Obligement - L'Amiga au maximum

Mardi 14 avril 2026 - 10:51  

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Entrevue avec Dominique B. de Valenciennes
(Entrevue réalisée par Serge Hammouche et extraite du catalogue de France Festival Distribution - juin 1992)


- Dominique, vous qui faites partie de mes clients les plus fidèles, vous êtes donc un fan de l'Amiga, mais pouvez-vous nous dire quand et comment avez-vous connu l'Amiga et qu'est-ce qui vous a séduit le plus pour en acheter un ?

Mon premier contact avec l'Amiga fut d'abord un contact visuel. Pour autant que je m'en souvienne, je feuilletais la parution de Sciences Et Vie Micro de juillet-août 1985. Un petit article accompagné d'une photo révélait sa commercialisation aux États-Unis. Cet article soulignait déjà l'insuffisance de la logithèque. Cependant, il exposait également des atouts indiscutables en matière de son et de graphisme. De plus, son aspect très professionnel a fait que je m'y suis intéressé. Le multitâche était évoqué, sans plus. C'était encore quelque chose de mystérieux pour moi.

- Avez-vous suivi des études d'informatique lors de votre scolarité ? Est-ce cela qui vous a fait opter pour l'Amiga ou bien utilisez-vous l'Amiga juste pour votre plaisir personnel ?

Mon choix pour l'Amiga s'explique pour deux raisons : d'une part, je possédais à l'époque un C64 et je me tenais naturellement informé grâce à des revues telles que Commodore Revue ou Microdor. C'est d'ailleurs dans cette dernière revue (Microdor n°1, Janvier/Février 1986) que j'ai eu un deuxième contact avec l'Amiga, de par un article intitulé "Les modes graphiques de l'Amiga". Sa commercialisation en France y était annoncée. L'Amiga avait donc une réalité. D'autre part, je suis musicien et ce qu'on disait sur les possibilités sonores de l'Amiga ne manquaient pas de m'intéresser. Infortunément, j'étais étudiant à cette époque et je me frottais à un compilateur Pascal UCSD plus ou moins bogué sur un MV 4000 (multiposte de Data General), très lourd à utiliser (file d'attente). J'avais donc d'autres occupations que l'Amiga et du reste, son prix m'était prohibitif. Il m'aura fallu attendre 1990, soit cinq ans, pour pouvoir en disposer d'un.

- Avant l'Amiga, aviez-vous déjà eu un ordinateur chez vous ?

Oui, j'avais un C64, que j'ai d'ailleurs utilisé en musique. Ainsi, j'ai pu lui faire exécuter (dans le bon sens du terme) deux inventions à trois voix de J.S Bach. J'avais aussi commencé l'esquisse d'un logiciel de dessin en BASIC, mais c'était vraiment trop lent.

- Est-ce que, comme beaucoup de personnes que je connais, vous comptez échanger votre Amiga pour un nouveau modèle doté du système 2.0 ? La plupart des revendeurs reprennent, par exemple, les vieux Amiga 500 à moitié prix en échange de l'achat d'un Amiga 500+.

L'apparition du système 2.0 peut donner l'envie d'échanger le 1.3 pour ce dernier. La précipitation n'est pas une bonne chose. Le 1.3 est évidemment un système éprouvé alors que le 2.0 peut cacher de mauvaises surprises. D'après ce que j'ai appris dans certains journaux, il faut craindre qu'une fois encore, un nouveau système ne s'améliore que grâce aux déboires de clients malchanceux qui lui ont fait confiance.

- Vous me paraissez bien dur avec ce système 2.0 ! Par exemple, j'ai moi-même un Amiga 500+ (avec système 2.0 donc) et je rencontre très très peu de problèmes. La plupart des logiciels du domaine public fonctionnent parfaitement sous système 2.0. Tellement même que je n'ai pas encore eu besoin d'acheter un sélectionneur de Kickstart car vous savez qu'il existe ce genre de matériel pour rendre totalement compatible ces nouveaux Amiga avec les anciens logiciels. Donc, il n'y a aucun risque à opter pour le nouveau système, vous ne pouvez y être que gagnant, non ?

