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A propos d'Obligement
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David Brunet
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Test de BloodNet: A Cyberpunk Gothic
(Article écrit par Stephen Bradley et extrait d'Amiga Format - juin 1995)
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Steve Bradley est un vampire, mais Deirdre Tackett a fait de son mieux. Il y a trois mois, la
version AGA de BloodNet
avait été bien accueillie, mais son petit frère pour Amiga OCS est-il aussi chaleureux ?
Pour rappel, il s'agit d'une aventure pour adultes dans le cyberespace et déconseillée aux moins de 18 ans.
Cela vous interloque, hein ? BloodNet AGA nous est arrivé au cours du froid mois de février et notre
correspondant du nord de la frontière l'avait désigné ainsi : "un voyage compulsif et
captivant aux confins du cyberespace", lui attribuant un score impressionnant de 82% dans
Amiga Format 69.
L'histoire de BloodNet se déroule à New York dans 99 ans. Vampires, autoroutes de l'information, implants neuronaux
et mégacorporations jouent un rôle prépondérant dans ce monde maléfique et, pour une fois, l'intrigue
est à la fois pertinente et sanglante à souhait. Le héros Ransom Stark est non seulement sans emploi,
mais vient d'être mordu par un vampire. Il ne lui reste que quelques jours pour retrouver la neuroscientifique
Deirdre Tackett, la seule capable d'enrayer sa transformation inexorable en vampire.
Dans le cyberespace, vous rencontrez un ange de données dont le corps a été assassiné alors qu'il était
en plein combat, le laissant prisonnier de la matrice. Sa boîte d'âme se désintègre. Il implore votre aide.
Vous devez transférer sa conscience dans une Boîte à Âmes de Dragon afin que sa structure de données
reste intacte pendant que vous tentez de l'aider. Ensuite, copiez vos capes de niveau trois et quatre
dans sa structure de données pour qu'il puisse échapper à la sécurité de TransTech jusqu'à ce que vous
puissiez lui venir en aide.
Vous avez également la possibilité de payer un créateur de scénarios virtuels pour intégrer ces
données perdues dans une reconstitution en réalité virtuelle de Manhattan, lui fournissant ainsi
des repères visuels familiers. Ouf ! Et ceci n'est que le générateur de personnages. BloodNet est de la
haute technologie, avec des spécifications de pointe, mais surtout, il vous tient en haleine :
C'est une aventure sérieuse et non linéaire d'une grande profondeur. Pourquoi y a-t-il si peu de jeux de ce
genre ? Parce qu'il faut des personnes intelligentes pour les écrire ?
Le héros Ransom est guidé à travers des lieux qui changent d'écran en écran. Toutes les églises délabrées,
les bars douteux et les caniveaux malfamés sont accessibles par un simple clic de souris sur une carte générale.
Ces lieux sont peuplés de personnages louches : trafiquants, mercenaires, pirates informatiques et créateurs
de virus. Vous devrez engager des conversations parfois assez longues, basées sur le principe du clic.
Petit défaut ici : l'absence de la fonction de relecture des dialogues est vraiment regrettable,
avec des dialogues aussi riches, il est indispensable de pouvoir relire les conversations précédentes
à sa guise.
Avant que ces crapules, dont les portraits apparaissent durant ces conversations, ne vous livrent les
informations essentielles, vous devrez généralement leur fournir quelque chose en échange (argent, armes,
drogue ou matériel informatique). Si vous rencontrez un allié, vous pourrez le recruter dans votre groupe,
composé de six personnes maximum, chacune possédant des talents uniques.
Comme le personnage principal a toujours plus soif de bon sang, matérialisée par une barre d'énergie,
il doit souvent piquer dans le cou d'un passant - bien sûr sans aspirer accidentellement
quelqu'un d'important pour lui. Les combats contre les victimes, les collègues vampires et les gangsters
se déroulent par reprises à l'aide d'un arsenal conséquent d'armes trouvées ou achetées, telles que des
grenades, des crucifix et des lance-flammes ; soit gérer par le joueur, soit par l'ordinateur.
Au final, on note que la jouabilité est peut-être un peu capricieuse, et des temps de chargement sont à prévoir :
sans disque dur, ces derniers deviennent presque insupportables. Comparée à la version AGA, cette version OCS ne propose que des images
en 32 couleurs ternes et des animations plutôt médiocres. En outre, il est impossible de distinguer les
personnages pendant un combat, car ils sont tous représentés par le même sprite. L'introduction et l'accompagnement
sonore ont également été complètement omis, mais malgré cela, BloobNet reste le meilleur jeu d'aventure pointer et cliquer
que nous ayons vu depuis des lustres.
Nom : BloodNet: A Cyberpunk Gothic.
Développeurs : Teeny Weeny Games.
Éditeur : Gametek.
Genre : jeu d'aventure/rôle.
Date : 1995.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, 1 Mo de mémoire.
Licence : commercial.
NOTE : 7,5/10.
Les points forts :
- Intrigue pertinente et sanglante.
- Ambiance résolument sombre et amorale.
- L'immense richesse du jeu.
- Non linéaire.
- Des énigmes ingénieuses, intrinsèquement liées à l'histoire.
- Les dialogues.
Les points faibles :
- C'est assez compliqué à manipuler au départ.
- Les temps de chargement, surtout sans disque dur.
- La lenteur de l'animation.
- Couleurs un peu fades.
- L'introduction a été retirée.
- Pas de son ?
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