que l'on enregistre sur une piste tout en en écoutant une autre, etc. L'intérêt est de jouer en play-back et de mélanger le tout.

Sur chaque canal, vous pouvez régler le volume ainsi que la vitesse de défilement : ralenti et accéléré. Toutes les commandes sont affichées sur un seul écran. La partie supérieure est réservée à la visualisation de la courbe échantillonnée. Puis, de haut en bas, les touches magnétophone et les quatre canaux avec leurs curseurs. Enfin, des touches générales agissant sur toutes les pistes.

Bon, et le microphone dans tout ça ? Branchez-le sur l'interface et invitez la Castafiore. Vous garderez pour l'éternité ses vocalises, jusqu'à trente secondes de trémolos numérisés. Future Sound, importé lui aussi par Computer Concept, est un produit de qualité, étonnant, simple d'emploi. Hormis le boîtier livré avec la disquette programme, il n'utilise que l'Amiga.

Sonix

Sonix est un composeur de musique à vocation "généraliste" qui transforme l'Amiga en synthétiseur numérique. Il permet l'édition de partitions, l'échantillonnage de sons et l'adjonction d'un clavier MIDI. La documentation (en anglais) qui accompagne la disquette ne fait pas moins de 250 pages ce qui laisse quelque peu songeur...

Sonix
Sonix 2

Le logiciel se divise en trois parties. La première, appelée Score, est tout bonnement un éditeur de partitions, classique dans sa conception avec les portées et les notes à choisir. La deuxième partie est le Keyboard (clavier) qui, vous l'avez deviné, attend que vos doigts déliés pianotent sur les touches. Enfin la dernière et non la moindre, permet de modifier le son d'un instrument qu'il faut sélectionner au préalable.

Nous allons examiner celle-ci plus en détail. L'écran est rempli de curseurs avec, en haut à droite, un petit tableau qui affiche la courbe ou la forme du son. Cette forme dépend de l'instrument choisi mais il est possible de modifier l'allure de la courbe avec la souris. Ainsi, un son de piano peut être déformé et devenir un clavecin ou un bruit nasillard.

Au-dessous du "Waveform" - c'est le nom de la courbe - on trouve le générateur d'enveloppe ADSR puis le contrôle de phasing et différents filtres. Pour bien saisir l'effet produit quand on modifie la valeur d'un filtre, la méthode consiste à écouter un morceau en cliquant l'icône "Repeat" dans le menu d'édition, puis à sélectionner le menu "Instrument". Vous pouvez ainsi, en temps réel, distinguer les modifications produites. Tout est paramétrable et dans tous les sens. La bibliothèque standard compte une vingtaine d'instruments.

L'intérêt de Sonix est d'intégrer les éléments nécessaires à la composition musicale. En revanche, il présente l'inconvénient de n'être pas vraiment à la hauteur dans chaque partie. Somme toute, c'est un bon produit, facile d'accès et destiné aux amateurs éclairés.

Synthia

Disponible depuis peu en France, Synthia est à classer dans la catégorie des logiciels synthétiseurs, c'est-à-dire qu'il crée des sonorités nouvelles au gré de votre fantaisie. La vogue étant à la compatibilité, Synthia ne déroge pas à la règle : il crée des fichiers d'instruments au format IFF. Ce format est reconnu par les logiciels Sonix, Deluxe Music, Instant Music, etc. Ce qui veut dire, en clair, que vous pouvez créer votre instrument avec Synthia, le sauvegarder sur disquette puis le recharger avec Instant Music, par exemple. L'opérateur inverse est bien sûr possible.

Pour créer son propre instrument, le plus simple est de partir d'un instrument déjà existant et de lui faire subir des modifications. C'est pourquoi le programme est livré avec des modules prédéfinis qui sont de véritables petits synthétiseurs. Chacun d'eux utilise une méthode différente pour générer les sons. Les habitués du maniement de synthés reconnaîtront les systèmes additifs, soustractifs, interpolations. En fait, le but du logiciel est de proposer un véritable ensemble synthétiseur à un prix défiant toute concurrence. Avec un Amiga et un clavier, vous avez l'équivalent de plusieurs synthés. Économique, non ?