Probablement, mais l'histoire de la micro-informatique ne s'est pas faite sans bouleversements majeurs (et le système 2.0 en est un), avec les désagréments toujours possibles. Ainsi, alors que les logiciels que vous distribuez fonctionnent correctement, d'autres (en particulier les jeux) refusent de tourner (environ un sur deux d'après ce que j'ai pu entendre). Une certaine prudence était donc légitime de ma part. Mais votre remarque est juste, car ce sont ces logiciels qui ont été mals conçus et non la ROM 2.0, d'où la présence quasi-absolue d'un commutateur de Kickstart.

- Traitons maintenant un peu des Virus : ne trouvez-vous pas que dans la presse Amiga, les virus sont annoncés comme une véritable paranoïa que cela fait peur aux gens, et nuit beaucoup à l'image de l'Amiga ? Par exemple, nombreuses sont les personnes qui m'écrivent et qui sont complètement effrayées rien qu'à l'idée d'avoir un virus dans leur Amiga. Alors qu'en travaillant proprement, il n'y a vraiment pas lieu de s'inquiéter. Par exemple, en tant que distributeur de DP, j'ai des milliers de disquettes et je n'ai moi-même jamais été victime d'aucun virus. Ne trouvez-vous pas que les journaux Amiga exagèrent beaucoup à propos de ces soi-disant virus ?

Vigilance et pédagogie sont de bonnes réponses à votre question. Il ne s'agit pas d'être laxiste et encore moins alarmiste. Si des personnes ont pris la peine de mettre des antivirus au point, c'est pour écarter la possibilité de rencontrer ce type de programme destructeur. Ces personnes sont les meilleures raisons de ne pas être alarmiste. Mais il faut rester vigilant. Pédagogie enfin, car il s'agit de faire comprendre à ceux qui sont tentés par la construction d'un virus qu'il s'agit là d'un travail sans gloire, peu valorisant pour le niveau de programmation qu'ils ont certainement pour faire cela, et surtout, indirectement néfaste pour eux, puisqu'ils affaiblissent l'attrait commercial de leur ordinateur.

En d'autres termes, seraient-ils assez stupides pour scier la branche sur laquelle ils sont assis ? Les journaux français ont parlé beaucoup plus des virus dans le passé qu'ils n'en parlent actuellement. La triste période des virus est peut-être terminée. A mon sens, leur rôle doit être de mettre en évidence, à chaque fois qu'ils en ont l'occasion, l'absurdité autant que le gâchis de compétences (sans parler des préjudices du côté utilisateur) que provoque un tel travail.

- Toujours à propos des journaux Amiga français, ne trouvez-vous pas que nos journaux réalisent beaucoup trop de tests de logiciels du domaine public, Ceci au détriment de tests de logiciels commerciaux ? Ne pensez-vous pas que c'est un non-sens que de publier des tests complets de logiciels du DP puisque que tout le monde peut se procurer ces DP pour pas cher alors qu'il en va tout autrement pour les logiciels commerciaux ? C'est-à-dire qu'il est moins grave d'acquérir un DP qui ne vous convient pas mais si vous achetez un logiciel commercial spécifique (ou aussi du matériel) coûtant des milliers de francs et que, suite à un manque d'information, cela ne correspondant à ce que vous souhaitiez, alors là, vous vous trouvez dans une situation bien embarrassante. Qu'en pensez-vous ?

Il est peut-être exagéré de parler de non-sens pour la publication de tests complets de logiciels DP : son concepteur peut en tirer parti dans l'amélioration de son travail. Il n'en reste pas moins que pour l'utilisateur, ce test n'est pas vraiment significatif dans la mesure où il peut être rendu caduque par une version ultérieure. Il me paraît cependant d'une logique évidente que à choisir entre les publications de tests DP et les publications de tests logiciels commerciaux, mieux vaut privilégier les secondes afin d'éviter d'éventuels regrets aux utilisateurs qui ont droit à la qualité en regard du prix qu'ils ont payé.

Pour ma part, je considère le DP comme un atout commercial pour l'Amiga. Je n'ai donc rien contre si les journaux Amiga donnent la préférence à la publication des tests DP, tout en souhaitant un rééquilibrage si tel est le cas. Le DP à l'avantage, hormis un prix peu élevé, d'être très créatif et en perpétuel renouvellement. Le tout est de faire en sorte que la qualité suive la quantité. Pour cela, il serait bon de regrouper par domaines d'activité les logiciels DP arrivés à une version mature, comme vos services ont commencé à le faire.

