Obligement - L'Amiga au maximum

Dimanche 05 avril 2020 - 21:51  

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Reportage : Enquête sur les magasins micro-informatiques parisiens
(Article écrit par Olivier Carali et David et extrait de Joystick Hebdo Hors Série - juillet 1989)


Vous savez ce que c'est, une imposture ? Vous connaissez Jean-Yves Lafesse, De Chavanne, Globe, Actuel ? Cela consiste à se faire passer pour ce qu'on est pas. On a décidé d'en faire autant : nous sommes allés dans des magasins d'informatique, en nous faisant passer pour des clients. Eh bien bizarrement, les clients ne sont pas toujours les bienvenus dans les magasins en question.

28 juin. A la suite d'un pari (perdu), on décide d'aller visiter quelques magasins d'informatique pour voir comment est accueilli le chaland.

Avant c'était...

Normalement, il n'y a pas de quoi faire un article sur le sujet, un magasin c'est un magasin, cela se passe partout de la même façon. Vous entrez, nimbé d'une aura évanescente, d'accortes vendeuses se précipitent pour jeter leurs manteaux en peau synthétique sous vos pas afin que vos semelles en cuir synthétique n'entrent pas en contact avec la vile moquette qui pourrait les souiller, le directeur du magasin lui-même vient à votre rencontre et vous demande de sa voix mielleuse :

"Bonjour, très estimable client, quelle joie, quelle surprise, auriez-vous de décidé de venir nous - j'en frémis - acheter quelque alose ? Puis-je me permettre de vous inviter à prendre un siège ? Puis-je vous appeler Maître ? Jocelyne, veuillez offrir un thé à la menthe au Maître. Dépêchez-vous, bon sang ! C'est un client ! Sylvie, Corinne, venez vous agenouiller aux pieds du Maître. Vous êtes bien, cher Maître ? Vous désirez autre chose ?"

Et aujourd'hui...

Ça, c'était avant. Avant que les magasins d'informatique n'apparaissaient. Depuis, le dialogue a un peu changé. Il se déroule de la manière suivante :

"Bonjour, monsieur le marchand, je suis un client qui vient vous donner mes sous. Pardon ? Excuser-moi, je ne savais pas qu'il fallait vous appeler Votre Majesté. Je viens donc, Votre Majesté, pour acquérir l'un de ces merveilleux crayons à 1 franc 20 qui ornent votre magnifique vitrine. Pardon ? Par dix uniquement ? Écoutez, je n'ai pas besoin de dix crayons, mais s'il le faut absolument... Ah, dix boîtes de dix ? Mais ça fait cent crayons, ça ! Oh, excusez-moi, Votre Grandeur, je ne voulais pas vous choquer. Oui, je comprends que vous deviez faire de la marge. Je vais en prendre cent, donc, puisqu'il n'y a pas moyen de faire autrement. Voici donc 120 francs... Ah, c'était hors taxes ? Et c'est combien, la taxe ? 33% ? Produit de luxe ? Bon, d'accord... Je peux avoir un sac en plastique ? Pas pour une somme aussi ridicule ? Vous avez raison, ce ne sont que des crayons, après tout. Merci bien. Puis-je m'enquérir auprès de vous de la durée de la garantie ? Pas de garantie ? Bon, eh bien tant pis, j'essaierai d'en user raisonnablement... Merci bien, monsieur le marchand... Au plaisir de vous revoir, Votre Honneur...".

C'est inutile, il a cessé d'écouter dès qu'il a encaissé vos brouzoufs.

De quoi, on déconne ? Pas du tout, j'exagère à peine. Tenez, suivez-moi, on va le faire ensemble, ce tour des magasins.

Maintenant, tournons...