Deluxe Music

Ceux qui ont étudié solfège-première-langue seront à leur aise pour pratiquer Deluxe Music Construction Set. En effet, même pour composer "Au Clair De La Lune", il est obligatoire de placer les notes sur les portées.

Deluxe Music
Deluxe Music

Il y a deux façons de procéder, en mode éditeur pleine page ou en mode saisie clavier dessiné à l'écran. A l'aide de la souris, on choisit le symbole figurant la note puis on la positionne au bon endroit. Quand on désire changer de note, passer d'une blanche à une croche, il faut pointer de nouveau l'icône correspondante ce qui s'avère fastidieux pour la saisie de longs morceaux. Cette méthode interdit toute improvisation et demande rigueur et patience. L'option "keyboard piano" installe un petit clavier au bas de l'écran et vous pouvez jouer les notes une à une.

Alors, si vous êtes un fan de concerti pour main droite et souris, pas de problème ! Les instruments sonnent bien. Il est, en revanche, impossible de modifier leur sonorité sauf en jouant sur quelques filtres, mais c'est tout. Ce programme requiert de la minutie. Les spontanéistes n'y trouveront pas leur compte.

Instant Music

Instant Music est l'orgue de barbarie des années 1980 version logicielle. Cette machine de nos ancêtres que l'on trouve encore au pied de la butte Montmartre, reproduisait des airs musicaux en lisant des cartes perforées. Suivant la position et la longueur des perforations, on entendait un do, un mi bémol, une blanche ou une croche.

Instant Music
Instant Music

Avec Instant Music, on procède de la même façon. Les notes sont symbolisées par les rectangles de couleurs qu'il faut placer sur l'écran à l'aide de la souris. A chaque couleur correspond un instrument et puisque l'Amiga joue sur quatre voies, on peut jouer autant d'instruments. Rappelons au passage que ce logiciel ne nécessite aucune interface, il utilise les ressources de la machine.

Avant de passer à la composition, vous devez choisir les instruments. Ils sont stockés sur la disquette au format IFF, il suffit donc de les charger. Au total, il y en a une vingtaine parmi lesquels on trouve des guitares électriques, un violon, un harmonica, des percussions et même une voix humaine.

La qualité des timbres est excellente. Il est possible de jouer d'un instrument particulier pendant que les autres jouent l'accompagnement. Ce mode appelé "Mouse Jam" est pratique pour bien placer les solos. Ce logiciel, simple d'emploi, est recommandé pour les oubliés du solfège et l'initiation. Si vous n'êtes pas dans un jour de profonde inspiration, il ne vous reste plus qu'à écouter les morceaux fournis avec la disquette. Du classique au rock en passant par le folk, il y en a pour tous les goûts.

Rock'N Roll

Electronic Arts propose deux disquettes contenant une pléiade de nouveaux morceaux et instruments pour agrémenter les programmes Instant Music, Deluxe Music Construction Set et Deluxe Video (parus chez le même éditeur). Chacune propose environ 40 chansons et 20 instruments. Sur It's Only Rock'n Roll figurent des versions orchestrales arrangées de vieux tubes des sixties et seventies. Beatles, Stones, Clash et Pistols ont inspiré les auteurs des compositions. Tout de même, les Sex Pistols sur Instant Music, il faut oser !

Côté instruments, on découvre un sitar (pour les babas), une fender-bass et une Les Paul Guitar ! La seconde disquette sonne jazzy mâtiné de ragtime. C'est pourquoi vous piocherez dans les librairies d'instruments, un banjo, une clarinette et divers types de piano. Honnêtement, ne soyez pas trop difficile quant à la qualité de l'ensemble, cela procure un peu de plaisir de temps en temps.

Logiciels audio sur Atari ST

L'Atari ST est-il l'enfant prodige de l'informatique musicale ? A en juger par la diversité et la qualité des logiciels, la réponse est affirmative. La démarche du constructeur, suivie par les éditeurs de logiciels, n'est pas de transformer modestement le ST en machine musicale. L'Atari se mue en maestro, véritable tête pensante de systèmes organisés autour de la norme MIDI. Grâce à l'interface du même nom intégrée en standard, l'Atarissimo dirige un orchestre de synthétiseurs et autres objets électroniques.