- Vous avez déjà, depuis quelque temps, commandé MandelTour. Vous allez donc maintenant pouvoir dire à tous les autres amigafans ce que vous en pensez ? En particulier est-ce qu'il vous a été facile de prendre en main et de maitriser ce MandelTour pour réaliser rapidement de belles images fractales ?

MandelTour se compte parmi les logiciels qui donnent leur lettre de noblesse à l'Amiga. La prise en main, gérée par Intuition, est facile. Autant dire qu'il n'y a aucune difficulté à cela. L'aspect fantastique et magique que revêt l'Amiga avec ce logiciel ne doit cependant pas faire oublier la théorie mathématique qui le supporte. Il est, par exemple, difficile d'imaginer l'image qui va être obtenue, tout en connaissant les formules qui interviendront dans les calculs. Sa fonction est à la fois esthétique et théorique. C'est surtout ce passage entre la théorie et l'utilisation de ce logiciel qui peut être difficile. MandelTour doit certainement avoir déjà attiré l'attention de personnalités expertes dans le domaine des fractales ainsi que des espaces à n dimensions.

- Est-ce qu'il vous a été facile de comprendre mes explications mathématiques au sujet de cet ensemble de Mandelbrot généralisé à quatre dimensions ? Étiez-vous déjà au courant de cela, c'est-à-dire saviez-vous que les ensembles de Julia et de Mandelbrot ne sont en fait que des coupes bidimensionnelles de cet ensemble à quatre dimensions et que selon le plan de coupe par lequel on regarde, on obtient soit des Julia, soit des Mandelbrot, soit des Mandelbrot incomplets ou encore d'autres formes bizarres ?

L'espace Mandel4D me paraît fort ressembler à un hyper espace. Si tel est le cas, je pense avoir compris vos explications, au moins dans leurs grandes lignes. Les ensembles de Julia ne m'étaient pas inconnus. Déjà, un article de Science Et Vie Micro (n°30, 1986, F. Neuville), intitulé "Ensembles de Julia", m'en avait révélé leur existence. Cet article, visiblement écrit pour des gens avertis, ne versait aucunement dans la pédagogie et la transition espaces de Mandelbrot/Julia n'était pas exposée (le nom Mandelbrot ne figurait d'ailleurs pas dans l'article).

(Note de Serge Hammouche : on ne peut pas vraiment deviner à l'avance ce que l'on va obtenir comme image, ce n'est pas pour rien que ce genre de logiciel porte le nom d'explorateur Mandelbrot ! Donc toutes les belles images fractales issues de tels ensembles sont toujours obtenues un peu par hasard ! On peut seulement donner quelques conseils d'après l'expérience que nous avons des "régions" déjà visitées, mais pour les autres, c'est la grande inconnue ! Mais si vous voulez mieux connaître cet ensemble de Mandelbrot, n'oubliez pas que je distribue la superbe cassette VHS d'animation sur cet ensemble ainsi que d'autres ensembles de ce genre comme les Julia Cubiques. Les zooms continus que présentent cette cassette permettent de se faire une meilleure idée sur la façon d'explorer ces ensembles. Mais peut-être que vous n'avez pas de magnétoscope chez vous ? Cette cassette est très impressionnante et mérite d'être mieux connue.)

- Vous avez été également un des tous premiers à nous commander notre plus grosse traduction, c'est-à-dire celle du Hardware Reference Manual et je profite pour vous en remercier à nouveau car, jusqu'à présent, les personnes qui ont été intéressées par une telle traduction sont très peu nombreuses (moins d'une vingtaine au total !). Vous savez également qu'aucun des journaux Amiga français n'a pour l'instant encore voulu annoncer clairement cette traduction, ce qui ne nous encourage donc pas à traduire les autres volumes. Ne trouvez-vous pas tout cela bien désolant ?

