Obligement - L'Amiga au maximum

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Reportage : DP Party Atacom 1993
(Article écrit par Yan Pujante et extrait d'Amiga News - juin 1993)


L'association Atacom Île-de-France organisait une DP Party le 24 avril 1993 à l'espace Voltaire, à Paris. Comme d'habitude, le club Amiga Télécom Paris était là pour vous !

Dans la spacieuse salle se côtoyaient trois types de stands sur lesquels on pouvait librement rencontrer les différents protagonistes : distributeurs de DP, développeurs et revendeurs-distributeurs.

Attila tout seul !

Bien que cela puisse sembler paradoxal pour une DP Party, il n'y avait qu'un seul stand de DP, celui de l'association Attila. En revanche, celui-ci occupait une place conséquente dans le salon. Il n'a pas désempli durant toute la journée, et il était vraiment très difficile de s'en approcher ; les cinq ou six Amiga amenés n'ont cessé de copier des disquettes.

Les visiteurs étaient venus faire leur marché, liste en main. Les manifestations où l'on peut directement s'approvisionner en DP sont relativement peu fréquentes en France, alors qu'elles sont monnaie courante dans d'autres pays d'Europe. Il faut donc saluer l'initiative d'Atacom qui répond à un besoin de la plupart des utilisateurs : tous les possesseurs d'Amiga n'ont pas forcément accès aux BBS, à Fidonet, et moins encore aux inépuisables sites FTP sur le réseau international Internet.

Les distributeurs-revendeurs

Plusieurs distributeurs et revendeurs de matériel et logiciels étaient présents et on pouvait trouver certains produits à des prix très attractifs.

Mad proposait par exemple la carte SCSI-2 Oktagon 2008 à 1000 FF ainsi que divers autres périphériques.

Archos présentait le même genre de produits à des prix très intéressants. Cette société présentait également en démonstration la carte AVideo YC.

Essonne Mailing proposait principalement la version française de Final Copy II (Final Copy V2.2F) ainsi que Vista Pro 3.0. On trouvait également les anciennes versions de divers softs, soldées. Sur ce stand se tenait accessoirement une tombola avec des logiciels à la clé.

Avancée présentait la carte d'extension mémoire Blizzard 4 Mo (extensible à 8 Mo) pour l'A1200, une tablette graphique Wacom, ainsi que la version francisée de Directory Opus. Mais le plus intéressant était la carte graphique Retina, qui offre une résolution allant jusqu'à 1280x1024 en 24 bits (dans sa configuration maximale) pour un prix relativement faible. Comptez les octets nécessaires pour avoir une idée de la mémoire requise sur la carte par votre mode favori : 24 bits = 3 octets par pixel, 1280x1024x3 = 3,75 Mo... Muni de cette carte, l'Amiga devient, par exemple pour la retouche de photos, nettement plus performant qu'un Mac.

Id-Ashcom, venue de Caen, présentait trois produits de la société Suisse Adept :
  • Home Music Kit qui comprend deux logiciels et une partie matérielle possédant deux entrées RCA femelles. Le premier logiciel permet de faire de la numérisation sonore en bénéficiant de toute la mémoire disponible (pas seulement la mémoire Chip !) et de retravailler ces numérisations.
  • Le deuxième logiciel, moins classique, permet de réaliser des effets temps réel en stéréo. Il dispose de plus de 32 effets : vous pourrez par exemple connecter une guitare électrique à votre Amiga et bénéficier de la distorsion sans posséder l'appareil ad hoc.
  • Painter 3D est un logiciel d'images de synthèse s'adressant principalement aux petites configurations, à la différence par exemple de Real 3D ou Caligari.
Id-Ashcom annonce aussi Fun Color, un boîtier que l'on pourra brancher entre l'Amiga et le moniteur et qui permettra d'avoir un affichage de type AGA (256 couleurs parmi 16 millions) au prix très raisonnable de 890 FF (la publicité fait également mention d'un mystérieux mode HAM-232 de 800 000 couleurs...).

Enfin, S2P était également présente ; ses deux boutiques (l'une à Paris et l'autre à Lille) proposent la plupart des périphériques et logiciels disponibles sur Amiga en France.

Développeurs et services

Atacom souhaitait que ce salon puisse servir de tremplin aux développeurs méconnus, incitant ainsi les programmeurs de tout niveaux à valoriser leurs créations. Les développeurs n'ont pas hésité à se déplacer, parfois de fort loin, pour faire connaître à un maximum de personnes leurs réalisations.

Un tout jeune homme, Anthony Geoffron, présentait une interface qu'il avait lui-même conçue : il s'agit d'un boîtier électronique relié à l'Amiga, et piloté par un programme (écrit en GFA Basic). Ce boîtier dispose de huit sorties sur lesquelles on branche des lumières (on dispose de 4000 Watts par voie). Le programme permet d'allumer et éteindre les lumières à volonté.

Tout est pilotable via le clavier, la souris et les touches de fonction. On peut programmer de nombreuses séquences "d'animation" de ces lumières et ainsi recréer n'importe quelle ambiance. C'est vraiment un outil idéal (de par sa simplicité d'emploi et ses capacités) pour réaliser des jeux de lumière en soirées, discothèques, son et lumière...

Sur un stand qui avait un certain succès se trouvait Pierre-Philippe Launay, le concepteur du logiciel ABE : éditeur de disques, détecteur de virus, gestionnaire de volume, afficheur d'images, éditeur de textes... Bref, un utilitaire qui peut rendre bien des services.

Amiga Public Domain 4
Pierre-Philippe Launay

Sur un autre stand, on pouvait voir un logiciel au nom curieux, Mad le RTC : s'agit d'un serveur monovoie (un multivoie étant en préparation). L'équipe qui l'a créé est composée de développeurs indépendants, soit neuf personnes en tout dont trois programmeurs. Ils diffusaient une version démo gratuitement (la version finale est en shareware au prix de 300 FF).

