Obligement - L'Amiga au maximum

Dimanche 23 juillet 2017 - 22:39  

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Reportage : DevCon Commodore 1992 au Royaume-Uni
(Article écrit par Eddy Carroll et extrait de www.iol.ie - octobre 1992)


Note : traduction par Yann-Gaël Guéhéneuc.

Chaque année durant ces trois dernières années, Commodore UK a organisé une conférence dédiée aux développeurs pour donner à ces derniers résidant au Royaume-Uni la possibilité de voir les nouvelles technologies, d'être informés sur divers problèmes de programmation, de montrer leurs dernières astuces et, plus généralement, de se mêler à d'autres gens qui ont les mêmes intérêts.

Cette année ne fut pas une exception et Geoff Reeves, Rocco Matassa et moi-même avions décidé de nous gâter en passant une fin de semaine au Royaume-Uni tout en augmentant nos connaissances de l'Amiga dans le même temps. Comme d'habitude dans ce genre d'événements, nous avons tous trois signé un accord de non-divulgation pour nous empêcher d'ébruiter les secrets de Commodore. Mais il se trouve que la plupart des choses discutées étaient déjà connues du public.

La conférence avait lieu cette année à Buxton (où ça ?) qui est situé à environ 100 km de Chester. Après un rapide coup de téléphone à une agence de voyages pour découvrir qu'un aller-retour vers Manchester nous coûterait autour de 150 £ chacun, sans compter un long voyage en train après, nous avons décidé de prendre le ferry.

Ce choix nous a coûté environ 35 £ chacun et nous a donné l'opportunité de voir un peu de la campagne anglaise sans se presser (Geoff et Rocco pourraient ne pas être d'accord avec ce dernier adjectif).

Donc, qui a la carte ?

La DevCon commençait le soir du vendredi 16 octobre 1992 et on s'était donc dit que prendre le ferry du matin, depuis le port de Dublin, nous laisserait plein de temps pour parcourir les 200 km restants.

Après un passage sans souci, un bref arrêt à Chester pour un repas, et un détour de 30 km, nous sommes arrivés sains et saufs à Buxton vers 19h où nous nous sommes enregistrés. Bien que la DevCon elle-même avait lieu dans le luxueux Palace Hotel, nous étions enregistrés dans un autre hôtel, à quelques minutes de marche (ce qui était un peu moins cher).

Une fois lestés de nos sacs, nous sommes partis pour le Palace Hotel pour trouver Sharon McGuffie de Commodore. Geoff et Rocco avaient rencontré Sharon dans des salons par le passé mais ne lui avaient parlé qu'au téléphone, donc ils avaient enfin l'occasion de mettre un visage sur sa voix. Nous avons reçu les badges et un sac contenant un agenda Commodore pour prendre des notes ainsi que les disquettes des Workbench 2.1 et 3.0. Après cela, il était temps de participer au dîner d'ouverture qui proposa une excellente nourriture.

La salle d'ordinateurs d'à côté était remplie de différents Amiga 1500, 4000 et CDTV pour que les développeurs puissent bidouiller avec. Après le repas, nous avons foncé directement vers ces machines. C'est là que nous avons rencontré des contacts à nous de l'ICPUG (NDT : Independent Computer Products Users Group, ou groupe indépendant des utilisateurs d'ordinateurs), en particulier les charmants John et Janet Bickerstaff, et Pete Miles, le bibliothécaire Amiga. Nous avons discuté avec d'autres développeurs d'importance comme Jolyon Ralph (un nom familier pour les lecteurs de JAM (NDT : Just Amiga Monthly, un magazine Amiga britannique)), un gars de chez DMA Design qui portait un T-shirt classe marqué "Lemmings World Tour 1992 Road Crew" et le développeur de Wordworth.