Ainsi, moyennant un équipement lourd et des programmes sophistiqués, l'Atari ST entre de plain pied dans le royaume des mille et un sons et de l'expérimentation musicale.

EZ Score

Avec EZ Score, on ne joue pas. On écrit et on édite des partitions de musique. Il y a trois façons d'entrer les notes : avec la souris en cliquant des icônes, avec le clavier du ST ou encore avec des instruments connectés par liaison MIDI. Cette dernière option rend l'écriture automatique. Le logiciel est compatible avec EZ Track, c'est-à-dire que vous pouvez rejouer le morceau saisi sous EZ Score.

Cependant, il y a une limitation : EZ Track fonctionne avec vingt pistes simultanées qui, utilisées pleinement, représentent vingt notes différentes jouées ensemble. Quant à EZ Score, il ne permet l'édition que de trois notes par portée d'où l'impossibilité de profiter intégralement du logiciel. Il faut choisir trois pistes, ce qui est limité.

En ce qui concerne l'édition proprement dite, le programme regorge de possibilités. Les accords peuvent être entrés par leur nom, ils s'inscrivent en notes sur la portée. Il existe un mode d'édition sous forme de tablatures pour les guitaristes. Au total, on trouve plus de cent symboles dont les clefs, les ornements, les coups d'archet pour les cordes, etc. Les compositions peuvent être écoutées par l'intermédiaire du processeur sonore de l'Atari, mais le rendu est approximatif. Les fichiers sont compatibles avec le format Degas et ceci uniquement dans le sens EZ Score vers Degas.

EZ Track

EZ Track est un séquenceur MIDI vingt pistes. Son prix modique (790 FF) et ses fonctions le destinent à un usage amateur. A noter que l'éditeur de ce logiciel, Hybrid Arts, a développé un séquenceur professionnel, le SMPTE Track, plus performant mais nettement plus cher (autour de 6000 FF). EZ Track nécessite, outre un ST (520 ou mieux 1040), l'adjonction d'un synthétiseur relié à l'interface MIDI. Inutile de tripoter le bouton de volume de votre moniteur, vous n'obtiendrez que le silence. La capacité de stockage est de 60 000 notes pour le 1040 ST et de 27 000 pour son petit frère, le 520. Sur chaque piste, on enregistre un instrument particulier, celui-ci provenant du synthé. Les opérations d'enregistrement, d'écoute, de tempo s'effectuent piste par piste. Ainsi, on compose une ligne de basse sur la piste 3 pendant l'écoute simultanée des pistes 7 et 13.

EZ Track
EZ Track

L'écran principal est divisé en trois parties. Le "Track Display" ou affichage des pistes à gauche, le "Control Display" qui regroupe les commandes de contrôle à droite et enfin, la ligne de menu. Celle-ci gère le système, les sauvegardes et appels de fichiers. Elle permet de nommer, de copier et de mixer les pistes. Grâce au "Track Display", on obtient d'un coup d'oeil toutes les données relatives à chacune des vingt pistes. Des codes de caractères spéciaux déterminent si on est en train d'enregistrer, d'écouter, etc.

Un point particulier mérite l'attention : le logiciel est en mode enregistrement par défaut. Ceci signifie que vous ne devez pas vous préoccuper de savoir si une piste est ouverte et prête à recevoir les notes. Vous jouez sur le synthé et ce n'est qu'après que vous affectez là piste. Dans le "Control Display" figure un compteur numérique très utile pour se positionner à l'endroit précis du morceau. Ce compteur est général pour toutes les pistes et mesure les battements égaux à une noire. En l'incrémentant d'une unité, vous pouvez travailler en mode pas à pas. Signalons toutefois que l'ordinateur n'est pas tout à fait muet : on peut suivre le tempo avec un métronome en cliquant sur l'icône "haut-parleur".

Le logiciel autorise l'emploi de plusieurs synthétiseurs : il faut les affecter à des canaux MIDI différents. Pour débuter dans la MAO (Musique Assistée par Ordinateur), EZ Track suffit amplement. Plus tard, vous passerez à plus costaud comme SMPTE Track. Ces deux séquenceurs sont compatibles : rien ne se perd.

