Obligement - L'Amiga au maximum

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Entrevue avec Jean-Jacques Winter
(Entrevue réalisée par Sébastien Jeudy - août 2001)


SL-Diffusion, un professionnel de l'Amiga passionné, en entrevue.

Ça faisait un moment que l'on n'avait pas entendu l'un des principaux professionnels français s'exprimer au sujet de l'Amiga, son histoire, sa situation actuelle, son avenir... C'est chose faite aujourd'hui avec Jean-Jacques Winter plus connu sous le nom de SL-Diffusion, l'un de nos revendeurs spécialisés, mais aussi passionné de l'Amiga et dévoué à sa communauté, avec son vécu, ses anecdotes croustillantes et ses points de vue sans langue de bois.

- Salut Jean-Jacques. Pouvez-vous vous présenter personnellement à nos lecteurs : âge, famille, loisirs...

L'essentiel qu'il faut savoir c'est que j'ai 36 ans dont la moitié passée avec l'Amiga, ses programmes (Real 3D essentiellement pour l'imagerie qui m'a permis de financer mon premier A4000) et ses utilisateurs (clients pour SL-Diffusion depuis 1996).

- Depuis quand êtes-vous sur Amiga ? Pourquoi ce choix et quel a été votre premier Amiga ?

Depuis le tout début, en juin 1985 si je ne me trompe pas (NDLR : si si, tu te trompes :-)), avec l'Amiga 1000 qui coûtait à l'époque tout de même plus de 12 000 FF (avec moniteur et 512 ko de mémoire).

Cet achat fut une suite logique dans la gamme Commodore puisque je suis passé par le Vic 20 puis le Commodore 64. C'est comme pour les voitures, on reste toujours dans la même marque...

- Quels ont été alors vos premières occupations et vos premiers loisirs sur Amiga ?

J'ai tout d'abord développé une base de données sur l'Amiga 1000 en BASIC, car c'est fou tout ce qu'on a envie de répertorier, puis je me suis attaqué à une mire TV également sous Basic, puisqu'il n'y avait pas encore de logiciels du tout sous Amiga, avec une multitude de commandes : line, circle, etc.

- Quels sont vos meilleurs souvenirs de la fameuse "grande époque" 1988-1993 ? Avez-vous alors été actif sur la "Scene Amiga" de cette époque ?

Le premier salon Amiga à Cologne en Allemagne fut un événement inoubliable. 1600 m² de produits pour Amiga, des stands avec des animations, du personnel, de la mise en scène, de la musique... j'avais l'impression de flotter. L'Amiga était plus vivant que jamais et beaucoup d'éditeurs s'intéressaient encore à cette machine.

S'il y avait beaucoup d'éditeurs qui s'intéressaient à cette machine, il y avait aussi beaucoup de hackers... et forcément étant encore étudiant, je passais mes samedis après-midi à faire un tri parmi les nombreuses disquettes que venaient m'apporter des copains, le paradis quoi.

- Avez-vous visité quelques salons Amiga à ce moment-là et participé à des Parties ?

Je viens d'en parler... :-) quant aux Amiga-Party, je n'y ai participé que depuis peu.

Il faut dire que les derniers salons Amiga étant devenus si petits, notre ami Petro était bien content de voir quelques têtes connues et de proposer une bière ou un verre de vin à 16h de l'après-midi !

- Vous avez eu une multitude de machines Amiga (et Apple) ensuite. Pouvez-vous nous en dresser brièvement la liste ? Laquelle restera votre préférée et pourquoi ?

Zut, je suis trahi ! Il est vrai que le Mac a été pour moi une suite logique dans mon équipement puisqu'on retrouve un peu des analogies, dont entre autres les microprocesseurs Motorola...

Pour des raisons professionnelles, j'avais installé la carte Emplant (émulateur Mac) pour faire tourner Ciel Compta (Mac) sur mon Amiga et bien sûr pour pouvoir fournir à mon flasheur des fichiers faits sous Xpress en photocomposition déstinés aux publicités dans les divers magazines. Impossible en effet de venir avec une disquette Amiga, format inconnu au bataillon.

