Obligement - L'Amiga au maximum

Lundi 25 septembre 2017 - 02:56  

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Point de vue : Mille et une raisons de garder son Amiga
(Article écrit par Georges Tarbouriech et extrait d'Amiga News - novembre 1998)


Avant-propos

Cet article s'adresse à ceux qui, lassés de tant d'années sans rien à se mettre sous la dent ou presque, envisagent de quitter le navire Amiga. Bien que faisant encore partie des irréductibles, beaucoup d'entre nous pensent à investir aujourd'hui dans une autre machine. Les choix sont certes nombreux.

La question qui se pose est la suivante : "Est-ce que ça en vaut la peine ?".

Nous allons essayer de faire un tour d'horizon de ce qui est disponible sur le marché. Les tarifs seront indiqués à titre indicatif et ne seront en aucun cas l'objet de débats stériles du style "Moi, je connais moins cher" ou "Ces tarifs sont périmés". Il s'agit juste d'un ordre de grandeur permettant de se faire une idée. Pour ce qui concerne l'Amiga en tant que matériel, reportez-vous à l'excellent article de Ben Yoris sur le dernier numéro d'Amiga News paru en kiosque.

Enfin, il est évident qu'un tel "catalogue" ne peut être exhaustif.

Si votre "future" acquisition n'y figure pas, ce sera soit un oubli soit une machine "mirage". Seront abordés les ordinateurs susceptibles d'être achetés par un particulier et exploitables à domicile. En clair, si vous souhaitez acheter un NC (Network Computer) vous ne trouverez rien les concernant.

Par convention, un PC sera un compatible IBM et non un Personal Computer.

Pour ce qui concerne les systèmes d'exploitation, le raisonnement sera équivalent : il ne sera question que des OS disponibles sur le marché.

Qu'ils soient fournis ou non avec une machine, n'entrera pas en ligne de compte.

Enfin, dans la partie "logiciels", le tour d'horizon essaiera de cerner les principaux domaines d'activité. Encore plus que pour le matériel, il est impossible d'être exhaustif.

La machine Archimedes d'Acorn et son RiscOS se doivent d'être mentionnés. Toutefois, ce sont les seuls de ce comparatif que je ne connais pas (je ne les ai rencontré qu'une fois en tant que spectateur). Par conséquent, j'aurais du mal à vous dire autre chose que ce qui est diffusé sur le site d'Acorn. Signalons que notre confrère Dream publie tous les mois des articles concernant cet OS et sa logithèque. Dernière précision : il ne s'agit pas d'un article sur la micro-alternative mais sur la micro tout court.

1. Matériel

Dans ce domaine, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y a pléthore.

Du PC à environ 4000 FF HT à la station Sun à 70 000 FF HT, l'échelle est suffisamment vaste pour trouver son "bonheur" selon que vous serez riche ou pauvre !

1.1 PC

Le marché est tellement saturé que ces machines sont bradées. On trouve des configurations autour de 4000 FF HT possédant par exemple un processeur Cyrix à 233 MHz, 32 Mo de mémoire et un disque de 1,6 Go.

Si vous aimez l'exotisme, vous avez la possibilité d'acheter une machine en kit, montée par le revendeur selon vos choix de composants. Ces derniers étant souvent de provenance asiatique, les prix sont très bas.

Les processeurs proposés sont souvent des AMD K6. Disons que c'est le bas de l'échelle. A l'autre bout, vous pouvez obtenir un Pentium II Xeon à 400 MHz avec 256 Mo de mémoire, un disque Ultra 2 Wide SCSI de 9 Go et une carte graphique de 32 Mo, le tout avec un moniteur de 21 pouces pour environ 32 000 FF HT.

Entre les deux, vous pouvez disposer d'une machine à base de processeur Alpha à 533 MHz, 128 Mo de mémoire, disque Ultra Wide SCSI 4,5 Go, carte vidéo 8 Mo et moniteur 17 pouces pour environ 22 000 FF HT.

1.2 Mac

Le petit nouveau, l'iMac à processeur PowerPC G3 vaut 10 000 FF TTC (pardon, 9990 FF !).

Le haut de gamme peut atteindre 27 000 FF HT avec un PowerPC G3 à 300 MHz, 128 Mo de mémoire, deux disques de 4 Go chacun. Entre ces deux modèles, l'échelle se situe de 10 700 FF HT à 23 000 FF HT, en partant d'un PowerPC G3 à 233 MHz vers un G3 à 333 MHz. Ce dernier est proposé avec un disque de 9 Go et 128 Mo de mémoire. Les différences de prix sont fonctions de l'équipement autant que du processeur.

Le plus cher n'est pas le plus puissant, simplement il dispose d'un DVD.

Il est à noter que chez Apple, en dehors des machines monoblocs, les prix s'entendent sans moniteur. Par conséquent, prévoyez de rajouter 3500 FF HT pour un multifréquence, 5500 FF HT pour un 17 pouces et 11 700 FF HT pour un 20 pouces.

1.3 Acorn

Celui qui nous intéresse, c'est l'Archimedes.