Pour des raisons de proximité, on va commencer par le boulevard Voltaire à Paris, particulièrement bien fourni en détaillants. On commence par Coconut. C'est la classe, Coconut. Moquette, superbes vitrines, du matériel de démonstration partout, vendeurs cravatés, plusieurs pièces dans lesquelles on peut se balader, bref, on n'a pas l'impression d'être au marché aux puces. C'est déjà ça. En plus, tous les logiciels récents sont là, bien présentés dans les vitrines, classés par machine. Visiblement, Monsieur Nut commande tout ce qui sort, sans distinction aucune, sur Atari ST et Amiga du moins. Cela permet d'avoir le choix, bravo. Il y a même quelques logiciels pour ZX Spectrum, c'est un des derniers à Paris. Encore bravo. Cela veut dire qu'en 2025, vous trouverez encore des logiciels pour Atari ST et Amiga. C'est rassurant, non ? Tiens, il y a aussi des jeux pour Sega, dans un coin.

Bon, préjugé favorable. Le moment est venu de jouer notre petite comédie. Je suis un dingue de jeu, j'ai envie de les acheter tous, mais voilà, je suis pauvre comme Rizla+, pardon, comme Job, et je ne peux m'en payer qu'un seul. Le choix est difficile, car tous me tentent ! Une seule solution : appeler un vendeur pour lui demander. Pas de problème, ils sont six et l'un d'eux vient obligeamment à ma rescousse.

Il me conseille de choisir entre Forgotten Worlds et Phobia. Alors là, même un dirigeant chinois foncerait sans hésiter sur le premier. Il insiste pourtant, non non, les deux sont très bien, le choix est difficile. Je lui demande alors, de mon air le plus logique, à les essayer, à les lancer du moins, afin de me faire une idée des graphismes. Aie, je lui aurais proposé de lui vendre des actions de La 5, il n'aurait pu réagir autrement. Mépris, on n'ai pas là pour ça, et puis d'abord, on ne fait des démos qu'aux gens bien habillés et je ne pense pas qu'on puisse dire que vous fassiez partie de cette catégorie jeune homme. De toutes façons, on n'a absolument pas le temps, vous voyez bien qu'on est débordés. Tu parles, on est deux dans le magasin, Olivier et moi, et il y a six vendeurs en train de s'amuser avec da écrans géants.

Bon, tant pis, je n'achète rien. Pendant ce temps, Olivier dit qu'il est programmeur et amateur de jeux et qu'il voudrait une machine adaptée. Bien entendu, Coconut ne vendant que de l'Atari ST, c'est l'Atari ST qu'on lui conseille.

Tombe le masque

Au bout d'un moment, Olivier avoue qu'il fait partie de Joystick Hebdo et entame une conversation à bâtons rompus avec le vendeur, qui lui dit qu'ils ont abandonné l'Amiga parce qu'ils avaient eu des taux de machines défectueuses de l'ordre de 60%. Eh, n'exagérons pas ! Si Coconut a abandonné l'Amiga, c'est plus probablement parce que le magasin Amie est trop proche pour qu'ils se risquent à faire jouer la concurrence. Quand on pense qu'il y a seulement trois ans, ils déclaraient que l'Atari ST n'avait aucun avenir !

Une semaine plus tard, on téléphone à Coconut : vous avez reçu le STOS en français ? Oui, pas de problème, il est disponible. Comment ça, vous voulez dire que si je viens dans une demi-heure, je pourrai en acheter un, vous êtes sûr, vous en avez en stock, vous ne me faites pas déplacer pour rien ? Oui, vous pouvez venir. Une demi-heure plus tard, on arrive : pas de STOS en français, pas même en anglais. Heureusement qu'on n'a pas fait 200 bornes, dis donc.

Quelques mètres plus loin, nous arrivons chez Amie. Manque de bol, quelqu'un nous reconnaît et on ne peut pas jouer notre petite comédie. Ce n'est pas grave, on va faire un tour d'horizon quand même. Je pousse la porte du SAV, et je me prends une pile de moniteurs sur le coin de la tronche. Heureusement, ils étaient encore dans les cartons. Ce n'est pas mieux dans le magasin lui-même : on a rarement vu un tel foutoir. En revanche, les prix sont très bas à la fois pour le matériel et pour les logiciels. De plus, on peut payer à crédit, par traites, en fin de mois, en deux fois, avec des bons d'échanges, du troc, bref, on paye comme on veut.

