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A propos d'Obligement
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David Brunet
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Test d'A320 Airbus
(Article écrit par John Butters et extrait d'Amiga Computing - février 1992)
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Aussi passionnant soit-il, voler se limite, pour la plupart d'entre nous, au siège 10B d'un avion de ligne
vieux de 20 ans nous transportant vers notre lieu de villégiature. Avec un coût approximatif de 50 000 FF,
apprendre à piloter même le plus petit avion est financièrement hors de portée de beaucoup, et un tour dans
un simulateur de vol à plusieurs millions de francs utilisé par les compagnies aériennes est réservé
aux jeunes enfants boutonneux qui écrivent à Jim'll Fix It ou aux programmeurs informatiques du Krypton Factor.
C'est peut-être pour cette raison que les simulateurs de vol sur ordinateur personnel sont si populaires.
L'Amiga en a déjà fait son lot, mais à l'exception de ProFlight,
ce ne sont guère plus que des jeux de tir basés sur des jets militaires rapides. Les pilotes expérimentés
se sont limités aux vols en Cessna monomoteur, grâce à Flight Simulator 2.
C'était autrefois le meilleur, mais il est plutôt lent comparé à d'autres logiciels et a désespérément
besoin d'une mise à jour.
Avionique moderne
L'éditeur allemand Thalion a sorti ce qui peut être décrit comme la meilleure simulation Amiga à ce jour.
Développé par un pilote de la Luftwaffe, A320 Airbus vous place en siège gauche d'un avion moderne
à commandes de vol électriques du même nom.
Comme pour Corfou, le vol commence par une réunion préparatoire de vol. Un plan de vol simple doit
être rempli avec les détails de l'itinéraire, du nombre de passagers (PAX), du poids du carburant et
du fret. Les dernières informations météorologiques et la destination sont également affichées.
En vol, les conditions météorologiques peuvent se dégrader et, en cas d'urgence, il est parfois nécessaire
de prévoir un aéroport de déroutement. Cela se produit principalement aux niveaux supérieurs des simulations.
Contrairement aux autres simulations, la vue est uniquement du côté commandant de bord et vous n'utilisez
que le côté gauche du tableau de bord et du pare-brise. La vue est toutefois orientable, vous permettant
de regarder à gauche ou à droite de l'avion. Il n'est pas possible de regarder en diagonale par le hublot
du copilote, ce qui paraît un peu étrange. Comme il s'agit d'un avion de ligne, la vue arrière n'est pas
nécessaire.
Le décollage
Le contrôle est partagé entre le clavier et la souris ou la manette. La souris semble donner les
meilleurs résultats, mais c'est probablement un choix personnel. Les commandes du clavier sont
faciles à mémoriser et bien placées.
Les avions de ligne de taille moyenne possèdent un moteur sur chaque aile. Ils doivent être démarrés
séparément et, une fois la puissance arrêtée à 17%, ils sont augmentés simultanément pour faire
avancer l'avion. Cela commence par la voie de circulation la plus proche du seuil de piste. Il suffit
donc de tourner sur la piste et de se redresser sur l'axe central avant d'accélérer pour décoller.
Une fois la vitesse atteinte, vous devriez pouvoir décoller. Sortez le train d'atterrissage et vous
voilà parti. C'est aussi simple que ça, presque.
Pour trouver sa destination, il faut utiliser les cartes de navigation Jeppesen authentiques, fournies
dans la boîte. Les fréquences radio des balises le long de la route doivent être enregistrées dans le
système de navigation et survolées, sans instructions du contrôle aérien. Elles sont indispensables,
sauf si l'avion doit effectuer des circuits sur un seul aérodrome. En fait, ce n'est pas une si mauvaise
idée, jusqu'à ce qu'on prenne les choses en main.
L'atterrisage
On dit que tout ce qui monte doit redescendre. Une fois au-dessus de l'aérodrome, il faut donc se préparer
à atterrir en toute sécurité. Le système d'atterrissage aux instruments, appelé simplement ILS, est un
équipement essentiel pour cette partie du vol.
Utilisés pour guider les avions vers la piste, ils émettent, comme des balises, sur certaines
fréquences. Celles-ci figurent avec d'autres détails d'approche dans le manuel de 240 pages et
sont, là encore, les mêmes que celles utilisées par les pilotes commerciaux.