Machine basée sur un processeur RISC StrongARM jusqu'à 233 MHz, elle est équipée d'un disque de 1,7 Go. La mémoire varie de 4 à 34 Mo et les moniteurs de 14 à 17 pouces. Les tarifs HT vont d'environ 10 000 FF à 20 000 FF pour la version équipée d'un lecteur de CD x24 et d'un moniteur 17 pouces.

1.4 SGI

Silicon Graphics propose son "bas de gamme", l'O2 à 5900 dollars. Arrivé chez nous, comptez environ 35 000 FF HT pour la Rolls des stations de travail.

Pour ce prix, vous bénéficiez d'un processeur MIPS R5000 à 200 MHz sur une architecture 64 bits mais avec un noyau 32 bits, de 256 Mo de mémoire et d'un disque de 2,1 Go. Le plus frappant sur ces machines, c'est le nombre de connecteurs : on peut brancher tout ce qui existe ! Voyez plutôt : deux ports série, Ultra Wide/Fast SCSI, port parallèle, audio, stéréo, micros, vidéo composite, genlock, caméra vidéo... La vidéo composite et la vidéo numérique sont quand même en option !

Si vous êtes très riche, vous pouvez envisager le tout 64 bits avec les processeurs R10000 à 195 ou 250 MHz.

1.5 Sun

Le bas de gamme, l'Ultra1 est disponible avec un processeur SPARC à 145 MHz ou 167 MHz.

Pour la modique somme de 70 000 FF HT (pour le 167 MHz), vous disposez de 64 Mo de mémoire, d'un disque Ultra Wide SCSI de 2,1 Go et d'un moniteur 21 pouces. Mais, pour ce prix, vous n'avez ni lecteur de disquette, ni lecteur de CD ! C'est une option.

1.6 Périphériques

Ces machines sont équipées pour la plupart de lecteur de CD, de carte réseau et possèdent les connecteurs nécessaires au branchement de modem ou d'imprimante (série ou parallèle).

Pour ce qui est des contrôleurs de disques, les PC les plus répandus sont en IDE. Toutes les autres machines citées sont en SCSI.

Bien évidemment, d'autres machines pourraient être citées, mais soit elles ne sont plus fabriquées (UMax), soit l'entreprise qui les fabrique est en pleine mutation (PIOS). Attention, quand je dis qu'UMax ne fabrique plus, il s'agit des clones Macintosh : UMax fabrique aujourd'hui des PC. Cela ne signifie pas que vous ne pouvez pas acheter ces machines. Certains revendeurs en possèdent encore et il y a toujours le marché de l'occasion.

1.7 Alors quoi ?

Vous avez pu remarquer qu'il n'a pas été question de l'Amiga (voir avant-propos). Maintenant, nous avons les éléments pour comparer. Pourquoi avoir mis des machines aussi différentes dans cette espèce de comparatif ?

Parce que tout l'intérêt réside dans la durée de vie de la machine.

Si vous achetez un PC aujourd'hui, demain il sera caduc. Dans deux ans, vous ne trouverez même plus de barrettes mémoire ! La durée de vie de votre moniteur est limitée à deux ans, au-delà, c'est de la chance ! Ce n'est pas une invention : c'est une information que vous pourrez vérifier chez n'importe quel assembleur honnête !

Attendez-vous à ce que votre carte graphique disparaisse du marché dans un an...

Si vous achetez un Mac, il durera plus longtemps.

Si vous achetez une station de travail, vous pourrez la garder 10 ans. A ce moment-là, il est évident qu'elle sera totalement dépassée. Sachez quand même que vous vivrez dans le risque au bout de trois ans. La quatrième année vous aurez du mal à trouver des composants pour réparer ou faire évoluer l'engin. Si vous tombez sur la bonne période vous aurez peut-être la chance de bénéficier d'une "promo" du style : on vous vend la nouvelle machine en vous reprenant l'ancienne. Si la dite reprise correspond à 10% de la valeur, c'est que vous avez décroché le jackpot.

Enfin, dans le monde Unix commercial, il n'y a pas d'assistance technique sans contrat de maintenance. Le coût des contrats est en rapport avec le prix de la machine !

Si vous avez acheté un Amiga 2000 en 1987, il est toujours vivant et en bonne santé ! Vous l'avez payé cher à l'époque, mais encore aujourd'hui vous pouvez en faire un monstre en lui offrant par exemple une carte PowerPC (NDLR : la carte PowerPC pour A2000 n'est pas encore disponible). Ceci s'applique bien sûr aux 3000 et 4000. Les modèles plus petits seront moins "extensibles" (je pense surtout aux 500) mais les 1200 ont encore de beaux jours devant eux. Ils peuvent également être accélérés pour un tarif raisonnable.

Il est prouvé que ces machines sont fiables malgré quelques problèmes, avec l'alimentation électrique par exemple.

Pour le reste, tous ces modèles peuvent être considérablement améliorés quel que soit leur âge.

Je n'ai jamais nié que l'Amiga était cher à l'achat ou que ses extensions n'étaient pas "cadeau". Mais voilà : il dure lui ! En ce sens, il devient beaucoup moins cher que les autres micros. Même si vous lui faites régulièrement un petit Noël, il n'atteindra jamais les sommets dans lesquels vous entraînent les ordinateurs les plus répandus.