Côté logiciels, c'est bien fourni. Moins que chez Coconut, bien sûr, mais bien quand même. Les vendeurs sont sympathiques et se foutent royalement de la tête du client, servant tout le monde de la même façon. On y trouve de l'Atari ST, de l'Amiga et de l'Amstrad CPC dans l'une des boutiques et du PC dans l'autre. Sympathique, professionnel, pas cher, que demande le peuple ?

J.h... Quésako ?

Et on arrive, deux carrefours plus loin, à Ultima. Alors là, ça va se gâter. Le magasin est tout beau, tout neuf, malgré le peu de produits en vitrine. En entrant, je vois, au fond du magasin, seul, un barbu en train de jouer à Kick Off. Circulant entre les étagères sur lesquelles sont exposés des logiciels aussi bien Atari ST qu'Amiga, ainsi que pas mal de machines, je m'approche de la créature qui semble prendre son pied avec Kick Off.

- Bonjour...

Pas de réponse. Les yeux exorbités, il continue à manier frénétiquement sa manette.

- Bonjour ! (là, j'ai parlé un peu plus fort).

Il condescend à m'apercevoir. Lui ayant demandé ce qu'il pensait de Phobia, il m'avoue que le logiciel n'est pas très bon. Un bon point. Il accepte même de me faire une démo. Je refuse poliment afin, lui dis-je, de ne pas le déranger. Aussitôt, il interprète : "Fin de l'interruption" et se replonge à corps perdu dans son jeu. Eh, mais oh, je ne veux pas de démo de ce jeu mais je voudrais quand même des renseignements ! Je demande quelques prix qu'il me donne au début d'un air énervé, puis qu'il cesse de me donner au bout d'un moment, n'ayant pas flairé le richissime client.

Les prix sont intéressants, soit dit en passant. Question nouveautés, en revanche, ce n'est pas le pied. Je reviens à la charge.

- Combien coûte un Atari 520 ST ?
- 3490 francs.

C'est normal, c'est le prix fixé par Atari. Je joue au con quand même.

- Mais chez Général, il est à 3190 francs !
- Alors, chez nous aussi.

Aïe ! Les prix sont variables ! Ce n'est pas très gentil pour le client, ça... Entre-temps, des habitués sont arrivés, le téléphone sonne sans arrêt et plus personne ne s'occupe de moi. Le vendeur a quand même eu le temps, lorsque je lui ai posé quelques questions techniques, de me prouver son incompétence technique.

En sortant, je vais boire un café. Le barbu sort du magasin, fou furieux, m'apostrophe pour me demander s'il est vrai que je fais partie de Joystick Hebdo, et à mon acquiescement, se met à me traiter de "faisan". Il est vrai que c'est le seul auquel je n'ai pas dévoilé mon imposture, qui lui a probablement été révélée par un des clients du magasin qui a dû me reconnaître. Il n'en reste pas moins que "faisan", c'est une drôle d'injure. Sémantiquement, il semble probable qu'elle soit dérivée du terme "faisandé". Il faudra que je demande à monsieur Kick Off la prochaine fois que je le verrai. Enfin, on se serait un peu cru dans un restaurant, alors que le patron vient de s'apercevoir que le petit client qui ne paye pas de mine et à qui il vient de servir du pain pas très frais, du vin pas très bon et un steak un peu dur pour écouler ses stocks, travaille en fait pour Gault et Millau.

Les valables

Il est temps de changer de quartier. Allons donc faire un tour dans le 17e arrondissement, place Champerret, pour être exact. En face de la Main Jaune (célèbre boîte de nuit), se trouve Electron. Magasin propre, bourré de monde - et de vendeurs, l'adéquation semble réussie. J'entre à peine qu'un vendeur me prend en charge. A-t-il reçu Phobia ? "Hein, Phobia ? C'est sorti, ça ?".

