Obligement - L'Amiga au maximum

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Matériel : A2320
(Article écrit par un auteur inconnu et extrait de Commodore Revue - janvier 1991)


On l'attendait, la voilà. Grâce à cette petite carte d'apparence anodine, votre Amiga 2000 se dote de la qualité d'affichage de l'A3000.

Répondant au doux nom d'A2320, le désentrelaceur de Commodore offre sur une carte toutes les capacités du circuit intégré à la carte mère de l'Amiga 3000 (nommé Amber). Il se connecte sur le port vidéo de l'A2000, situé à la droite du bloc d'alimentation et n'empiète donc pas sur les connecteurs d'extension standards.

A2320 A2320
L'A2320 (photo de Michael Rubisch)

Historique

Rappelons le rôle du désentrelaceur. A l'origine de l'Amiga (1985), les moniteurs capables de gérer une définition de 640x512 points en mode non entrelacé coûtaient très chers : c'était bien avant l'apparition de la norme VGA (1987). Les concepteurs ont donc opté pour un affichage en haute résolution mais entrelacé, ce qui permettait d'utiliser des moniteurs moyenne résolution moins coûteux (du 1081 jusqu'aux actuels 1083 et 1084S) mais aussi d'une qualité plus réservée aux utilisations familiales que professionnelles.

En pratique, l'entrelacement revient à afficher en premier les lignes paires, puis les lignes impaires. Si la fréquence courante est de 50 Hz (en PAL) ou 60 Hz (en NTSC), le mode entrelacé la réduit à 25 ou 30 Hz. Or, cette fréquence est trop faible pour que l'oeil perçoive un affichage stable. Au contraire, un effet de scintillement, de tremblement de l'image se fait sentir. Plus le contraste est grand à l'écran, plus le scintillement devient gênant. Les yeux de ceux qui ont commencé à travailler avec Professional Page en haute résolution sur un moniteur 1084 s'en souviennent encore... En revanche, l'entrelacement est intéressant pour les applications vidéo, un des points forts bien connus de notre machine.

Pour amener l'Amiga à une qualité d'image digne de celle d'une machine professionnelle, il fallait donc pouvoir afficher la haute résolution de façon stable. Le précurseur en ce domaine fut la société américaine Microway, qui conçut le premier désentrelaceur et en vendit d'ailleurs beaucoup, car il comblait un vide certain. La sortie du désentrelaceur de Commodore condamne désormais ce dernier, car il offre à un meilleur prix des fonctionnalités supérieures, et notamment la compatibilité avec les genlocks.

Désentrelaceur et ses principes

Le principe du désentrelaceur est simple. Primo, il désentrelace le signal vidéo produit par l'Amiga grâce à un circuit de type Gate Array et des mémoires spécifiques. Cela revient à doubler la fréquence horizontale de 15,75 kHz à 31,5 kHz. A vous les joies de Professional Page, de l'émulateur A-Max II, du calcul en fil de fer dans Sculpt : plus aucun scintillement ne viendra gâcher le plaisir de la haute résolution.

Secundo, il élimine les lignes noires intermédiaires bien visibles sur un moniteur RGB en basse résolution en doublant les lignes réellement utiles. Cela améliore considérablement la qualité d'image dans les modes 256 lignes, que ce soit sous le Workbench ou pour travailler avec Deluxe Paint III. Les modes basse résolution deviennent donc réellement agréables, tout comme l'est le mode 320x200 des cartes VGA standard. Les jeux bénéficient aussi d'une plus grande netteté, bref toutes les applications en profitent.

Pour les "hardeux", sachez que l'A2320 contient un contrôleur Nec 564 PLL multiplicateur de fréquence, 384 ko de mémoire 1 Mbit en CMOS, un convertisseur numérique/analogique et le Gate Array Amber (le même que sur l'A3000) qui est le coeur de l'ensemble. Amber a la lourde charge de synchroniser et de contrôler les signaux nécessaires aux mémoires vidéo et à l'affichage sur le moniteur multisync. Il détecte aussi la présence d'un genlock, détermine le type d'Amiga (PAL ou NTSC) et ajuste l'A2320 en conséquence.

L'A2320 est parfaitement compatible avec tous les modes graphiques Amiga (y compris l'overscan) et agit de façon transparente vis-à-vis de l'utilisateur. Il offre aussi la compatibilité avec la plupart des genlocks standards et gèrent les nouveaux modes graphiques de l'ECS (Enhanced Chip Set) sous AmigaOS 2.0. Il détecte notamment le mode Productivity 640x480 et s'ajuste sur son signal.

Un commutateur externe permet aussi de désactiver les circuits de désentrelacement afin d'afficher les modes graphiques originaux. Cela se révélera indispensable pour utiliser le mode Super Haute Résolution (1280x512). Signalons la présence d'un petit tournevis destiné à affiner les réglages au cas où un soupçon de scintillement résisterait encore.

Certains acquéreurs potentiels se demande peut-être si le désentrelaceur ne fera pas double emploi avec les nouveaux modes de l'ECS. Il n'en est rien. En effet, le mode Productivity 640x480 ne fonctionnera qu'en 4 couleurs simultanées parmi 64, résultat des contraintes imposées par les coprocesseurs graphiques. En revanche, le désentrelaceur vous permettra d'obtenir 640x512 en 16 couleurs parmi 4096, soit le mode original mais avec une parfaite stabilité.

Est-il besoin de la rappeler, le désentrelaceur A2320 se connecte impérativement à un moniteur multisynchrone par un connecteur 15 broches standard de type VGA. Le choix est large : un bon moniteur de ce type existe au catalogue Commodore (le 1950), et l'ensemble A2320 + moniteur 1950 vaut 5990 FF. Seul, le désentrelaceur vous coûtera 1990 FF, une somme raisonnable compte tenu de la qualité d'image qu'il apporte. Si vous n'êtes pas à 1500 FF près et ne possédez pas déjà un multisync, nous vous conseillons d'associer votre A2320 à un Nec Multisync 3D ou un Sony Multiscan HG, qui offrent un piqué remarquable et vous permettront de voir venir les futures cartes graphiques de l'Amiga en toute sérénité. Dans les deux cas, l'ensemble vous coûtera environ 7500 FF.

Précisons qu'il est toujours possible d'avoir un moniteur RGB 1084 ou autre connecté à la sortie vidéo 23 broches. Cela présente à priori un intérêt limité, étant donné qu'on ne peut avoir un écran logique différent sur chaque écran physique (en résumé, pas de Professional Page sur le multisync et de titreur vidéo sur le 1084 en même temps : c'est fromage ou dessert). Pourtant, certains tampons de trame 24 bits (qui sortiront prochainement dans l'hexagone) interceptent directement la sortie vidéo standard connectée au 1084. Un conseil donc : ne vendez pas votre moniteur RGB, ou faites-le en connaissance de cause, car il peut toujours servir...

Pour terminer, sachez que la qualité subjective de l'image est à ce point que l'on a l'impression d'avoir une nouvelle machine. Plus de masque d'écran visible, une stabilité parfaite, et en plus le piqué d'un bon moniteur multisync : voilà qui risque de vous retenir encore plus devant l'écran de votre Amiga.

Nom : A2320.
Constructeur : Commodore.
Genre : désentrelaceur.
Date : 1991.
Prix : 1990 FF.


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