Amiga : deux A1000, un A4000, trois A1200, un A600. L'Amiga 1000 restera la machine mythique, avec son clavier escamotable. C'est un peu comme dans "Rencontre Du 3e Type" (le film) : j'en ai rêvé, je l'ai dessiné, et quand son prix est passé de 21 000 FF en version NTSC à 12 000 FF PAL, j'ai vidé ma tirelire, un coup de folie.

- Comment avez-vous ressenti la faillite de Commodore en 1994 ?

Finalement, je n'ai appris cela que tardivement puisqu'il régnait un flou, une loi du silence, comme s'ils voulaient régler le problème entre eux, comme dans une famille...

- Vous connaissez bien l'histoire de la fuite des dirigeants de Commodore à ce moment-là. Pouvez-vous nous la raconter en quelques mots ?

A l'époque, j'étais un utilisateur d'Amiga et pas encore revendeur, donc je n'étais pas dans les secrets et tout ce que je connais de cette histoire je l'ai lu dans la presse, désolé pas de scoop !

- A quel moment vous êtes-vous lancé dans la revente spécialisée de matériel Amiga ? Quelles raisons vous ont poussé dans ce défi alors que la plupart quittaient le navire ?

En 1996, alors que Commodore n'existait plus et que Escom n'avait pas encore repris le flambeau, j'étais l'un des premiers à râler car on ne trouvait plus rien pour Amiga en France. En Allemagne, il existait encore de nombreuses revues avec des produits détaillés qui nous faisaient rêver. Comme beaucoup d'autres utilisateurs Amiga râlaient également, je me suis dit que je ne pouvais pas faire comme tous les autres, qu'il fallait agir et qu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même.

Et puis, je me disais aussi que de joindre le plaisir et le travail devait être un mélange détonant.

- Pensez-vous avoir atteint rapidement votre objectif, voire mieux ?

Je ne me suis pas fixé d'objectif financier. Du moins, l'important était d'être présent en France, et surtout au niveau région, sur le marché Amiga et d'empêcher les utilisateurs Amiga de quitter cette machine par manque de revendeurs et donc de produits.

- Avec le recul, est-ce que vous seriez prêt à recommencer un tel défi ?

Défi est le mot juste. Je ne regrette rien, avec du recul, je crois même que j'aurais fait d'avantage.

- Quelles expériences vous a apporté ce boulot, professionnellement mais aussi vis-à-vis de l'Amiga ?

Professionnellement je n'ai pas eu à me plaindre de mes clients, je n'ai jamais été autant remercié tout simplement car j'étais présent, et je n'ai jamais vu une clientèle aussi patiente et sympathique, cela permet de travailler dans de bonnes conditions et de ne pas avoir peur de décrocher le téléphone.

Passer ses journées au téléphone en parlant d'Amiga, régler les problèmes des autres Amiga, ne donne plus envie de passer sa soirée devant son Amiga, trop c'est trop. Je n'avais pas pensé à ce revers de médaille. Un conseil : ne mélangez jamais profession et passion, vous perdrez toujours sur l'un des tableaux.

- Les années passant et les professionnels se faisant de moins en moins nombreux, vous avez gagné un contact privilégié avec les amigaïstes en manque de conseils. Pouvez-vous nous en toucher quelques mots ?

A force on fait davantage du social que de l'Amiga. Pour certains clients plus âgés (jusqu'à 76 ans pour certains), la panne de leur Amiga leur fait passer une nuit d'insomnie. Plus d'Amiga, plus de raison de vivre. Alors ils viennent me voir avec une tête d'enterrement comme s'ils venaient de perdre un proche, très proche même. Mais finalement, restaurant les données du disque dur qu'ils venaient de formater à la place du lecteur Zip, ils repartent soulagés avec une lueur dans leurs yeux en oubliant même de rétribuer le gentil médecin qui les a sortis de ce coma informatique.