Pro 24

Musiciens ataristes, est-il encore besoin de vous présenter le Pro 24 ? Ce séquenceur professionnel 24 pistes a déjà un passé et, sans doute, encore quelque avenir devant lui. Il dispose, dans sa dernière version, d'un éditeur de partitions qui transcrit en temps réel les notes jouées au clavier de vos synthés. Par la suite, il est possible de retravailler la partition à l'écran avec les mêmes fonctions disponibles sur un éditeur. Autre avantage, Pro 24 accepte le pilotage externe par code SMPTE, moyennant l'ajout d'une interface. Ce code assure la synchronisation du son et d'images vidéo. Quand la musique rencontre l'image...

Les capacités de stockage sont impressionnantes. Avec un 1040, comptez engloutir 200 000 événements MIDI dans la mémoire. C'est tout à fait honorable. La partie séquenceur est remarquable de complexité et d'ergonomie. Conçu comme un magnétophone multipiste, l'écran affiche l'état des pistes (on et off), les touches classiques avance-arrière, "play" et "record" qu'il suffit de cliquer. Le "tracking", c'est-à-dire la copie de plusieurs pistes sur une seule, a l'avantage d'être réversible. En effet, il est concevable de démixer une piste car chaque code MIDI garde la marque d'identification de sa piste d'origine.

L'intérêt est de libérer un certain nombre de pistes quand on manque vraiment de place pour caser tous ces instruments. Plus poussée encore est la possibilité de travailler à la loupe sur une piste donnée. A partir de la page principale, on accède à la liste des événements MIDI enregistrés. Chacun d'eux comporte trois octets dont on modifie à volonté la valeur. A ce stade, nous sommes dans le domaine de la maniaquerie maladive ! Réservé aux pros...

Vous l'avez compris, Pro 24 n'est pas à mettre dans toutes les mains et il faut de la patience pour l'utiliser à fond. En outre, il est conçu pour s'intégrer dans un environnement de studio d'enregistrement. Ce n'est pas à la portée de toutes les bourses.

Creator

En découvrant la page principale de ce séquenceur MIDI, on se doute que l'on a sous la main un outil puissant de top niveau. Et on n'est pas déçu. Il permet de travailler sur 16 pistes simultanément avec la possibilité d'explorer une piste particulière. Mais, avant d'accéder à ce niveau, vous devez choisir un "pattern". Ce terme barbare désigne un ensemble de 16 pistes indissociables. Ce type de rangement a l'avantage d'alléger les manipulations et de savoir sur quoi on travaille. En outre, un "pattern" sert d'élément de base au morceau de musique : le premier refrain sera sur le pattern 3, l'intro sur le 1, etc. Pour en sélectionner un (il y en a 99 possibles), il suffit de cliquer dessus.

Les pistes s'affichent dans une fenêtre au beau milieu de l'écran. Sur chaque ligne, on trouve le numéro de la piste, le nom de l'instrument et le canal MIDI affecté. C'est ici que l'on peut enfin choisir une des pistes (ou tracks) pour modifier ses paramètres. Parmi ceux-ci figurent la transposition, le "delay", la quantisation ou encore la vélocité. Vous pouvez, avec cette dernière, régler le toucher de note : brutal, fort ou léger et long.

L'enregistrement d'un instrument sur une piste ne pose aucun problème. La nouveauté du logiciel est ailleurs : toutes les fonctions peuvent être utilisées pendant qu'une séquence tourne, ce qui supprime les temps morts. Ce genre d'innovation ravira ceux qui veulent faire des concerts puisque le chargement d'une séquence n'influe pas sur l'état des opérations en cours. Le mode "edit" autorise l'intervention sur les événements MIDI. Vous modifiez ainsi la valeur des notes de façon très précise. C'est un peu l'équivalent du "poke" en BASIC qui assigne une valeur à une case mémoire.

Côté place disponible, Creator est assez généreux puisqu'il engrange 100 000 notes ou événements sur un 1040 ST. Cependant il tourne à l'aise sur un 520. Ce logiciel est de très bonne facture, rien n'y manque et son emploi est somme toute facile.

Pro Sound

Voici un numériseur livré avec un petit circuit à connecter sur le port parallèle de l'imprimante. Surtout ne renversez pas votre café sur l'interface car elle n'est protégée par aucun boîtier ! Les composants prennent un bain de soleil. En outre, les prises de sorties ampli ou magnéto sont de type jack (casque pour baladeur) alors que tout le monde utilise des prises RCA. Pour couronner le tout, ce circuit fonctionne avec des piles.

