Obligement - L'Amiga au maximum

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Entrevue avec Franck Lanne
(Entrevue réalisée par Nathalie Meistermann et extraite de Tilt - novembre 1987)


Franck Lanne "Je veux que dans douze mois, l'image de marque de Commodore soit cent fois meilleure que celle d'Atari et nous y arriverons." Tel est le défi lancé par Franck Lanne, directeur de Commodore France. L'Amiga reste la priorité pour un constructeur qui balaie le marché de la micro.

Frank Lanne a repris la direction de Commodore France il y a six mois, à une époque où l'image de marque était au plus bas : un service après-vente médiocre, un lancement raté de l'Amiga 1000 face à l'Atari ST... Il s'est employé depuis à restructurer la filiale dans tous les domaines, à rassurer ses partenaires.

Lassé d'être comparé à Atari, il place curieusement Amstrad en tête de ses concurrents. Le seul qui aurait, d'après lui, une gamme de produits aussi étendue - de la petite machine de jeu, CPC ou 664, aux compatibles PC - mais sans l'atout Amiga présenté comme le fer de lance de Commodore. Le Commodore 64 n'est pas pour autant relégué aux oubliettes puisqu'il reste, pour Frank Lanne, en toute subjectivité, "de notoriété publique, le meilleur micro du monde" et fait encore des ravages en Allemagne et dans les pays nordiques.

Tilt a rencontré pour vous Frank Lanne qui fait le bilan de son action. Le combat est loin d'être gagné même si l'on sent en cette fin d'année un frémissement très net en faveur de l'Amiga 500.

- Quel bilan pouvez-vous tirer depuis votre arrivée à la tête de Commodore France ?

Nous avons récupéré une filiale dans un triste état. La marque avait beaucoup souffert en France. Mais le nom Commodore gardait une notoriété spontanée très importante. Notre image avait plus souffert auprès des professionnels, des distributeurs et de la presse que du grand public. Le possesseur d'un C64 continue d'être un fan. Nous avons donc mis l'accent sur notre communication destinée aux professionnels.

A l'échelle mondiale, nous avons eu des turbulences en tant que société monoproduit qui a gagné une fortune avec le C64. A présent, Commodore est le seul fabricant de micros qui possède une gamme de produits aussi étendue.

- Atari essaye aussi de couvrir tout le marché ?

Nous avons une gamme PC complète qui va d'un PC AT 40 méga et c'est pourquoi Commodore détient 33% du marché professionnel en Allemagne. Atari, de son côté, essaye de sortir un PC et, en l'absence de tests, personne ne sait encore s'il sera compatible.

- Quelles actions entreprenez-vous face aux revendeurs ?

Quand je suis arrivé, des distributeurs m'insultaient au téléphone. Les machines restaient trois mois immobilisées. Pour le SAV, nous avons passé des accords très serrés avec la MIS et sa filiale Aramis, la plus grande des sociétés indépendantes de maintenance en France pour le matériel professionnel et familial. Notre politique commerciale et financière est à présent claire. Dans le domaine professionnel, toutes les machines sont testées avant expédition. Un échantillonnage sur 1000 Amiga 2000 et compatibles PC révèle 3% seulement de pannes à l'arrivée d'usine.

- Commodore ne semble pas très présent dans les magasins. Est-ce que ce message de sérieux et de qualité passe très bien au niveau du grand public ?

Il faut voir ici le "timing". Nous avons livré les premiers Amiga 500 début juin 1987. Or, la période de juillet-août est rarement excitante au niveau des ventes. Maintenant, il va falloir lutter contre les effets pervers et notamment l'argument classique : l'Amiga 500, quelle magnifique machine, mais elle a très peu de programmes.

- Pourtant c'est la réalité ?

Pas du tout. Nous avons édité pour le SICOB un catalogue de logiciels. Nous en avons distribué des dizaines de milliers au SICOB et poursuivrons au festival de la micro. Les vendeurs ne pourront plus dire "il n'y a pas de programmes pour l'Amiga 500".

- Il est difficile de dire que l'Amiga possède autant de logiciels que l'Atari, très peu de sociétés françaises développent actuellement sur Amiga ?

Atari France a sorti un catalogue avec près de 500 logiciels que ST Magazine a passé en revue. D'après eux, la moitié des logiciels cités n'existent pas. Nous avons 180 logiciels dont 80 jeux, ce qui permet de bien s'amuser.

- Quel soutien concret apportez-vous aux développeurs et aux éditeurs ?

Nous avons largement étoffé l'assistance technique. Il y a maintenant cinq personnes, au lieu de deux à mon arrivée, qui répondent aux questions des développeurs toute la journée. Un serveur Minitel a été également créé à leur intention exclusive. En actif, plus de 80 développeurs travaillent sur Amiga. WordPerfect, le leader mondial dans le traitement de texte, qui détient 34% du marché, va adapter son produit sur Amiga, cela veut dire quelque chose.

- Vendez-vous encore des C64 en France ?

Peu en France mais en quantité phénoménale en Europe. Les filiales européennes prévoient des promotions avec les grandes chaînes de distribution pour la fin de l'année.

- Pourtant, le Commodore 64 est une machine un peu dépassée maintenant ?

De notoriété publique, le Commodore 64 est le meilleur ordinateur du monde. C'est une bonne machine à deux titres, c'est une console de jeu extraordinaire qui a, de plus, une énorme ludothèque gratuite. Il y a un domaine public sur le C64 qui est extraordinaire.

- Vous affirmez vouloir vendre 25 000 Amiga dans l'année, ces chiffres sont-ils toujours valables ?

Oui car notre année fiscale se termine en juillet 1988.

- Face à Atari, allez-vous baisser vos prix ?

Non, pas du tout, il y a un marché pour les R5 et un marché pour les autres véhicules, le tout est de savoir combien vous voulez gagner d'argent. Atari est une société mono produit ST. S'ils ont un accident conjoncturel, ils seront sérieusement en danger.

- Comment se place Commodore France par rapport au reste de la société ?

L'Europe pèse très lourd en ce moment au niveau de Commodore, à peu près 70% de Commodore International. Nous voulons rééquilibrer de l'ordre de 50/50 en renforçant les États-Unis. Nous sommes actuellement leaders dans quasiment toute l'Europe. En Allemagne, nous représentons 66% du marché grand public selon une étude GFK. Nous avons quelques faiblesses dont une très forte qui est la France, l'Angleterre et l'Espagne où la filiale a été créée voici quelques mois. En réalité, Commodore est fort partout, sauf dans les pays où Amstrad s'est développé. C'est notre plus gros concurrent. Mais nous sommes sur ce marché depuis des années et comptons y rester contrairement à Alan Michael Sugar qui répète que s'il pouvait gagner de l'argent avec des frigidaires, il abandonnerait la micro. La micro est notre métier et nous investissons 4% de notre chiffre d'affaires mondial en développement.


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