Je n'ai pas pris l'exemple du 2000 par hasard : c'est une machine née en 1987. Cherchez un PC, un Mac de 1987. Déjà, il faudra en trouver et ensuite voyez ce que vous pouvez faire avec, si tant est qu'il soit capable de fonctionner.

Pour ce qui concerne l'amélioration matérielle des autres machines, essayez donc ! Vous y arriverez peut-être, mais à quel prix ? Je parle aussi bien des sueurs froides, que du résultat obtenu ou de votre compte en banque. Une carte mère de PC moderne susceptible de ravigoter votre "vieux" 486 vous entraînera dans des parties de manivelle qui auront bien du mal à atteindre le résultat escompté. Ne parlons pas des "overdrives" qui ne fonctionneront qu'avec certains processeurs.

Ça ne résoudra pas non plus les problèmes d'un BIOS dépassé.

Nous pourrions continuer longtemps comme ça. A l'autre bout de la chaîne, Sun par exemple, l'évolution est pour moi inacceptable. Si un particulier investit dans une telle station, c'est qu'il a d'excellentes raisons (et de gros moyens). Toutefois, il doit savoir à quoi il s'expose. Un exemple : pour passer d'un processeur SPARC 167 MHz à un 200 MHz, c'est 14 000 FF ! Non, non, je ne me suis pas trompé d'un zéro. Pour passer d'un 167 à un 300, c'est 40 000 FF.

Vous voyez sans doute mieux maintenant pourquoi ces machines ont été citées dans cette liste. Si vous voulez une machine qui dure très longtemps, en dehors de l'Amiga, vous aurez besoin de beaucoup, beaucoup d'argent. Dans le cas contraire, vous pourrez la jeter dans trois ans, dans le meilleur des cas.

Les faits parlent d'eux-mêmes : on pourrait épiloguer sur les bienfaits de ceci ou de cela, les seules machines parfaitement utilisables et réellement évolutives sur la durée restent les Amiga. De plus, rien ne les empêchent de fonctionner sans les "gonfler"; c'est fonction de ce qu'on fait avec. J'ai un 3000T parfaitement d'origine. Si un jour il explose, je me demande bien ce que je pourrais acheter. Aucune machine ne me permettra de faire ce que je fais avec et surtout pas d'avoir quatre systèmes d'exploitation aussi différents.

Pour conclure cette partie "matériel", je ne résiste pas à mentionner une particularité unique de l'Amiga : les claviers. L'Amiga, c'est la machine rêvée du traducteur qui travaille en thème. Si vous faites par exemple une traduction du français vers l'espagnol avec un PC, comment vous procédez ? Vous achetez un ordinateur en Espagne !

Bien sûr, j'exagère, mais ce sera toujours lourd à gérer. Avec l'Amiga, vous cliquez sur un icône et vous obtenez le clavier espagnol. Si vous ne le connaissez pas par coeur, vous affichez l'image dudit clavier. Qui dit mieux ?

Précisons que depuis peu un autre OS est capable de la même prouesse : BeOS. Je sais, il s'agit de pilotage logiciel, mais comme il s'agit du clavier en tant que périphérique, j'ai préféré le mettre dans cette partie.

2. Systèmes d'exploitation

Que voilà un sujet qu'il est intéressant !

Après les machines, regardons les OS qui nous sont proposés.

A tout "saigneur" (ce n'est pas une faute, c'est volontaire !) tout honneur. J'ai nommé le chantre de l'OS, le roi du monde et des plagiaires : M$ !

Si quelqu'un découvre pourquoi "$" à la place de "icrosoft", il a gagné un "Windows 2.0" !

Le "standard" de la micro : fenêtres sur le monde !

2.1 Windows 95 (ou 98)

Ce sont les mêmes ! Avec 3000 bogues (seulement ?) en moins pour le second. Enfin, c'est ce qu'ils disent à Redmond.

Donc, vous prenez 95, vous lui ajoutez les différents "Service Pack", Internet Explorer 4, OSR2 et vous avez 98.

Ça c'est un OS moderne, 32 bits et tout. D'accord, il y a plus de 16 que de 32, mais bon, ce sont des multiples ! Même qu'il est multitâches, en plus. C'est bien simple, il suffit de cliquer sur "Démarrer" et tout fonctionne, enfin, des fois ! Il permet aussi le "Plug and play" : vous "pluggez" et ça "play". En clair, vous branchez votre périphérique et ça "plaît" pas du tout ! C'est sans doute parce que vous n'avez pas le bon pilote (il en sort un nouveau tous les mois !).

Question ressources, ces systèmes sont du genre gourmands. A moins de 32 Mo de mémoire, vous aurez des petits soucis. Ils ont également une fâcheuse tendance à s'écrouler au fur et à mesure des sessions de travail : redémarrage obligatoire.

Le petit dernier est encore plus lourd que son grand frère. Normal, c'est comme si vous travailliez sur l'Internet ! Le coeur du système, c'est le navigateur. Allez, c'est quand même un peu plus rapide. Ça pèse malgré tout 230 Mo ! Alors disons que ça fonctionne à peu près et c'est ce qui intéresse l'utilisateur.