En fait, nous n'avons pu tester la numérisation avec ce logiciel à cause des problèmes mentionnés plus haut. Mais Pro Sound est aussi un éditeur de sons qui fonctionne avec le processeur sonore AY-3-8910 de l'Atari. La qualité de restitution est à la hauteur du circuit interne, c'est-à-dire moyenne. Un bon point tout de même : des utilitaires présents sur la disquette complètent le logiciel principal et servent à insérer des musiques personnelles dans vos programmes. Pour fonctionner, ces routines utilisent les langages ST-Basic, Atari Basic et C. Ce logiciel se distingue par sa présentation hyper soignée. L'écran de présentation est vraiment superbe et le reste dans la même veine.

ST Sound

Livré avec un boîtier d'interface audio, ce logiciel est un numériseur de sons. La partie matérielle se connecte sur le port cartouche des 520 et 1040 uniquement, puisque le Mega ST en est dépourvu. La face externe du boîtier comporte deux prises jack, l'une pour l'entrée du signal, l'autre pour la sortie vers un amplificateur. Deux petits potentiomètres, placés sur la carte circuit, permettent de régler les niveaux d'enregistrement et de sortie. La finition laisse à désirer et il faut être très soigneux avec ce petit matériel.

Ce système fonctionne en mono. Ne cherchez pas ici la stéréo de l'Amiga ! L'échantillonnage se fait sur 8 bits et l'on peut varier la fréquence de 1000 à 64 000 échantillons par seconde. Cela dépend de la qualité souhaitée mais aussi de la place dont on dispose en mémoire.

Le logiciel présente trois écrans simulant chacun des outils spécifiques. L'écran général regroupe toutes les commandes usuelles : reverse, zoom, cut, copy, play, etc. On retrouve, sur la partie supérieure, le traceur de signal audio numérisé qu'il est possible de modifier graphiquement. Avant de bidouiller la courbe, il est intéressant d'entrer un son dans le ST. L'opération est simple : d'abord, il faut cliquer sur l'icône "Bypass" afin de la mettre en position "on". Cela sert à entendre la source provenant du micro ou du magnéto. Puis on clique le bouton "Digitalize" et ça marche tout seul jusqu'au remplissage complet de la mémoire.

L'écran suivant, activé par le choix "O-scope", représente l'oscilloscope. Cet appareil sert à suivre l'évolution du signal entré en temps réel. L'intérêt de cet outil n'est pas évident mais puisqu'il est là... Le dernier écran-outil est une chambre d'écho et de réverbération classique. Ce programme fonctionne également avec les instruments MIDI, l'usage devient par conséquent plus large. Précisons que le processeur sonore interne n'est pas utilisé.

Musigraph

Musigraph est un logiciel d'EPAO. Comprenez Édition de Partition Assistée par Ordinateur. Son but est de faciliter l'écriture musicale, le rendu sur imprimante est très propre. Les fonctions, nombreuses, correspondent à celles que l'on trouve sur un traitement de texte classique. La différence réside dans l'emploi permanent de la souris pour écrire les notes et les symboles particuliers. Un tableau à l'écran contient tous les types de motifs, notes, silences, altérations. Il suffit de cliquer une icône et de la déposer au bon endroit. Si vous souhaitez personnaliser votre travail, les concepteurs ont prévu la possibilité de créer vos propres motifs, jusqu'à vingt-quatre nouveaux dessins. Les guitaristes ne sont pas oubliés et trouveront ici l'écriture en tablatures complètes avec portées, chiffres et grilles d'accords.

La sauvegarde et la lecture des partitions est très rapide. En effet, elles sont sauvées sous forme de codes et non sous forme graphique. Le gain de place en mémoire et sur disquette est appréciable. Il permet de travailler sur des partitions de 99 pages. Vous pouvez donc éditer des symphonies en toute quiétude. En ce qui concerne les imprimantes, le logiciel est paramétrable. On configure tout simplement les pilotes en fonction de votre matériel.