- Il y a quelques années, vous avez eu également l'opportunité de rendre visite à Petro Tyschtschenko dans ses locaux de Langen en Allemagne. Pouvez-vous nous parler de cette rencontre "insolite" avec quelques anecdotes et nous présenter ce personnage "hors du commun" de l'Amiga ? ;-)

En cette fin du mois de juin était donc prévue une petite réunion à Langen (Allemagne) au QG de notre cher Petro. Disons une bouffe de fin d'année dans les locaux d'Amiga International, Petro nous accueillit avec son fils dès 16h, après une visite guidée dans les vastes bureaux du 5e étage où je découvris dans une petite pièce toute la gamme d'ordinateurs Amiga et Commodore, dont, entre autres, le Walker (aspirateur prototype de mégaoctets).

Sur le bureau de Petro régnait fièrement un moniteur 17" relié à un... PC. Snif, désolation. Parmi les premiers arrivés, Erik d'Amiga Magazine Allemagne à qui notre cher Petro venait déjà de présenter la 2e bouteille de gros rouge qui tache. Non merci, sans façon. 4h de l'après-midi, 33° à l'ombre, ce n'est pas ce que j'avais envie de boire dans l'immédiat. Tradition polonaise sûrement...

Puis arrivèrent dans le désordre Haage & Partner (Simon et Gartfunkel de l'Amiga), Tony Ianiri de Power Computing (le Dany DeVito de l'Amiga) qui se vantait de parrainer Schumacher et sa Ferrari, et qui passait sa soirée à crier "Schumi Schumi Schumi !" après quelques bières servies par Vesalia (ce cher Mister Does qui ne comprenait pas un mot en anglais, ou très mal), KDH, Nightshift (Scala), Perrez (la "Amiga Music"...), Thomas Dellert (DCE), etc. sauf Phase 5 que tout le monde attendait pour une mise au point et qui prétexta être à un salon Apple à ce moment-là... Bref, une trentaine de personnes à discuter autour de quelques nombreuses bières et un buffet d'assortiments de saucisses et de salades froides.

Superbe souvenir, discussions intéressantes, avec notre ami Petro pour remplir les verres...

- J'ai eu le privilège de voir aussi votre talent de dessinateur-caricaturiste du monde Amiga. Quand vous est venue cette idée et pensez-vous un jour en faire profiter la communauté ? ;-)

Ce n'est pas parce que l'on fait quelques blagues ou quelques croquis que l'on doit devenir automatiquement le Cabus du monde Amiga, certaines satires bien connues sont plus virulentes que les miennes il me semble... Mais je pense qu'il serait sympa de réunir toutes les "oeuvres" des utilisateurs Amiga sur un site Internet, idée à développer...

- Il vous arrive encore de vous déplacer à des Amiga-Parties et des Amiga-bouffes en France. Qu'y trouvez-vous de plus sympa ?

On retrouve un peu l'ambiance des rencontres que l'on a tous connu de sa classe de terminale ou de ses potes d'armée. Tous réunis autour de la même passion, d'un même souvenir, d'une même époque, pas de divergence, pas de concurrence, tous dans le même bain, une impression de se sentir chez soi, dans son domaine.

- Que pensez-vous de la situation actuelle de l'Amiga, de sa communauté et de ses nouveaux dirigeants depuis janvier 2000 ?

La dernière reprise d'Amiga m'a laissé optimiste par la façon dont les dirigeants ont pris contact avec moi et du sérieux des contrats, etc. Mais très vite tout cela s'est dissipé et cette volonté de départ je ne la retrouve plus actuellement chez eux. On est dans un gros "trou", dans une grande attente, si seulement on savait ce qu'on attend...

- Que pensez-vous du marché actuel ? S'est-il stabilisé depuis un an avec les nouvelles perspectives de l'Amiga qu'on attend et les derniers produits sortis (principalement PCI) ?

