Suivez-nous sur Twitter

|
|
|
0,
A,
B,
C,
D,
E,
F,
G,
H,
I,
J,
K,
L,
M,
N,
O,
P,
Q,
R,
S,
T,
U,
V,
W,
X,
Y,
Z
|
|
0,
A,
B,
C,
D,
E,
F,
G,
H,
I,
J,
K,
L,
M,
N,
O,
P,
Q,
R,
S,
T,
U,
V,
W,
X,
Y,
Z
|
|
0,
A,
B,
C,
D,
E,
F,
G,
H,
I,
J,
K,
L,
M,
N,
O,
P,
Q,
R,
S,
T,
U,
V,
W,
X,
Y,
Z
|
|
David Brunet
|
|
|
|
Test de Thundercats
(Article écrit par Antekrist et extrait de Emunova - septembre 2008)
|
|
Décidément, je vogue d'étron en étron sur le vaste océan amigien en ce moment. En mémoire du dessin animé des années 1980,
que je n'appréciais que moyennement d'ailleurs, j'ai voulu laisser sa chance à ce jeu. Mal m'en a pris puisque Elite
a commis un acte de vandalisme envers tout l'univers du jeux vidéo avec Thundercats.
Le retour de la momie
Si vous ne connaissez pas le dessin animé, les Thundercats, ou Cosmocats en France, c'était une sorte d'émule des Maîtres
de l'Univers dans lequel un groupe d'hommes-félins, menés par un courageux prince lion à l'épée magique, menait une guerre
sans relâche contre les hybrides d'humains et d'animaux de Mumm-Ra la momie vivante (les créateurs font la différence entre
les chats et les autres bestioles, va comprendre).
Aussi vous ne serez pas surpris si l'histoire, résumée sur un simple écran où elle est d'ailleurs écrite en très gros histoire
de remplir l'espace vide, l'histoire donc, est la suivante : Mumm-Ra a volé l'oeil de Thundera (un artefact de grande valeur
pour les Cosmocats), oserez-vous venir le lui reprendre ? Bah forcément connard, sinon y'a pas de jeu...
Ça merite reflexion
Thundercats est un jeu d'action à la limite du beat'em up bête et méchant. Il se compose de quatorze niveaux, aucun n'étant
gardé par le moindre boss.
Un niveau ne se termine que lorsque vous atteignez une sorte de poteau marqué de votre emblème. Votre score est alors décompté,
le jeu prenant en compte le nombre d'ennemis tués et le temps restant s'il y'en a.
Adieu donc les combats dantesques que l'on s'imaginait déjà, contre Mumm-Ra en personne ou l'un de ses sbires récurrents,
Vulture-Man, le crapaud ou un autre. Bah, de toute façon, oublions les combats dantesques, il n'en est pas question ici :
Lion-O le prince ne sait que sauter péniblement par-dessus les trous et les pièges et frapper à courte portée tout ennemi
qui se présente devant lui.
Et pour le coup, il va pouvoir mettre la machine à baffes en automatique, puisque lesdits ennemis (nains, chauves-souris,
humanoïdes peu engageants, etc.) arrivent en pagaille, devant vous comme derrière, et en quantité illimitée. Pire, le jeu
est chronométré et lorsque le chrono arrive à zéro, Mumm-Ra apparaît en haut d'écran et il pleut littéralement deux fois
plus d'ennemis qu'avant.
Malgré tout, notre lionceau n'est pas démuni pour autant : il pourra trouver des items de vie (ils sont très nombreux mais,
comme à la moindre touche vous perdez une vie, vous verrez qu'ils ne sont pas de trop), ou bien un pistolet laser remplaçant
votre épée à courte portée.
A certains moments, il vous faudra aussi prendre le contrôle d'un hovercraft pour franchir un grand vide. Vous le garderez
ensuite jusqu'à la fin du niveau. Il peut tirer droit devant lui, mais il faudra vous positionner correctement en vertical
pour viser vos adversaires.
Au temps pour la nostalgie
Bon, déjà le dessin animé a pris un sacré coup de vieux, en même temps que ceux qui le regardaient. Autant on voyait ça comme
une série vachement épique quand on était gamins, autant avec le recul l'histoire fait vraiment pitié. N'espérez pas plus du jeu.
Espérez d'ailleurs plutôt moins, à commencer par des graphismes à faire pleurer de rire un joueur de Colecovision (poussez pas,
y'en aura pour tout le monde). Les décors ont un fond vide, seul le haut de l'écran ressemble vaguement à quelque chose, mais
sans même atteindre une qualité digne d'une Master System (et de deux).
S'ajoutent à cela des sprites tellement peu détaillés qu'ils feraient passer les jeux CPC ou Spectrum pour du pixel art
(et paf, deux d'un coup). Et les couleurs ! Mon dieu, ces couleurs à faire dégobiller un adepte de la NES (ça y'est, j'ai
fâché une bonne majorité des lecteurs ? Je peux continuer ?)...
Le pire, c'est que ça, on peut s'en rendre compte rien qu'en regardant trois écrans. Et pourtant il y a des gens, comme vous
et moi donc à peu près normaux, mais qui ont malgré tout acheté le jeu. Mais merde, personne leur a parlé des animations auprès
desquelles l'Homme de Fer passerait pour l'Homme qui valait Trois Milliards (désolé les djeunnz, c'est une "private joke" pour
les vieux) ? Personne les a prévenus qu'écouter la BO de Thundercats pouvait provoquer le cancer des testicules par le principe
des vases communicants ?
Moi j'appelle ça de la non-assistance à personnes en danger. En danger de rupture nerveuse notamment, lorsqu'ils auront compris
que jamais, au grand jamais, ils ne pourront se faire à la gravité gigantesque de Thundera qui retient Lion-O collé au sol lors
de ses sauts, pas plus qu'à la portée ridicule de son opinel.
Lorsqu'ils auront compris que le seul moyen d'arrêter les vagues interminables d'ennemis, c'est de couper le jus à l'Amiga.
Oui, Thundercats dure quatorze niveaux, mais franchement : à qui oseriez-vous imposer un tel supplice ? Qui détestez-vous tant,
que vous l'obligeriez à subir une telle répétitivité ?
En fin de compte, Thundercats c'est comme mettre des coups de boule dans un radiateur. On est hyper content quand ça s'arrête.
Nom : Thundercats.
Éditeur Elite.
Genre : action.
Date : 1988.
Configuration minimale : Amiga OCS, 512 ko de mémoire.
Licence : commercial.
NOTE : 3/10.
|
|