Ça coûte 1200 FF environ si vous l'achetez chez le marchand. Mais il vous est fourni "gratuitement" lorsque vous achetez un PC. Qui a dit "vente forcée" ?

A partir de ce constat, il est parfaitement logique de voir 90% des développements de logiciel se faire pour ces OS. Ceci dit, quantité ne rime que rarement avec qualité, n'est-ce pas ?

2.2 Windows NT

Qu'il s'agisse de la version Workstation ou Server ils ne sont toujours pas terminés.

En fait, ce sont les mêmes : seul le prix change. Pour NT Workstation il vous en coûtera 1700 FF et pour NT Server environ 6000 FF ! Par contre, vous possédez là le fin du fin en tant que système réseau.

D'accord, vous n'avez pas le moindre outil ou la moindre commande pour savoir qui est connecté ou qui fait quoi, mais ce n'est pas important sur un réseau ! De même, c'est un système très stable qui n'a jamais besoin d'être redémarré : une fois par jour mais pas plus ! Ensuite, vous bénéficiez d'un excellent système de fichiers : NTFS.

En dehors des applications signées M$ vous aurez rarement l'occasion de l'utiliser, mais c'est bien.

C'est aussi un système qui a droit à un suivi privilégié de la part de son éditeur. Les Service Packs vous permettent d'améliorer les performances de votre NT 4.0. Le dernier acceptable est le numéro 3 qui ne fait que 18 Mo. Téléchargez seulement celui-là, il contient déjà les bogues des précédents. Il se peut que vous soyez obligé de vous y reprendre à 3 ou 4 fois, mais comme il n'est pas gros, ce n'est pas grave. Que représentent 18 Mo à 1 ko/s ? En principe, ça plante aux alentours de 12 Mo, sinon tout baigne. Il faut dire que c'est beaucoup mieux après avoir installé ledit Service Pack : au moins, il y a quelque chose d'écrit dans les fenêtres qui étaient vides auparavant.

Mais bon, ça fonctionne. Et puis vous avez en standard la possibilité de créer un serveur Internet ou Intranet. C'est un peu propriétaire, mais on ne va pas encore se plaindre.

Pour terminer, mentionnons la disponibilité d'un Service Pack 4 de 180 Mo contenant la version bêta (pléonasme !) de NT 5.0. Si vous aimez le risque, c'est pour vous.

Pour l'anecdote, lorsque vous achetez la version serveur, vous devez également payer les licences de connexion. Il faut en acheter une par poste connecté, autrement dit, si vous voulez connecter cinq machines sous NT Workstation à votre serveur, il vous faudra cinq licences NT et cinq licences de connexion.

2.3 Risc OS

A ma connaissance, il n'est disponible que pour les machines d'Acorn. La mise à jour pour la version 3.7 vaut environ 600 FF.

2.4 Unix

LE système d'exploitation par excellence. Imposant par sa taille mais disponible sur toutes les machines possibles et imaginables. Bizarrement, il se conjugue en 50 ou 80 moutures gratuites ou commerciales.

Les gratuits

Tout le monde aujourd'hui a entendu parler de Linux. Il en existe d'autres tels que FreeBSD ou NetBSD. Ce sont de véritables Unix (pour faire bien, je pourrais écrire "Unices") qui n'ont rien à envier aux versions commerciales. Tout y est : les protocoles réseau, la communication interprocessus, les interfaces graphiques et bien sûr les compilateurs C (rassurez-vous, il y en a bien d'autres).

Le côté extraordinaire de ces produits gratuits est qu'ils bénéficient d'un soutien supérieur à celui des produits commerciaux. Le développement est permanent et vu l'importance de la communauté, il est relativement rapide. Je ne vais pas vous ressortir le couplet des intérêts d'Unix : rappelons simplement que c'est multitâche, multiutilisateur, multimachine, multiprocesseur... Multi, quoi !

Les commerciaux

Il est évident que nous n'allons pas citer tous ceux qui existent. Comme dans les machines présentées il y a Sun et SGI, nous parlerons de Solaris et d'Irix. Bien sûr, il m'est impossible de ne pas mentionner NextStep.

Solaris 2.6

Sun, la référence des stations de travail, a beaucoup contribué au développement d'Unix. On lui doit entre autres NFS. Malheureusement, au fil du temps, Solaris est devenu le contraire d'Unix : un système propriétaire. Solaris 2.6, c'est 20% de BSD, 20% de System V et 60% de Solaris. Une catastrophe, ce système !

Depuis que je fréquente le monde Unix, c'est la première fois que je rencontre une version instable, boguée jusqu'au trognon. Ce n'est pas une déception, c'est pire ! Ça rame, ça plante sans prévenir et souvent pour le compte (c'est-à-dire qu'il n'y a plus qu'à réinstaller !). C'est tellement propriétaire que ça devient un casse-tête pour le configurer. Le Shell par défaut refuse par exemple les alias, et si vous en choisissez un autre, ce n'est plus un Shell d'identifiant !

