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A propos d'Obligement
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David Brunet
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Test de The Adventures of Willy Beamish
(Article écrit par Daniel Whitehead et extrait d'Amiga Computing - juillet 1992)
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Les enfants ? Quels adorables petits ! Dès qu'ils savent marcher, ils apprennent les bases : écrire sur
du papier peint au crayon, renverser des trucs pour voir à quoi ressemble le yaourt sorti du pot,
se servir au rayon des produits Woolies et dire "caca" juste pour embêter grand-tante Matilda.
En fait, maintenant qu'on y pense, les enfants peuvent être assez peu aimables la plupart du temps.
Et c'est de pire en pire en grandissant.
Notre Willy est un de ces abrutis. Un terroriste américain typique, prépubère, accro aux jeux vidéo
Nintendo, mangeur de pizzas et, pour être tout à fait franc, je le détesterais probablement si je
le rencontrais un jour. Et pourtant, ce jeu d'aventure de Sierra/Dynamix est séduisant, d'une certaine
manière perverse.
Vous commencez le jeu à l'école. C'est le dernier jour avant les vacances d'été et Willy est en colle.
La longue et vraiment ennuyeuse séquence d'introduction montre la grenouille de Willy, Horny,
sautillant dans tous les sens pendant l'appel, ou peu importe comment les Américains l'appellent.
Il atterrit sur le maîtr... pardon, sur la tête du proviseur et lui pique sa perruque. Alors,
Willy se retrouve en colle. Saurez-vous rentrer discrètement chez vous ? Si oui, vous pourrez flâner dans
votre maison, explorer toutes les pièces et vous imprégner des lieux avant le dîner, où vous
devrez assister à des heures de dialogues sans que vous ayez votre mot à dire. C'est l'un des plus gros
problèmes de Willy Beamish. Il y a beaucoup de décors semi-animés où vous ne faites rien. On ne peut même
pas passer ces séquences, alors il faut les supporter. En fait, il est préférable de sauvegarder la
partie après chaque séquence, afin de ne pas avoir à la revoir en entier si vous échouez.
Le jeu dans son ensemble donne une assez bonne impression que tout se déroule normalement dans la
vie de Willy. Vous savez, vous mangez en famille, vous retrouvez votre bande de copains pour une pizza,
etc. De temps à autre, le jeu vous fait avancer dans l'histoire et vous fait passer au problème suivant.
Le but principal de l'aventure est d'amener Willy aux Championnats Nintari, mais il est à court d'argent
et son père a perdu son emploi. Pour gagner de l'argent, il faut faire gagner Horny au concours de
saut de grenouille. Cependant, Horny affronte Turbofrog et il aura besoin d'un peu de motivation pour
se mettre dans l'ambiance.
En chemin, vous devrez résoudre d'autres petites énigmes pour continuer sur la bonne voie. Par exemple,
parviendrez-vous à bluffer pour éviter une raclée du dur à cuire du coin ? Parviendrez-vous à sortir
de l'école à temps pour récupérer votre bulletin scolaire ? La mystérieuse entreprise Tootsweet rôde
également en arrière-plan, fomentant des horreurs dans les égouts de la ville. Je n'en ai aucune idée,
mais tout cela se conclura probablement par un dénouement grandiose et palpitant.
Il n'est probablement pas surprenant de découvrir que Willy Beamish est l'oeuvre de la même personne
qui a écrit l'excellent Heart of China.
Cela promet effectivement de grandes choses, mais à ma grande déception, ces choses n'étaient pas aussi
bonnes que je l'espérais.
Comme je l'ai déjà dit, il y a trop de moments où l'on se contente de regarder des écrans statiques, et
d'autres où l'on semble simplement errer en attendant l'inspiration. À première vue, le jeu paraît
très interactif, un titre capable de rivaliser même avec Monkey Island,
mais un examen plus approfondi et des parties répétées révèlent que vos réponses sont très conditionnées.
Parfois, il peut sembler que vous avez plusieurs options ouvertes, mais elles vous poussent toutes dans
la même direction. Cela pourrait ou non vous déranger, mais je ne pouvais m'empêcher de me sentir un peu
trompé par cela.
Il y a de l'humour, comme on pouvait s'y attendre, mais il est difficile de savoir à qui il s'adresse.
Parfois, il y a de petites piques satiriques intelligentes contre la société américaine qui passeront
complètement au-dessus de la tête des enfants, et juste après, on vous présente une blague de pets,
ce qui fera rire les enfants aux dépens de nous, adultes plus raffinés.
Passons aux aspects techniques, et les graphismes sont plutôt jolis. Les décors ont été dessinés par deux
artistes professionnels de Walt Disney. Les arrière-plans sont souvent
très détaillés, colorés, remplis d'objets que vous pouvez examiner, sinon utiliser. Les sprites
sont un peu rigides, comme le prouve le disque dur qui tourne frénétiquement, et beaucoup de gros
plans ressemblent à des images faites avec Deluxe Paint. Une jolie ambiance de dessin animé,
mais un peu décevante après les décors luxuriants de Heart Of China.
Le son est, étonnamment, absolument lamentable. Il y a une mélodie, mais l'accès au disque dur la
perturbe. Du coup, un instant, elle vibre tranquillement, puis elle devient toute lente et confuse
lorsqu'une autre animation se charge. C'est comme quand les piles de votre baladeur
commencent à s'épuiser, vous voyez ?
Dans l'ensemble, Willy Beamish n'est pas un mauvais petit jeu. Il n'est tout simplement pas aussi bon
que je l'avais désespérément imaginé. C'est un produit un peu confus, qui n'est pas tout à fait sûr
de ce qu'il veut être. Pour commencer, il est trop cher pour les enfants. Certains américanismes
les dérouteront, et les douze (comptez-les, douze !) disquettes qu'il faut installer vont les
ennuyer à mourir. Quant aux adultes, il n'y a tout simplement pas assez d'interaction pour justifier
ce niveau de prix.
C'est charmant et mignon pendant un moment, mais une fois que vous l'avez terminé - ce que vous ferez
sans aucun doute, car il vous donne de nombreuses indications dans la bonne direction -
il n'y a aucune incitation à essayer un autre chemin. Principalement parce qu'il n'y a pas d'autre
chemin. Une idée brillante, mais un jeu légèrement moins que brillant. Quel dommage.
Nom : The Adventures of Willy Beamish.
Développeurs : Dynamix.
Éditeur : Dynamix.
Genre : jeu d'aventure.
Date : 1992.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, 1 Mo de mémoire.
Licence : commercial.
Prix : 34,99 £.
NOTE : 7/10.
Les points forts :
- Graphismes plutôt jolis avec arrière-plans souvent détaillés.
- L'intrigue nostalgique.
- L'humour.
- Un manuel original.
Les points faibles :
- Pas assez d'interactivité.
- On ne peut pas passer/écourter les séquences.
- Trop linéaire.
- Les gros plans sont graphiquement moins réussis.
- L'accès au disque dur perturbe la mélodie.
- Les effets sonores sont peu nombreux.
- Douze disquettes : sans disque dur, le changement de disquettes gâchent le plaisir.
- Un peu cher.
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