Il y avait diverses personnes de chez Commodore, notamment David Pocock de CATS Royaume-Uni, Carolyn Scheppner de CATS États-Unis, John Cambell (vice-président de CATS, je crois) et Carl Sassenrath (l'auteur de l'exec.library et qui travaille maintenant comme consultant indépendant pour Commodore). J'ai aussi aperçu Steve Beats et Andy Finkel, deux noms associés à Commodore depuis longtemps. Après avoir discuté avec des développeurs pendant quelques heures, Geoff, Rocco et moi-même avons décidé qu'une bonne nuit de sommeil ne serait pas de trop et nous sommes rentré à l'hôtel.

Tôt au lit

Le samedi était plutôt chargé avec un démarrage à 9h45 et la session d'introduction. Après l'habituel "merci d'être venu, nous espérons que vous passerez une bonne fin de semaine", c'est John Campbell qui a donné des détails sur les nouvelles machines de Commodore et le futur de la société.

Avant sa présentation, il ne paraissait pas très accessible (il était même habillé d'un costume) mais sa présentation était intéressante et bien faite. La plupart des choses dont il parla avaient déjà été révélées ailleurs. Il a réaffirmé le soutien de Commodore au CDTV et annoncé que CATS États-Unis allait commencer à suivre les conférences développeurs sur CIX (NDT : Compulink Information eXchange, un système précurseur de conférences sur Internet) pour permettre des communications bien plus directes entre les développeurs de Commodore aux États-Unis et au Royaume-Uni. Il mentionna aussi la confiance qu'il avait dans la direction de Lewis Eggebrecht et que Commodore avait maintenant une philosophie d'ouverture.

Après une courte pause-café, nous sommes retournés dans la salle principale pour la première présentation externe sur les graphismes 24 bits ; malgré des démonstrations de matériel, elle ne fût pas super excitante. En parallèle, dans la salle d'à côté, se déroulait une présentation sur le nouveau système InterPlay d'Optonicia pour le CDTV. Deux présentations avaient la plupart du temps lieu en parallèle, et ceci jusqu'à la fin de la semaine. Bien que nous trois ayons décidé au départ de couvrir le plus de présentations possible, nous nous sommes séparé seulement pour l'une d'entre elles.

Avant le déjeuner, Carl Sassenrath nous mit au courant des derniers développements sur le CDTV. Il était plutôt enthousiaste sur les possibilités du CDTV et mentionna comment il avait approché Commodore avec une idée similaire en 1986, peu après que Commodore ait acheté Amiga. CBM n'avait pas poursuivi cette idée à l'époque et Carl était allé travailler pour Apple pour quelques années avant de revenir travailler au développement du CDTV.

Carl avait des matériels et logiciels plutôt intéressants à présenter, comme par exemple une version PAL de la carte vidéo du CDTV (aussi connue comme DCTV dans sa version Amiga) qui devrait arriver sur le marché prochainement. Elle permet d'afficher jusqu'à 2 millions de couleurs tout en utilisant la bande passante d'un affichage de 3 ou 4 bitplanes en haute résolution. Il a aussi montré un chouette "frame-grabber" qui peut enregistrer sur disque une vidéo, depuis une source directe, à un taux d'image par seconde approprié pour qu'elle puisse être rejouée sur CDTV en vidéo quart d'écran CD-XL.

Le truc le plus intéressant était le logiciel de Carl qui permet de créer une séquence audio/vidéo complète et de la rejouer. Les démonstrations de ce logiciel montraient une publicité pour Federal Express et un disque de formation industrielle. La publicité était impressionnante parce qu'elle arrivait à cacher que la vidéo ne faisait qu'un quart de l'écran en la bougeant autour de l'écran et en la déplaçant d'un plan fixe à un autre, etc., tout ça avec de l'audio. Carl a insisté sur la petitesse des programmes sur le CDTV, en raison de la mémoire limitée.

Le mauvais, le bon et le laid

Après un très bon déjeuner, nous avons fait l'erreur de choisir la présentation sur C/Pascal/assembleur (qui aurait pu avoir comme sous-titre "Regardez tous les produits de HiSoft que vous pouvez acheter").