Il est vrai que le PCI permet enfin à nouveau d'utiliser des cartes graphiques, réseau et maintenant également son, et peut être un jour USB, sur nos Amiga. Mais le développement des pilotes pour ces périphériques est tellement long que l'on aura toujours un train de retard et d'incompatibilité. C'est vrai que cela a le mérite d'exister, mais il manque plus de monde et de moyens dans le développement.

- Y a-t-il suffisamment de produits pour la demande, en variété, en innovation et en quantité ?

Cette année, de nombreux jeux et adaptations sont sortis pour Amiga comme pour l'iMac, coïncidence ? (par exemple Shogo). Cependant, le prix et la configuration musclée qu'il faut pour ces jeux-là empêchent les ventes de décoller.

- Quels sont les produits qui se vendent le plus ?

Les quadrupleurs IDE, les adaptateurs clavier PC, les ports série rapides, les adaptateurs VGA, une gamme de produits entre 150 et 300 FF.

- Pouvez-vous nous présenter brièvement la "SL-Tower" ?

Conçue à la base pour héberger l'AmigaOne, la SL-Tower (nom de commercialisation en France par SL-Diffusion) est la tour parfaite pour abriter votre A1200. Une alimentation silencieuse et une compatibilité avec les cartes Z2, Z3, Z4 et Mediator en font une tour pour tous ceux qui veulent étendre les possibilités de leur Amiga. Seuls les possesseurs des AtéoBus resteront prisonniers de leurs acquisitions.

- Que pensez-vous des logiciels et des jeux actuels sur Amiga ? Croyez-vous que dans la situation actuelle, le piratage est moins pratiqué ?

Il y a moins de choses à pirater donc cela attire moins de gens de ce côté-là à le faire. Cependant, on assiste de plus en plus à ce que les gens copient les CD Aminet. Ceci est lamentable car à ce rythme, Aminet disparaîtra dans moins de deux ans et avec lui la possibilité pour beaucoup d'avoir des programmes à moindre coût.

- Que pensez-vous des prix pratiqués actuellement sur Amiga, en tant que revendeur mais aussi consommateur ?

L'Amiga reste cher comme passion. Mais si on fait une moyenne dans le temps, cela est revenu moins cher que de changer de machine tous les 2 ans.

En tant que revendeur, pour beaucoup de produits cela ne vaut presque plus le coup de les vendre tellement la marge est faible, et si on augmente notre marge, le produit ne se vendra plus. A qui profite alors cela ? Qui se fait de l'argent dans l'histoire ? Quelqu'un doit bien encaisser quelque chose non ? Alors qui s'en met plein les fouilles ?

- Trouvez-vous que la situation du marché français s'est bien équilibrée maintenant avec ses trois ou quatre derniers revendeurs ?

Tous les bidouilleurs, escrocs et autres profiteurs ont disparu du marché. Ceci est très bien. La demande de produits Amiga existe mais l'offre est très faible et les délais pour certains produits en reconstruction demandent des fois plus de 6 mois. De quoi calmer les envies soudaines.

- Le dernier revendeur Amiga français à avoir fermé boutique est SDLI/ADFI de Clermont-Ferrand. Pensez-vous que d'autres risquent malheureusement de le suivre ou que c'est un cas marginal ?

Comment ça le dernier ? m'as-tu déjà enterré ? Ok, je vois, ce ne sont pas "Tes paroles", mais tu ne fais que les citer...

Je ne connais pas les autres revendeurs Amiga, je n'ai pas de contacts avec eux et je ne les considère pas comme des concurrents puisque nous nous battons pour continuer de faire vivre l'Amiga. Vendre de l'Amiga de nos jours n'est pas viable, peut-être vendent-ils encore d'autres produits (PC) ou prestations annexes pour continuer d'exister. Mais il est vrai qu'en travaillant chez Orangina à remplir des caisses de bouteilles je gagnerais sûrement plus mais ce serait moins intéressant.