L'un des points forts est l'interface utilisateur très pratique (souris et menus) et tout est reconfigurable à souhait. On peut demander à ce serveur d'exécuter un programme extérieur lorsque l'utilisateur connecté fait une action précise. La programmation s'appuie sur le minitel.device qui permet d'émuler un Minitel sur un écran Amiga, réalisé par la société Someware, à qui l'équipe tient à rendre hommage.

L'équipe d'Iwanima (cinq programmeurs et un graphiste) était venue présenter son projet en cours de réalisation, une interface graphique qui complètera Intuition, avec des fonctions fortement inspirées de NeXTStep, et accompagnée d'une "interface builder" performante permettant de construire son interface à la souris.

Deux développeurs indépendants montraient Accords 2000, un logiciel consacré aux accords de musique, pour leur apprentissage comme leur construction (pour retrouver celui qui s'impose dans un contexte donné) ; c'est une sorte de "dictionnaire" des accords. Il fonctionne en MIDI mais un clavier n'est pas du tout obligatoire. Le programme a été écrit en AMOS pour des raisons de rapidité de développement. Ses auteurs préparent un logiciel pour apprendre le solfège, un logiciel de rythmique et éditeur de partitions, etc. Accords 2000 sera bientôt disponible en version guitare.

Un groupe de développeurs bretons, Power Mob, a présenté les réalisations en AMOS de ses trois membres (diaporamas, jeux...). Le graphiste Christian Goyoan montrait ses réalisations en images de synthèse. Son domaine privilégié est celui de l'architecture, et il a également montré des animations réalisées avec Vista Pro.

Arc'Idée est une société de prestation de services, également liée à l'architecture. Toute personne peut aller les voir avec un fichier au format DXF (format produit par les logiciels de CAO) ; ils exécutent alors une sortie en image de synthèse avec Imagine, puis ils tirent le résultat sur papier grâce à une imprimante à sublimation (qualité impeccable). Quand le client ne dispose que du plan au sol, ils réalisent la saisie de ce plan au moyen d'une tablette graphique puis ils procèdent à une extrusion (passage du 2D au 3D en élevant à différentes hauteurs les points de la surface plane). Ils vendent également des bibliothèques d'objets pour les programmes d'images de synthèse (principalement du mobilier).

La société Voxel se consacre elle aussi à l'image de synthèse, et produit du graphisme d'entreprise, des logos et des génériques télé 3D. Voxel vend le numériseur Vidi, et on pouvait voir une démonstration de numérisation d'une image en HAM8. Le résultat est assez impressionnant.

Deux fanzines étaient également présents, tous deux basés à Paris. Furax, est "branché" jeux vidéo ; on y trouve des tests et des trucs et astuces. Overscan est plutôt situé à mi-chemin entre Tilt et Amiga Revue : on y trouve pas mal d'actualités, de la programmation, des tests de démos... Cette journée leur a permis de se faire connaître et de rencontrer beaucoup d'utilisateurs passionnés. Ils en sont repartis enthousiasmés.

Conclusion

La journée a été dans l'ensemble bien ressentie. Les visiteurs venus d'abord pour le DP ont pu prendre contact avec un milieu souvent inconnu de la plupart des utilisateurs Amiga individuels, et c'était bien là un des principaux buts recherchés.

Cette journée suit un premier séminaire en février 1993 dédié au développement sur Amiga, et un second en mars consacré à l'image de synthèse. L'objectif général est d'apporter aux utilisateurs une assistance (qui est hélas totalement oubliée dans la politique commerciale du constructeur), en permettant aux débutants, amateurs et professionnels de se rencontrer.

La DP Party avait pour but d'amener le maximum d'utilisateurs d'Amiga à rencontrer d'autres utilisateurs et des développeurs, et de voir de près des configurations possibles, pour inciter les programmeurs en herbe à se constituer un environnement adapté. Elle permettait également de faire connaître de nouveaux développeurs. Espérons que les amigaïstes avancés seront incités à faire davantage profiter la communauté des trésors qui dorment trop souvent au fond de leurs disques durs !

La prochaine manifestation d'Atacom Île-de-France qui devait avoir lieu le 29 mai, a été annulée par manque de participants.

Annexe : quelques chiffres concernant les visiteurs
  • 77,3% des visiteurs provenaient de l'Île-de-France (banlieue parisienne) dont 15,3% de Paris.
  • 47,3% étaient des lecteurs d'Amiga News.
  • 26,5% des lecteurs d'Amiga Revue.
  • 22,2% des lecteurs de Tilt.
  • 15,7% des lecteurs d'Amiga News et d'Amiga Revue.
  • L'âge moyen du visiteur était de 26 ans avec 54,6% entre 20 et 29 ans.
Domaine d'utilisation :

Île-de-France :
  • 32% tous domaines.
  • 25,7% jeux.
  • 20% programmation.
  • 10,3% graphisme/animation.
  • 4% image de synthèse.
Province :
  • 32,7% tous domaines.
  • 11,5% jeux.
  • 25% programmation.
  • 9,6% image de synthèse.
  • 9,6% PAO.
Amiga utilisé :

Île-de-France :
  • Amiga 500 : 40%.
  • Amiga 2000 : 22,9%.
  • Amiga 3000 : 4%.
  • Amiga 1200 : 26,3%.
  • Amiga 4000 : 5,7%.
Province :
  • Amiga 500 : 25%.
  • Amiga 2000 : 30,8%.
  • Amiga 3000 : 9,6%.
  • Amiga 1200 : 21,1%.
  • Amiga 4000 : 13,5%.


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