Les difficultés que vous avez rencontrées pour faire mentionner l'existence de la version française du Hardware Reference Manual ainsi que l'existence des autres traductions sont regrettables, voire navrantes pour le réseau d'information Amiga, qui a vu apparaître des lacunes dans son fonctionnement. Ce sont des défauts qui peuvent être mis à profit par la concurrence, sans compter les inconvénients infligés aux personnes qui auraient pu disposer plus tôt de vos traductions, lesquelles ne peuvent qu'améliorer la notoriété de l'Amiga.

Les journaux Amiga doivent comprendre que la véritable concurrence ne se situe pas à l'intérieur du réseau mais bel et bien à l'extérieur. Plus les mailles de ce réseau seront serrées, plus l'Amiga sera attrayant commercialement et plus il aura d'avenir. Pour cela, il faut améliorer la communication et les échanges. Toute censure ou désorganisation entraînant un blocage de la communication ne devrait plus exister. La concurrence a sans doute ses problèmes, mais ce n'est pas une raison pour lui faire place nette par un manque d'organisation et de communication.

- Visiblement, vous vous intéressez à la programmation sur Amiga, est-ce que vous avez déjà réalisé quelques utilitaires ?

Hélas, non. Ce n'est pas l'envie ni les sujets qui me manquent, mais le temps. Par raison professionnelle (je suis enseignant), je suis indisponible pour cette activité en dehors des vacances. De toute façon, celles-ci sont trop brèves ou trop courtes pour me permettre de me maintenir à un bon niveau de programmation. Cependant, j'ai déjà écrit en ABasic (à une époque où je n'avais à ma disposition que ce langage), un programme qui illustre le fonctionnement du Blitter lors du remplissage d'une portion rectangulaire de l'écran. J'y ai ajouté plusieurs tests de voisinage pour pouvoir remplir d'autres polygones plus anguleux. Cela ne fait pas d'étincelles, mais quand on voit tourner son travail correctement, on est bien content ! Je me suis inspiré pour cela de l'ouvrage de David F. Rogers intitulé "Algorithmes pour l'infographie" (McGraw-Hill), qui sans s'y référer, décrit toutes les techniques vidéo de l'Amiga.

- Cette entrevue est également destinée à demander aux utilisateurs comme vous ce que vous attendez de la part des auteurs de DP. Par exemple, est-ce qu'il y a un type de logiciel ou d'utilitaire qui actuellement vous manque et pour lequel vous aimeriez que les auteurs y réfléchissent ? Plus généralement, profitez donc d'avoir la parole pour exprimer ici toutes vos revendications concernant l'Amiga.

La diversité des logiciels DP déjà existants ne rend pas la réponse facile à votre question. Ce sont surtout des versions définitives qu'il faudrait obtenir, et l'arrivée du système 2.0 ne va pas simplifier les choses. Il serait, par exemple, agréable de disposer d'un BASIC compilé entier (avec fonctions graphiques), ainsi que des didacticiels du genre Crystals, dans des domaines variés.

Un logiciel correct de CAO pour circuits imprimés et micro-circuits serait le bienvenu. Je vais sans doute me faire des ennemis, mais un logiciel de traduction automatique anglais-français me paraît aussi nécessaire. De toutes manières, il n'est pas possible à vos amis traducteurs de franciser tous les fichiers du DP, et la traduction automatique n'a pas la qualité d'une traduction professionnelle. Alors, pourquoi pas ? Je dois dire que votre question est très ouverte et qu'il me faudrait davantage de temps pour compléter la liste.

- Avant de terminer, voici la question à laquelle personne n'échappe : que pensez-vous des services de Serge Hammouche ? Comment (via quel journal Amiga) m'avez-vous connu ?

J'ai appris l'existence des services de Serge Hammouche grâce à Amiga News. S'investissant personnellement, la qualité de ses services ne pouvait être que bonne. Cette qualité se manifeste en premier lieu par un dialogue (Cette entrevue en est la preuve), contrairement aux autres associations DP. Ensuite, son catalogue est constamment remis à jour, ainsi que les précieuses traductions, que les journaux français tardent tant à signaler l'existence.

- Pour terminer, quel avenir voyez-vous pour l'Amiga et que diriez-vous par exemple aux personnes qui hésitent et qui ne savent pas quoi choisir comme ordinateur entre un Amiga un PC, ou un Macintosh ?