Ben oui, c'est sorti il y a une semaine. Il est désolé, il ne l'a pas encore, il est peut-être dans le gros carton qu'ils viennent de recevoir mais ils n'ont pas encore eu le temps de le déballer, c'est samedi et il y a plein de monde. Par contre, il me propose un des 50 jeux qu'ils proposent en promotion à 120 francs tous les mois, Kripton Egg. A peine lui ai-je demandé ce qu'il vaut, qu'il se précipite sur une machine pour me le montrer. Il me recommande ensuite plusieurs autres logiciels, tous également bons. Au fond du magasin, d'autres vendeurs font des démonstrations de matériel à des clients potentiels. Ici, on est pris en charge de A jusqu'à Z et il est difficile de sortir du magasin les mains vides. L'accueil est sûrement le plus chaleureux qu'il m'ait été donné de voir. Les prix sont bons, même si les nouveautés ne sont pas toujours disponibles le jour même. Ça, c'est du magasin comme on aimerait en voir plus souvent.

SCAP à Saint-Denis, c'est exactement la même chose. Inutile de vous réécrire le même paragraphe : les vendeurs sont extrêmement gentils, compétents, disponibles, les prix sont dans la moyenne, le magasin est agréable, tout est bien.

Un peu de grossium ?

On va voir un peu du côté des grossiums, maintenant. Tiens, un petit coup de Général, par exemple. Ah ah, Général. Pourquoi pas Capitaine ou Colonel pendant qu'on y est. Qu'est-ce que je suis drôle, je tiens la pêche d'enfer. Mais je déchante rapidement en voyant le monde qui se presse dans la boutique, pardon, dans le magasin, que dis-je, dans l'entrepôt.

C'est bourré à craquer. Question matos, il n'y a pas à dire, on trouve ce que l'on veut. Et puis on peut payer à crédit des offres d'achat exceptionnelles en promotion avec des cartes de réduction au tarif étudiant, si on veut. Enfin, c'est dur d'avoir la totale, mais on peut essayer d'en avoir deux ou trois. En plus, les garanties constructeurs sont étendues d'un an, ce qui signifie (je précise pour les mal comprenants, on sait jamais) qu'elle passe à deux ans pour l'Amiga et l'Atari ST, par exemple.

Et les vendeurs connaissent bien le matos. Pour les logiciels, en revanche, ce n'est pas ça. Tiens, je demande le prix d'un jeu à un type très affairé. Une bonne et grasse dizaine de minutes plus tard, il revient pour me donner le prix en question, qui était probablement pris dans les glaces arctiques et il a fallu monter une expédition pour aller le chercher, on comprend ça très bien. Remarquez, dans la mesure où les prix en question sont vraiment très bas (il en va de même pour le matériel, c'est pratiquement les prix les plus bas de Paris), ça ne me dérange pas outre mesure.

Avant que mon vendeur ne reparte quelque part en Sibérie, je lui demande son avis sur SDI. Il saisit la boîte, étudie la jaquette en détail et me lance : "Les graphismes sont géniaux, le jeu est super". Fin de la consultation, merci docteur. Heureusement qu'il y a des techniciens compétents en SAV pour contrebalancer ça.

Le temple FNAC

Tiens, un autre gros. La FNAC. Pour ceusses qui ne sont jamais venus à Paris, ni dans une grande ville, la FNAC, comment dire, c'est un peu un supermarché de la culture. On y vend des bouquins, des disques, des chaînes Hi-fi, des télés, des magnétoscopes, des appareils photo, etc. Très chic, pas trop cher, et en général on y trouve tout ce que l'on veut. A la FNAC des Halles, donc, il y a un rayon micro-informatique. Et dans ce rayon, il y a des logiciels. Et sur ces logiciels, il y a une étiquette avec un prix. Et ce prix est drôlement cher. Et il n'y a pas de nouveautés.