- De par votre situation géographique (Strasbourg) et pour des raisons de marché, vous avez de nombreux contacts avec les revendeurs allemands. Pouvez-vous nous parler de la situation de l'autre côté du Rhin ?

En Allemagne, c'est la guerre des tranchées. Chacun veut devenir "Le Monsieur Amiga", le plus grand. Ils sont deux ou trois grands revendeurs et quelques constructeurs qui se font en partie financer par ceux-ci. Chacun veut être à la base du nouvel Amiga, le plus près possible des dirigeants, avoir l'exclusivité, etc. Bref, que de la frime (être le Bill Gates de l'Amiga... ils ont vraiment tout faux).

- Avez-vous récemment diversifié vos activités afin de pouvoir poursuivre la revente de matériels Amiga ? Votre métier d'origine étant infographiste...

Effectivement, j'ai créé des horaires de permanence le mercredi et le samedi matin pour revenir à mon ancien métier, infographiste dans l'architecture entre autres. Bien que je pourrais supprimer la partie Amiga de mon activité, j'essaye tant que je peux de faire ce que je peux pour la communauté.

- Le "Web-Shop" en ligne de votre site Internet est une excellente initiative, surtout dans un tel marché, est-il aussi le principal atout de votre magasin ?

Pour pallier une absence due à mes prestations externes, le Web-Shop fait tout naturellement office de permanence 24h/24 et permet à chacun de consulter et commander en ligne ses produits Amiga. Cela reste aussi un lien entre la communauté Amiga et les nouveaux produits venus.

- Croyez-vous en un avenir de l'Amiga ? Que pensez-vous du projet de l'AmigaOne et d'AmigaDE ? Pensez-vous que ce coup-ci Amiga Inc. va réussir ?

Tout n'est qu'une question d'argent. Penser mettre au point une nouvelle machine qui va bouleverser le monde informatique est bien prétentieux. Il faut avoir les moyens financiers et une bonne campagne de pub pour renverser la tendance. Donc même si cette machine existe, il faudra bien 10 ans pour qu'elle puisse prendre le dessus sur les PC et Mac.

L'Amiga et ses produits à venir resteront, je pense, dans la niche dans laquelle elle se trouve. La nouvelle machine sera présente à côté d'un PC, d'un Mac ou d'un ancien Amiga chez les utilisateurs. Le coût de cette machine sera forcément plus élevé tout comme l'a voulu la politique d'Apple pour les Mac, puisque cette machine ne s'adresse pas à tout le monde.

Puisse le futur me montrer d'autres horizons que ceux-ci, j'en serais ravi. Il y a des idées, des bonnes idées, et des personnes compétentes qui malheureusement ne s'entendent pas entre elles. C'est un peu comme les fanzines Amiga français : chacun dans son coin alors qu'on pourrait appliquer cette devise : un pour tous...

- Comment voyez-vous ton avenir dans l'Amiga, professionnellement et personnellement ?

Professionnellement, j'essayerai de tenir aussi longtemps que mes fournisseurs me permettront d'honorer les commandes de mes clients. Personnellement, j'espère toujours trouver le temps de reconfigurer mon A4000.

- Pour finir Jean-Jacques, quelques mots pour nos lecteurs et les amigaïstes francophones ?

Qui vivra verra, et bravo pour cette énergie de la part de tous les fanzines dévoués à cette machine.

- Merci infiniment Jean-Jacques pour avoir répondu à ces "quelques" questions. Nous vous souhaitons la plus longue et la meilleure des continuations parmi nous. :-)

"L'Amiga n'est rien sans vous", Petro à Cologne il y a quelques années.


Contact :

SL-Diffusion, vente par correspondance, 13, rue des Jardins, F-67550 Vendenheim
Tél.: 03 88 59 42 82, Fax.: 03 88 59 42 83, www.sl-diffusion.com, info AT sl-diffusion.com.


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