L'avenir de l'Amiga me paraît incertain. Commodore a diversifié ses activités. Il se concentre sur le marché des PC et délègue ses pouvoirs de fabrication à des compagnies sous-traitantes. Son avenir dépend des innovations technologiques (circuits optiques, circuits neuromimétiques) gérés par les versions qui suivront. Tout dépend du dynamisme des laboratoires de recherche et de la volonté de Commodore à défendre cette part de marché. L'argent reste, bien sûr, le nerf de la guerre.

Pour répondre à la seconde partie de votre question, il est très risqué de décider à la place de quelqu'un. Il est sûr que l'Amiga n'inspire pas autant confiance qu'un PC ou qu'un Mac, en particulier chez les professions libérales. Choisir un Amiga, c'est opter pour l'aventure. Aventure intéressante, certes, mais qui reste une aventure. Choisir un PC ou un Mac, c'est opter pour la sécurité, la routine. Voilà, à mon avis, tout ce qui peut être dit objectivement à ces personnes. C'est un choix qui dépend à la fois du goût et du tempérament de chacun.

- Les PC sont quand même beaucoup plus âgés que l'Amiga et beaucoup disent même qu'ils arrivent au "bout du rouleau" à force de leur ajouter des couches de logiciels demandant d'énormes capacités de mémoire et de rapidité. Voici, par exemple, ce que pense Denis Gounelle des PC et il ne va pas par quatre chemins ! (extrait de son entrevue) :
"Il est temps aussi que les gens se rendent compte que les PC sont la plus grosse escroquerie de la micro-informatique : tout le monde ne jure que par eux alors que, franchement, il n'y a pas de quoi s'extasier ! Que penser en 1992 d'un système d'exploitation qui limite les noms de fichiers à huit plus trois caractères ? Dont le langage de commande est rudimentaire au point que, pour effacer deux fichiers, il faille utiliser deux commandes "del" ? Certains ont critiqué (avec raison) l'aspect des premiers programmes sur Amiga, mais que dire de ceux sur PC ? Je ne citerai que Word, le meilleur traitement de texte parait-il, mais qui a toujours la même interface à la Multiplan qui date de dix ans !

A ceux qui me répondront que les choses vont changer avec OS/2 et/ou Windows 3 (qui commencent à peine à intégrer des choses qu'offre l'Amiga depuis 1985 !), je réponds d'accord mais à quel prix ? Un 386, 4 Mo de mémoire et 50 Mo de disque dur y suffisent à peine ! Dernier point à propos du monde PC. Un des soi-disant critères en leur faveur est qu'en achetant un PC, on est sûr de ne pas avoir de problèmes. Là encore, il n'en est rien ! Je peux vous citer trois cas que j'ai constaté moi-même, en un an, où il y a eu les pires problèmes avec des compatibles PC (qui n'étaient pourtant pas d'une sous-marque taïwanaise !). Par exemple, une station CAO avec carte graphique, coprocesseur mathématique, et gros disque dur (ajoutez AutoCad, et vous obtenez une facture de plus de 60 000 FF !) qui plantait aléatoirement et inexplicablement, et est ainsi resté inutilisable pendant trois mois. Et je passe sur les heures nécessaires pour installer correctement la moindre configuration un peu spéciale, sans conflits entre les cartes et/ou les pilotes."
- Ne croyez donc pas que les problèmes en tout genre soient seulement réservés à l'Amiga ! C'est en fait pareil partout cependant la grande souplesse et cohérence du système d'exploitation de l'Amiga lui réserve encore de bien belles années. C'est quand même bien pratique de pouvoir, par exemple, lancer le calcul d'une image de MandelTour tout en rédigeant une lettre d'un autre côté, non ? Vous m'avez l'air de ne pas vous rendre compte de cette grande souplesse du système d'exploitation de l'Amiga ?

Oui, mais vous oubliez que je ne suis pas un professionnel de l'Amiga et que de ce fait, je l'utilise bien souvent en mono-application. Vous avez raison de me rappeler cela, car, de mon côté, j'oublie aussi les grandes possibilités dont je peux me servir, ce dont je vous remercie.

- Voilà, et bien c'est moi qui remercie pour avoir accepté de répondre si gentiment à cette entrevue. J'espère que tout cela permettra de faire mieux connaître qui sont les utilisateurs Amiga.


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