Et puis côté renseignements, ce n'est pas là qu'il faut venir chercher. Parce que la FNAC, c'est un supermarché de la culture, alors on se dit que bon, un supermarché, c'est familial, un peu l'ambiance kermesse, on va pouvoir trouver des gens à qui parler. Eh bien non, pauvre naïf. Parce que les vendeurs, ils ont laissé tomber le côté supermarché pour ne se rappeler que du côté culture. Du coup, ils n'adressent plus la parole qu'aux prix Nobel, ou à l'extrême limite aux médaillés des Arts et de la Culture, pourvu qu'ils aient également la légion d'honneur. Alors vous pensez bien que nous, pauvres mortels, on peut toujours se gratter, pour obtenir des renseignements. On croirait que ce sont eux qui les écrivent, les bouquins qu'ils vendent. Où va-t-on, je vous le demande.

Microniama ya bon

Eh bien on va chez Micromania qui est à l'étage au-dessus et notre dernier magasin pour aujourd'hui. Néons partout, plein de logiciels partout aussi, et même plus de logiciels que de néons, je trouve, mais ça n'est pas important dans le sujet qui nous préoccupe. Alors là, les nouveautés, elles sont dans les rayons le jour même de leur sortie, vous pouvez en être sûr. Les vendeurs sont sympathiques et il y a même des présentations de jeux sur des cassettes vidéo. Attention cependant, beaucoup de ces présentations sont extraites du jeu d'arcade et non des adaptations micro.

Là, une idée m'est venu. J'ai acheté un jeu (Time Scanner), je suis rentré chez moi, j'ai pris un éditeur de secteur et j'ai effacé une partie du programme. Qu'est-ce que vous voulez, on est con quand on est jeune. Et puis, la griserie du grand reportage, l'aventure, tout ça, bref, je retourne à Micromania en disant que le jeu ne marche pas et qu'est-ce que je pourrais faire, s'il vous plaît ? Fort obligeamment, il me propose de changer la disquette. Je la rembarque, je prends mon effaceur de secteur, bourreau fais ton office, et je reviens (en plus, ça se passe sur deux semaines). Msieu, mon jeu l'est cassé, koualafé satapé ? Mais pas de problème, cher monsieur, on va vous le changer, vous pouvez même en prendre un autre si vous le désirez. Eh ben. Je suis surpris par tant de gentillesse.

J'ai recommencé encore une fois, et ça a encore marché. Alors là, on peut dire que les gens de Micromania sont vraiment obligeants. Oui, je sais, c'est normal qu'un revendeur change un jeu défectueux, mais je ne suis pas persuadé que tous les magasins dans lesquels nous nous sommes livrés à notre petite escapade aient accepté aussi facilement. Ce n'est pas une raison pour flinguer les disquettes que vous allez acheter, hein. Abuser de la gentillesse des gens, c'est risquer de la voir disparaître.

Et alors ?

Voilà, fin de la visite. Bon, il faut temporiser, quand même. Vous savez comme on est temporisateurs, à Joystick Hebdo. On adore ça. Tu viens boire un café, Ernest ? Non, je ne peux pas, je temporise. Ah d'accord, je comprends. Temporisons donc.

Dans un magasin donné, il n'y a pas qu'un vendeur. Il se peut que nous soyons tombés sur le pire, ou sur le meilleur. Ces anecdotes ne sont pas des jugements définitifs, ce ne sont que des instantanés, pris à un moment donné, dans un contexte donné. Disons que ça influence un peu les pourcentages de chances de trouver un type revêche dans un magasin et un type sympathique dans un autre. Pour ce qui est des prix, là, c'est définitif. Il y a les chers et les pas chers. M'enfin, bon, on vous a fait l'état des lieux, aucun magasin n'a tout bon ou tout mauvais, à vous de faire le reste : comparez les publicités, téléphonez pour vous renseigner... Faites jouer la concurrence, quoi.


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