La session de Carolyn Scheppner sur les outils de développement fut bien plus intéressante ; en plus de nouveaux outils de développement, tels que la version 68040 d'Enforcer ou le ToolMaker, pour construire des applications, elle a aussi discuté des nouvelles fonctionnalités du Kickstart 3.0 et présenté plein d'images et d'animations pour les illustrer.

Parmi les choses vraiment bien, on trouve la gestion du double tampon mémoire (qui facilite l'affichage des animations sur des écrans Intuition déplaçables), le partage de palette de couleurs (qui permet à plusieurs images 256 couleurs d'être affichées sur l'écran du Workbench en partageant intelligemment la palette entre images) et les écrans attachés (où un petit écran est attaché à un plus grand et les deux sont traités comme un seul écran ; regardez l'écran des outils de Digi-Paint 3 ou l'écran de la palette de Deluxe Paint IV pour des exemples d'utilisation pratique).

Carolyn a aussi donné un rapide aperçu de Commodore Engineering ; il a été très surprenant d'apprendre qu'il y avait en tout 175 personnes dans le groupe au total, scindé entre les divisions Chipset Design, Hardware Architecture, Systems Group, Software OS, CATS, Documentation et QA (plus un ou deux groupes que j'ai oubliés).

Après une autre pause (il était alors plus de 18h00), il y eut une session de questions aux développeurs. Il y avait un bon petit nombre de développeurs présents qui n'hésitèrent pas à dire ce qu'ils pensaient.

Le CDTV fut sévèrement critiqué en raison du manque de support publicitaire de Commodore. Des préoccupations se sont fait entendre sur les nouvelles machines AGA et la nouvelle politique de Commodore de ne pas publier d'informations dessus pour leur programmation directe sans passer par le système d'exploitation. Notre estimé président du CUGI (NDT : Commodore User Group Ireland, groupe des utilisateurs Commodore en Irlande) en avait à dire sur l'impossibilité pour Commodore de traiter les cartes de crédit (demandant le paiement complet en avance) mais n'a pas reçu les réponses qu'il attendait.

Après un nouveau très bon repas, nous devions avoir une "diversion nocturne" avec Perry Huber mais, malheureusement, il n'a pas pu venir. Une tentative de dernière minute de trouver un magnétoscope pour montrer une démo de MorphPlus d'ASDG échoua aussi (n'est-ce pas sympa de savoir que CUGI n'est pas la seule organisation à avoir ce genre de problèmes ? :-)).

Donc, avec rien d'autre à faire, nous avons passé la soirée à jouer avec les ordinateurs et à discuter avec d'autres développeurs (ou, plutôt, j'ai passé ma soirée à faire ça ; Geoff et Rocco ont emprunté mon parapluie pour admirer Buxton sous la pluie).

Le samedi soir, c'est peinard

Dans la salle des ordinateurs, il y avait plusieurs choses intéressantes à voir. Jolyon Ralph nous a rendus tous jaloux avec un minuscule disque SCSI de 800 Mo qu'il avait apporté avec lui et qui contenait son environnement de développement pour CDTV au complet. Amiga Centre Scotland avait amené une carte Harlequin et un VideoBlender qui faisaient toute sorte de chouettes effets vidéo dans un coin.

Il y avait aussi deux prototypes d'A1200 qui sont essentiellement des A4000 avec une face avant noire et une carte processeur 68020 au lieu du 68040. Des développeurs commerciaux comme Psygnosis avaient reçu des machines similaires les mois précédents pour assurer la compatibilité. Finalement, ce ne fut que bien après minuit que nous sommes retournés à l'hôtel.

Pas de repos...

Le dimanche, le dernier jour, nous avons commencé par une session sur AppShell, un outil que Commodore développe pour rendre plus facile l'écriture d'applications Amiga avec une apparence standard. Contrairement à ToolMaker, qui est actuellement disponible, AppShell ne paraîtra pas avant longtemps. Par contre, il offre beaucoup d'avantages, comme l'indépendance de l'apparence vis-à-vis des polices, une gestion d'ARexx intégrée, des types d'outils standards et plein d'autres choses très bien. Il vient sous la forme d'une bibliothèque dynamique pour garder la taille des applications au minimum et il a un programme compagnon, AppBuilder, qui facilite le travail pénible de création d'interface avec la souris.

