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A propos d'Obligement
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David Brunet
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Test de Big Business
(Article écrit par Carsten Borgmeier et extrait d'Amiga Joker - décembre 1990)
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L'éditeur Magic Bytes redonne du peps aux managers fatigués avec Big Business, une simulation économique
qui prouve que gagner de l'argent n'est pas forcément une affaire mortellement sérieuse !
Malgré son emballage plein d'humour, le but reste bien sûr de se faire un maximum de "fric" le plus
vite possible - de préférence aux dépens de cette satanée concurrence.
Jusqu'à trois joueurs peuvent participer à cette guerre économique ; si vous ne trouvez pas assez
de partenaires humains, vous pouvez affronter deux adversaires contrôlés par l'ordinateur. Une
fois le nombre de joueurs, le niveau de difficulté, le nom de l'entreprise et le secteur d'activité
(20 au choix) définis, le rude quotidien des affaires commence...
Chaque entreprise produit le même article (des crayons, par exemple), mais elles sont en concurrence
et visent la victoire en réalisant le plus gros profit possible à la fin de la partie.
Pour cela, comme vous vous en doutez, il faut jongler avec de nombreuses statistiques dans les
différents services de votre entreprise. Pour commencer, il faut s'assurer d'un approvisionnement
suffisant en matières premières pour alimenter la chaîne de production. On peut y parvenir en
les achetant ou en construisant ses propres usines ; les deux options nécessitent des fonds,
qu'il est possible d'emprunter si besoin. Il y a aussi des budgets de recherche et développement
à disposition.
L'écran le plus important de Big Business montre la salle de conférence où les cinq chefs de
service sont réunis, attendant les instructions du joueur. Si vous cliquez par exemple sur
la directrice financière, l'image change et vous découvrez la brave dame dans son bureau,
en train de s'amuser sur une partie de Pac-Man.
À côté d'elle se trouve un coffre-fort géant doté de plusieurs tiroirs : l'un contient le
relevé de toutes les dépenses, un autre permet de contracter des prêts auprès de la banque
(ou de maman). De plus, la gardienne des finances décide quelles dettes rembourser en priorité et
lesquelles ne seront pas payées du tout pour le moment.
Tous les chiffres, tableaux et listes sont présentés dans des menus très clairs. Un nouveau
clic sur la dame aux formes généreuses nous ramène dans la salle de conférence, d'où l'on gère,
via les autres membres de l'équipe, des domaines cruciaux comme la production, la recherche, etc.
Si vous sélectionnez le responsable commercial au sourire malicieux, vous atterrissez dans un bar
rempli de personnages louches : le patron du bar échange des informations contre de l'argent liquide,
une beauté rousse propose d'entraîner des concurrents gênants dans un procès aussi coûteux qu'inutile,
un buveur de bière moustachu (qui ressemble à Ion Tiriac) fait circuler des rumeurs infondées contre
rémunération, et un chef syndical est prêt à inciter les employés à la grève...
Ce n'est pas tout puisque l'on trouve l'espionnage de vos concurrents, les tentatives de sabotage ou
même la prise de contrôle de leur entreprise. En un mot : c'est comme dans la vraie vie !
Big Business brille par ses graphismes amusants, son interface intuitive et d'innombrables détails
comiques qu'il est impossible d'énumérer ici. À titre d'exemple : si les affaires vont mal, tous
les managers se retrouvent en haillons devant des verres vides, tandis qu'en période de haute
conjoncture, les vêtements de créateurs et le champagne sont de mise !
Les graphismes sont globalement très beaux et colorés, seul le son est un peu décevant :
pas de musique et des effets sonores rares, bien qu'appropriés. Le jeu est assez complexe
pour offrir, en plus d'un grand divertissement, un aperçu très réaliste des mécanismes de
la gestion d'entreprise.
Hormis l'absence d'accompagnement musical, le seul vrai reproche concerne le temps imparti
extrêmement court pour chaque tour - mais d'un autre côté, cela apporte un vrai dynamisme
à la vie des affaires !
Nom : Big Business.
Développeurs : Magic Bytes.
Éditeurs : Magic Bytes, DigiTek.
Genre : jeu de gestion économique.
Date : 1990.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, 512 ko de mémoire.
Licence : commercial.
Prix : 69 DM (environ 240 FF).
NOTE : 7/10.
Les points forts :
- Assez complexe et réaliste.
- Jouable à trois.
- Quelques éléments inédits.
- Plein de détails comiques.
- Graphiquement coloré, cela change des autres simulations économiques.
Les points faibles :
- Le temps limité de chaque tour.
- Au début, ce n'est pas super intuitif.
- Pas de musique.
- Les effets sonores sont rares.
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