Deux barres devraient apparaître sur un cadran à droite du tableau de bord. Une approche idéale se
fait en croisant ces barres en leur centre ; si elles ne sont pas centrées, elles indiqueront la
direction à suivre pour maintenir le cap. Toutes les procédures d'atterrissage normales doivent être
effectuées. Contrôlez la vitesse avec les gaz, les freins et les volets, et n'oubliez pas de sortir
le train d'atterrissage. Si le train est sorti, trois voyants rouges du tableau de bord passeront au
vert ; sinon, priez pour lui.
À l'approche de la piste, une petite lumière dans la cabine de pilotage clignote pour indiquer que
vous avez dépassé la balise extérieure, située à six kilomètres du point d'atterrissage. Plus près
encore, vous dépasserez la balise intérieure. Si l'atterrissage se déroule comme prévu, les moteurs
sont mis en inversion de poussée pour réduire la vitesse de l'avion et l'avion devrait alors être sorti de
la piste. Cela paraît facile, mais ce n'est pas le cas.
Le pilote automatique est disponible pour vous aider. L'A320 volera automatiquement à la bonne hauteur,
à la bonne puissance et dans la bonne direction, et pourra même atterrir seul. Ceci est particulièrement
utile si la piste est recouverte de nuages bas ou de brouillard.
Réaliste
Aucune fonctionnalité du programme ne semble avoir été ajoutée au hasard. Même les nuages ont été pensés,
oscillant entre différentes nuances de gris avant que l'avion n'apparaisse de l'autre côté.
Tous les principaux aérodromes, du sud de l'Europe à Bodø en Norvège, sont disponibles, et les rivières
et les villes apparaissent aux emplacements appropriés. Par exemple, si vous décollez de Francfort-sur-le-Main,
vous survolerez le Rhin en une minute ou deux. Outre les feux de piste, chaque aérodrome est équipé
d'un balisage lumineux d'approche quasi complet. L'exception concerne les feux VASi, utilisés par les
pilotes effectuant des atterrissages à vue pour indiquer si l'approche se déroule au-dessus ou en dessous
de la trajectoire correcte.
Le seul autre problème est l'absence de marquages de piste, mais c'est un défaut mineur qui ne gâche
pas la simulation. Ils pourraient peut-être être ajoutés dans les prochaines versions.
Que peut-on faire d'autre que voler ?
Cette question a été posée à maintes reprises au bureau. La réponse est : pas grand-chose. Malgré ses
nombreuses fonctionnalités intéressantes, A320 Airbus n'est pas conçu comme un jeu d'action.
Ce jeu s'adresse à ceux qui souhaitent découvrir ce que c'est que de voler.
Pour preuve de son réalisme, A320 Airbus a déjà été approuvé par Airbus Industries comme le
simulateur le plus réaliste pour les ordinateurs personnels, et Thalion est soutenu par
Lufthansa, qui fournira des ailes de pilote aux personnes qui passeront du statut de stagiaire
à celui de capitaine sur le simulateur.
Des mises à jour du programme sont déjà prévues et seront disponibles à prix réduit dès leur sortie.
Jeppesen a accepté de vendre les mises à jour des cartes à prix réduit.
Bilan
En fin de compte, des graphismes fluides, un pilotage réaliste et de bons effets font de ce jeu le
simulateur de vol Amiga par rapport auquel les autres seront jugés.
Nom : A320 Airbus.
Développeurs : Rainer Bopf Software.
Éditeur : Thalion.
Genre : simulateur de vol.
Date : 1991.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, 512 ko de mémoire.
Licence : commercial.
Prix : environ 350 FF.
NOTE : 8/10.
Les points forts :
- Pilotage réaliste.
- Boîte bien fournie, avec présence des cartes de navigation authentiques.
- Instruments clairs et bien détaillés.
- Graphismes fluides.
- Superbe musique d'introduction.
Les points faibles :
- La prise en main prend du temps.
- Quelques vues manquantes.
- Pas de marquages de piste.
- Graphismes 3D pauvres et peu détaillés.
- Un seul avion.
- Manque un côté arcade/amusement.
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