Après cela, Rocco et Geoff ont décidé d'aller apprendre tout ce qu'il faut savoir sur DTP et ses polices (NDT : DTP Types Limited était une entreprise de développement de polices de haute qualité) dans l'atelier de Mike Todd, tandis que j'allais à la présentation de Dave Parkinson sur les animations et le son haute qualité sur CDTV. En même temps qu'il nous a montrés son spooly.device, qui permet aux animations et sons d'être lus directement d'un disque dur ou d'un CD, Dave a passé une partie de son temps à discuter de son environnement de développement pour CDTV et à faire une démonstration de son outil bien pratique, MouseTrap, qui permet d'utiliser deux ordinateurs à partir de la même souris et du même clavier.

Après le déjeuner, nous sommes allés dans la grande salle pour une présentation par Jim Mackonochie, un des premiers développeurs britanniques sur CDTV et, en ce moment, le directeur du marketing pour le CDTV chez Commodore. Il a donné une présentation entraînante sur le futur du CDTV et les plans de Commodore pour sa promotion et, d'une manière générale, a réussi à mettre du baume au coeur de tous les participants.

Une des choses que Commodore a mise en place est une ligne de téléassistance au Royaume-Uni, que les gens peuvent appeler pour des informations sur les vendeurs de CDTV et les titres disponibles. Ils viennent juste aussi de conclure des accords importants avec des distributeurs britanniques pour la promotion du CDTV, avec des magasins qui se sont engagés à stocker aux moins 30 titres chacun. Ils ont maintenant une équipe de 36 filles qui font la tournée des revendeurs de CDTV pour en faire des démonstrations devant les clients.

On continue à écrire !

Ce fut finalement le tour de la session la plus spectaculaire de la fin de semaine. Avec pour titre "0 à CD en 60 minutes", nous étions prêts à la passer. Ça sonnait comme une discussion ennuyante sur les problèmes auxquels il faut faire face avec les fabricants de CD ; l'autre session portant sur le Workbench 2.0 et ses descendants semblait bien plus intéressante. Cependant, comme la session d'avant avait dépassé son heure de fin, nous étions toujours dans la salle principale quand elle commença, alors nous sommes restés.

Cette session fut une démonstration d'un de ces nouveaux lecteurs de CD réinscriptibles. Jim Hawkins, le présentateur (et auteur de la série Astérix pour CDTV) s'est assis devant son Amiga 3000, écrivit un court programme en Modula 2, le convertît en C, le compila, et le testa pour voir s'il marchait bien comme il fallait.

Ensuite, il démarra un logiciel spécial pour créer des CD ISO 9660 et utilisa une interface utilisateur du style de celle de DirMaster pour choisir quels tiroirs devaient être inclus sur le CD. Le logiciel calcula pendant un petit moment puis généra un seul énorme fichier image contenant tous les tiroirs et fichiers dans un format permettant sa gravure sur CD.

L'étape suivante fut de charger le logiciel dédié à l'écriture du CD. Les CD réinscriptibles, contrairement aux disques durs ou disque WORM, doivent être écrits d'un coup : le disque tourne, le laser se met en marche et un flot constant de données est envoyé sur le disque, le laser s'éteint, et c'est fini. Le flot de données doit être continu ou alors vous vous retrouvez avec une sous-tasse plutôt chère.

Sur la version PC de ce système, une carte SCSI dédiée est nécessaire pour assurer que le système puisse suivre l'écriture du CD. Sur un Amiga 3000 au contraire, le contrôleur SCSI de base est suffisamment rapide pour écrire directement depuis le disque interne de 105 Mo sans interruption (bien qu'en pratique, vous auriez besoin d'un disque beaucoup plus gros si vous faisiez du développement pour CD).