La version de CDE est une calamité. Le gestionnaire de fichiers plante un coup sur deux. Les applications du bureau sont accessibles au bout de 30 secondes après lancement, au minimum. Le navigateur HotJava n'a de Hot que le nom.

Netscape va environ dix fois plus vite ! Je pourrais vous faire un livre sur le sujet tellement il y a de quoi raconter.

Comme pour les OS M$, je me limiterai à ces quelques constats.

Signalons que Sun propose son Solaris "gratuitement" pour les étudiants et les développeurs. Toutefois, si vous développez dans un but commercial, il vous faudra acheter une licence ! (NDLR : Sun vient de sortir la version 2.7 de Solaris, renommée Solaris 7 et qui est maintenant gratuite, en version x86, pour les utilisateurs qui n'en font pas un usage commercial. Un bon moyen pour ce faire une idée par soi-même. Note, vous avez à payer les frais de duplication et de port)

Irix 6.5

Système 64 bits lui aussi, c'est un vrai Unix, sympathique et tout !

C'est un System V R4 agrémenté des outils nécessaires à l'exploitation des performances et des caractéristiques des machines SGI. De plus, il est fourni avec un joli paquet de logiciels. Il est stable lui ! Et qu'est-ce qu'il déménage ! Je comprends l'amateur de 3D fortuné qui investit là-dedans. Le seul problème, c'est le prix des logiciels, mais nous y reviendrons.

Enfin, ça laisse rêveur !

NextStep

Oui, c'est un Unix ! Un bon vieux BSD 4.3 mais avec un noyau Mach ultra-compact et surtout une interface d'enfer. Qu'on aime ou pas, c'est impressionnant. Dix ans après, je considère que personne n'a atteint ce degré de qualité.

Ceci n'engage que moi, bien sûr. Si vous aimez et que vos moyens vous le permettent, lancez-vous ! Sachez quand même que la version Intel vous sera facturée pas loin de 6000 FF.

2.5 Mac OS

L'un des précurseurs de l'environnement convivial. Cet OS a évolué lentement mais sûrement, sans faire de bruit et sans que ce soit flagrant. Certes, il a conservé ses tares du début, mais combien sont-ils dans ce cas.

C'est un OS très gourmand en ressources, et en plus il les gère plutôt mal.

Sa tendance primaire à fragmenter la mémoire au fil des sessions de travail est pénible, mais bon, on le sait : on redémarre ! Les rafraîchissements d'écran ne sont pas non plus des modèles du genre. Toutefois, ça reste un OS agréable à l'utilisation qui reste un modèle de convivialité.

A mes yeux, il a un manque intolérable : pas de Shell ! Mais il vaut mieux pas de Shell du tout que des Shells qui n'en sont pas ! Mac OS est commercialisé autour de 1500 FF pour la version 8.0.

2.6 OS2

Système qu'on pourrait qualifier de méconnu parce qu'écrasé par son concurrent direct. C'est pourtant un OS digne d'intérêt. Il est lourd mais efficace. Il est vraiment multitâche et très bon pour ce qui concerne les réseaux. Malheureusement, il est sur le déclin à moins d'un revirement de la part d'IBM.

La base installée n'est quand même pas négligeable et pourrait forcer Big Blue à revoir sa copie. Le handicap majeur aujourd'hui c'est la disparition de la compatibilité avec les produits M$ et dérivés. IBM a beau offrir de l'argent pour des applications natives OS2, ça n'a pas l'air de se bousculer au portillon.

OS2 Warp Server 4.0 est vendu environ 4000 FF, la version client se trouvant autour de 1200 FF.

2.7 BeOS

Le petit dernier. Il est bien sympathique et rappelle de bons souvenirs à la communauté Amiga. Si les dirigeants ne font pas trop d'erreurs stratégiques, il pourrait être appelé à un brillant avenir.

Pourtant, la dernière en date, d'erreur, me chagrine un peu.

Pourquoi supprimer la compatibilité binaire entre version Intel et PowerPC ? Qu'on change de compilateur, soit, mais pourquoi pour un seul des processeurs ? Il aurait été parfaitement envisageable d'utiliser GCC pour les deux plates-formes.

N'empêche, c'est un système brillant et convivial. En plus tout est à faire, c'est un défi passionnant. BeOS s'obtient pour 500 FF environ.

2.8 Et nous alors !

Tous ces OS vont de 100 à 500 Mo ! AmigaOS, avec des correctifs de partout, avec logiciel réseau, etc. atteint péniblement les 15 Mo. Comment c'est possible ? Tout est là !

Si 13 ans plus tard, on peut toujours utiliser cet OS après aussi peu de refontes, c'est sans doute qu'il était peut-être un peu en avance sur son temps. J'irai même plus loin : il a encore de l'avance dans certains domaines ! C'est une merveille ce machin. On peut vraiment tout faire avec et pourtant il n'a pas besoin de mémoire virtuelle ou de protection de mémoire. Il fonctionne très bien sans ça, n'en déplaise à beaucoup. Et puis, c'est propre, bien rangé.

Il n'y a pas des bibliothèques partout qui s'écrasent mutuellement à l'installation d'un nouveau logiciel ! On a tout ce que les autres, Unix mis à part, ont mis des années à obtenir. De plus, c'est souvent obtenu de manière bien plus élégante.