Musigraph est utilisé dans l'édition professionnelle. Des partitions rédigées avec ce logiciel sont vendues dans le commerce ce qui est un gage de sérieux et de qualité.

Tableau récapitulatif

Logiciels Éditeur Fonction Machine
Audiomaster Aegis Development Échantillonneur Amiga
Creator C Lab Séquenceur Atari ST
Deluxe Music Electronic Arts Composition Amiga
EZ Score Hybrid Arts Éditeur Atari ST
EZ Track Hybrid Arts Séquenceur Atari ST
Future Sound Applied Visions Synthé-Séquenceur Amiga
Instant Music Electronic Arts Composition Amiga
Musigraph Saro Éditeur Atari ST
Perfect Sound SunRize Industries Synthé-Séquenceur Amiga
Pro 24 Steinberg Séquenceur Atari ST
Pro Sound Designer Eidersoft Numériseur Atari ST
Sonix Aegis Composition-synthétiseur Amiga
ST Sound Digitizer Navarone Numériseur Atari ST
Studio Magic SunRize Industries Synthétiseur Amiga
Synthia Other Guy Soft Synthétiseur Amiga

Bilan

Choisir entre l'Amiga et le ST pour faire de la musique peut sembler difficile au premier abord. Pourtant, si on laisse au vestiaire des préférences personnelles en faveur de telle ou telle machine, force est de reconnaître que le constat s'impose de lui-même. Les logiciels musicaux tournant sur les deux ordinateurs ne concourent pas dans la même catégorie. Plutôt amateurisme éclairé sur Amiga et résolument professionnel sur Atari. En effet, tous les logiciels pour Amiga présentés ici utilisent le coprocesseur sonore Paula.

Rappelons que Paula gère quatre voies sur cinq octaves, en stéréo. A l'évidence, ce circuit sonore, très sophistiqué, surpasse (ridiculise !) la puce sonore du ST avec ses trois voies monophoniques. Par conséquent, les développeurs ont pu exploiter à fond les ressources offertes par l'Amiga et présenter des logiciels qui ne nécessitent pas - ou presque - d'accessoires à brancher. L'Amiga se suffit à lui-même.

En revanche, et c'est un juste retour des choses, l'accès à un usage réellement professionnel lui est interdit dans l'immédiat. Il y a deux raisons majeures à cela. La qualité de restitution sonore est bonne mais pas exceptionnelle. Même si on utilise un matériel Hi-Fi en sortie. Certes les résultats sont surprenants, épatants même, notamment avec Perfect Sound ou Future Sound, mais ce n'est pas encore le nec plus ultra.

Deuxième raison : Commodore n'a pas jugé utile d'intégrer une interface MIDI à l'unité centrale. Il faut l'acheter en sus. Chez Atari on a pensé à ce détail. Les prises MIDI sont bel et bien là et les logiciels ont fleuri, jouissant de l'aubaine. Ainsi, délaissant la puce sonore interne du ST, les concepteurs ont porté leurs efforts vers des logiciels qui exploitent la norme MIDI.

Le ST s'ouvre sur l'extérieur et devient un maillon essentiel du studio professionnel. Roi au milieu des synthétiseurs, des expandeurs et autres boîtes à rythmes, il trône et dirige tous ces beaux appareils. Avec des logiciels tels que Pro 24 de Steinberg ou le SMPTE Track de Hybrid Arts, le travail en studio est rationnalisé voire optimisé. Il est évident que ces deux derniers critères déterminent le choix des musiciens. Certains tubes de disques sont en partie réalisés à l'aide de systèmes à base d'Atari. Bien, mais moi, avec mon 520 ST sur la table, sans synthé, sans rien, que puis-je orchestrer ? Quasiment rien, voilà le problème.

La comparaison est donc difficile entre un Atari et un Amiga en matière de musique. Respectons le vieil adage : à chacun selon ses besoins. Ceux qui veulent une machine ouverte, évolutive et disposant déjà d'un catalogue de logiciels haut de gamme préféreront l'Atari. Ceux qui désirent une machine cohérente et prête à délivrer tout de suite des décibels s'orienteront vers l'Amiga. Mais attention ! Le marché évolue vite. L'Amiga ne boude plus la norme MIDI et les logiciels performants sur Atari pourraient voir leur prix baisser. Tout est question de patience.


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