En tout cas, Jim mit en marche ce logiciel et très peu de temps après, il avait en sa possession un CD doré contenant son programme (avec en plus plein d'autres fichiers qu'il avait aussi copiés). Il inséra le CD dans le CDTV d'à côté et cela fonctionna du premier coup ! (il admit qu'il avait dans l'idée d'avoir un CD fait un peu plus tôt sous la main juste au cas où, mais il n'avait pas eu le temps de le faire).

En tout, toute l'affaire prit 45 minutes, entrecoupées par les discussions de Jim. Le coût par CD est d'environ 22 £ et vous pouvez écrire plusieurs fois sur chaque disque, jusqu'à ce que le disque soit plein, mais seulement les dernières choses écrites sont lisibles par la CDTV.

Pour mettre cela en perspective, avant cela, faire un CD de test nécessitait un voyage vers votre presseur de CD local avec un disque dur ou une cassette sous votre bras et 400 £, suivi par plusieurs jours d'attente jusqu'à ce que vous receviez votre CD de test et que vous puissiez l'essayer. En cas d'erreur, il fallait recommencer ce processus encore et encore, jusqu'à ce que vous soyez content du résultat. A partir de là, vous retourniez chez votre presseur de CD et vous lui demandiez de graver un CD maître (environ 1000 £) à partir duquel vous pouviez produire vos CD.

Bien que ce nouveau système requière encore le pressage d'un CD maître, il est bien plus facile et moins cher d'arriver à cette étape-là. Au prix de 4750 £ pour le lecteur/graveur et le logiciel, vous serez remboursé après seulement quelques CD.

Dans les 15 minutes restantes (qu'il utilisa en début de session plutôt qu'à la fin) Jim montra le nouvel échantillonneur 16 bits de SunRize Industries. Il vient avec un excellent logiciel et permet d'enregistrer directement sur disque, avec plein d'autres fonctions intéressantes. En théorie au moins, il serait possible d'enregistrer un disque en numérique, de l'éditer sur Amiga puis de créer un CD maître avec le lecteur/graveur. J'ai aussi aperçu une option "audio" dans le logiciel de gravure.

Décompresser

À ce moment-là, il était plus de 16h et il était temps que la conférence se termine. Après un "merci à tous d'être venus, on se revoit l'année prochaine", nous nous sommes dirigés dehors pour boire un café avec des biscuits. Comme nous avions quelques heures à rien faire avant d'aller au ferry, nous avons passé le temps en discutant avec des gens de Commodore.

Nous avons discuté aussi avec un gars intéressant de Micro Anvika à Londres qui est en train de concevoir une carte transputer en Zorro III pour faire du raytracing. Il pense que sa carte offrira jusqu'à 40 fois les performances d'un 68040 une fois pleine de transputers ! Son propre système A3000 a 64 Mo de mémoire pour lui permettre de jouer de longues animations Vista Pro directement de la mémoire. Et nous qui pensions qu'on avait des machines de courses ! Enfin, nous sommes partis pour le port de Holyhead et après une nuit calme (même si sans sommeil), nous étions de retour à Dublin à 7h30.

Bien, avec du recul, qu'avons-nous appris ? La chose la plus évidente est que les gens de Commodore sont très sérieux au sujet du CDTV et qu'ils y investissent beaucoup de ressources. Ils ont compris qu'ils devaient le vendre aux possesseurs existants d'Amiga et ils sont maintenant actifs à le promouvoir en tant qu'ordinateur multimédia. Une autre observation intéressante est que presque tous les développeurs que nous avons rencontrés semblent venir de petites entreprises. Les grands noms, comme Electronic Arts, Ocean, Psygnosis, etc., étaient visiblement absents. C'est décevant.

Pour moi, ce fut une fin de semaine mémorable. Au final, ce fut un excellent rapport qualité-prix (le coût total fut autour de 110 £ chacun, incluant le voyage, l'hôtel, l'inscription à la conférence). Je pense que Rocco et Geoff se sont bien amusés aussi. La prochaine conférence des développeurs DevCon aura lieu à Orlando en Floride, en janvier prochain et, avec un peu de chance, je devrais pouvoir y aller aussi.


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