L'IPC réalisée par ARexx est par exemple un modèle du genre. Je ne voudrais pas avoir l'air d'insister, mais c'est quand même autre chose qu'OLE-DDE !

En cinq lignes de code, vous ouvrez une fenêtre, vous affichez un texte et vous lancez un son ! Si ce n'est pas de l'efficacité, c'est quoi ? Ensuite, c'est vraiment le système le plus versatile qui soit. Vous pouvez transformer son interface comme bon vous semble et obtenir une apparence n'ayant plus rien à voir avec le produit d'origine (heureusement, d'ailleurs !).

On pourrait épiloguer sur les qualités d'AmigaOS pendant des heures.

L'une des seules "tares" jamais résolue concerne l'affichage. On peut y remédier en partie par l'adjonction d'une carte graphique, mais là on se heurte au problème du logiciel. Tous les programmes disponibles n'en font pas forcément bon usage. Et puis, désolé, mais CyberGraphX ne m'a jamais convaincu.

Ceci dit, c'est quand même fantastique un OS pareil.

3. Logiciels

Ce qui prime dans le choix d'une machine, c'est surtout ce que l'on souhaite faire avec. Selon vos pôles d'attraction, vous ne choisirez certainement pas le même matériel. Soit vous êtes passionné par un domaine précis, auquel cas vous prendrez le modèle le plus adapté à vos besoins, soit vous voulez une machine à tout faire et le choix sera moins évident. Enfin, point non négligeable : le coût de l'opération. Ne nous voilons pas la face : ce domaine est le plus pénalisant de la micro pour votre compte en banque.

3.1 Bureautique

Le domaine le plus rentable pour certains (ou un certain) éditeurs. La panacée universelle se nomme "Office". Selon les versions, vous avez là-dedans un traitement de texte nommé Word, un tableur nommé Excel, éventuellement un SGBD nommé Access. Je ne parle pas des gadgets "multimédia" qui vont avec.

Ça coûte la modique somme de 5000 FF environ pour la version la plus "riche".

Je me retiens beaucoup pour ne pas faire de commentaires désagréables. Je dirai simplement qu'il n'y a pas de compatibilité ascendante entre les versions, que c'est une usine à gaz qui pèse environ 300 Mo, que l'installation met des fichiers partout et enfin, comme d'habitude, c'est bogué. C'est pour PC ou Mac.

Il existe heureusement d'autres produits moins chers et tout aussi efficaces. Ils sont l'oeuvre de Lotus, Claris, Corel ou autres. Les tarifs descendent jusqu'à environ 1000 FF pour un paquet offrant des produits équivalents à ceux cités plus haut.

Dans les Unix gratuits, Linux en particulier, vous disposez de deux suites : StarOffice et Applixware. Selon le cas, elles pourront être gratuites ou vous coûter entre 200 et 600 FF. Par contre, sur les Unix commerciaux, pour le fin du fin en SGBDR par exemple ça vous coûtera au minimum 10 000 FF par licence pour des produits comme Sybase, Oracle ou Informix.

Même punition pour BeOS et sensiblement même tarif que pour les Unix gratuits.

La suite Gobe Productive coûte environ 600 FF.

3.2 PAO (Publication Assistée par Ordinateur)

Domaine de prédilection du Mac, la PAO arrive péniblement sur PC. Les professionnels dans leur ensemble restent fidèles aux machines d'Apple. La référence se nomme XPress et coûte environ 10 000 FF.

3.3 Graphismes

Pour ce qui concerne la retouche d'images, la référence se nomme Photoshop. Ce logiciel a l'avantage de fonctionner sur de nombreuses plates-formes : Mac, PC, Unix (Irix par exemple). Son prix est aussi conséquent que sa taille : comptez de 7000 à 10 000 FF selon les systèmes.

De la même "maison" pour le dessin vectoriel, vous avez Illustrator. Comme le précédent il existe pour de nombreux systèmes. Prévoyez entre 3000 et 6000 FF.

Pour le dessin 2D, le nombre de produits est tellement élevé que je m'abstiendrai. De plus, lorsqu'on connaît les produits de l'Amiga dans ce domaine, on a bien du mal avec les autres. En dehors du DP, on trouve des produits PC à partir de 500 FF.

Revenons aux Unix gratuits. GNU nous a concocté GIMP qui peut être considéré comme une espèce de Photoshop et qui est gratuit, lui ! Bien évidemment, il évolue en permanence.

3.4 3D

Alors là, il va falloir trier !

Les produits majeurs viennent du monde Unix ou du monde Amiga.

A un bout, vous avez la Rolls Softimage qui vaut la bagatelle de 60 000 FF en version de base sur PC. Avec quelques petites extensions, vous atteindrez facilement 100 000 FF.

Sur les machines Unix, c'est pire !

A l'autre bout, ce n'est pas péjoratif puisqu'il s'agit de prix, vous avez LightWave. Les versions PC, Irix... sont aux environs de 14 000 FF. Dans le haut de gamme, mais un peu moins cher, vous avez 3D Studio Max pour un tarif de base de l'ordre de 35 000 FF. Heureusement, il y a tous ceux qui arrivent du monde Amiga sur PC : Imagine, Real3D. Vous les trouverez à moins de 5000 FF.

