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A propos d'Obligement
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David Brunet
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Entrevue avec Louis Bertignac
(Entrevue réalisée par Jean-Pierre Burias et extraite de Génération 4 - septembre 1994)
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Ancien membre du légendaire groupe Téléphone, Louis Bertignac poursuit depuis une brillante carrière en solo.
À la fois chanteur et guitariste, il est également un fan de jeux vidéo... Trois bonnes raisons de le rencontrer !
Votre dernier
album s'appelle "Elle et Louis". Satisfait du résultat ?
Je suis assez content en général comme en gros de tous les autres albums. Avec le recul, je pense que j'ai
fait ce que je pouvais. La suite, l'accueil du public, ne m'appartiennent plus. Basta !
On sent dans
votre musique une grande évolution...
J'essaie de faire quelque chose de différent à chaque fois. La grande nouveauté vient du fait que, cette fois,
je n'ai pas fait l'album avec un groupe. J'ai employé des musiciens différents pour chaque morceau.
Avant, je travaillais avec des jeunes. Cette fois, j'ai pris des pros confirmés comme Manu Katche ou
Tony Visconti. Cela m'a permis d'avoir plus de temps pour m'occuper des guitares et des voix.
En fait,
vous êtes avant tout un simple guitariste ou alors, mieux, un chanteur guitariste ?
Il y a une erreur que font couramment les gens qui étaient dans un groupe et qui travaillent
ensuite en solo, c'est de vouloir absolument travailler les instruments avec lesquels ils n'étaient pas
très bons. Au risque de négliger leurs instruments favoris. Cela arrive très souvent. Comme tout le monde,
je suis tombé dans le panneau ! Pour retrouver le droit chemin, je me suis remis à la guitare. Le
résultat donne un album plus personnel.
Comment vous
sentez-vous, après une déjà longue carrière ?
C'est amusant... Je mûris lentement... J'apprends de plus en plus de choses autour de ce qui me concerne.
C'est une autoroute, une suite logique. Il y a des côtés de moi qui se confirment.
Au mois de mai 1994,
lors d'un de vos concerts, au Bataclan à Paris, Téléphone est remonté sur scène...
C'est eux qui m'ont fait la surprise... Ils m'avaient tous demandé une place mais je ne pensais pas
qu'ils monteraient sur scène. Nous n'avions jamais joué ensemble depuis notre séparation.
Peut-on
envisager une reformation du groupe ?
Il n'y a rien de prévu... Vraiment pas. Je pense qu'aucun de nous n'a envisagé une reconstitution. J'ai
l'impression que c'est bien de se retrouver de temps en temps, comme ça. Moi, en tout cas, j'ai attaqué un
nouveau truc et je suis loin d'avoir fini ce que j'ai entrepris. Je voudrais aller plus loin dans cette
affaire. Téléphone : je connais tellement, c'est une grande partie de ma vie. On se connaît depuis l'âge
de 16 ans. On est toujours bons copains. Dès que l'on monte sur scène, on sent qu'il n'y a aucun
problème, que l'on s'entend toujours aussi bien. Mais on n'a pas forcément envie de remettre tout ça sur
le tapis.
Vous pensez
que vous êtes allé au bout de ce que vous pouviez faire avec Téléphone ?
Musicalement, j'en ai peur. Je ne dis pas qu'il y a incompatibilité musicale, mais ça me paraît un peu limité.
Je n'ai pas tellement envie de reprendre une nouvelle histoire. Si on a arrêté, je pense que ce n'est pas
pour rien. Je ne vois pas ce que l'on pourrait faire de plus.
Arrêter
Téléphone et partir chacun de son côté était un pari difficile ?
Bien sûr, ce n'était pas évident. Mais on le savait : les gens gardent toujours l'image du groupe. Et
puis finalement, on s'y fait. Jean-Louis Aubert a réussi à faire son trou. Moi, je suis en train de le
faire. Ce n'est pas maintenant qu'il faut arrêter. Retourner en arrière maintenant serait un désaveu.
Quels sont
vos projets ?
Je suis mon petit bonhomme de chemin. La tournée finie, je me remets sur le prochain disque qui m'exalte,
parce que je ferai vraiment tout. J'écrirai les textes et je jouerai de la plupart des instruments. Ce
sera l'album le plus personnel que je n'ai jamais fait. Je me suis aussi rendu compte que je devais faire ce
que j'aime. Mon plus grand projet est de faire des jolies chansons.
Pour les faire
partager à votre public ?
Je suis en extase devant mon public. J'ai toujours l'impression que c'est le meilleur du monde. Je me sens
merveilleusement soutenu. Pourtant, j'avais un peu peur que les gens ne m'aiment plus. Il y avait longtemps
que je n'avais pas fait de scène. Une salle qui crie ton nom à la fin du concert, c'est merveilleux.
C'est fou. J'ai versé des larmes toute la nuit. C'est trop beau. Le contact avec le public redonne des
forces.
Vous êtes
également un passionné de jeux vidéo...
J'aime toucher un peu à tout. J'aime jouer. J'aime également programmer des jeux, même si je suis
assez nul pour l'instant dans le domaine. Je ne connais pas les langages trop compliqués. Je ne connais
que l'hypertouch sur Macintosh. Je les imagine. Je ne les ai pas encore réalisés.
Quels sont
vos supports préférés ?
Pour certains jeux, j'utilise le Macintosh, pour d'autres l'Amiga. J'avais aussi une console Mattel
dans le temps, mais je ne m'en sers plus.
Et vos
jeux préférés ?
Ah ! Je suis un fan de Goal!. Il est génial celui-là ! J'aime bien les jeux de football
sur ordinateur. Je les ai tous. Mais vraiment, et de loin, Goal! est le meilleur.
J'ai acheté OM Super Football, Sensible World Of Soccer et pleins d'autres, mais ils m'ont tous
déçus à part celui-là. J'adore vraiment les jeux de football.
J'ai aussi deux ou trois jeux de tennis. Je suis très branché sur les jeux de sports.
Le sport en vidéo fatigue moins que dans la réalité. Et c'est surtout beaucoup moins risqué !
J'aime également beaucoup Indiana Jones et aussi quelques jeux de rôle.
Vous
passez beaucoup de temps devant votre console ?
Dans mes mauvais jours, je peux passer pratiquement quatre heures de suite à jouer. Quand j'ai
vraiment gâché ma journée, je joue au jeu vidéo. C'est assez rare tout de même. En général,
au bout de trois quarts d'heure, une heure de jeu, j'essaie de m'arrêter, mais on s'accroche
vite à ces jeux.
Vous êtes
accro, mais pas trop ?
Je joue juste pour me marrer. Mais un jour peut-être, j'aimerais concevoir des jeux vidéo. C'était
un peu pareil avec la musique. Quand j'étais gosse, je me disais y en a marre de perdre du temps
avec ça. Je ne pouvais pas m'empêcher de jouer. Depuis, c'est devenu ma vie. Si ça se trouve,
les jeux vidéo deviendront ma vie de la même façon. Ça part à peu près du même endroit. On ne sait
jamais. Mais c'est vrai que j'ai des idées de jeux dans la tête. De là à les réaliser, c'est toute
une galère. Il faut trouver des budgets, des gens intéressés. Ce serait un beau pari...
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