Encore venant du monde Amiga, POV ou Cinema4D sont portés sur BeOS et Windows au détriment de l'Amiga, bien sûr.

Mention spéciale et triste : sur le site de NewTek, la version de LightWave Amiga n'apparaît même plus : un comble ! Sous Linux, autrement dit "cadeau" vous pouvez obtenir Amapi ou Moonlight Creator.

3.5 Multimédia

Que je hais ce terme ! La référence vient du monde Mac par l'intermédiaire de Director. Il offre l'avantage de pouvoir développer indifféremment pour Mac ou PC. Vous le trouverez aux environs de 9000 FF.

A l'autre bout, encore une fois en fonction du prix, un logiciel inconnu nommé Scala. Sur PC, il vaut un peu moins de 2000 FF. C'est quasiment un bide ! Je dirais : pas assez cher, mon fils ! On est dans le monde PC, quoi.

Il existe peut-être aussi un autre handicap : sur l'Amiga, Scala fonctionne très bien avec un 1200 de base. Pour obtenir un résultat équivalent sur PC, il vous faudra une machine sacrément musclée. Sinon, la fluidité de vos présentations sera pour le moins "hoqueteuse".

3.6 Vidéo

On est parti de l'Amiga vers le PC via le Mac dans ce domaine. J'ai envie de dire "Merci Commodore, AT et AI".

Le Mac, avec son AVID est quasiment incontournable dans le montage numérique. Mais AVID c'est de l'institutionnel et c'est 100 000 FF. Il a un clone nommé MCXpress qui coûte beaucoup moins cher puisqu'il vaut environ 25 000 FF mais qui est beaucoup moins performant.

Il se trouve que Microsoft vient de mettre quelques billes dans AVID. Vous avez dit bizarre ? Au passage, il a fait "cadeau" de Softimage à ces braves gens.

Si vous ne l'aviez pas remarqué, les PC se lancent à corps perdu dans la vidéo numérique.

Mais, à moins de 10 000 FF vous n'aurez pas grand-chose de sérieux pour une carte d'acquisition par exemple, avec laquelle vous seront fournis des logiciels du style Adobe Première LE (pour Light Edition : 0% de matières grasses en plus, 80% de fonctionnalités en moins). Vous l'avez deviné, les versions LE sont destinées à vous mettre l'eau à la bouche pour vous donner envie d'acheter les versions "HE" (pour Heavy Edition !).

3.7 Développement

Sujet délicat parce que trop vaste. Les outils de développement en tout genre se multiplient, surtout dans le monde PC. Ils n'ont d'équivalents dans ce domaine que des produits du monde Unix du style OpenStep qui fonctionne aussi sur NT, alors ?

Ils sont souvent très chers et s'adressent aux développeurs professionnels.

Mentionnons seulement la pléthore de compilateurs commerciaux ou gratuits via GNU toutes plates-formes confondues. Les tarifs sont relativement faibles justement à cause (ou grâce à) de la "concurrence" des produits gratuits. N'oublions pas que la quasi-totalité des Unix commerciaux ont des compilateurs GNU.

3.8 Quid de l'Amiga ?

Comme d'habitude, notre machine préférée à un statut à part.

D'une part une logithèque dont les prix n'ont rien à voir avec ce qui se pratique ailleurs et d'autre part un DP infernal. Si nous reprenons les différentes catégories que nous venons de voir, les chiffres parlent d'eux-mêmes.

Sur Amiga, pour avoir un traitement de texte, un tableur et un SGBD, il vous en coûtera selon le degré de "sophistication" entre 0 et 2000 FF. Pour 2000 FF, vous avez le "haut de gamme". Rien à voir, bien sûr, avec les usines citées plus haut.

En PAO, nous avons deux outils qui sont loin d'être ridicules : ProPage et PageStream. Prix maximum : 1700 FF.

Pour la retouche d'image, personnellement j'ai un faible pour Photogenics. Je le mentionne puisqu'il revient après un long arrêt. N'oublions pas pour autant les ImageFX ou ADPro.

En graphisme, tout le monde est enfoncé ! Deluxe Paint V se trouve aujourd'hui à 200 FF. Personal Paint est quasiment gratuit ou au pire vous l'avez pour 40 FF.

En 3D, il y a encore de quoi faire entre Tornado 3D à environ 1500 FF et Imagine 4.0 gratuit sur CD Aminet !

Pour le multimédia, nous on s'en fout, on a Scala : 600 FF pour la dernière version.

En vidéo, ce n'est plus l'avance des débuts, mais bon, Casablanca existe. Mais on trouve encore des cartes IV24 qui s'interfacent parfaitement à Scala. Pour ce qui est du logiciel, ça va encore : il y a ce qu'il faut pour le titrage, l'animation, la retouche... Citons pour mémoire Broadcast Titler, Adorage, X-DVE, TVPaint et XiPaint.

Pour ce qui est du développement, le DP peut nous fournir tout le nécessaire. Sinon vous avez le produit de luxe, StormC pour environ 1800 FF.

Comment parler de l'Amiga sans aborder l'émulation, matérielle ou logicielle. Presque tous les OS peuvent fonctionner sur cette machine, souvent de manière quasi gratuite ou à des tarifs intéressants. Ce n'est parfois que très loin de la perfection mais ça fonctionne. Je pense à Fusion ou PCx.

Le marché de l'occasion n'a pas été abordé puisque ce n'était pas le but de ce roman-fleuve.

Sachez quand même, que si l'émulation matérielle a disparu du marché, on trouve en occasion des cartes PC ou Mac de très bonne facture qui fonctionnent parfaitement. J'ai pour ma part une A-Max IV et une GoldenGate 486, mais elles ne sont pas à vendre, et toc !

Pour émuler X11 sous Windows ou l'inverse, par exemple, le minimum se chiffrera à 3000 FF environ. Le monde Amiga vous offre X11 en domaine public.

Respirez, c'est fini !

Alors, bien sûr, nous utilisateurs d'Amiga, avons un petit souci. L'avenir de la machine est en suspens depuis maintenant un temps certain. Ça n'encourage pas au développement. Une fois de plus le DP nous a donné du grain à moudre. Quelques éditeurs n'ont pas tout à fait laissé tomber la communauté. Qu'adviendra-t-il de tout cela demain, je l'ignore. Lorsque j'"écoute" les Américains, je suis frappé par leur optimisme.

Peut-être ont-ils vraiment des raisons de l'être ? Personnellement, je ne crois que ce que je vois. Je me contente donc de ce que j'ai à me mettre sous la dent. Ce n'est certes pas parfait, mais c'est moins pire que ce qui se passe "ailleurs". J'insiste, ce que nous possédons aujourd'hui n'a pas été gratuit, mais des années plus tard, ça fonctionne encore plutôt bien. Sur la durée, faites donc le calcul, vous serez surpris.

Quelques remarques d'ordre général

La communauté Amiga n'a jamais eu besoin qu'on lui vante les qualités d'un produit. Un mauvais produit sur cette machine n'a aucune chance de durer. Les développeurs le savent très bien, en conséquence, ils doivent se montrer très bons. Ce n'est pas forcément le cas ailleurs : c'est un euphémisme !

On ne peut d'ailleurs pas dire que la presse Amiga ait soutenu quel produit que ce soit. Elle s'est presque toujours contentée de laisser paraître les préférences des auteurs d'articles. Elle n'a jamais été à la solde d'un quelconque éditeur de logiciel ou autre. Elle a même longtemps réussi à survivre pratiquement sans annonceurs. Comme vous pouvez vous en rendre compte, elle continue, tant bien que mal, mais libre de toute contrainte.

Je crois même que les liens dans la communauté sont en train de se raffermir, adversité oblige. Les discussions peuvent parfois être houleuses, mais le bon sens prend de plus en plus de place. Ce n'était pas toujours le cas auparavant.

Aujourd'hui, si vous avez un Amiga, vous faites vraiment partie d'un groupe susceptible de vous aider. De plus, vous y êtes de votre plein gré et pas par obligation.

Si cet article a pu vous donner matière à réfléchir avant de quitter le navire, j'en serais ravi. Si vous trouvez qu'il n'avait aucune raison d'être, c'est soit que je n'ai pas été capable de vous convaincre, soit que vous êtes prêts pour de nouvelles aventures sous d'autres cieux. La liberté de choix est l'une des dernières qui nous restent, vous n'avez donc rien à vous reprocher.

N'oubliez quand même pas que grâce à une "vulgaire" machine vous aurez pu être enthousiastes, passionnés, créatifs...

Tableau récapitulatif plates-formes/OS

Plates-formes Processeurs OS disponibles
Amiga m68k
PowerPC
AmigaOS
Unix gratuits
PC x86
Alpha
AMD
Cyrix
IBM
Windows95/98/NT
Unix gratuits
Solaris
NextStep
OS2
BeOS
Mac m68k
PowerPC
Mac OS
BeOS
Free Unix
Archimedes StrongARM RiscOS
Unix stations x86
MIPS
Alpha
SPARC
PowerPC
HP PA-RISC
Linux
FreeBSD
NetBSD
SCO ODT
Solaris
Irix
NextStep...

Tableau récapitulatif logiciels/plates-formes

Types Plates-formes Tarifs
Bureautique Amiga
PC
Mac
Unix
0 à 2000 FF
1000 à 5000 FF
1000 à 5000 FF
0 à beaucoup
PAO Amiga
PC
Mac
1000 à 1700 FF
5000 à 10 000 FF
5000 à 10 000 FF
Graphisme Amiga
PC
Mac
Unix
0 à 1000 FF
1000 à 8000 FF
1000 à 8000 FF
0 à 10 000 FF
3D Amiga
PC
Mac
Unix
0 à 3000 FF
10 000 à 100 000 FF
8000 à 50 ,000 FF
0 à 150 000 FF
Multimédia Amiga
PC
Mac
600 FF
2000 à 9000 FF
5000 à 9000 FF


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